Simon Derban
Bonsoir à tous. Bonsoir à tous et à toutes.
Bienvenue à la 12e édition de notre webcast dédié, comme toujours, aux investisseurs individuels et qui désormais, comme vous le constatez, s'appelle « En direct du cockpit ». L'édition de ce soir est dédiée à la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre de l'exercice 2026-2027 qui sera clos le 31 mars 2027.
Nous avons publié hier soir ce chiffre d'affaires et donc vous avez certainement pu en prendre connaissance. Dans le cockpit ce soir, Lucille Fréniac, donc qui copilote avec moi les activités de relations investisseurs et de communication du groupe Figeac Aéro, et moi-même, vous me connaissez peut-être un petit peu déjà maintenant, Simon Derban, je suis directeur des relations investisseurs et de la communication du groupe.
Alors, notez qu'aucun de nous deux n'a de licence de pilote commercial, donc ce qui n'est pas forcément idéal d'un point de vue de sécurité, mais espérons donc que, durant la présentation, on ne se crashera pas. Mais bon, vous aurez en tout cas la possibilité de nous poser des questions aussi bien en live ainsi que celles qui nous ont été envoyées par écrit au préalable.
Donc à nouveau, merci pour votre présence et ben je vous propose, sans prendre plus de retard, de rentrer dans le vif du sujet. On commence toujours avec la vidéo de présentation pour vous donner, en quelques minutes, de nouveau un petit rappel de qui nous sommes.
[So dann zeigen?]
Simon Derban
Voilà pour la vidéo. Donc j'espère que, pour ceux qui en avaient besoin, ça vous procure un petit rappel rapide d'un petit peu ce que l'on fait et un petit peu l'ensemble de nos activités.
Petit rappel pour tous nos participants : si c'est pas déjà le cas, merci de penser à couper vos micros durant la présentation, et on répondra à l'ensemble de vos questions en live à l'issue de cette présentation qui prend à peu près 10 minutes, pas beaucoup plus. Donc je vous promets, ce sera très rapide.
Vous pouvez compter sur moi. Arrivons sur les faits marquants donc de la période, le premier trimestre.
Donc tout d'abord, avec un chiffre d'affaires de 111,8 millions d'euros, en croissance organique de 11,6% et 9,7% en données publiées, Figeac Aéro donc poste avec cela un 21e trimestre consécutif de croissance de son chiffre d'affaires. Et en observant la saisonnalité du chiffre d'affaires, c'est une performance qui s'inscrit en tendance parfaitement en ligne avec notre objectif annuel.
Donc nous restons particulièrement confiants pour la suite de l'année, également pour les raisons suivantes. Tout d'abord, nos marchés continuent de bénéficier de vents favorables, et ce, en dépit d'un contexte géopolitique relativement dégradé avec notamment, depuis le mois de juillet, un retour à la croissance du trafic aérien passagers qui a d'ailleurs établi un record ce mois-ci ; également une prise de commandes de la part des principaux constructeurs qui est en croissance à deux chiffres depuis le début de l'année ; et enfin également une accélération des livraisons depuis le 1er janvier de la part de ces mêmes constructeurs, là aussi une croissance à deux chiffres des livraisons.
Côté défense, bien entendu, un effet aussi incitatif de ce contexte pour les gouvernements de renforcer leurs dépenses militaires là aussi. Deuxième point, la dynamique commerciale sur la période pour Figeac Aéro reste forte avec près de 60% de notre objectif de développement commercial 2028 qui est d'ores et déjà sécurisé.
On attend encore une accélération de cette dynamique commerciale à court terme au regard des discussions que nous entretenons avec nos clients actuellement. À plus long terme, on reste également très confiant avec un carnet de commandes qui atteint, au 30 juin 2026, le seuil symbolique des 5 milliards d'euros, c'est un niveau record pour nous.
Ça, c'est porté principalement par les nouvelles affaires qu'on a signées ces dernières années et l'augmentation des cadences de production de l'ensemble des programmes sur lesquels nous sommes impliqués. Donc dans ce contexte qui reste donc favorable, on confirme également l'ensemble des objectifs communiqués jusque-là.
Passons maintenant à notre point habituel sur la dynamique de marché. Donc côté trafic aérien tout d'abord, on notera, comme je vous le disais tout à l'heure, son retour à la croissance dès le mois de juillet.
En effet, après des baisses qui sont restées toutefois modérées en avril, en mai et en juin, principalement en lien avec la guerre au Moyen-Orient, le trafic passagers est de nouveau en croissance au mois de juillet de 0,2% par rapport à juillet 2025. Cela constitue une nouvelle preuve des capacités d'adaptation de l'industrie du transport aérien.
Depuis le début de l'année, le trafic passagers reste en croissance de 0,6% et de 4,6% pour le trafic de marchandises. L'IATA a dernièrement publié une croissance attendue de 2 et 1% respectivement pour 2026, en tenant compte de l'impact de la hausse des prix du kérosène notamment.
À plus long terme, les constructeurs principaux que sont Airbus, Boeing et Embraer voient dans leurs dernières études prospectives une croissance annuelle moyenne du trafic passagers de près de 4% sur les 20 prochaines années, ce qui se traduira par une demande assez similaire avec leurs études de l'année dernière, entre 42 et 44 000 nouveaux appareils. Pour le premier programme du groupe, l'A320, on voit 743 commandes nettes au 31 juillet et un carnet de commandes qui est à un niveau tout à fait record de près 7 600 unités uniquement pour la famille A320.
Et ça, ça arrive malgré une augmentation des livraisons de 14% au 31 juillet par rapport à la même période en 2025. Donc on voit ici une dynamique commerciale qui reste toujours très positive, et on voit aussi que ce programme continue à accélérer en termes de cadence de production.
On retrouve une dynamique similaire chez Boeing pour son monocouloir phare, le 737, avec notamment donc la poursuite du redressement des cadences de production qui augmentent depuis le 1er janvier de 15% par rapport à la même période en 2025. La cadence de 47 avions par mois est en cours de stabilisation chez Boeing avec notamment la mise en route d'une quatrième ligne d'assemblage dans le Nord-Ouest américain.
Boeing vise désormais, à l'issue de cette stabilisation, une transition à une cadence de 52 par mois puis 57 par mois, tout en évoquant dans un avenir plus lointain, sans précision malgré tout, un rythme atteignant les 63 avions par mois, ce qui se rapprocherait alors des rythmes de son concurrent Airbus pour l'A320. Côté gros-porteurs, l'A350 connaît également un bon ramp-up de ses cadences de production avec une hausse des livraisons au 31 juillet de 19% depuis le début de l'année.
