Operator
Bienvenue à ce webinaire de la société SMAIO à l'occasion d'un point sur l'activité au cours du premier trimestre 2026. La présentation sera structurée en deux temps : tout d'abord, une présentation donnée par le management représenté aujourd'hui par Philippe Roussouly, président-directeur général, et Renaud Fritche, directeur financier de la société ; et enfin, une séance de questions-réponses où vous aurez la possibilité de poser vos questions par écrit via le système de chat qui se trouve en bas de vos écrans.
Je laisse sans plus tarder la parole à l'équipe managériale. Messieurs, c'est à vous.
Philippe Roussouly
Merci beaucoup Dujan pour cette introduction. Bonsoir à tous et merci de nous rejoindre aujourd'hui pour cette présentation de l'activité du premier trimestre de la société SMAIO.
Je suis Philippe Roussouly, président-directeur général de la société et fondateur, et je suis ici avec Renaud Fritche, notre directeur financier.
Renaud Fritche
Bonjour à tous.
Philippe Roussouly
Tu veux dire un mot ?
Renaud Fritche
Oui. J'ai rejoint SMAIO après l'introduction en bourse.
Auparavant, j'étais chez Medicrea, spécialisé dans les dispositifs médicaux également, avec l'ouverture de filiales aux USA.
Philippe Roussouly
Merci beaucoup, Renaud. Donc, comme Dujan l'a évoqué, on va ce soir structurer la présentation en trois parties.
On va passer rapidement sur l'activité de la société. Certains d'entre vous la connaissent parfaitement, d'autres peut-être seront contents d'avoir une piqûre de rappel sur ce qu'est notre activité.
Ensuite, on fera un focus sur les résultats 2025 et l'activité au T1 2026. Et puis on parlera de l'avenir, de la stratégie commerciale de la société et des autres éléments stratégiques que l'on est en train de mettre en œuvre pour préparer l'avenir.
Donc, si on part sur la première partie, donc sur la présentation générale de notre activité, SMAIO, c'est une société qui intervient dans le domaine des implants pour la chirurgie de la colonne vertébrale avec un double constat. D'une part, le fait que lorsque l'on fait des opérations complexes de la chirurgie de la colonne vertébrale qui ont pour objectif le réalignement de cette dernière, il y a une insuffisance de la planification chirurgicale, c'est-à-dire que le chirurgien n'a pas une vision suffisamment précise du type de réalignement qu'il souhaite induire à travers la chirurgie.
Et le deuxième constat, c'est que les implants qui sont disponibles sur le marché aujourd'hui sont designés pour avant tout bloquer la colonne vertébrale et pas pour la réaligner de façon suffisamment précise. Donc, fort de ce double constat, SMAIO a décidé de développer une offre sur un marché qui aujourd'hui pèse environ $10 milliards avec un focus très fort sur les États-Unis.
Les États-Unis, du fait de prix de remboursement d'implants beaucoup plus élevés qu'en Europe, notamment sur les implants les plus innovants, sont un marché qui représente plus de 70% du marché mondial. Six entreprises américaines tiennent environ 85% du marché.
Il y a environ 1 million d'interventions instrumentées, c'est-à-dire utilisant des implants, et une chirurgie, ce que l'on appelle une chirurgie complexe, rapporte environ [unclear] dollars. SMAIO bâtit sur ce segment avec une offre qui se structure avant la chirurgie, pendant la chirurgie, et après la chirurgie.
Donc avant la chirurgie, SMAIO détient une base de données très importante qu'elle met à disposition des chirurgiens pour analyser les radios préopératoires, reconstruire la colonne vertébrale en trois dimensions à partir de deux radios orthogonales. On souhaite avoir des radios parce qu'on a besoin que le patient soit debout pour bien visualiser les déformations et les compensations liées à ces déformations qui sont en fait l'effort que fait le patient pour rester équilibré.
Et donc, notre logiciel permet une reconstruction tridimensionnelle de la colonne, le calcul des paramètres, l'identification des paramètres pathologiques, des compensations, et la simulation des effets possibles d'une chirurgie pour arriver, au final, à disposer d'une colonne réalignée et designer ce que vont être des tiges en titane sur-mesure qui vont agir comme des tuteurs pour réaligner les vertèbres les unes par rapport aux autres et redonner à la colonne vertébrale, sur les niveaux opérés, une forme qui va être stable dans le temps et qui va permettre un équilibre au patient et une amélioration sensible de sa qualité de vie. Donc ça, c'est ce qu'on fait en préopératoire.
Pendant la chirurgie, on livre donc deux tiges sur-mesure. On a des boîtes d'instruments, des boîtes d'implants.
On a des vis pédiculaires qui vont se mettre dans les pédicules des vertèbres, qui sont surmontées d'un connecteur. Ce connecteur vient se connecter sur les deux tiges sur-mesure, et ça, conjugué avec du travail osseux, permet de réaligner la colonne parfaitement sur les tiges et d'obtenir des résultats cliniques en termes de baisse des complications mécaniques et de baisse des réopérations qui sont extrêmement positifs et qu'on est en train de documenter à travers une étude clinique sur certains centres aux États-Unis qui va s'étendre prochainement.
Et donc, le troisième volet de notre offre, il se situe après la chirurgie, et c'est notre métier historique, c'est de l'analyse de données. Donc pour analyser une chirurgie, qu'est-ce qu'on fait ?
On collecte des radios avant et après, à différents stades : immédiatement après, à six mois, un an, deux ans. On va collecter des informations sur le diagnostic du patient, sur la chirurgie qui a été faite, les comorbidités, et on va poser des questions de qualité de vie aux patients et on va le suivre dans le temps.
