Altarea SCA

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Q4 FY2025 · Earnings Call TranscriptFebruary 25, 2026

Édouard

Bien, bonjour à tous. Merci d'être là.

On est heureux de vous accueillir pour ces résultats 2025 avec Alain Taravella, président-fondateur d'Altarea, Éric Dumas, directeur financier, et puis une bonne partie de l'équipe du Comex et des dirigeants d'Altarea. On va vous présenter ces résultats.

Je vous ferai une revue de la performance opérationnelle de l'entreprise en 2025, vous en avez eu un bel aperçu en images. Éric fera la présentation de la performance financière et environnementale du groupe, et puis Alain Taravella nous donnera les perspectives, les guidances, et conclura cette présentation avant les questions-réponses.

Quelques éléments de synthèse, que retenir de ces résultats ? C'est le fruit des trois années de travail engagé depuis le début de cette crise, depuis 2023.

Et il y a deux éléments qui marquent le fruit de ce travail : la reprise confirmée dans la promotion neuve, vous verrez les chiffres tout à l'heure, mais c'est le travail sur le produit, le travail sur les marges qui paye et qui commence à se voir de façon majoritaire dans la production de logements neufs du groupe. Et puis le deuxième exemple, c'est les avancées stratégiques et significatives dans le domaine des data centers, qui était un nouveau métier sur lequel le groupe a investi désormais depuis 3 ans, et qui dans les différents formats de ce marché franchit un certain nombre d'avancées cette année.

Le tout se voit dans les résultats financiers, un FFO qui est notre indicateur principal et qui était l'objet de notre guidance qui était annoncée en progression sur 2025, qui ressort cette année en hausse de 13,9 %, donc une forte progression, à 144,9 millions d'euros. Une solidité du bilan marquée par le relèvement de notre notation S&P avec une notation BBB- perspective stable, et la stabilité du dividende à 8 € par action.

Nous avons désormais un groupe Altarea qui entre dans un nouveau cycle, et c'est ce qui sera décrit dans les perspectives 2026. Si je reviens sur la performance opérationnelle des différents métiers du groupe, vous en avez eu une bonne vision dans le petit film qui a ouvert cette présentation.

On commencera par les commerces. Les commerces, je serai assez rapide, c'est le socle du groupe, c'est l'origine du groupe, c'est le fondement de sa solidité, c'est sa place clé dans le modèle économique comme Éric le rappellera dans quelques instants, grâce à la qualité de ses actifs, ses 43 actifs, grâce à la qualité des formats, 4 formats différents qui permettent d'aller attraper la performance de ces différents formats commerciaux, juste un que vous voyez en haut à droite dans cette diapositive qui est celui de Sant Cugat qui nous permet également d'attraper la dynamique commerciale forte de l'Espagne.

Cette solidité de la foncière commerce se voit dans la performance de cette année. Ce sont des actifs qui attirent les clients, 4 % de fréquentation, ce sont des actifs qui attirent les enseignes, et vous le voyez avec des loyers qui progressent encore au-dessus de l'inflation, une activité locative intense durant cette année avec 331 baux, c'est près de 13 % des baux du groupe qui ont été renouvelés pendant cette année, et puis des actifs qui sont occupés avec un taux de vacance qui reste faible et faiblement stable.

Dans cette activité commerciale, le grand projet du groupe en ce moment, celui qui attire l'attention et dont on parle depuis longtemps et dont on va beaucoup parler en 2026, c'est évidemment Austerlitz. C'est un projet emblématique pour le groupe Altarea mais également pour Gares & Connexions et pour Paris puisque c'est un projet qui attire et qui finit le renouveau de tout un quartier de Paris.

Je rappelle juste quelques éléments de flux et de chiffres, c'est un emplacement commercial qui sera à moins de 20 minutes pour un peu plus de 1,6 million d'habitants et 1,5 million de salariés. C'est un endroit dans lequel à l'ouverture vous aurez plus de 30 millions de voyageurs sur la SNCF et plus de 5 millions de voyageurs sur la RATP avec un mix entre ce qui se passe en surface, 50 % des flux, et en souterrain, 50 % des flux.

Vous avez également une proximité commerciale, une attractivité liée à la présence de bureaux, de voyageurs du quotidien, et puis nous allons en faire un lieu de destination. Pour ceux qui fréquentent la ligne 5, vous voyez déjà le zeppelin qui sera l'objet emblématique de cette zone qui sort de terre, et la commercialisation a été lancée cette année.

Les vibrations sont bonnes, on a commencé par les moyennes surfaces et ça se passe bien. Vous aurez bientôt la date d'ouverture qui visait mi-2026, plutôt au début de l'automne 2026.

Deuxième projet emblématique et un métier important pour le groupe, un métier plutôt nouveau qui est celui de gestionnaire de commerce sur l'ensemble d'un réseau urbain. On connaît le métier du travel retail dans les grandes infrastructures aéroportuaires ou ferroviaires, on connaît moins celui de gestionnaire de commerce, de publicité, d'affichage, de Wi-Fi dans l'ensemble d'un réseau urbain.

C'est un nouveau métier, c'est un métier dans lequel Altarea prend des positions fortes avec des partenaires sur le Grand Paris Express. Vous savez que la ligne 18 aura 4 stations qui seront ouvertes à la fin de l'année 2026, donc c'est un projet qui va devenir réalité à partir de la fin 2026.

Et s'agissant du métro de Milan, nous espérons également pouvoir commencer à ouvrir d'ici la fin de cette année. Ce sont des flux extrêmement significatifs, c'est un métier marqué par la masse de flux, enfin on parle de plus de 300 millions de passagers pour le Grand Paris Express, plus de 600 pour le métro de Milan.

C'est un métier dans lequel il faut transformer ces flux massifs, la donnée qui va avec et la fréquentation pas seulement dans des revenus commerciaux, mais également dans une expérience voyageur. On sait que ça peut transformer l'expérience voyageur et donc venir porter la performance commerciale des boutiques qui sont ouvertes dans ces gares et dans ce réseau.

Deuxième grand métier du groupe, c'est celui du logement. L'année 2025 a été marquée en matière de promotion neuve par le travail sur les marques autour d'une marque unique, Cogedim, une signature : « La qualité, ça change la vie », des produits, un produit à destination des primo-accédants, Access, un produit à destination des investisseurs particuliers, Avantage, qui lui-même regroupe tous les dispositifs existants, et puis la marque bas carbone, la marque bois de Cogedim avec Woodeum.

Donc on aura l'occasion de revenir sur la performance de Cogedim en 2025, mais cette année est marquée par une très forte simplification de portefeuille de marques sur la promotion neuve et cette signature de qualité. En matière de logement, on parle moins souvent de l'ancien réhabilité, c'est un dispositif autour de l'histoire de la marque Histoire & Patrimoine, fondé et assis sur deux dispositifs fiscaux principalement, pas seulement mais principalement, le Malraux et le Monument Historique.