L'objectif de 12 avions par mois en 2028 est également régulièrement confirmé par Airbus, et on a là aussi un carnet de commandes à un niveau record de 870 unités et qui nous fournit, sur la base des livraisons 2025, une visibilité de plus de 15 ans. Donc là aussi, on pense que Figeac Aéro va largement bénéficier des augmentations de cadences puisque c'est un presque doublement encore que l'on attend d'ici à 2028.
Au total, lorsqu'on inclut les données estimées du constructeur chinois COMAC, on obtient un carnet de commandes combiné assez massif puisqu'il dépasse les 17 700 appareils commerciaux, dont notamment plus de 9 300 pour le leader Airbus, qui est notre premier client, vous le savez. Et compte tenu des augmentations de livraisons qu'on constate au 31 juillet dont j'ai parlé dans les slides précédentes, les objectifs d'augmentation de cadences des différents constructeurs nous semblent tout à fait crédibles aujourd'hui.
Et donc, d'ici à la fin de l'année, sous réserve qu'il ne se passe rien de particulièrement significatif, le pic de production record qu'on avait vu en 2018 devrait donc être retrouvé dès cette année et ensuite dépassé, comme vous l'avez compris. Un mot sur notre environnement macro.
On voit actuellement deux enjeux majeurs susceptibles d'affecter de manière significative l'environnement dans lequel Figeac Aéro opère : la situation géopolitique actuelle avec le conflit au Moyen-Orient bien sûr et ses impacts sur le transport aérien, j'en ai touché un mot tout à l'heure ; ainsi que la performance globale de la chaîne d'approvisionnement aéronautique qui a eu tendance ces dernières années à ralentir quelque peu le rebond des cadences de production. Donc sur ce dernier sujet, on constate la réduction progressive des goulots d'étranglement.
Sur les moteurs monocouloirs qui constituent un goulot d'étranglement majeur, Safran a livré 41% de moteurs LEAP, qui équipent la famille A320 et le Boeing 737, donc Safran a livré 41% de moteurs LEAP en plus sur le premier semestre. Pratt & Whitney, qui équipe une autre partie des flottes d'A320, connaît une croissance autour des 8%.
Ces constructeurs ont également revu à la hausse leurs objectifs de livraisons sur l'année, donc proche de 20% pour Safran contre initialement +15%, et proche des 10% pour Pratt & Whitney alors que leur objectif tournait plutôt autour des 5%. Par ailleurs, l'intégration progressive des actifs de feu Spirit AeroSystems chez Airbus et Boeing vont avoir des effets positifs sur les cadences de production du 737 ainsi que de l'Airbus A350.
Par ailleurs, à ce stade, on ne constate pas, depuis le début de l'année, de décalages significatifs des hausses de cadences à des dates ultérieures. Autrement dit, pour le moment, les cadences de production et les transitions vers des plus fortes cadences se passent comme prévu.
Par conséquent, on constate donc que la situation au sein de la chaîne d'approvisionnement continue de s'améliorer et donc on peut s'attendre à la poursuite du ramp-up de cadences de production sur l'ensemble de nos programmes clés. Concernant le contexte géopolitique, avec le renchérissement des prix du pétrole et donc du kérosène et, à terme, leur impact sur l'inflation et la consommation, on a vu des baisses du trafic aérien passagers depuis le mois d'avril naturellement.
J'en parlais tout à l'heure, celles-ci sont restées très modérées puisque, au plus bas, on a vu une baisse de 3% du trafic sur le mois d'avril par rapport à avril 2025. Encore mieux, le trafic est de nouveau orienté à la hausse depuis le mois de juillet, 0,2%, j'en parlais.
Depuis le 1er janvier, il est positif également puisqu'il augmente de 0,6% en dépit des baisses constatées sur la région Moyen-Orient naturellement. Sur la même période, on constate également que l'appétit des compagnies aériennes pour de nouveaux avions plus économes en carburant, elle, ne faiblit pas.
Au contraire, les prises de commandes ont augmenté depuis le 1er janvier au 31 juillet, ont augmenté de 24% par rapport à 2025. On ne constate pas non plus dans les reportings de ces constructeurs majeurs d'annulations majeures à ce stade ni au Moyen-Orient ni sur les autres régions du monde.
Donc au global, on peut constater qu'à ce stade, il n'y a pas d'impact réel de ce contexte géopolitique sur les perspectives de l'aéronautique civile ou de la défense, et bien au contraire si on considère la défense. Si toutefois une réduction plus durable de la demande devait s'installer avec un conflit qui s'enliserait dans les mois et les années à venir, le niveau dans l'absolu des carnets de commandes dont j'ai parlé tout à l'heure, 17 700 appareils, est tel que toute faiblesse en fait de cette demande serait aisément absorbée jusqu'à temps qu'on atteigne un nouveau cycle de croissance.
Passons maintenant aux chiffres du premier trimestre à proprement parler. Donc sur la période, le chiffre d'affaires ressort à 111,8 millions d'euros, en croissance organique de 11,6% par rapport aux 101,9 millions d'euros que nous avions enregistrés au premier trimestre de l'exercice précédent.
La croissance est principalement portée par les activités aéronautiques et les principaux programmes du groupe, A350 et les monocouloirs A320 et 737 au travers de sa motorisation. Pour l'autre division du groupe, défense et énergie, la croissance est de 1,1% sur la période.
Là l'image est un petit peu plus contrastée. Ce sont les activités défense qui performent très très bien avec une croissance à deux chiffres, et on continue de constater certains décalages de nos projets sur les segments hydroélectricité et nucléaire donc sur le segment énergie, et c'est ce qui fait qu'on arrive au 1% de croissance sur le premier trimestre.
Pour autant, au sujet de la division défense et énergie, on reste particulièrement confiant sur ces perspectives en année pleine, notamment au regard des consultations et des prises de commandes qui sont en cours de finalisation actuellement. Un point rapide sur nos couvertures de change.
Comme vous le savez, le dollar a un impact potentiellement très important sur nos comptes et donc c'est important et ça fait partie des politiques du groupe de couvrir l'ensemble de ces flux nets vendeurs de dollars puisqu'on facture essentiellement en dollars pour nous permettre de sécuriser nos résultats. Donc avec un point rapide sur ces couvertures, on voit que l'un des impacts en fait positifs si on peut dire ainsi des tensions qu'on a connues au Moyen-Orient a été pour nous le raffermissement du dollar.