Et on pourra démontrer que pour certains segments de patients, pour certains types de chirurgie, on a une amélioration de la qualité de vie et une amélioration de l'équilibre de la colonne vertébrale, et on peut également déterminer si cet équilibre est pérenne et dure dans le temps. Donc notre offre s'appelle i-Control.
On y retrouve la planification, l'exécution et la vérification des résultats, et on y a adjoint une partie sur le training, l'éducation des chirurgiens avec des événements qui sont organisés plusieurs fois par an, mais principalement on a un événement par an qui est important qu'on organise depuis maintenant deux ans à New York, qui permet aux chirurgiens d'utiliser nos technologies sur des cas réels, donc qui viennent de la base de données, et qui donc lui permettent de réaligner virtuellement des colonnes, d'utiliser nos implants [unclear], et de comprendre tout le continuum pour disposer d'une chirurgie qui soit plus sûre et plus répétable. Donc la plus-value, elle est pour le patient, d'avoir un équilibre de sa chirurgie qui va être pérenne suite à l'opération et, ça a été démontré dans de multiples publications, une corrélation très forte entre la qualité de vie et l'équilibre.
Donc restaurer l'équilibre, ça signifie également améliorer, sur le long terme, la qualité de vie du patient. Pour le chirurgien, bénéficier d'équipes qui vont l'aider à déterminer une feuille de route de réalignement, avoir une tige qui soit déjà cintrée au moment où il arrive au bloc, il n'a pas besoin de la cintrer avec une cintreuse manuelle qui peut créer des à-coups et qui va lui faire perdre entre 5 à 10 minutes au bloc.
Et puis, il a une approche de médecine personnalisée qui va davantage satisfaire son patient. Pour l'hôpital, c'est à la fois une question logistique et c'est à la fois des économies de structure.
Aux États-Unis, quand il y a une réintervention qui intervient de façon très rapprochée par rapport à la première intervention, on peut avoir une chirurgie qui ne peut pas être facturée. Donc il y a un intérêt très fort à ce que la chirurgie soit bien calibrée et soit exécutée de façon précise avec une stratégie qui soit bonne pour le patient.
Le système de santé est intéressé à la durabilité du résultat clinique et aux économies considérables qui sont liées au retour rapide à la vie active des patients. Donc tous ces facteurs, en fait, sont des facteurs d'adoption qui font que, fondamentalement, la direction dans laquelle va SMAIO est la bonne direction.
D'autres fabricants, aujourd'hui les principaux, suivent des routes qui peuvent ressembler à celle que suit SMAIO, mais la différence c'est que SMAIO a conçu son offre de façon extrêmement cohérente dès le départ pour avoir des composants qui sont faits pour aller dans cette direction-là. On n'est pas dans l'agrégation de technologies qui avaient été développées avant que les logiciels de planification, les tiges sur-mesure et toute cette démarche qualitative et centrée sur la data existent.
Alors maintenant, on va se concentrer sur les résultats du T1. Si certains d'entre vous ont des questions sur l'activité de SMAIO plus précises, n'hésitez pas à les poser dans le chat, on y répondra à la fin de l'exposé.
Donc, pour revenir sur ce qui a été l'activité en 2025, vous voyez que on a une croissance de 70% tirée par les États-Unis avec une augmentation sur les États-Unis de 138% par rapport à 2024, et hors effets de change, on était à plus 160%. Forcément, quand on part d'une base qui était de €2,9 millions en 2024, la croissance est très spectaculaire sur 2025, et on ne prétend pas pouvoir faire des croissances supérieures à 100% tous les ans, mais on était déjà donc dans une trajectoire qui était une trajectoire extrêmement intéressante.
Donc quand on regarde en fait le compte de résultat consolidé, je vais laisser peut-être après Renaud le commenter plus avant, mais on voit une amélioration sensible donc de notre marge brute, conjuguée avec cette hausse de l'activité aux États-Unis, forcément on a une part de notre activité très forte dans une zone où les prix de facturation sont beaucoup plus élevés. Donc mécaniquement, ça fait passer notre marge brute de 69% à 83%.
On voit qu'il y a un effort constant sur les frais de recherche et développement, que les frais de commercialisation augmentent donc en liaison avec des actions qu'on entreprend pour sur le long terme se constituer un réseau de chirurgiens qu'on invite à des cours, auxquels on va rendre visite, avec lesquels on peut être amenés à faire des travaux scientifiques, et on a aussi des équipes qui se structurent. On a des commissions sur ventes qui augmentent de façon proportionnelle à l'activité, et donc ça nous permet d'avoir un résultat d'exploitation qui est en amélioration, mais on garde quand même en tête la volonté d'aller beaucoup plus loin en termes de pénétration du marché que ce sur quoi on était en 2025, et donc il y a toute une part de notre P&L qui est consacrée à préparer l'avenir.
Renaud, si tu veux ajouter quelque chose ?
Renaud Fritche
Oui, merci Philippe. Oui, je vais peut-être donner quelques indicateurs par rapport à ce que Philippe a expliqué au niveau de la marge.
Donc on a effectivement, on a la marge brute qui passe de 69 à 83%. Comme l'a expliqué Philippe, en fait on a trois zones d'activité : on a la zone USA, la zone France et la zone reste du monde, pour lesquelles les taux de marge ne sont pas du tout les mêmes.