C'est une activité qui a été décevante en 2025 avec une faiblesse de l'attraction commerciale au long de cette année et qui s'est accompagnée d'un allongement des délais de livraison et d'un certain nombre de difficultés sur quelques chantiers qui ont occasionné des provisions dont Éric vous parlera. Nous croyons dans cette activité, la réhabilitation de l'ancien est un des éléments porteurs du marché du logement dans la suite et nous allons en 2026 remettre la qualité de la relation client, la qualité de la livraison de chantier, la qualité du produit au cœur de la relance de cette activité en l'adossant fortement sur les savoir-faire de Cogedim en la matière.

Cogedim qui a su depuis 2023 retravailler son produit, le faire sur des fondements extrêmement solides. Le principal fondement, celui que j'ai évoqué tout à l'heure, c'est la qualité.

25 engagements de qualité qui sont pris et qui vont être rendus publics dans les prochaines semaines autour de quatre grands piliers : la relation client, un seul exemple, le numéro d'appel unique ou l'appel à 1 an ou la sensibilisation à la vie et à la copropriété ; l'architecture, l'usage avec par exemple la résilience au stress climatique ou les carnets de santé logement ; la performance environnementale, c'est le réemploi par exemple ou la maîtrise des charges de copro ; et puis tout ce qui est santé, bien-être, vie dans cet appartement, la qualité de l'air, la lumière, les extérieurs. Voilà, donc un produit qui marque par sa qualité où qu'il soit, un produit qui ensuite s'accompagne d'une relation client forte.

C'est facile à dire par nous mais c'est pas nous qui le disons, ce sont les autres : pour la huitième année consécutive nous sommes Élu Service Client de l'Année dans la catégorie des promoteurs, et sur plus de 200 marques, le classement Les Échos sur la relation client, c'est cette fois la quatrième année consécutive, qui montre bien que nous avons su dans la durée tenir cette relation avec le client et entretenir cette relation avec le client. Ça se fonde également enfin sur le produit, on vous avait présenté le travail sur le produit, un produit plus compact, environnementalement bien plus performant, plus accessible et avec des marges meilleures.

Et c'est bien ça qui se voit dans les chiffres de l'année 2025, la confirmation du succès de ce travail sur l'offre, à la fois en volume, plus 8 % avec un peu plus de 7 750 lots, en valeur plus de 5 %, des réservations qui sont encore très majoritairement des ventes en bloc et aux institutionnels pour 66 %, et s'agissant des ventes au détail, eh bien le succès du produit aux primo-accédants, plus 12 %, ce produit Access, et puis encore un peu d'activité sur le particulier investisseur, on en reparlera probablement avec la marque de confiance donnée par le gouvernement en la matière. Voilà, donc c'est une fierté de loger les Français, de donner accès à la propriété et c'est une fierté de pouvoir le faire indépendamment des cycles et notamment des cycles électoraux qui ont été préparés.

Vous avez là ce cycle de production du logement, plus de 10 000 permis de construire déposés majoritairement fin 2024, qui permettent des lancements commerciaux, plus 16 %, 81 lancements commerciaux en 2025 et puis qui nous rendent prêts pour attaquer le cycle équivalent de 2026 avec déjà plus de 11 000 lots autorisés. Donc on a un appareil de production qui fonctionne, qui tourne sur ce produit que j'ai décrit comme une offre adaptée, moins carbonée, plus accessible, plus rentable.

Cela se voit dans les marges, Éric le rappellera tout à l'heure. Dans les autres activités, plus rapidement, en matière d'immobilier d'entreprise, en Île-de-France nous nous concentrons sur quelques opérations, deux nouvelles cette année avec la réhabilitation de l'ancien siège de Danone et de l'ancien siège d'EDF, les clients nous font confiance, et puis des opérations pour compte propre de façon extrêmement choisie et nous mettrons en vente cette année l'immeuble de Saint-Honoré qui est loué à H&S et qui va être livré au printemps prochain.

Cette activité d'immobilier d'entreprise se déploie en région de façon soutenue. En 2025 nous aurons livré sur les bureaux 38 000 m², des sièges sociaux, celui d'Alstom à Aix ou d'Eralia à Marseille, des écoles, l'ESCE à Aix, un immeuble tertiaire à Ollioules, vous l'avez vu dans le film pour Naval Group.

Nous avons lancé cette grosse opération à Lyon de 21 000 m² de bureaux qui juste à côté de Lyon Part-Dieu dans une opération mixte avec du logement. Nous avons placé des immeubles de bureaux à Clermont et à Nice, et puis en matière de logistique, nous avons signé la dernière tranche à Bollène pour plus de 75 000 m².

Quatrième grande activité du groupe, le photovoltaïque. Cette année a été marquée par le partenariat que nous avons signé sur 126 MWc à terme sur près d'une centaine près de 700 opérations avec le Crédit Agricole.

C'est une opération qui valide notre modèle. Nous restons développeur et asset manager et nous faisons tourner le modèle.

Cette année également a été marquée par une forte instabilité réglementaire, ou plutôt une grande stabilité dans le resserrement des critères qui nous a amenés à être beaucoup plus exigeants. Nous avons un portefeuille de projets important, 735 MWc dont 140 ont des tarifs qui sont garantis.

Maintenant à nous de resserrer nos critères d'investissement pour les adapter au contexte réglementaire : sélectivité et rigueur dans cette activité. Sur l'asset management, nous atteignons le break-even d'un point de vue économique, plus de 100 millions d'euros de collecte désormais sur la SCPI, ce qui nous permet d'aller maintenant nous référencer chez un certain nombre de très grands investisseurs, et puis notre fonds de dette immobilière avec Tikehau, Atrec, a réalisé et commencé à déployer un certain nombre d'opérations.

Je m'arrête quelques instants sur la dernière grande activité qui est celle des data centers. Bon, c'est le produit vous le connaissez, je reviens pas dessus, c'est des besoins qui sont gigantesques à l'échelle mondiale, à l'échelle européenne, à l'échelle française, qui ne sont pas couverts par l'offre actuelle.

Un marché qui est extrêmement divers en termes de formats, c'est un point qu'il faut absolument avoir en tête, entre le tout petit data center ou centre de données de proximité jusqu'au méga hyperscale extrêmement important, et puis des exigences, des exigences de souveraineté et notamment de localisation en Union européenne d'un certain nombre de ces data centers, des exigences de délais de réalisation pour être dans le time-to-market de clients qui prennent des décisions qui ne sont pas celles du temps de la construction et du temps de la réalisation, qui sont beaucoup plus courtes, des exigences en matière de disponibilité et de prix de l'électricité qui, vus de l'utilisateur, sont un des critères majeurs de décision sur ce genre d'investissement. Et sur l'ensemble de ces éléments, la France a des atouts, bien sûr, mais Altarea en a et en a beaucoup puisque la clé de ce marché c'est de réussir à combiner une maîtrise foncière, une capacité à obtenir un certain nombre d'autorisations administratives, d'obtenir l'accès à l'électricité et de le sécuriser, mais également de maîtriser la technologie associée à ce projet parce qu'on voit que selon les clients, autant de clients autant de demandes, et puis enfin l'acceptabilité.