C'est ce qui nous a permis justement d'être assez opportunistes en la matière et de bien sécuriser nos couvertures de change à l'horizon de notre plan 2028. Donc à aujourd'hui, l'exercice en cours, donc qui clôturera en mars 2027, est sécurisé à quasiment 100% avec un taux couvert de 1,1532.
Par ailleurs, nous avons également doublé la quantité des flux couverts sur l'exercice clos à mars 28 avec plus de 30% de ces flux qui sont désormais couverts avec un taux moyen de 1,1513, quasiment similaire à celui de mars 2027. Et ça, c'est une évolution qui va continuer à se poursuivre dans les prochains mois.
À noter, lorsque vous regardez ces taux de 1,1532 et 1,1513, qui sont à rapprocher des hypothèses que nous avons désormais adoptées dans nos business plans en 2028 qui sont de 1,16 pour mars 27 et 1,175 pour mars 28. Donc pour ceux qui sont pas forcément trop à l'aise avec les politiques de change et cetera, 1,15, un $1,15 pour 1 € est évidemment beaucoup plus avantageux pour nous que 1,16.
Et évidemment, par la force des choses, 1,1513 est également beaucoup plus avantageux que 1,175 pour nous, ce qui veut dire qu'aujourd'hui, notre couverture de change, les taux de couverture nous permettent d'être assez positifs et en tout cas d'éliminer à ce stade en grande partie le risque de change qui peut peser sur nos comptes. Je parlais de la dynamique commerciale en préambule.
Elle reste positive sur la période. Le rythme de gain de nouveaux contrats, lui, reste globalement stable par rapport à l'exercice précédent, mais comme indiqué précédemment, on a un certain nombre de sujets qui sont de très grosse taille et qui sont encore en cours de discussion et en cours, je dirais, de finalisation, et qui vont nous faire progresser beaucoup plus rapidement vers notre objectif.
Donc à ce stade, on a sécurisé 33 nouveaux contrats depuis le lancement du plan PILOT 28 et ça représente environ 60% de notre objectif. Et donc ces contrats-là sont principalement sur les axes majeurs qui avaient été identifiés au moment du lancement du plan, notamment l'Amérique du Nord et la défense, donc qui sont deux espaces de croissance importants pour nous.
Et ça, c'est les gains de nouveaux contrats nous l'ont particulièrement confirmé. Par la suite, comme on l'a indiqué dans notre communiqué de presse, sous l'effet des nouvelles affaires dont je viens de parler et des hausses de cadences de production, notre carnet de commandes, qui est une projection sur 10 ans, s'apprécie de 3,3% pour atteindre le seuil symbolique jusque-là jamais atteint par le groupe à 5 milliards d'euros.
Sa composition en revanche reste globalement similaire à ce qu'elle était précédemment et dépend principalement à ce stade des principaux programmes civils A320, A350 et 737 de Boeing. Finissons désormais avec les perspectives.
Pour résumer, on a une performance qui est parfaitement en ligne avec notre objectif annuel entre 530 et 560 millions d'euros. Donc en tendance, on est tout à fait en ligne par rapport à l'année dernière.
On a une dynamique de marché qui reste très solide, j'en ai parlé. On a une dynamique commerciale qui reste tout à fait intacte à ce stade et qu'on attend en accélération sur le T2 et sur la suite de l'exercice.
Et enfin, j'en ai parlé là aussi, on a désormais une absence de risque significatif de change donc qui pourrait peser et qui pouvait potentiellement peser sur nos comptes. Donc en l'absence, et on prend cette hypothèse de l'absence de nouvelle dégradation significative du contexte international, aujourd'hui Figeac Aéro aborde le reste de l'exercice avec un très bon degré de confiance et donc on est en capacité aujourd'hui de confirmer l'ensemble de nos objectifs financiers que vous voyez ici, donc aussi bien en termes de croissance rentable, de forte génération de cash et de désendettement de la structure à l'horizon 2028.
Donc voilà, ça c'est effectivement pour mon intervention sur le premier trimestre. En résumé effectivement, et ça, je pense que vous avez peut-être l'habitude de me voir parler de ces sujets-là, mais ça peut être intéressant d'en faire le résumé.
On peut constater qu'on continue à avoir des moteurs de croissance très très forts et que, grâce à un positionnement solide que nous avons sur les principaux programmes, on va pouvoir largement bénéficier de ces moteurs de croissance. On a parlé lors de la réunion des annuels des initiatives stratégiques que nous avons lancées donc au mois de juin et qui en fait sont, pour ainsi dire, un plan d'investissement très ciblé sur des domaines particulièrement spécifiques et qui vont nous permettre d'améliorer encore notre positionnement et, je dirais, notre positionnement concurrentiel notamment, et qui vont nous permettre d'avancer encore plus vite dans les prochaines années.
On parle d'exécution solide ici sur cette slide-là et effectivement, ça fait référence au fait que, sur les 5 dernières années, on a été en capacité d'offrir à l'ensemble de nos actionnaires des objectifs atteints à 100% sur donc 5 exercices consécutifs. Donc effectivement, dans ce contexte-là, on s'attend à pouvoir poursuivre une croissance rentable du chiffre d'affaires, d'en améliorer évidemment la performance financière du groupe, j'en parlais évidemment en termes de rentabilité mais également en termes de génération de cash, et de continuer à renforcer la position concurrentielle du groupe sur l'ensemble de ses marchés.
Pendant qu'on continue d'améliorer nos fondamentaux de la sorte, on continue également à adresser certains autres grands enjeux, notamment financiers, auprès de l'ensemble de nos actionnaires, qu'ils soient particuliers comme professionnels, en continuant nos efforts de désendettement et de rééquilibrage du calendrier du remboursement de dette, et également de contribuer, notamment au travers de nos actions de communication, à augmenter la liquidité du titre pour en faciliter le trading. Pendant ce temps-là, on va également continuer à bénéficier assez largement d'un contexte qui nous est particulièrement favorable.
J'en ai parlé tout à l'heure, l'amélioration certes graduelle mais qui est là et qui se confirme aujourd'hui de la performance des chaînes d'approvisionnement et qui vont permettre, d'une façon globale, d'accélérer les cadences de production et donc d'accélérer encore la croissance du chiffre d'affaires de Figeac Aéro. L'exposition défense évidemment, aujourd'hui ça correspond à 7% de notre portefeuille.