Et en fait, on a un très fort accroissement de notre revenu entre 2024 et 2025 sur le territoire américain, là où les marges sont plus fortes puisqu'elles atteignent 95%. Sur la France, les marges sont, elles, aux alentours de 63%, et sur le reste du monde aux alentours de 77%.
Donc on voit bien que plus SMAIO vend aux États-Unis, plus le taux de marge brute va augmenter. Après, au niveau effectivement des blocs de charges dont parlait Philippe, il y a trois vecteurs qui sont essentiels dans le développement actuel et le développement futur de SMAIO.
Donc ces trois piliers, ce sont la R&D. SMAIO a, par le passé, et va continuer fortement à investir dans des solutions innovantes.
Ça s'est passé sur l'exercice 2024 par des dépenses supplémentaires, et on peut voir que le ratio est devenu très important sur tous les développements liés au software. Ensuite, le deuxième pilier, c'est SMAIO a des technologies innovantes, c'est vraiment un facteur différenciant, mais il faut également de la data, il faut des données cliniques.
Donc SMAIO, Philippe vous l'a dit, commence une étude clinique pour justement arriver avec des choses tangibles, des publications qui vont aider la force commerciale. Et le deuxième postulat, c'est au niveau des frais de commercialisation, la formation des chirurgiens.
La formation des chirurgiens qui vont être les meilleurs ambassadeurs dans la promotion des produits. Donc ça, ça passe au travers de la constitution d'un conseil scientifique.
Ça passe au travers des cours qui sont dispensés chaque année jusqu'à présent une fois par an. Le dernier a eu lieu pour la deuxième année consécutive à New York.
Il y a des frais qui sont engagés pour justement former les chirurgiens pour que ce soient des utilisateurs récurrents et que eux-mêmes prêchent la bonne parole au travers de leur réseau. Et ensuite, les commissions sur ventes, c'est une ligne qui est 100% variable et qui est 100% relative aux USA.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'aux USA, chaque chirurgie doit avoir un représentant de la société. Chez nous, ces représentants, ce sont des agents, donc ce sont des gens qui ne sont pas salariés.
Par contre, ils sont rétribués au travers d'une commission 100% variable. On arrive donc à un résultat d'exploitation qui passe de -€3,2 millions à -€2,6 millions.
On peut voir que le crédit d'impôt recherche est de €380 000. Alors, il y a quand même des changements de fiscalité qui expliquent en grande partie ce montant qui est un tout petit peu plus faible que l'exercice 2024.
Et l'EBITDA, lui, passe de €1,3 million à -€800 000. Si on va sur la slide suivante, en fait on peut voir à fin juin 2025, on avait publié un EBITDA neutre, à -€27 000, on peut dire qu'il était neutre, versus un EBITDA à la fin 2025 de -€800 000, ce qui veut dire que sur S2, effectivement, la constitution de l'EBITDA négatif s'est faite sur S2.
Cette slide vise à montrer qu'en fait les charges sont bien maîtrisées puisqu'il n'y a pas de variation par rapport à ces postes-là, mais la variation de l'EBITDA est uniquement relative à la marge brute. Et en fait, cette évolution se traduit par deux effets : l'impact de change, puisque à fin 2024 on était à 1,08, on a fini fin juin à 1,09, donc il n'y avait quasiment pas d'écart de change, et on finit l'exercice à 1,13.
Donc les six derniers mois prennent en compte un écart de change assez important de €300 000. Et le deuxième point, c'est que nous avons en fait une activité cyclique et en fait la fin du T3 c'est août et septembre.
En France et en Europe, le mois d'août est un mois très compliqué où la plupart des hôpitaux sont fermés ou tournent très faiblement. Et aux États-Unis, l'activité en août décroît et en septembre les chirurgiens prennent soit quelques jours de congés, soit commencent la session des congrès.
Donc en fait, on a une activité qui est cyclique et la variation d'EBITDA se retrouve et s'explique sur la marge brute sur S2.
Philippe Roussouly
Merci Renaud.
Renaud Fritche
Je vais juste me focaliser sur la variation de trésorerie. C'est ça qui est important.
Sur l'exercice 2025, donc SMAIO a réalisé plusieurs opérations de financement : une avec NextStage de €2,5 millions, une partie en augmentation de capital et une partie en obligations convertibles ; et ensuite, à la fin de 2025, SMAIO a signé trois trois emprunts avec la BPI et avec ses deux partenaires institutionnels qui les suivent depuis le départ, la BNP et la SG. Donc on arrive à une position de cash à €5,9 millions à la fin 2025 versus €3,2 millions à la fin 2024.
Donc si on regarde le cash flow, la consommation de cash mensuel, elle sera positive sur l'exercice. Par contre, si on retire de tous ces éléments financiers, on a un cash burn, pour le cas, qui est de €100 000 mensuel.
À titre de comparaison, sur l'exercice 2024, il était de €275 000. Voilà Philippe.
Philippe Roussouly
Merci beaucoup. Donc tu étais revenu sur cette structure financière renforcée à la fois à travers l'opération qu'on a réalisée avec NextStage l'année dernière, donc avec une augmentation de capital d'€1,5 million, une émission d'obligations à €1 million, et puis le financement non dilutif près de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur un projet R&D à €1 million, et puis deux emprunts donc avec le pool bancaire qui nous accompagne depuis un certain nombre d'années, constitué de la BNP et de la SoGé.
Donc ce qui fait que actuellement on a une trésorerie qui est, compte tenu de notre activité, confortable. Et donc, ça a été complété, tout ça, par une augmentation de capital qui a été réalisée donc en mars 2026, €3,6 millions avec notre partenaire FL, et ça s'est réalisé avec un prix d'exercice à €7 et avec une option supplémentaire à un prix d'exercice à €7,30, donc pour potentiellement €0,9 million.