On sait que le développement de cette activité renvoie à des enjeux d'acceptabilité sur l'empreinte environnementale, mais pas seulement, l'insertion urbaine et autant de savoir-faire qui se combinent dans le groupe Altarea. Nous avons donc recruté et mis en place désormais une équipe dédiée à cette activité, à la fois venant du groupe et puis issue d'une acquisition réalisée il y a 2 ans qui est Nation Data Center.

Ça nous permet d'adresser différents formats de ce marché selon différents moyens. Le petit data center de proximité a plutôt vocation à constituer une base en exploitation, ça permet d'être crédible, ça permet d'acquérir des convictions et des compétences en matière technique qui servent la réalisation des projets beaucoup plus importants de type hyperscale dans lequel nous pouvons agir soit en copromotion, ça nécessite de nouer des partenariats vu l'ampleur des investissements, vous l'aviez dans la diapositive précédente, en gros c'est 10 millions d'euros pour 1 MW IT juste pour l'infrastructure et 20 millions d'euros pour 1 MW IT pour les équipements à la charge de l'utilisateur.

Et puis on peut agir également en vente à l'utilisateur final d'un terrain autorisé, j'ai dit autorisé bien sûr avec la sécurisation de l'énergie. L'ensemble de cette activité mérite d'être extrêmement encadré vu les enjeux d'investissement que cela représente, avec des engagements qui sont concentrés sur la maîtrise du foncier et des études, et le besoin de partenariat pour pouvoir mettre en œuvre les projets une fois qu'ils sont sécurisés.

Et c'est ça que vous voyez dans les réalisations de 2025. Si je commence par la proximité, nous avons mis en service un data center de 3 MW IT à côté de Rennes, à Noyal-sur-Vilaine, qui commence à être commercialisé, qui est exploité et qui commence à avoir ses premiers clients.

C'est un data center qui a comme marque de fabrique l'enjeu de souveraineté et de sécurité. À côté duquel nous avons acquis un data center de 1 MW IT à Mordelles qui est entièrement loué à un client bancaire.

Nous avons également obtenu un permis de construire définitif pour un data center de 7 MW IT à Vélizy. Là l'enjeu c'est l'insertion urbaine architecturale d'une part, vous avez l'image, mais également en termes de réseau de chaleur et puis sur l'ensemble de l'empreinte environnementale.

C'est un projet qui jouxte une résidence étudiante construite pour CDC Habitat. À l'autre bout du spectre, nous avons conclu un accord sous condition avec un grand géant du numérique sur l'acquisition d'un terrain en Île-de-France dans lequel nous avons toutes les autorisations, notamment le raccordement électrique pour 100 MW.

Et puis nous avons annoncé ce partenariat avec Vantage sur lequel je vais revenir dans quelques instants. Pour l'avenir ça veut dire sécuriser des terrains, ça veut dire le faire dans le cadre financier que j'ai évoqué tout à l'heure, avec comme principaux critères la rapidité de l'accès à l'énergie et la rigueur financière.

Ce partenariat avec Vantage qui a été annoncé hier porte sur le développement d'un campus de data centers qui à terme peut faire 400 MW puisque 400 MW c'est l'autorisation d'énergie que nous avons. Nous en avons déjà pour 120 MW qui peuvent être raccordés dès 2028.

Il s'agit d'un foncier que possédait le groupe, destiné à une opération mixte avec de la logistique et du data center, 41 41 ha. Pour pouvoir réaliser un tel projet nous avons besoin d'un partenaire.

Le partenaire Vantage est un partenaire extrêmement crédible à l'étranger, nous permettra d'aller adresser une certaine clientèle et des grands acteurs mondiaux du numérique à un niveau qui n'est pas celui auquel nous pouvons avoir accès facilement aujourd'hui. Et évidemment c'est ce qui permettra de réunir les conditions d'un lancement le jour où nous aurons conclu les accords avec l'utilisateur final.

Voilà, donc en conclusion, une forte activité, le résultat de 3 ans de travail qui nous permettent de nous projeter et d'entrer dans un nouveau cycle avec la reprise du logement neuf, les avancées dans les data centers, dans le cadre d'une performance financière et environnementale qu'Éric va vous présenter.

Éric Dumas

Merci Édouard, bonjour à tous. Après avoir consacré 2023 et 2024 à tirer tous les enseignements des nouvelles conditions de marché, notamment au logement, vous l'avez compris, Altarea est rentré en 2025 dans un nouveau cycle de croissance avec un FFO qui progresse de 13,9 %.

Alors ce n'est qu'un début mais nous sommes clairement sur une bonne trajectoire. Si on examine les grands agrégats, le chiffre d'affaires s'élève à 2 milliards 75 millions d'euros, -25 %, mais l'EBITDA progresse de 10 % à 301,7 millions d'euros.

Moins de chiffre d'affaires, plus de rentabilité, c'est lié à la promotion, mais je vais y revenir. Le FFO part du groupe s'élève à 144,9 millions d'euros et le résultat net après provisions et variations de valeur est légèrement positif à 8,4 millions d'euros.

Si on examine la contribution des différents métiers à l'EBITDA consolidé, l'EBITDA de la foncière commerce progresse nettement, plus 10 % à 231,4 millions d'euros. C'est lié à la bonne tenue des loyers qu'évoquait Édouard, la bonne tenue des honoraires, mais aussi à la résolution favorable d'un litige en Italie.

La foncière commerce représente 76 % de l'EBITDA consolidé du groupe. L'EBITDA du logement double à 55,2 millions d'euros.

Mais au-delà de ce chiffre, ce qui est intéressant c'est la dynamique embarquée sur laquelle je vais revenir. L'immobilier d'entreprise enregistre une performance solide à 17,8 millions d'euros en l'absence de grande transaction logistique comme nous avions connu l'année dernière.

Enfin les nouvelles activités, data center, photovoltaïque et asset management immobilier contribuent à hauteur de -4,6 millions d'euros. C'est nettement mieux que l'année dernière où ce chiffre était de l'ordre de 12 millions d'euros négatif.

C'est lié au fait que l'asset management immobilier et le photovoltaïque ont atteint le break-even en 2025 comme l'évoquait Édouard. Alors avant d'aborder un peu plus en détail la performance du logement neuf, je tenais à préciser que le résultat net intègre une charge comptable exceptionnelle de 43,6 millions d'euros sur notre activité de réhabilitation de l'ancien.