C'est quelque chose qu'on attend en développement d'ici à la fin du plan entre 9 et 10%, et c'est là aussi où on va un petit peu plus vite du fait des besoins là encore notamment liés au contexte géopolitique. Et enfin le dernier point, vous le savez aussi, on a des actionnaires principaux qui ont plutôt tendance à vouloir vendre à l'horizon du plan leur participation, le tout dans un marché aéro et défense qui joue la carte de la consolidation avec beaucoup de petits acteurs et donc un certain nombre d'opérations de rapprochement qui pourraient avoir lieu et dont vous, en tant qu'actionnaire de Figeac Aéro, pourrez peut-être bénéficier dans le cadre d'une cession de départ des actionnaires majoritaires.
Voilà, donc ça conclut mon intervention à ce stade. Je suis désormais ouvert à vos questions.
Comme expliqué précédemment, merci de bien vouloir utiliser la fonctionnalité « Lever la main » sur l'interface Teams afin que Lucille qui est avec moi puisse vous permettre d'ouvrir vos micros. Donc là on vous invitera à ouvrir vos micros et donc vous pourrez poser votre question en direct.
Et on traitera également un certain nombre, alors peut-être pas tout parce qu'on a reçu pas mal, on traitera également les questions récupérées à l'écrit au préalable. Voilà, merci à tous à nouveau pour votre présence, et je vous propose de démarrer les questions.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à lever la main et sinon, le cas échéant, on traitera aussi les questions par écrit. Lucille, je te laisse ouvrir les micros le cas échéant.
Lucille Fréniac
Oui, tout à fait. Donc vous pouvez les ouvrir vous-mêmes, hein.
Ils sont libérés. Monsieur Bonroy ?
Simon Derban
Alors Monsieur ou Madame Bonroy.
Lucille Fréniac
Oui, pardon. Vous pouvez ouvrir votre micro.
Simon Derban
Monsieur ou Madame Bonroy, si vous voulez ouvrir votre micro, sinon on passe à la question d'après malheureusement. Vous pouvez ouvrir votre micro.
Si vous le faites pas, on n'entendra pas votre question. Pendant que cette personne s'exécute, est en train de se battre avec l'interface de Teams, peut-être qu'on peut prendre une autre question ?
Lucille Fréniac
Oui. Alors j'avais pas d'autre personne en live mais je peux peut-être poser une question qui avait été posée précédemment directement sur les inscriptions.
Donc une première...
Simon Derban
Je crois que le micro de Monsieur ou Madame Bonroy est ouvert, mais je sais pas s'ils nous entendent ou pas.
Lucille Fréniac
Oui.
Monsieur Bonroy
Oui, je vous entends.
Simon Derban
Bonjour ! Oui, bonjour.
Monsieur Bonroy
Bonjour. Oui, j'ai vu qu'aujourd'hui l'action avait bien progressé, elle est rendue à 11,82 ou 11,81-11,82.
Je m'aperçois que...
Simon Derban
10,80, entre 10,80 et 11 plutôt, sur la journée même.
Monsieur Bonroy
Oui, 10,80. 10,80, vous avez raison.
Et depuis quelque temps, cette action reste aux alentours de 10 alors que vous prévoyez des résultats plutôt bons, des chiffres plutôt bons. Quand on regarde, certains experts annoncent que l'action pourrait monter à 13 13 €.
Est-ce que c'est votre sentiment ou voir plus éventuellement ? Donc j'aimerais avoir votre point de vue là-dessus.
Simon Derban
Je comprends. Merci pour votre question.
C'est une question qui est assez récurrente bien sûr. Alors, nous effectivement on peut être parfois surpris d'un parcours peut-être un petit peu pas exactement sur place mais qui reste entre des bornes depuis le début de l'année 2026.
Et ça quelque part, je pense qu'il faut aussi regarder un petit peu ce qui se passe sur les marchés au global. C'est-à-dire que quand bien même on délivre sur l'ensemble de nos objectifs depuis maintenant 5 ans, et là avec un premier trimestre qui est tout à fait je dirais en ligne avec ce qu'on attend sur l'année à mars 27, ça peut être surprenant.
En revanche, effectivement vous n'ignorerez pas que il y a des mouvements de fond sur les marchés qui réagissent notamment à ce qui se passe au conflit au Moyen-Orient avec je dirais des considérations macroéconomiques et qui font que il y a plus ou moins de flux entrants sur le marché et parfois aussi des flux sortants. Et ça peut expliquer entre guillemets le fait que, malgré nos bons résultats, effectivement le marché français a pas forcément ultra bien performé et Figeac Aéro de ce point de vue-là aussi fait un relatif surplace.
Cela étant dit, effectivement les analystes qui nous suivent pensent on a une moyenne environ 13,4 € sur les quatre analystes professionnels qui nous suivent de leurs estimations, en moyenne sur le consensus c'est 13,4 €. Donc effectivement, ils ont un avis tout à fait positif que l'on partage.
Est-ce qu'on pourrait aller au-delà ? C'est ma conviction.
Maintenant, je ne peux pas vous faire de garantie là-dessus bien sûr, mais c'est notre conviction et on va aller le plus vite et le plus loin possible en la matière, c'est le but recherché. Donc voilà ce que je peux vous dire.
Maintenant effectivement, comme vous le savez, lorsque certains éléments macroéconomiques viennent entre guillemets gâcher peut-être un petit peu la fête, entre guillemets ce n'est que partie remise. C'est-à-dire que à la fin de la fin, si nous on tient notre business et qu'on tient nos engagements, le marché finira par réaliser qu'en fait on a été puni injustement et donc on aura un retour de bâton.
Donc fondamentalement, nous on ne s'attelle entre guillemets qu'à tenir nos objectifs et à être au rendez-vous de nos engagements, et on est absolument persuadé que le marché les valorisera à terme de manière satisfaisante. Voilà.
Monsieur Bonroy
Je vous remercie.
Simon Derban
Je vous en prie.
Lucille Fréniac
Monsieur Petit, vous pouvez ouvrir votre micro.
Monsieur Petit
Bonjour à tous, est-ce que vous m'entendez ?
Simon Derban
Oui.
Lucille Fréniac
Oui. Bonjour.
Simon Derban
Bonjour monsieur.
Monsieur Petit
Bonjour. Merci pour la présentation d'abord.
J'avais une petite question sur le futur de Figeac Aéro. C'est vrai que c'est une entreprise que je connais que récemment.
J'avais une question sur les programmes du futur qu'on peut voir qui sont en cours de dessin en ce moment côté Airbus en particulier. Je voulais savoir si d'ores et déjà vous aviez une collaboration, en tout cas sur la recherche et développement de certaines pièces élémentaires avec soit des partenaires d'Airbus ou soit avec Airbus directement.