Alors maintenant, on va attaquer un petit peu le vif du sujet de ce qui a été communiqué aujourd'hui, donc à savoir le chiffre d'affaires pour le premier trimestre de 2026. Donc on voit globalement une hausse en euros de 11% qui peut paraître, je veux dire, relativement modeste par rapport au montant auquel on a pu habituer le marché.
En réalité, si on se concentre sur les États-Unis, on a une hausse en dollars constants de 35%. Donc en fait, on avait neuf centres sur le premier trimestre qui étaient des centres actifs l'année dernière.
Là, maintenant, on est à peu près à 16. Donc tous les centres ne sont pas à 100%, mais on a maintenant pas mal de centres une activité qui dépasse les $20 à $30 000 par mois, ce qui représente une à deux chirurgies.
Et donc, il y a un certain nombre de ces centres qui vont aussi monter en puissance. Donc la trajectoire, elle est toujours extrêmement positive donc sur ce marché américain.
Il faut prendre en compte le fait aussi que un de nos principaux utilisateurs qui est sur un rythme d'utilisation à peu près $100 000 par mois a changé d'hôpital en mars, donc il n'a pas du tout posé en mars, et on est presque enregistrés donc à l'Université de Stanford donc en Californie, et où potentiellement ça va décoller très fortement sur la deuxième partie de l'année. Donc voilà, on était déjà sur le marché américain dans un contexte qui est extrêmement prometteur mais qui aurait pu être encore plus prometteur que les chiffres qu'on montre ici.
On voit que la France est stable. En revanche, on voit une baisse au niveau international donc qui est liée exclusivement à un centre au Danemark qui est un très gros centre pour nous, et en fait sur ce centre, ils ont eu des restrictions d'activité administrative sur toutes les activités de chirurgie élective, c'est-à-dire ces chirurgies qui sont planifiées à l'avance comme la chirurgie de la scoliose, et donc ils n'ont pas pu avoir les mêmes rythmes que les années précédentes.
Et c'est quelque chose qui va être temporaire et qui va se résorber d'ici au mois de septembre. Donc sur ce centre, effectivement, on a moins de chirurgies qu'on devrait en avoir, mais à la fin de l'année, il va y avoir un pipe de patients à opérer qui va être extrêmement important.
Donc voilà, ça va être un effet de balancier, mais la baisse qu'on voit là, elle est exclusivement liée à cette raison, donc il n'y a pas d'inquiétude particulière. J'ajoute aussi qu'on est en train de préparer un cours pour Sydney en octobre et donc on espère que au niveau international, sur l'Australie qui est un marché avec de très bonnes marges, on puisse envisager une croissance qui va être intéressante à partir de l'année prochaine dans la mesure où là on va mettre quelques actions en place.
Donc ces chiffres donc ils sont finalement positifs, et j'ajoute également qu'on travaille d'arrache-pied sur l'open platform avec donc la commande de tiges faite à travers le réseau commercial de nos deux partenaires Orthofix et HighRidge, et que cette open platform a été l'occasion pour nous de réaliser une trentaine de présentations au cours du premier trimestre, de lancer, suite à ces présentations, de nombreux enregistrements dans les hôpitaux, et qu'à partir du moment où ces enregistrements seront effectifs, on va avoir un stream de revenus qui va se constituer à partir du deuxième semestre avec un certain nombre de chirurgies qui utilisent uniquement nos tiges. Aujourd'hui, si on regarde un petit peu ce que constituent ces chirurgies, on est à une part qui est assez faible encore de notre chiffre d'affaires, mais on pense que cette part va très sensiblement augmenter dans les mois et les années qui viennent.
Aujourd'hui, je pense qu'on a à peu près $40 000 sur le chiffre d'affaires du premier trimestre qui est lié à l'open platform ou à des clients qui achètent nos tiges en direct sans utiliser nos vis, et mon but c'est de multiplier ça par probablement 10 dans les années qui viennent. Donc ça peut être très intéressant, c'est une activité qui va être avec des marges très intéressantes.
Voilà, sur l'activité US, on voit quand même que ben le trimestre là est le meilleur qu'on ait eu. Vous voyez bien quand même la cyclicité de l'activité, hein.
Vous voyez que le T2 est traditionnellement le trimestre le plus fort. Le T1, vous comparez à l'année dernière, $1 957 000, $2 637 000 cette fois-ci.
Et voilà, on va poursuivre cette croissance de façon importante, et si on raisonne non pas en pourcentage de croissance mais en accroissement de l'activité, on est quand même sur des chiffres qui sont intéressants sur un T1. Maintenant, je vais évoquer l'avenir avec la stratégie de la société.
Donc Renaud en a parlé, on a trois piliers principaux. Le premier pilier, c'est d'augmenter les ventes de notre solution complète qui comprend donc nos tiges sur-mesure mais aussi notre système de vis pédiculaires qui vont aligner les vertèbres sur les tiges.
Et cette offre complète, en fait, elle génère des revenus moyens par chirurgie de l'ordre de $25 000, et on a ouvert des nouveaux centres encore au premier trimestre qui vont monter en puissance dans le courant de l'année. Donc on a de fortes ambitions sur ce premier stream de revenus.