Ça concerne des provisions sur des éléments de stock, sur des études, des lots à la vente et son enregistrement a été rendu nécessaire par le repositionnement d'Histoire & Patrimoine qu'Édouard a évoqué. Mais revenons au logement neuf et plus précisément à la décomposition du chiffre d'affaires entre les contributions des opérations d'ancienne génération, conçues avant la crise, et des opérations de nouvelle génération.

Les opérations d'ancienne génération ont des marges faibles voire nulles, c'est celles qui ont été massivement provisionnées en 2023. Elles sont en phase d'extinction mais elles ont quand même contribué à hauteur de 50 % au chiffre d'affaires logement.

Les opérations de nouvelle génération ont des marges satisfaisantes. Elles sont en train de monter en puissance.

Elles ont représenté 14 % du chiffre d'affaires en 2024, 50 % en 2025 et nous attendons une contribution nettement majoritaire en 2026 pour représenter 100 % du chiffre d'affaires logement quelque part entre 2027 et 2028. C'est cette dynamique embarquée qui explique que nous attendrons une forte progression de la rentabilité logement au cours des deux prochaines années.

Alors ça va s'étaler sur 26 et surtout 27. Ça prend un petit peu de temps, mais en attendant Altarea peut s'appuyer sur ses autres métiers, la foncière commerce notamment, mais aussi et surtout sur un bilan extrêmement solide.

La foncière commerce, qui est le socle financier du groupe, représente 69 % des capitaux employés. La promotion représente 18 % en logement, 8 % en immobilier d'entreprise et les nouvelles activités 5 %.

Cette répartition est quasiment identique à celle de l'année dernière. Au niveau des ressources consolidées, les chiffres ont très peu bougé en 2025.

Je rappelle que Altarea est très capitalisé, les capitaux propres représentent 63 % des ressources et la dette nette a légèrement augmenté en 2025 avec un loan-to-value de 31 % contre 28,5 %, mais je vais y revenir. Tous nos ratios de crédit sont très solides.

La liquidité d'Altarea atteint les 2 milliards d'euros après avoir remboursé au printemps dernier une obligation de 340 millions d'euros. Notre dette est couverte et nous n'avons aucune échéance obligataire avant 2028.

Enfin et surtout, S&P a relevé notre notation de crédit comme Édouard l'a rappelé, à BBB- avec une perspective stable contre négatif auparavant. S&P a mis en avant la diversification du modèle économique d'Altarea, la reprise embarquée du logement et une politique financière prudente.

Mais revenons à l'évolution de la dette nette qui a progressé de 20- de 221 millions d'euros en 2025 à 1 902 millions d'euros. En 2025, Altarea a investi sur la totalité de ses métiers.

Le BFR logement progresse de 78 millions d'euros, c'est du bon BFR, c'est du BFR qui finance des opérations de nouvelle génération. Cette progression est emblématique de la reprise du logement qui au cours des dernières années avait connu la crise et au cours des deux dernières années les capitaux employés de cette activité avaient fortement diminué chez Altarea.

Alors bien sûr, on va rester extrêmement vigilant avec des critères d'engagement très stricts, je pense qu'Alain va y revenir, mais nous sommes dans la bonne direction. Les autres investissements, immobilier d'entreprise et en commerce, concernent des projets qui vous ont été présentés par Édouard : les bureaux de la rue Saint-Honoré à Paris, le hub logistique de Bollène et puis la gare de Paris-Austerlitz pour les commerces.

En 2025, Altarea a aussi investi sur les nouvelles activités à hauteur de 50 millions d'euros. Ce montant de 50 millions d'euros est un montant net.

Grâce au partenariat signé sur le photovoltaïque avec le Crédit Agricole, nous avons diminué la dette adossée à ce partenariat de 81 millions d'euros. Les data centers ont un peu sollicité le bilan du groupe en 2025 et puis l'activité d'asset management immobilier est par définition peu capitalistique.

Alors au global, en 2025 Altarea est resté très discipliné sur l'allocation de son capital et la progression modérée de la dette est liée à des investissements fortement créateurs de valeur. Alors je viens d'évoquer la création de valeur financière, abordons à présent les deux autres piliers du projet d'entreprise d'Altarea qui sont la sobriété environnementale d'une part et l'utilité sociale d'autre part.

Alors la sobriété environnementale, on peut tout d'abord la mesurer à travers la taxonomie. La taxonomie c'est un indicateur de performance extra-financière particulièrement exigeant qui embarque de nombreuses familles de critères et d'ailleurs nos commissaires aux comptes émettent un rapport sur la taxonomie.

Avec un chiffre d'affaires aligné de 73,9 % en constante progression depuis 4 ans, Altarea affiche une des toutes meilleures performances de son secteur. Alors on peut également mesurer la sobriété environnementale à travers la performance carbone.

En 2025, Altarea a émis 588 milliers de tonnes de carbone. C'est une baisse de 24 % par rapport à 2024, mais ce qui est intéressant c'est le chemin parcouru depuis 2019, 2019 qui est l'année de référence où nos émissions ont baissé de 63 %.

Alors bien sûr, la baisse d'activité liée à la crise a contribué de façon significative, c'est ce qu'on appelle l'effet volume, mais remarquez que le premier facteur de baisse de nos émissions correspond à la décarbonation structurelle de nos activités, c'est l'effet taux. Enfin et surtout, le projet d'entreprise Altarea est socialement utile.

Altarea répond à des besoins essentiels de ses clients : se loger, consommer, travailler. Altarea à son échelle apporte des réponses aux grandes problématiques qui traversent la société française : la crise du logement, le pouvoir d'achat, les fractures urbaines et le développement économique des territoires.

Depuis 2019, Altarea a logé 130 000 Français et soutient plus de 36 000 emplois, ce n'est pas rien. Et tout ceci repose sur un capital humain extraordinaire qui constitue assurément le premier actif d'Altarea, mais je pense qu'Alain y reviendra.

Voilà, je vais terminer mon intervention sur le dividende qui sera proposé lors de l'assemblée générale du 4 juin prochain. Son montant est de 8 € par action, stable par rapport à l'année dernière, et les actionnaires pourront opter à leur choix entre un versement 100 % en cash, en numéraire, ou un versement à hauteur de 25 % en cash et 75 % en titres à des conditions favorables.

D'ores et déjà, AltaGroup d'une part et le Crédit Agricole Assurances d'autre part, les deux premiers actionnaires du groupe, ont déclaré avoir l'intention de souscrire à la totalité de leurs droits pour la composante titre de ce dividende. Les autres actionnaires auront jusqu'au 23 juin pour prendre leur décision.

Et un dernier mot sur la répartition fiscale de ce dividende qui sera une fois de plus majoritairement composé de remboursement d'apport avec 5,53 € par action. C'est très favorable pour les actionnaires personnes physiques et puis pour certains actionnaires non-résidents soumis au prélèvement à la source.

Je vous remercie, j'ai terminé mon intervention et je repasse la parole à Alain.