Est-ce qu'on peut avoir des éléments de réponse là-dessus ?
Simon Derban
Oui, tout à fait. Alors j'imagine que lorsque vous parlez de ces nouveaux programmes, vous faites probablement référence à la prochaine génération de monocouloirs d'Airbus notamment.
Je vais présupposer que c'est à ça que vous faites référence. Effectivement, c'est un programme de première importance pour nous parce que effectivement c'est l'avion le plus vendu dans toute l'histoire au passage.
Et puis, c'est évidemment le premier programme aussi chez nous et qui réalise une grosse partie de nos volumes. Donc évidemment c'est important et on fait en sorte de rester très très proche d'Airbus de façon à faire partie des gens qui vont être consultés et de prendre une part beaucoup plus significative, une part de marché beaucoup plus significative sur cette nouvelle génération.
Mais aujourd'hui, je vais être très franc avec vous, je n'ai pas connaissance de chiffre d'affaires significatif en termes de réalisation de pièces. Je pense qu'aujourd'hui, c'est peut-être encore un petit peu tôt.
Nous, on a quand même plutôt tendance à être consultés pour des productions série, donc d'industrialisation, plutôt que du prototypage qui va être généralement réalisé dans les bureaux d'études et cetera. Donc de ce point de vue-là, nous aujourd'hui, c'est pas encore un sujet mais évidemment ça le sera de manière très importante demain.
On est également très proche de Safran comme vous le savez, Safran qui a également un programme moteur potentiellement à proposer et un programme moteur relativement innovant où là aussi on sera force de proposition auprès de Safran pour les accompagner dans l'industrialisation de ces programmes-là. Donc en tout état de cause, aujourd'hui c'est pas du tout significatif pour nous voire quasiment inexistant.
En tout cas, je n'ai pas connaissance qu'on ait réalisé des chiffres d'affaires significatifs là-dessus. C'est probablement un petit peu tôt, ça va venir.
Mais en tout état de cause, ce qu'il faut regarder, c'est que avec le type de bonnes relations qu'on a et de relations historiques aussi qu'on a et puis je dirais la taille des périmètres de pièces qu'on a avec Airbus et avec Safran respectivement, ça nous met en très très bonne position pour je dirais capter des parts de marché importantes sur ces prochains programmes. Et je dis souvent qu'historiquement, on est rentré de manière je dirais petit à petit en grignotant des parts de marché sur l'A320 parce que c'était un programme qui existait déjà lorsque la société a été créée.
Et lorsque l'A350 lui est sorti donc plutôt aux alentours de 2014, là pour le coup on avait déjà une certaine taille et donc on était déjà en capacité d'accompagner beaucoup plus fortement et d'investir beaucoup plus fortement en accompagnement d'Airbus sur la montée en cadences de ce programme-là. Et donc c'est ce qui nous laisse penser, sans garantie là aussi bien sûr, mais c'est ce qui nous laisse penser que sur ces prochains programmes, on sera en capacité, on l'espère et on fait tout pour, capter une meilleure part de marché encore sur cette nouvelle génération de monocouloirs par rapport à ce qui est le cas aujourd'hui sur l'A320.
Voilà ce que je peux vous dire en tout cas à ce stade.
Monsieur Petit
Je vous remercie pour les éléments.
Simon Derban
Merci à vous.
Lucille Fréniac
Monsieur ou Madame Veirmont ?
Monsieur Veirmont
Oui, bonjour. Merci pour votre présentation.
Pour ma part, je suis actionnaire depuis à mon avis une douzaine d'années, donc ça fait très longtemps. Je suis un actionnaire fidèle.
Malgré l'accident de parcours, j'ai une totale confiance dans monsieur Jean-Claude Maillard et votre société, donc j'arrête là-dessus. Ma question concerne les particuliers qui voudraient être actionnaires de Figeac Aéro.
Actuellement, quand on est particulier, on a tendance à acheter des ETF. Alors, je sais pas, mettons si Figeac fait partie d'une ETF ou pas ou si vous êtes toujours, comment dirais-je, solitaire.
Bon, ça c'est ma première question. En termes de compréhension, vous avez dit à un moment que vous aviez des actionnaires qui souhaitaient vendre leur participation.
Là, j'ai pas trop bien compris de quoi il s'agissait. Voilà, c'est tout.
Simon Derban
Alors, sur les ETF, vous avez parfaitement raison. Il y a une part significative des marchés qui sont exposés au travers désormais de ce qu'on appelle les ETF, donc qui sont essentiellement des paniers de valeurs, vous le savez, et qui ont donc plutôt tendance à chercher à répliquer la performance d'un indice notamment.
Donc Figeac Aéro, je vais dire heureusement ou malheureusement, je ne sais pas, est une société qui reste de taille modérée puisque on a une capitalisation qui va tourner pas très loin des 500 millions d'euros, mais voilà. Ça reste c'est beaucoup, certes, mais c'est très petit lorsque l'on compare ça à l'ensemble des grandes sociétés et cetera qui composent les indices internationaux qui se comptent généralement milliards, dizaines ou centaines de milliards voire plus dans certains cas notamment de la tech américaine.
C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, Figeac Aéro fait partie d'indices notamment Euronext, mais qui sont généralement assez peu répliqués dans des ETF. Donc les ETF, d'une façon générale, vous allez avoir quand même plus spécifiquement des grandes valeurs et la plupart des indices qui sont répliqués de façon assez importante sur les ETF, c'est quand même plus sur les indices nationaux majeurs voire carrément des indices européens et de grandes zones.
Vous voyez, si on prend la zone européenne par exemple, j'ai pas les chiffres devant moi, mais je vais présupposer que des indices comme l'Euro Stoxx 50 sont extrêmement suivis. Bon ben là, c'est les 50 plus grandes valeurs européennes, vous pensez bien que malheureusement on n'y est pas encore.
Donc non, malheureusement, la partie investissement passif n'est probablement pas quelque chose qui va directement profiter à Figeac Aéro. Et votre deuxième question, si ma mémoire est bonne, concernait des éclaircissements sur la volonté de certains actionnaires de référence chez nous de céder leur participation.
Vous me dites si je me trompe, hein.
Monsieur Veirmont
Non non, c'est ça.
Simon Derban
OK. Donc je faisais référence à notre président-directeur général Jean-Claude Maillard.
Vous savez que c'est le fondateur de la société donc il est présent depuis 1989. Donc évidemment, aujourd'hui il arrive à un certain âge et souhaite tout simplement réaliser son investissement de vie.