L'année dernière, notre chiffre d'affaires était quasiment exclusivement constitué de ce stream de revenus. On était sur à peu près $8 millions aux États-Unis, et voilà, c'est des chiffres qu'on va pouvoir augmenter de façon sensible au fil des mois et des années qui viennent avec toujours la difficulté des enregistrements dans les hôpitaux qui prennent beaucoup de temps, mais la demande est là et elle est a priori pas prête de s'essouffler.
En parallèle de ces centres qui vont utiliser l'ensemble de nos implants pour des chirurgies en moyenne à $25 000, on parle ici de chirurgies en moyenne à $3 000 avec l'open platform. Donc ce sont des partenaires industriels qui ont eux aussi des systèmes de vis et qui vont utiliser nos tiges sur-mesure dans le cadre de leurs chirurgies.
Donc là, on vise à élargir notre portefeuille de clients mais tout en ayant par chirurgie un chiffre d'affaires un peu moindre. Dans le cadre de l'open platform, comme les tiges sont vendues aux clients finals pour entre $3 et $4 000, nous on capte à peu près les deux tiers de cette somme et on cède un tiers sous forme de commissions de distribution à nos partenaires.
Donc ce stream de revenus, au fur et à mesure qu'on développe les enregistrements dans les centres de nos partenaires, va être amené à grossir de façon importante et va nous permettre aussi d'être présents dans de très nombreux centres aux États-Unis, d'être connus, et de pouvoir mettre en place des études cliniques pour comparer en fait l'efficacité de nos implants avec ceux existants sur le marché en réduisant les aléas puisque dans les deux cas, on utilisera nos tiges sur-mesure et notre planification. Donc ça va être, sur le plan scientifique et technique, extrêmement intéressant et ça va nous permettre, je pense, de renforcer la stature de SMAIO, ses arguments aussi pour faire rentrer son offre complète dans les centres les plus pointus de la déformation aux États-Unis.
Et puis tout ça, bah, ça s'accompagne d'un enrichissement de notre offre R&D. Aujourd'hui, on travaille avec des radios.
On a une planification qui est rapide, qui est efficace, qui fonctionne bien. On veut la rendre vraiment unique avec l'adjonction d'un certain nombre de types d'images comme les IRM, les scanners, pour permettre d'avoir plus de précision et de rendre des services élargis aux chirurgiens, donc pas seulement de traiter de réalignement, mais aussi de traiter de positionnement d'implants, de taille d'implants, et d'un certain nombre d'autres services qu'on va pouvoir mettre à disposition de nos clients.
Un élément important de notre stratégie également, c'est de s'appuyer sur un conseil scientifique notamment aux États-Unis avec des chirurgiens qui sont des chirurgiens de renom à travers leurs publications, à travers leur activité clinique, à travers les prises de parole qui sont les leurs lors de congrès. Donc on a historiquement nos deux premiers membres de ce conseil scientifique qui sont Camilo Molina et Brian LeMan qui nous accompagnent maintenant depuis plus de deux ans et qui sont également nos utilisateurs les plus assidus.
Et puis on a Dan Daskalakis, qui est un neurochirurgien qui monte très fortement en puissance sur son activité avec SMAIO ; Jeff Hills, qui est un chirurgien extrêmement brillant qui a fait un certain nombre de publications qui aujourd'hui redéfinissent un petit peu les standards d'alignement des vertèbres, et donc on est très content qu'il ait décidé de travailler avec nous, c'est un gage d'excellence pour notre conseil scientifique ; et enfin, Theano Guillaume, qui fait autorité dans la partie pédiatrique et qui va nous ouvrir ce marché de la scoliose idiopathique qui est un marché très important pour notre dispositif. On continue, comme je l'ai indiqué, à organiser des cours.
Cette année, on va en faire deux : un à Sydney et un à New York. Et ces cours sont l'occasion pour nous de confronter les chirurgiens à notre technologie et à notre philosophie.
Et enfin, cette slide, elle démontre que on a une méthode qui s'appuie à la fois sur de l'approfondissement et sur de l'élargissement en allant capturer des centres qui sont des leaders dans la communication scientifique et aussi des centres qui ont une activité très importante dans la grande déformation. On cherche davantage à approfondir lorsqu'on vend l'ensemble de notre package, être sur des centres où il y a beaucoup d'activité, où il y a des chirurgies très complexes plutôt qu'être sur beaucoup de centres qui, finalement, utiliseraient assez peu les implants chaque mois.
Donc on cherche à avoir une fréquence d'utilisation très forte avec nos utilisateurs, quitte à avoir moins d'utilisateurs et à les sélectionner de façon très rigoureuse. Et à côté de ça, grâce à nos partenaires, sur la partie tiges qui ne requiert pas des instrumentations, des immobilisations importantes, on cherche à élargir au maximum en tirant parti des réseaux de distribution de nos partenaires qui sont très importants.
Donc les accords de distribution avec Orthofix et HighRidge, aujourd'hui ils sont dans une phase où on adresse des clients ou des prospects et on est dans des enregistrements. On a fait les premières poses.
Tout se passe de façon très intéressante pour l'ensemble des parties prenantes et on sait que ça va monter en puissance. Sur l'innovation et la R&D, j'en ai déjà parlé, à la fois l'exploitation des données cliniques dont on dispose à travers notre base de données de plusieurs dizaines de milliers de cas, à la fois à travers l'exploitation de technologies de traitement d'imagerie bidimensionnelle et tridimensionnelle, on est en train de réaliser quelque chose sur le plan technique qui va, à terme, on l'espère, être la première plateforme d'IA générative pour le spine.
Pourquoi IA générative ? Parce qu'en fait, on va créer des formes de dos qui vont être des formes extrêmement harmonieuses à travers de n'importe quelle forme pathologique.