Alain Taravella

Bien, bonjour à tous. Ça fait plaisir de se retrouver comme tous les ans devant vous pour vous présenter l'activité d'Altarea et ses perspectives.

Donc vous avez vu, les chiffres de 2025 sont bons. On est en phase de reprise et je voudrais tracer un tout petit peu les perspectives et les objectifs que nous nous donnons pour les années qui viennent.

Édouard, Éric l'ont dit, on rentre dans un nouveau cycle. Qu'est-ce que ça veut dire un nouveau cycle ?

Je refais une petite perspective. Les années 2008-2020 ont été des années de croissance forte principalement soutenue par des taux d'intérêt à 0.

On n'a jamais connu ça dans l'histoire financière française. Donc pendant cette période de 10 ans, les valeurs ont crû, l'activité s'est développée en immobilier comme dans d'autres secteurs, et nous sommes arrivés en 2020 à un niveau élevé d'activité, de valeur de l'immobilier.

Et depuis 2020, on assiste à un certain nombre de crises. On a d'abord eu le Covid, même si aujourd'hui les effets sont rattrapés dans nos centres commerciaux, nous avons beaucoup souffert dans nos centres commerciaux, les gens sont revenus dedans mais ça a fragilisé un certain nombre d'entreprises.

Et puis après il y a eu la guerre en Ukraine qui a eu un impact sur le prix des matériaux, puis surtout les taux d'intérêt sont devenus plus élevés. Ils ne sont pas extrêmement élevés parce que un taux de l'ordre de 3 % au niveau de l'OAT n'est pas un taux élevé de façon globale, mais par rapport à ce que nous avons vécu au cours de la décennie précédente, ça fait un choc.

Donc aujourd'hui mon sentiment, c'est que nous sommes arrivés en bas. Nous avons descendu, les valeurs ont baissé, l'activité a baissé, et nous sommes probablement en phase de retournement.

Mais retournement ne veut pas dire remonter d'un seul coup au niveau où nous étions en 2019. La route va être longue et les précédentes crises nous démontrent que la route est longue pour retrouver l'activité, le niveau de résultat.

Donc on est dans un nouveau cycle. Nous avons l'impression que la courbe s'infléchit, mais l'environnement reste quand même défavorable.

Vous le savez tous, les taux d'intérêt continuent à être élevés, surtout en France. Il y a des sujets géopolitiques majeurs qui ne sont pas maîtrisés dans le monde, en France, des élections de 2027, on a quand même une zone d'incertitude, des sujets de réglementation.

Donc tout ça fait que, certes, ça se retourne, certes, il faut en profiter, mais il faut être particulièrement prudent. Et c'est pour ça que depuis 3 ans, nous avons une position qui est de travailler en profondeur sur notre organisation, sur nos coûts, sur nos produits, sur la façon de s'adresser aux clients sans s'imaginer que la belle époque va revenir.

Il faut se dire ça va aller mieux, mais il faut pas raisonner comme si tout allait devenir rose d'un seul coup d'un seul. Donc nous avons fait un très gros effort en interne.

Nous avons par exemple en matière immobilière de logement présenté des nouveaux projets. On pense que quand même le goût des Français pour le logement continue d'exister, le besoin de logement continue d'exister, mais il faut s'adapter en prix, en format, de façon à ce que les gens puissent acheter.

Donc on a travaillé sur nos métiers historiques, on va continuer de travailler sur nos métiers historiques. Et puis j'ai considéré que pour que Altarea réponde à son ADN qui est un ADN de développement, il fallait d'autres marchés, d'autres activités.

C'est pour ça que depuis 3 ans, nous travaillons sur de nouvelles activités, l'asset management immobilier, donc ça prend son temps mais c'est bien, les infrastructures photovoltaïques et les data centers sur lesquels je vais revenir. Aujourd'hui on est dans cette situation, je pense que la chute est terminée, il faut remonter.

On a des atouts forts chez Altarea. Nous avons une situation financière solide et sur lequel nous faisons extrêmement attention.

Et puis nous avons un capital humain, nous avons un corps social qui est très très fort autour de l'activité d'Altarea. On est en train de travailler avec le corps social pour lui donner des perspectives.

On réfléchit à horizon 2030-2035, on les interroge. Les salariés d'Altarea font partie d'Altarea et travaillent, et moi je pense que c'est quelque chose de très fort.

Et d'ailleurs nous avons décidé de renforcer encore l'actionnariat salarié. Nous avons des systèmes de bonus, de primes qui sont basés aussi sur des actions.

Donc les salariés d'Altarea vont devenir de plus en plus actionnaires et participer à la croissance d'Altarea et c'est une force. Et puis il y a aussi j'en suis particulièrement satisfait, une organisation qui se met en place avec Édouard qui vous a présenté l'activité 25, avec le Comex qui est très impliqué et qui autour de moi permet d'avancer.

Donc voilà, on est là, on est prêts au futur. Alors le futur, comment on le voit ?

On a pour les années 26-27, je dirais des prévisions que je qualifierais de raisonnables et professionnelles. Il faut continuer de mettre le client au centre, il faut renforcer la profitabilité, il faut pas courir derrière le chiffre d'affaires, il faut faire notre job sans prendre la grosse tête et continuer à travailler le produit.

Donc le logement neuf, on prévoit de faire certes mieux qu'en 25 mais pas beaucoup plus. Je pense que les mesures gouvernementales qui ont été prises et ce qu'on appelle le dispositif Jeanbrun contribuera à nous aider à atteindre ces objectifs.

Ça c'est très bien, mais l'objectif c'est baisser le BFR, augmenter la rentabilité. Sur le foncière commerce on en a longuement parlé, on a la gare d'Austerlitz, on a les gares du Grand Paris, les gares de Milan, tout ça ça va aller très bien.

Et sur les nouvelles activités, on va continuer d'investir en compétences, avoir des équipes puisque moi je considère que l'immobilier, certes c'est un problème d'argent, mais c'est beaucoup un problème de compétences. Donc sur les nouveaux métiers, il faut réussir à avoir toutes les capacités de bien les développer.

Donc compte tenu d'un travail principalement fait sur les activités traditionnelles, on devrait avoir un FFO, un résultat récurrent en croissance significative sur 26-27 qui est lié principalement à la recovery de la promotion. Mais au-delà, 28, parce que en fait on est dans un métier qui se projette.

Aujourd'hui on réfléchit à des projets qui sortiront en 2030. On est toujours dans une volonté de développement.

Donc au-delà, bien sûr les activités traditionnelles, on continuera de les développer, on va continuer de travailler sur le commerce, le logement, le bureau, la logistique, avec toujours pareil la volonté d'augmenter le résultat. Donc des forces humaines d'Altarea sont sur ces métiers traditionnels qui vont continuer de se développer et nous pouvons retrouver des niveaux de rentabilité plus importants.