Donc de ce point de vue-là, il a indiqué de façon assez publique depuis le temps qu'il souhaitait céder sa participation à l'horizon du plan PILOT 28, donc ça veut dire qu'on parle d'un printemps-été 2028 techniquement. Et donc c'est son souhait effectivement.
Aujourd'hui, il a 50% du capital et il est accompagné au capital de façon significative par le fonds ACE Aéro Partenaires, qui est géré par Tikehau Capital, qui est un fonds spécialisé dans l'aéro et qui a investi assez lourdement notamment dans la sous-traitance aéronautique française et européenne, et qui là aussi, puisque c'est un fonds private equity, a plutôt vocation à sortir très probablement, même si je vais pas parler à leur place, mais très probablement dans les mêmes horizons que Jean-Claude Maillard. Et eux ont 25%.
Donc ça veut dire qu'effectivement, au sein du capital de Figeac Aéro, les 25% étant le flottant, c'est des professionnels comme des particuliers actionnaires, et j'en fais partie, ce 25% va voir les 75% restants probablement cédés à cet horizon. Et c'est pour cette raison que j'en parle, c'est qu'effectivement dans un marché où il y a de la consolidation, et c'est le cas actuellement puisque Jean-Claude Maillard discute aussi avec des banques d'affaires qui vont l'aider dans cette future cession à valoriser au mieux sa participation.
Alors pourquoi c'est important pour vous ? C'est parce que tout simplement, dans les règles sur le marché français en tout cas, lorsque quelqu'un achète plus de 33% d'un groupe, normalement, sauf dérogation, je simplifie mais sauf dérogation, il doit déposer une offre publique.
Ça veut dire qu'effectivement, si vous achetez plus de 33% d'une société, vous ne pouvez pas entre guillemets que sélectionner les quelques actionnaires que vous voulez, vous allez devoir déposer une offre pour l'ensemble des actionnaires. Et donc là forcément, selon toute vraisemblance, si Jean-Claude Maillard et Tikehau Capital vendent leur participation à ce moment-là, et bien ça donnerait plus que probablement lieu à une offre publique et donc qui offrira une porte de sortie aussi aux actionnaires en leur permettant aussi ben d'empocher la prime de contrôle le cas échéant.
Voilà, je sais pas si j'étais très clair. Dites-moi s'il y a besoin d'un éclaircissement supplémentaire.
Monsieur Veirmont
Non, c'est parfaitement clair.
Simon Derban
Très bien.
Lucille Fréniac
Lucille, est-ce qu'on a d'autres questions en live ou sinon peut-être des questions... Alors là je vois pas de question en live, donc je vais prendre les questions écrites.
Donc quel est aujourd'hui la rentabilité de vos activités en Amérique du Nord et plus particulièrement au Mexique, et envisagez-vous de renforcer vos équipes commerciales ou la présence industrielle en Amérique du Nord pour accompagner le développement ?
Simon Derban
Alors, aujourd'hui, pour être très clair, et merci pour cette question très précise, on va quasiment jamais communiquer sur le niveau de rentabilité par site. Ça, c'est pas quelque chose que l'on fait historiquement et on ne le fera pas là.
En revanche, on peut parler un petit peu du remplissage de ces usines-là. L'usine américaine, effectivement est plutôt bien remplie notamment grâce à la collecte de pas mal de nouveaux contrats sur cette zone-là, et notamment avec des nouveaux clients, j'en avais parlé les dernières fois, notamment Textron, mais également Boeing, enfin anciennement Spirit mais maintenant Boeing, qui est un voisin aussi de notre établissement à Wichita.
Donc le business s'est bien développé aux États-Unis et donc on aura très probablement un certain nombre d'investissements à réaliser aux États-Unis pour avancer un petit peu plus vite et servir cette belle croissance. Donc de ce point de vue-là, on arrive sur des niveaux de rentabilité qui sont pas très très loin de niveaux qu'on va estimer nous au sein du groupe normatifs pour la taille du site.
En revanche, côté Mexique, l'histoire est un petit peu différente puisque le site est encore très peu chargé par rapport à la moyenne de nos sites et quand bien même on fait entrer beaucoup de business, on a encore de la place ici. Donc on n'est pas du tout au niveau encore attendu, mais on a justement une très très belle courbe de progression sur le site mexicain.
Le site mexicain, lui, si vous avez suivi notre actualité et nos dernières publications ces dernières années, vous savez aussi que c'est un site qui a été je dirais plutôt une source de pertes justement par manque notamment par manque de remplissage, et ça c'est quelque chose qu'on a largement remédié, tant et si bien que depuis le 4e le quatrième trimestre de l'exercice précédent, le Mexique est redevenu un site rentable. Alors quand je dis rentable, ça veut dire en termes d'EBITDA, un EBITDA positif sur le quatrième trimestre uniquement.
Donc ça c'est quelque chose qui se poursuit et donc on va continuer à améliorer les choses au Mexique, ce qui nous laisse penser que c'est une zone qui va continuer à se développer d'une bonne manière et qui va contribuer désormais à l'EBITDA du groupe à l'échelle du groupe en tout cas.
Lucille Fréniac
Très bien, je vois qu'on n'a toujours pas de question en live, donc je vais continuer. Disposez-vous d'offres spécifiques destinées au marché des drones, notamment dans le domaine de la défense ?
Simon Derban
Alors non, aujourd'hui c'est pas le cas. Aujourd'hui, on n'a pas de périmètre de pièces sur les drones.
Les drones peuvent être potentiellement intéressants lorsqu'on considère l'angle volume, c'est-à-dire qu'effectivement industrialiser des pièces pour des drones où généralement il y a beaucoup de volume, ça peut être intéressant pour nous. En revanche, il faut quand même garder en tête que c'est souvent des drones de petite taille et quand ils sont de petite taille, il y a un peu plus rarement du métal dessus puisque le métal est plus lourd.
Et donc c'est pas forcément aujourd'hui un business sur lequel soit on est très bien positionné, soit en tout cas si on n'a pas été en capacité à ce stade de capter des business là-dessus. Ça fait pas partie aujourd'hui du portefeuille de consultations que l'on a.
Ça veut pas dire que ça n'arrivera jamais bien sûr, et on continue à regarder ça de près parce qu'il y a quand même des opportunités ici. Et si on va sur des drones, ça pourrait aussi être des programmes de drones peut-être un petit peu plus perfectionnés et notamment avec des gros clients avec qui on travaille déjà, les Safran, les Thales et cetera, qui eux aussi travaillent sur ce type de programme.