Donc on va à la fois englober ce qui a été publié, qui sont en fait des recommandations angulaires entre différentes vertèbres pour avoir des choses qui sont stables dans le temps, mais avec un critère esthétique qui dépend de ce que l'on connaît des bases saines, et on arrive, à travers un certain nombre d'algorithmes d'identification, à transformer une forme pathologique en une forme qui soit à la fois saine et harmonieuse, ce qui est assez unique et qui donne des résultats esthétiques qui sont hyper intéressants pour les patients. Donc on cherche à faire des choses qui soient répétables, des choses qui soient sûres et enfin qui également redonnent de l'esthétique là où il y avait des problèmes d'harmonie.
C'est aujourd'hui un axe qui recueille énormément de traction de la part des chirurgiens et que, forcément, on va venir étayer par des études cliniques d'envergure. En termes de newsflow, bah à la fois l'ouverture de nouveaux centres, la sortie de nouveaux produits, les publications scientifiques vont être autant de vecteurs de publication, de promotion, de la création de valeur de SMAIO, et on a aujourd'hui beaucoup de choses intéressantes dans le temps à annoncer à partir du moment où elles se concrétiseront, mais c'est des éléments qui sont déjà très avancés et qui vont permettre dans le courant de l'année de stimuler le cours de la société.
Voilà, donc en conclusion, encore une fois, on est une société qui a un pedigree qui est assez unique puisqu'on était d'abord une société de logiciels et de data et qu'on est venus aux implants pour des raisons de business model, mais on a toujours une différentiation qui est très forte à travers les datas, le logiciel et la techno. On a donc cette base de données qui était notre métier d'origine et qui nous permet aujourd'hui de proposer des choses aux chirurgiens pour leur permettre de prendre des bonnes décisions et d'avoir une relation avec eux qui est une relation de conseil et pas uniquement une relation d'un fabricant qui cherche absolument à vendre son titane.
On a toujours des projets R&D qui sont très actifs. On sait où on va et on a encore des choses très importantes qui vont être développées pour améliorer la planification des chirurgies, donc la feuille de route qui est à la fois la planification du réalignement qu'on va rendre encore plus précise et la planification du positionnement des implants dans le rachis pour ensuite pouvoir s'interfacer avec des partenaires, que ce soit des partenaires dans le domaine de la navigation chirurgicale, donc via des caméras, et bien des gens aujourd'hui qui proposent sur le marché le fait de pouvoir suivre les instruments, et donc grâce à nos technologies, on va leur donner les feuilles de route et il sera plus facile au bloc opératoire d'avoir une carte précise avec un chemin qui est déjà tracé pour réaliser une chirurgie pertinente, et puis des partenaires robotiques.
Aujourd'hui, il y en a un certain nombre sur le marché avec lesquels, à terme, lorsque l'on aura mis en place l'ensemble de notre planification, on pense pouvoir travailler. Donc voilà, SMAIO veut s'intégrer dans un écosystème.
Aujourd'hui, il est clair pour nous que des gens sont très avancés sur l'exécution robotique et on leur tire notre chapeau. Nous, on veut être très avancés, on veut être les plus avancés sur ce qui se passe avant la chirurgie pour faire une feuille de route et s'interfacer, et ensuite permettre une pose de nos propres implants qui soit la plus performante possible, et également développer des modules qui permettent de suivre la précision de l'exécution chirurgicale.
Le management est expérimenté, vous commencez à nous connaître maintenant et on continue à travailler toujours dans la même direction. Je pense que ce qui est important pour nous, c'est la constance et vous pouvez compter sur nous pour continuer dans une direction de croissance et de maîtrise des coûts.
Et la stratégie commerciale de la société, donc qui s'appuie à la fois sur l'approfondissement et l'élargissement, j'en ai parlé. Voilà.
Je vous remercie beaucoup. J'ai peut-être été un petit peu long, je m'en excuse.
Je vous propose maintenant de passer aux questions. Vous voyez le cours de bourse donc qui est je pense en progression intéressante.
On a un plafond de verre à €8 aujourd'hui et on est en train de mettre en place tout ce qu'on peut pour pouvoir rapidement franchir ce plafond et créer de la valeur pour tout le monde. J'écoute vos questions et je suis prêt à y répondre.
Operator
Merci beaucoup Philippe. C'était très complet, mais néanmoins on a déjà quelques premières questions.
Donc une qui est assez prospective sur les montants, mais on n'est pas sûr de pouvoir répondre précisément là-dessus, mais je vous laisserai juger. Donc : quel chiffre d'affaires pour atteindre le point mort et quand ?
Philippe Roussouly
Alors, c'est toujours une question qui est un petit peu délicate, non pas qu'on n'ait pas une vision précise, mais c'est surtout qu'en fonction de nos ambitions, quand on organise un cours, quand on va démarcher 40 hôpitaux dans une année, ça crée pas du chiffre d'affaires tout de suite, ça crée des coûts et ça augmente le point mort. Donc aujourd'hui, si on parlait de point mort, on serait probablement sur des niveaux peut-être qui peuvent se situer autour de €16 millions de chiffre d'affaires à peu près, compte tenu de la taille de la société aujourd'hui et des efforts de R&D par exemple qu'on met en place et de ce qu'on fait.
Donc voilà, est-ce que on y sera l'année prochaine ? C'est absolument pas exclu.
On pourrait y être. Après, on est aussi dans un marché de technologies où on a beaucoup d'opportunités qui se présentent à nous maintenant qu'on commence à être bien structurés.