Et puis à partir de 2028, nous pensons que les nouvelles activités vont commencer à donner leur rendement. Alors l'asset management un petit peu, c'est une activité qui va mettre quand même longtemps à se monter mais elle est rentable donc ça va.

Les infrastructures photovoltaïques, je pense que c'est une activité aujourd'hui qui est devenue rentable, qui va être rentable en 26, sur lequel malheureusement nous avons quand même des interrogations sur l'ampleur du chiffre d'affaires que nous pouvons faire puisque comme vous l'avez vu, il y a une PPE qui est sortie qui est plutôt restrictive pour les énergies nouvelles, ce qui paraît bizarre mais c'est comme ça. Donc je pense que le marché va être moins important, nous aurons une part qui sera significative, mais en volume pour Altarea, même si c'est positif, à l'échelle d'Altarea ça risque de pas être extrêmement fort.

Et puis il y a des data centers. Les data centers c'est quelque part game changer.

Bon, comme vous le savez tous, vous me voyez je suis dans l'immobilier depuis longtemps. J'ai créé Altarea il y a 30 ans.

Il y a 30 ans, j'ai créé Altarea à partir de 0 sans compétences particulières sur le développement des centres commerciaux. Des centres commerciaux il y a 30 ans, c'était compliqué de les faire.

C'était un besoin extrêmement extrêmement fort, mais il y avait quand même beaucoup de problèmes pour obtenir les autorisations et il y avait des problèmes financiers, il y avait des problèmes de toute nature. Et on a créé Altarea sur la base de ce produit, on a développé ça.

Ça a pris du temps. J'ai l'impression comme ça quand je vois les choses que les data centers c'est un peu pareil.

Il y a un besoin énorme, le numérique va innerver nos vies et donc il y a un besoin auquel on doit répondre. Alors la différence par rapport aux centres commerciaux, ce qui est fondamental, c'est que ça dépend quand même beaucoup de groupes américains avec toute la problématique actuelle que nous découvrons.

Donc il faut être extrêmement prudent parce que c'est travailler avec des monstres. Mais il y a un très fort potentiel, c'est compliqué, c'est complexe.

Il y a beaucoup de créations de valeur à faire. On sait pour faire du numérique, il faut quand même quelques endroits, des terrains sur lesquels il y a des bâtiments qui s'appellent des data centers sur lesquels il doit y avoir des puces qui travaillent.

La complexité ça nous connaît, c'est notre domaine et donc je pense que nous pouvons avoir un rôle important dans cette aventure industrielle. Mais on y va, on avance prudemment parce que les chiffres sont importants.

On y va prudemment mais on a des incertitudes sur le volume, le planning, mais on devrait prendre une part qui sera significative pour le groupe. C'est pour cette raison que nous réitérons notre ferme conviction d'avoir un FFO, un résultat récurrent de l'ordre de 3 de 300 millions et plus grâce à ces nouvelles activités, notamment sur les data centers et donc on a la ferme volonté de se développer mais il faut se baser sur l'immobilier, il faut se battre sur l'immobilier que je qualifierais de traditionnel, il faut se battre sur les nouvelles activités, ensemble on va pouvoir générer de la croissance de la valeur.

Altarea a toujours démontré que c'était sa capacité à travailler sur une palette large qui pouvait créer de la valeur. Donc à court terme, à horizon 2026, nous restons dans la feuille de route, nous remontons progressivement notre FFO, principalement basé comme je l'ai dit sur les activités traditionnelles.

Et puis on va continuer à travailler avec la volonté de maintenir notre situation financière forte, de garder notre notation investment grade et de continuer à nous développer et d'être à la fois ce qui fait notre caractéristique, à la fois une entreprise de développement, de création de valeur, de nouveaux marchés même si on voit pas encore très bien l'horizon, et puis une valeur de rendement et de garder cette volonté de verser un dividende régulier. Donc que les actionnaires puissent jouer un peu sur les deux tableaux : une société de développement, une société qui a du rendement.

Donc voilà un peu l'ambition que nous avons sur Altarea, de continuer nous avons traversé des crises, on sort d'une crise, et nous avons beaucoup d'optimisme raisonné pour le futur. Voilà, je vous remercie de nous avoir écoutés, nous pouvons répondre à vos questions.

Florent Laroche-Joubert

Oui, bonjour, merci beaucoup pour cette présentation. Florent Laroche-Joubert d'Oddo BHF.

J'aurais deux questions. Ma première question en fait, ce serait sur le développement de vos data centers.

Vous avez signé donc deux accords, donc ce sont des avancées majeures. Maintenant en termes de timing, en termes d'impact financier, donc vous donnez effectivement des guidances à moyen terme qui sont très très attractives, mais 2028 finalement c'est presque demain mais c'est quand même assez loin.

Est-ce que vous pourriez être un peu plus précis sur ce que vous permettrait peut-être alors soit c'est possible d'avoir des précisions ou ce qu'il faudrait vous permettre d'être plus précis demain sur la mise en œuvre de ces deux accords et qui pourraient du coup avoir des impacts peut-être avant 2028 sur les comptes d'Altarea ?

Alain Taravella

Votre job n'est pas facile, hein. C'est comme de mettre de la certitude dans l'incertitude.

Bah non mais je vais j'aurais tendance à vous faire plaisir, à vous donner des réponses. Croyez-moi, à l'intérieur de la société, des gens qui s'en occupent, je leur ai pas dit : « Moi je je vous reverrai en 2028 », pour être clair et honnête.

On a annoncé, on a essayé d'être transparents. On est sur un un marché immense, mais je veux être je vais vous décevoir, je vais être prudent.

Je ne peux pas vous Il devrait y avoir des événements d'ici 28, il devrait y avoir des événements d'ici 28. Mais il y a des aléas.

On a c'est c'est un métier compliqué, complexe. Nous avons tous les atouts.

Il faut c'est dur pour vous, hein, il faut me croire sur parole. Voilà.

Mais voilà, on est Si on l'annonce, croyez-moi, c'est quand même 2028, vous vous dites c'est demain c'est loin, moi je considère que demain c'est près, hein. Faut faut voilà.

Florent Laroche-Joubert

D'accord, bon merci, on suivra ça

Alain Taravella

Désolé, hein.

Florent Laroche-Joubert

On suivra ça de près. Et deuxième question sur le logement, donc on voit que voilà votre activité a commencé à reprendre.

C'est une reprise que vous suivez j'imagine au jour le jour. Comment votre vision a-t-elle changé sur cette activité aujourd'hui par rapport à il y a un an ?

Alain Taravella

Non, je l'ai dit, à partir du moment où on est sérieux, professionnel mais on va retrouver une activité logement. Même si je crois que les mesures dites Jeanbrun ne vont pas faire des miracles, elles vont améliorer les choses.

On est en train d'améliorer les choses. Comme on l'a bien expliqué, les logements sont obérés des résultats des anciennes opérations qui ne rapportent pas beaucoup d'argent, hein.