Mais pour l'instant, c'est pas le cas.
Lucille Fréniac
Très bien. Donc je continue.
Concernant la défense, étudiez-vous des opportunités de coopération avec des industriels ukrainiens ?
Simon Derban
Réponse simple : non, c'est pas le cas aujourd'hui. Non.
Je sais pas si c'est peut-être un peu en lien avec les drones, mais non, pas du tout. En fait, pour être très clair sur les sujets de la défense, il est important pour nous de se positionner auprès de clients qui vont nous offrir des volumes.
Et donc on a quand même tendance à travailler avec des gros industriels et donc on ne va pas forcément aller chercher directement sur des théâtres de guerre et cetera. On va quand même avoir tendance à plutôt privilégier d'étendre notre périmètre de pièces auprès de nos clients qui sont déjà des très très gros acteurs de la défense à l'échelle française mais également à l'échelle européenne et mondiale.
Et donc on considère que aller en Ukraine et cetera, pourrait être un risque pour nous de travailler avec des gens qu'on ne connaît pas et cetera, et avec une distance qui rendrait les choses un peu difficiles. Et donc c'est pas du tout aujourd'hui l'angle qui a été abordé.
En revanche, toujours sur le sujet de la défense, travailler avec les gros industriels dont on a parlé, c'est vrai qu'aujourd'hui ça nous permet de positionner Alors comme on a une empreinte industrielle forte en France, ça nous met, je dirais, en très bonne position pour ben pour travailler avec ces industriels-là parce que la localisation en France est importante et stratégique la plupart du temps. En revanche, ce sont des industriels qui s'intéressent aussi à développer une empreinte industrielle en Europe et donc ça c'est des sujets aussi qu'on a en cours de discussion avec eux ben pour développer des activités de défense pas seulement en France mais en Europe.
Donc on resterait, cette fois-ci vous l'avez bien compris, en Union européenne pour respecter des contraintes de souveraineté.
Lucille Fréniac
Il y a une question qui est arrivée dans le chat : quelles sont les lignes de produits à plus forte marge chez Figeac Aéro et quelles sont celles à plus faible marge ? Est-ce que...
Simon Derban
Si vous me posez à chaque fois des questions sur les marges, malheureusement, je suis un peu embêté parce que on ne communique pas du tout là-dessus. Je suis la plupart du temps pas autorisé et ni par mon management ni par les clients de communiquer sur les niveaux de marge.
En revanche, c'est vrai que d'une façon générale, on trouve des niveaux de marge relativement satisfaisants, en moyenne plus satisfaisants sur les activités moteurs, donc sur des pièces à plus forte valeur ajoutée la plupart du temps. On va aussi trouver parfois des meilleures marges sur les activités de traitement de surface notamment parce que là on est sur des capacités qui sont souvent limitées.
Donc ça permet aussi de capter un petit peu plus de marge à ce niveau-là. Mais d'une façon générale, Figeac Aéro répond sur l'ensemble de ses consultations en essayant de respecter des niveaux de marge donnés par business unit.
Alors évidemment, je ne communiquerai pas sur ces niveaux de marge, vous le comprenez bien, mais pour autant, c'est-à-dire que voilà, il est absolument possible que certains business moteurs soient moins rentables que certains business d'aérostructure et inversement. Mais c'est vrai qu'en moyenne, on trouve souvent des bonnes marges sur les pièces moteurs parce que on est souvent sur des pièces à plus forte précision, à plus forte valeur ajoutée, ce qui donne un petit peu plus de classe en la matière.
Voilà, mais sinon effectivement on travaille de toute façon à augmenter les niveaux de marge de l'ensemble de nos contrats, c'est-à-dire aussi bien ceux qui sont très rentables, alors là souvent s'ils sont très rentables, on va souvent avoir du mal à aller plus loin, mais on travaille aussi notamment sur ceux qui sont les moins rentables. Alors évidemment, je vous donnerai pas les chiffres, cependant considérez quand même que certains contrats vous avez carrément des marges d'EBITDA négatives.
Ça c'est des choses qui peuvent arriver. C'est souvent des contrats historiques et c'est souvent des contrats sur lesquels justement on va faire un effort particulier commercial avec le client pour arriver à remonter ces niveaux de rentabilité à des niveaux pas toujours normatifs, mais en tout cas relativement à la situation d'avant, d'améliorer la situation de façon importante.
Donc voilà, je ne peux répondre que dans ce sens-là malheureusement, mais merci pour votre question. Malheureusement, je peux pas donner beaucoup plus de détails à ce stade.
Lucille Fréniac
Nous avons des questions du coup en live. Donc Dominique Chauvin, vous pouvez ouvrir votre micro.
Dominique Chauvin
Bonjour.
Simon Derban
Bonjour monsieur.
Dominique Chauvin
J'ai raté le webinar parce que mon ordinateur était en carafe donc je risque d'être redondant, mais j'ai une question : quel est votre sentiment sur la montée en gamme et en importance peut-être d'Embraer, la compagnie brésilienne ? Et est-ce que cela peut tirer du business pour vous ?
Quel est votre sentiment sur le troisième donc constructeur ?
Simon Derban
Alors, merci pour votre question. Elle est tout à fait juste.
Embraer aujourd'hui est un client chez nous. Donc on travaille sur un assez large périmètre chez Embraer, notamment sur les programmes E2, E-Jets E2.
Donc c'est le monocouloir, c'est un peu plus petit que l'Airbus A320, c'est globalement de la taille d'un A220 grosso modo, une centaine de places. Donc on travaille avec eux sur ces programmes-là, on a une grande diversité de pièces là aussi, et on travaille également sur leurs jets d'affaires.
Donc c'est un constructeur avec lequel on se développe. Cela étant dit, on va pas se cacher non plus, lorsque vous regardez les chiffres, ne serait-ce que pour prendre les prises de commandes par exemple pour parler volume vraiment entre Airbus, Boeing et Embraer, bon, on n'est quand même pas du tout sur les mêmes volumes.
Lorsque Airbus entend livrer, c'est leur objectif, 860 autour de 870 appareils commerciaux, toute famille confondue, en 2026 et que Boeing pourrait être dans les allez, ils ont pas donné de chiffres mais on va dire peut-être dans les 650 et quelques, l'objectif en termes d'avions commerciaux, donc strictement je dirais comparables à Airbus et Boeing chez Embraer, c'est je crois 85 si ma mémoire est bonne. Donc vous voyez qu'on a quand même une énorme marge de progression entre les deux et on a vraiment un différentiel de taille qui reste majeur même si Embraer a des avions qui sont très appréciés, a un positionnement intéressant sur les avions régionaux, notamment sur le marché américain qui est un marché un peu je dirais captif et intéressant.