Il y a des sociétés qui ont des technologies hyper intéressantes qu'on pourrait intégrer et parfois on ne s'interdit pas de regarder et peut-être à un moment donné de mettre l'accent sur l'intégration d'une technologie qui pourrait ponctuellement augmenter un petit peu le niveau de point mort. Mais bon, aujourd'hui si je devais répondre schématiquement, une activité autour de €16 millions probablement nous permettrait d'atteindre le point mort.
Voilà, donc on pourrait imaginer être dans ces zones-là d'ici 12 mois, mais ce que je vous dis là n'est pas parole d'évangile et voilà, on fait l'arbitrage entre faire attention à la rentabilité mais aussi rester ambitieux et viser quand même de la croissance.
Operator
Merci. La question suivante : quel est le montant des droits de douane dont vous deviez vous acquitter aux États-Unis ?
Si tel est le cas, avez-vous entrepris des démarches pour les récupérer ?
Renaud Fritche
Je peux répondre si tu veux Philippe. Sur 2025, le montant des droits de douane était de €200 000.
Ensuite, sur les démarches, en fait l'administration fiscale a ouvert il y a 15 jours une plateforme pour déposer des demandes. Pour autant, on ne peut pas passer en direct, ça se fait via le transporteur.
C'est un transporteur international, qu'on utilisait, de renom, et c'est via des formulaires qu'il commence à déployer que nous pourrons demander par son intermédiaire une procédure de remboursement. Donc pour répondre un petit peu indirectement, oui c'est bien sûr un dossier qu'on suit ; non, la demande n'est pas encore déposée parce que il y a des contraintes administratives et que ça se fait dans l'ordre, mais c'est un dossier qui est suivi effectivement.
Philippe Roussouly
Donc on ira chercher chaque euro, vous pouvez me faire confiance là-dessus, on ira chercher chaque euro avec les dents. Pour l'instant, comme l'a expliqué Renaud, on est un petit peu en attente de ce que le transporteur va mettre en place comme politique, je suis ça toutes les semaines.
Pour l'avenir, je ne veux pas donner d'informations mais on travaille très fortement à des solutions pour ne plus avoir de droits de douane, et il y a des choses qui pourraient exister. Ce n'est pas totalement confirmé mais on est assez optimistes.
Donc c'est un sujet très très important pour nous et que l'on traite avec le maximum de diligence, et je pense qu'on pourrait faire partie des gens très très bien positionnés dans les mois qui viennent sur ce sujet. Bon, ça, on en reparlera probablement dans six mois.
Operator
Merci beaucoup. La question suivante sur les perspectives : quelle est votre vision à 3 ans ?
Est-ce un adossement à un industriel ou poursuite de la croissance organique en stand-alone ?
Philippe Roussouly
Aujourd'hui, sur les prochains mois et les prochaines années, c'est stand-alone. Stand-alone pourquoi ?
Parce qu'on a une feuille de route qui est ultra claire. Sur la partie R&D, on a recruté là récemment, on a boosté de façon importante notre staff R&D avec des talents qui vont arriver, donc pour travailler vraiment sur les sujets préopératoires de planification sur lesquels je pense on a déjà de l'avance, mais on veut vraiment avoir une avance considérable sur les autres.
Donc on a décidé de mettre l'accent vraiment à fond là-dessus, et finalement de ne pas se disperser. Donc ne pas se disperser, ça veut dire ne pas aller sur des sujets comme on avait à l'époque peut-être envisagé des sujets peropératoires qui pouvaient être très coûteux de bras robotisés et autres.
Là, on a trouvé des solutions pour ne pas aller là-dedans. Donc on va aujourd'hui vraiment accentuer l'exécution de la feuille de route actuelle, qu'elle soit commerciale, R&D, les partenariats.
Et il est évident que à horizon 3 ans, vous faites bien de donner cet horizon, peut-être que c'est 2 ans, peut-être que c'est 3 ans, des décisions stratégiques devront être prises. Ces décisions, elles seront soit le fait, comme ça s'est vu dans le passé, que SMAIO soit racheté par un concurrent, mais il pourrait y avoir des décisions qui pourraient peut-être vous surprendre parce que je pense que SMAIO a une technologie qui peut avoir un effet de levier important sur des portefeuilles de produits très larges, c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous vendez une cage intersomatique comme il y en a 200 sur le marché, bah même si elle est très bien votre cage, elle est pas différente.
Par contre, si vous la planifiez avec un logiciel, que vous savez exactement quelle taille, où la mettre, qu'est-ce qu'elle va avoir comme effet sur l'équilibre du patient, comment ça va réaligner et cetera, votre cage, d'un coup elle devient beaucoup plus compétitive. Et donc nous, on a la capacité de faire ça.
Donc on a la capacité de prendre un portefeuille de produits même sur plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de millions de dollars et de lui donner une compétitivité qu'il n'a pas aujourd'hui. Et ça, ça peut nous permettre, à un moment donné, d'envisager des opérations qui pourraient être des opérations ambitieuses.
Donc aujourd'hui, c'est beaucoup beaucoup trop tôt pour en parler. Aujourd'hui, on a l'exécution de la feuille de route, mais on sera à la croisée des chemins d'ici 2 à 3 ans, et est-ce que on ira s'adosser à quelqu'un de beaucoup plus gros que nous ou est-ce que on va faire de la croissance externe dans un contexte où il va y avoir beaucoup beaucoup de cibles à des prix qui ne sont pas forcément très élevés, avec des produits de qualité, mais des gens qui ont du mal à se différencier dans un domaine qui est devenu un domaine de commodités et où il y a finalement assez peu d'acteurs très innovants comme nous ?