On a provisionné des pertes, mais les programmes sur lesquels on a provisionné des pertes ne rapportent pas grand-chose. Donc il faut le temps que ça se déroule.

Ce que je constate avec satisfaction, c'est que les nouvelles opérations que nous lançons sont toutes avec des résultats qui sont dans les règles, dans nos options, et on va revenir à des niveaux de marge satisfaisants. Je ne vois pas, c'est dommage probablement, une activité logement revenir au niveau de 2019.

Je vois une activité logement plus faible, c'est pour ça que nous avons des objectifs de l'ordre de 8 à 9 000 logements, on a été à beaucoup plus, mais je pense que ces 8 à 9 000 logements peuvent bien se vendre, ne pas créer de stock trop lourd, rapporter de l'argent et qu'on retrouve un niveau de résultat extrêmement significatif grâce au logement. Je pense que à partir du moment où on est raisonnable, on est dans le produit, on écoute le client, il y a matière à gagner de l'argent au logement.

Bonjour. Alors on comprend que vous êtes prudent, vous avez beaucoup insisté sur ce point.

Est-ce que vous avez été prudent sur l'impact de l'IA, négatif cette fois-ci, sur la demande tertiaire, sur la demande de bureaux ? Et en complément, quelle est votre anticipation de la contribution de cette activité tertiaire sur le FFO dans les années qui viennent ?

Alain Taravella

Je ne pense pas qu'on ait été imprudent sur la contribution du bureau parce que clairement je l'ai pas explicité mais je peux l'expliciter là, notre stratégie bureau c'est principalement de travailler pour le futur, hein, pour compte de tiers. Dans les opérations qui ont été faites là, nous avons plein d'opérations sur lesquelles nous n'avons pas pris de risques fondamentaux.

Je prendrai une opération qui est emblématique qui est l'opération de la Madeleine, qui est face à la Madeleine où nous avons travaillé pour le compte de Norges, nous sommes promoteur, mais c'est Norges qui a le risque financier. D'ailleurs on a fait un immeuble qui manifestement est très bien puisqu'il y a un locataire emblématique qui a tout pris à un niveau extrêmement élevé, mais nous n'avons pris qu'un risque d'études, travaux, enfin tous les risques que nous maîtrisons bien.

Donc le bureau effectivement on va continuer à le développer, on a très peu de risques. Je pense que l'IA va effectivement peut-être avoir un impact comme le télétravail, mais on voit que ça bouge.

Donc aujourd'hui nos prévisions sont basées sur une prévision d'activité pour compte propre extrêmement limitée en bureau. Voilà.

Merci. Pour parler un peu commerce tout de même, j'ai deux choses.

La première c'est que vous avez une très belle opération dont on voit l'image là à la gare d'Austerlitz, c'est un énorme projet, mais ensuite quels sont vos projets si on met de côté le travel retail qui est beaucoup de petits projets mais pas de grands projets ? Et puis la deuxième chose qui a attiré mon attention, c'est que les chiffres du commerce sont bons puisque c'est une fréquentation en hausse de 4 %, c'est quand même beaucoup, des loyers nets en hausse de 2,2 et un chiffre d'affaires en hausse seulement de 1 %.

Donc voilà, c'est la cohérence entre ces trois chiffres, j'aimerais. Merci beaucoup.

Alain Taravella

Bon, en terme de développement, vous savez pourquoi on va vers le travel retail ? C'est le même concept que pour le logement ou pour le bureau : on part du client.

Où sont les clients ? Aujourd'hui, on est sûr d'une chose, c'est qu'ils sont dans les gares.

Donc on va dans les gares, hein. Bon, ensuite, ça nous empêche pas de faire des opérations de renforcement de nos actifs existants, mais clairement sur le commerce, notre axe de développement c'est le travel retail, et on travaille sur d'autres investissements et le renforcement des actifs existants sur lesquels on investit, on se développe.

Bon, là je suis un peu sec sur la différence entre l'augmentation de loyer et l'augmentation du chiffre d'affaires, c'est lié probablement à un mix un tout petit peu différent et peut-être que c'est lié mais j'y crois pas trop à ça veut dire qu'on a un taux d'emprise un peu supérieur. Ça veut dire que les commerçants gagne plus d'argent et donc donne un peu plus de loyer.

Mais les chiffres me paraissent non significatifs, mais ce qu'on constate en tout cas, c'est que parce que c'est un travail qui remonte à bientôt 15 ans, nous avons fait en sorte de concentrer nos investissements sur de très bons centres commerciaux. Que ça soit dans tous les formats qui ont été désignés, voilà, on est très satisfait de nos centres commerciaux et de la façon dont ils fonctionnent, et il n'y en a pas un qui marche moins bien dans un coin.

Voilà, on est satisfait de ça. D'autres questions ?

Jean-François Delcaire

Jean-François Delcaire, HMG. Vous l'avez brièvement dit mais peut-être votre lecture sur le dispositif Jeanbrun ?

Ça c'est ma première question. Et puis la deuxième c'est revenir sur les data centers.

Je pense que ce qui intéresse le marché c'est de comprendre finalement quel est votre avantage concurrentiel parce que tout le monde se dit bien que il y a une création de valeur à aller chercher dans ce domaine vu comment ça transforme nos vies, donc pourquoi selon vous Altarea a les atouts, quel est l'état de la concurrence, qui y a en face, qu'est-ce qu'ils ont comme atout, qu'est-ce qu'on a de plus ? Peut-être nous éclairer un petit peu sur notre capacité effectivement à sortir gagnant de ces projets.

Merci.

Alain Taravella

Sur le Jeanbrun c'est clair, le Jeanbrun est positif. Voilà, donc ça donne aux investisseurs particuliers des avantages dans certaines configurations et vont permettre à un certain nombre d'investisseurs de revenir sur le marché, donc c'est un plus.

Ce n'est pas autant que le Pinel, mais c'est un plus et ça va aider au marché. Est-ce que ça va faire les chiffres demandés par le gouvernement ?

On y travaille enfin mais c'est un plus. Bon, pour notre avantage concurrentiel, bah je dirais que bon comment dire les choses ?

Ça m'embête un peu parce qu'il faut se vanter un peu. Je pense qu'Altarea a démontré sur tous les types de formats sa capacité à faire des opérations complexes.

On est à la fois promoteur, foncière, on a du bilan, on sait investir sur les data centers. Le principe que j'ai pris c'est ça se trouve dans les comptes, on l'a absorbé de créer une équipe dédiée, de recruter des ingénieurs, de mieux comprendre, d'être capable d'avoir les terrains.

Plus que d'autres bah c'est notre capacité à partir d'un terrain, de savoir convaincre les acteurs locaux, d'être capable de faire des produits mixtes. Le terrain de Vélizy dont on a parlé sur lequel on fait un data center, on a fait une opération de résidence étudiante vendue à la Caisse des Dépôts et un data center.