C'est un scénario sur lequel on travaille avec Renaud et les équipes de façon active pour prendre les bons chemins, et à partir du moment où on aura vraiment matérialisé ce qu'on est en train de faire aujourd'hui, je pense qu'on sera très bien placés pour exécuter l'un ou l'autre des deux scénarios. Mais rester stand-alone à horizon 3 ans, c'est pas exclu si les partenariats permettent de le faire.
Mais je pense qu'à partir du moment où on va atteindre une certaine taille, il va falloir soit penser à un exit, soit penser à une accélération très forte. Et moi, aujourd'hui je suis vraiment à l'offensive.
Operator
Merci Philippe. Question suivante ou plutôt un commentaire d'un des actionnaires : « Votre histoire me fait penser à celle de Spineway : très forte activité aux États-Unis, puis brutalement, chute impressionnante.
» Est-ce que tu souhaites commenter, Philippe ?
Philippe Roussouly
Alors, moi, par habitude, je ne commente pas ce que font nos collègues. Donc je pense qu'il n'y a rien de commun entre SMAIO et Spineway.
Je pense que Spineway est une société qui a eu son histoire, mais qui n'a pas développé une offre extrêmement différenciante sur le plan technologique, qui était plus une société qui a cherché à aller adresser beaucoup de marchés. Voilà.
Nous, on a une société qui est très très différenciante au niveau de ses datas, de sa technologie, des typologies de centres qu'on adresse. Spineway n'a jamais adressé la chirurgie complexe.
Vous n'avez pas des gens qui font des T2-sacrum avec du Spineway. C'est pas leur cœur de marché.
Ils font d'autres choses très très bien, hein. Ils font des choses qu'on ne fait pas, ils font du mini-invasif, ils font beaucoup de choses.
C'est pas une société non plus que je connais très très bien, donc je veux pas en parler plus, mais nous on a aujourd'hui avec nous des leaders qui sont convaincus de la plus-value et de la différentiation de ce que l'on propose. Et maintenant, pour nous, l'enjeu c'est de diffuser un modèle dont on sait qu'il fonctionne sur un nombre plus large de cibles.
Voilà. Très différent de Spineway.
Alors peut-être vu de l'extérieur vous ne vous rendez pas compte, mais on n'est pas du tout sur la même histoire et on n'est pas du tout sur la même trajectoire.
Operator
Merci. Une autre question : à l'image des États-Unis, y a-t-il quelques chirurgiens de référence qui utilisent SMAIO en France et en Europe ?
Philippe Roussouly
Le début de la question, c'était quoi ?
Operator
Pardon. Est-ce qu'à l'image des États-Unis, il y a des chirurgiens de référence ou de renom qui utilisent SMAIO en dehors des États-Unis ?
Philippe Roussouly
En Europe et en France ? Alors on n'a que des chirurgiens de renom qui utilisent SMAIO.
C'est-à-dire que le chirurgien qui utilise SMAIO au Danemark, c'est le principal enfin avec son équipe, hein, mais c'est le principal leader en Scandinavie sur la déformation. En France, on travaille avec des centres d'élite au niveau de la déformation, que ce soit le centre des Massues à Lyon, que ce soit la clinique Charcot, que ce soit la clinique de la Croix du Sud avec un spécialiste de renommée internationale qui est franco-argentin.
On ne travaille qu'avec des gens de très très haut niveau. On n'est pas une société qui multiplie les clients en essayant de vendre ses vis un peu partout.
On ne travaille qu'avec des clients qui sont des spécialistes de la déformation, qui ont une renommée internationale. Donc oui, la qualité des gens avec lesquels on travaille en Europe est tout à fait comparable à la qualité des gens avec lesquels on travaille aux États-Unis.
La seule différence, c'est que les prix de remboursement ne sont pas les mêmes. Mais on a démarré avec nos leaders en Europe et c'est des gens top niveau.
Et j'en veux pour preuve le fait que là, par exemple, on est en train de faire venir en Europe un chirurgien qui vient de signer à la Mayo Clinic, donc qui est un des chirurgiens les plus prometteurs sur le marché américain, le docteur Nemani. Il vient passer une semaine en Europe pour se former.
Donc les leaders qu'on a en Europe, c'est des gens qui sont au top niveau. On ne travaille pas sur un marché où on rembourse bien les implants, c'est leur seul tort, mais à part ça, ça a été des clients parfaits, hyper fidèles, qui sont invités systématiquement à nos cours à New York, qui sont des gens qui sont extrêmement écoutés, qui ont des publications, et cetera.
Donc eux oui, c'est tout à fait le même niveau en Europe qu'aux États-Unis.
Operator
Merci Philippe. Alors à date, c'était la dernière question.
Donc je rappelle à nos auditeurs qu'ils peuvent poser des questions à l'écrit via le système de chat si ils en ont d'autres à poser. Messieurs, pour l'instant, pas d'autres questions.
C'est-à-dire que la présentation a dû être très claire, ainsi que vos réponses aux questions posées. Je vous laisse peut-être le mot de conclusion ?
Philippe Roussouly
Merci à tous. Merci pour votre attention.
Merci à ceux qui sont constants en fait pour nous suivre et investir dans SMAIO. On est conscients de la responsabilité qui est la nôtre et on va continuer à pousser pour continuer à surprendre positivement le marché.
Operator
Merci beaucoup et très bonne soirée à tous.
Philippe Roussouly
Merci à tous.
Renaud Fritche
Merci, au revoir.
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