On a présenté au maire de Vélizy une opération complète, une opération qui était d'aménagement de sa ville. On n'a pas présenté une opération data center, on a présenté une opération globale.

L'opération que nous avons en Aquitaine où nous nous sommes associés avec Vantage, c'était une opération sur lequel on avait un terrain sur lequel on avait des autorisations administratives complètes de logistique et on est en train de transformer une partie de ces autorisations sur une partie du terrain en data center. On part d'un terrain sur lequel on travaillait depuis 8 ans, qui était un terrain agricole qu'on a transformé en terrain constructible à l'origine pour faire de la logistique.

Pourquoi on l'a transformé en terrain agricole ? C'est que par ailleurs, on a acheté des terrains pour recomposer l'activité agricole.

Tout ça c'est bon, c'est le travail qu'on fait. On est face notamment à des groupes américains qui imaginent en arrivant comme l'un l'a dit : « S'il a un problème administratif sur une commune, il va dire j'ai appelé Emmanuel Macron ».

Bah c'est pas comme ça exactement que ça se passe en France, hein. Je ne doute pas de l'impact d'Emmanuel Macron, mais parfois il y a quand même Donc nous, c'est notre métier.

Notre métier c'est de créer de la valeur à partir de terrains et d'être capable de concevoir des projets qui satisfassent les acteurs locaux. Alors il faut être modeste, hein, ça on est capable de le faire et je pense qu'on est capable de le faire plus que beaucoup d'Américains qui débarquent en France, me semble-t-il, et on est plutôt bon même par rapport à des acteurs français.

On prendra pas tout, je pense que c'est pour ça que j'ai du mal à répondre à la question de tout à l'heure. On est sûr de pouvoir avoir une contribution là-dedans.

Jusqu'à quel moment, quelle part de marge on va prendre, tout ça, on est en train d'y travailler. Et bon, c'est vrai que pour vous donner les deux opérations qu'on a mises en exergue, il y en a une sur lequel on a un terrain qu'on va vendre.

Donc le risque que nous prenons voilà, il faut obtenir les autorisations, c'est la même chose qu'on va vendre, mais le risque est faible, ce terrain on en est propriétaire. Donc on va le vendre a priori un peu plus cher que s'il n'y avait pas de data center, bon, et deux, l'autre terrain qui est 400 MW c'est extrêmement important, donc on s'associe et on va aller un cran plus loin grâce à un partenaire compétent qui va nous permettre de prendre une partie de la marge de promotion.

Quel pourcentage ? Aujourd'hui j'en sais rien, mais on va aller un peu plus loin dans le pourcentage de la création de valeur que nous allons faire.

Audrey Corcos

Bonjour, Audrey Corcos pour La Lettre M². J'ai une question, je voudrais revenir au commerce.

Certains commerces avaient prouvé des difficultés avec des unités locatives qui sont vacantes, je pense par exemple au projet Cœur de Ville à Issy-les-Moulineaux. Quelle peut être votre stratégie pour faire revenir les locataires ?

Est-ce que ça c'est uniquement un ajustement des loyers ?

Alain Taravella

Faire revenir les locataires, il y a des commerçants qui ont des difficultés. Je dirais qu'il y a deux choses : les commerçants qui ont des clients, on les aide.

On fait des aides ponctuelles et on fait des aides. Il y en a qui sont obligés de partir, il y a des commerçants qui ferment, hein, c'est comme ça.

Donc ce qu'on constate, c'est que ça se passe surtout dans le domaine de l'équipement de la personne et que bah dans le mix de nos centres commerciaux, on va avoir de moins d'équipement de la personne, plus de loisirs, plus de santé. Donc progressivement le mix dans nos centres commerciaux baisse et clairement la part de l'équipement de la personne baisse, hein.

Mais le principe c'est que quand on a un locataire, on veut le garder et on le soutient autant que possible.

Jean-Luc Champetier

Oui bonjour, Jean-Luc Champetier, Le Journal Investir. Est-ce que vous pouvez revenir un petit peu sur la légère hausse du taux d'endettement par rapport aux actifs et comment vous avez estimé les actifs et notamment la partie promotion ?

Alain Taravella

Éric.

Éric Dumas

Oui. Bonjour.

Est-ce que vous pouvez préciser votre question parce que le taux d'endettement et le taux des actifs

Jean-Luc Champetier

Le calcul du loan-to-value par rapport l'endettement par rapport à la valeur des actifs.

Éric Dumas

D'accord.

Jean-Luc Champetier

Si vous pouvez détailler la valeur des actifs ? Par exemple le taux de capi pour les actifs commerciaux, la valorisation du pôle promotion, etc.

Éric Dumas

D'accord. Alors donc je crois que il y a un tableau page 38 du communiqué de presse dans lequel en fait on a le calcul détaillé du loan-to-value.

Je l'ai présenté tout à l'heure de façon visuelle, mais ce tableau page 38 donne le détail. Donc en fait, le montant de la dette c'est 1 900 millions d'euros qu'on ramène à une base de 6 milliards 136.

Sur cette base, la foncière commerce c'est 4 milliards 262. Donc dans ces 4 milliards 262 c'est la valeur expertisée principalement des actifs en exploitation dont le taux de capitalisation est de l'ordre de 6,30 %.

C'est le taux de sortie moyen immobilier des expertises qui servent à calculer cette valeur. Ensuite le logement, je répète que le logement représente 18 % des capitaux employés.

Nous faisons expertiser par un expert indépendant tous les ans la valeur du pôle logement. On donne des projections, on donne des business plans et ensuite cet expert il applique une méthode multicritères à base de DCF, de comparables et puis il nous donne une fourchette.

Et ce que nous indiquons dans notre rapport c'est que le montant retenu pour l'évaluation de ce pôle promotion correspond à la fourchette basse de l'expertise donnée par cet expert. Enfin pour la partie bureau et logistique, qui représente ensemble 8 % des capitaux employés, donc c'est la base auquelle se rapporte la dette, le loan-to-value, ça représente un peu moins de 300 millions pour les bureaux et 170 millions d'euros pour la logistique.

Bah c'est principalement des encours, des encours valorisés. Et puis enfin concernant les nouvelles activités, 5 % des capitaux employés, c'est 295 millions d'euros et là c'est la valeur qu'il y a dans les comptes sur ces nouvelles activités, donc des data centers, du photovoltaïque, pas mal de photovoltaïque et puis un petit peu d'asset management immobilier qui, comme je l'ai indiqué, est une activité faiblement capitalisée.

Voilà, c'était la réponse à votre question.

Alain Taravella

Y a-t-il d'autres questions ? Bon ben écoutez, merci beaucoup d'être venus ce matin et puis merci encore de votre confiance pour ceux qui représentent les actionnaires.

Voilà, merci.