Donc on travaille avec eux, mais c'est sûr qu'en termes de volume, quoi qu'il arrive, ça n'est pas près d'arriver de près ou de loin à Airbus ou Boeing. Ça par contre à court ou moyen terme, ça n'arrivera pas.
Voilà.
Lucille Fréniac
Nous avons une autre question de Frédéric en live. Vous pouvez ouvrir votre micro.
Simon Derban
Bonsoir Frédéric.
Frédéric
Oui, bonsoir. Vous m'entendez ?
Simon Derban
Bonsoir. Oui, on vous entend.
Frédéric
Bon, merci pour la présentation. Ma question concerne les investissements stratégiques qui sont je crois de 20-25 millions à horizon 2028.
L'idée que je comprends, c'est de créer la valeur de l'EBITDA au détriment de la dette. Un arbitrage qui semble logique si on peut valoriser 10 fois l'EBITDA pour l'entreprise.
Après cette annonce, vous n'avez pas revu vos objectifs d'EBITDA à horizon 2028. Cela signifie-t-il que ces investissements ne seront pas matérialisés ?
Ou est-ce par prudence ? Merci.
Simon Derban
Merci pour cette question très juste. Il y a effectivement un aspect de prudence qu'on va toujours essayer de conserver.
J'en parlais tout à l'heure, on est assez fiers de pouvoir dire que depuis 5 ans on atteint l'ensemble de nos objectifs. Et moi je suis arrivé en 2023 donc voyez, je suis arrivé au début de ce parcours-là mais je suis plutôt content d'avoir pu accompagner Figeac Aéro dans la définition d'objectifs qu'on était effectivement en capacité de tenir.
Et ça évidemment, c'est capital si vous voulez que vos messages soient crédibles lorsque vous communiquez au marché. Donc ça c'est un premier point.
J'attirerais votre attention si vous y avez accès à la recherche des analystes qui couvrent notre titre et qui sont assez bien alignés justement sur les objectifs de notre plan. Donc on va suggérer que ça veut dire que quelque part ils le trouvent suffisamment crédible.
Bon. Donc sur le point de la crédibilité, c'est ça.
Maintenant sur le point de l'échange au regard des initiatives stratégiques qu'on a annoncées, donc entre 20 et 30 millions d'ici à 2028, bon sachant qu'on en a fait déjà 2 et quelques millions donc vous avez pas forcément tort sur ce que vous disiez entre 20 et 25, effectivement on prépare l'après PILOT 28. Donc il est évident que lorsque l'on va réaliser, on va dire en moyenne, 15 millions d'investissements en plus, complémentaires par rapport à ce qu'on prévoyait, en plus par an, forcément c'est toutes choses égales par ailleurs, ces 15 millions que vous allez rajouter en dette fondamentalement, en dette nette, et puis sans avoir forcément de suite le retour en termes d'EBITDA.
Et c'est un petit peu le sujet. C'est lorsque vous investissez aujourd'hui, vous n'aurez pas un gain d'EBITDA à moins de 2 ans.
Ça c'est pas possible. On ne peut pas compresser le temps à ce niveau-là en termes d'investissement et donc ça malheureusement, c'est pas tout à fait envisageable.
En revanche, si je peux être plus précis dans ce que l'on recherche en termes de création de valeur, c'est que comme je l'ai expliqué tout à l'heure, à l'issue du plan PILOT 28, il y a clairement un sujet de valorisation de la société auprès d'un potentiel acquéreur. Vous comprenez tout de suite que cette entité, lorsqu'elle envisage d'acheter Figeac Aéro, va regarder notre business plan.
Évidemment le business plan lorsqu'on lui présentera en 2027 ou en 2028 ne parlera plus tellement du passé, il parlera de l'avenir. Et donc cet avenir-là, on cherche à le préparer d'ores et déjà.
C'est-à-dire que on aurait très bien pu dire, puisque'on parle de multiples, essayer de vraiment d'investir le moins possible, de maximiser complètement la génération de cash, c'est quelque chose qu'on essaie de faire aussi, mais si on ne fait que ça, bah à ce moment-là on n'aurait pas du tout investi. Le seul problème lorsque vous faites ça, c'est que si votre acquéreur par exemple est un industriel, vous pouvez être certain que l'industriel va vous regarder, il va vous dire : « Mais attendez, mais je comprends pas.
Vous n'investissez plus du tout. Mais ça veut dire que si moi je vous rachète, en fait je vais me retrouver avec une sorte de dette d'investissement que vous avez pas réalisée vous.
Et donc vous avez maximisé entre guillemets votre free cash-flow pour faire gonfler un peu la note pour habiller la mariée comme on dit dans le M&A, mais par contre moi il va falloir que j'investisse peut-être un peu plus et rattraper potentiellement un retard que vous auriez pu prendre. » Et donc c'est pour ça que nous en fait, ce qu'on essaie de faire avec les initiatives stratégiques, c'est trouver le bon équilibre, la bonne balance entre l'EBITDA qu'on va pouvoir montrer et surtout le type d'avenir qu'on va pouvoir leur démontrer.
Et pour cela, on sera crédible parce qu'on aura réalisé des investissements où on sera en cours de réalisation d'investissements sur lesquels effectivement l'acquéreur pourra dire : « Bah oui, si vous avez des contrats en face et cetera, c'est crédible et donc il pourra se baser sur ces chiffres-là », ce qui va nous permettre nous, on pense, créer de la valeur notamment en termes de valorisation du groupe à ce moment-là, ce qui bénéficiera pas seulement à Jean-Claude Maillard et à Tikehau Capital, mais à l'ensemble de nos actionnaires bien sûr. Voilà.
Frédéric
OK. Ce que je comprends en fait c'est en fait vous générerez de l'EBITDA potentiel quelque part pour...
Simon Derban
À terme, forcément. C'est...
Frédéric
Enfin je veux dire pour l'actionnaire que nous sommes, sachant qu'en 2028 s'il y a cession, l'histoire est terminée pour l'actionnaire que nous sommes. Mais en gros, ce qui pourrait être valorisé, c'est de l'EBITDA potentiel et ça c'est peut-être monétisable, on va dire.
Simon Derban
Bah de toute façon...
Frédéric
Parce que sinon en fait nous on investit dans quelque chose dont on ne verra jamais les fruits sur ces 20-25 millions.
Simon Derban
Comme vous le savez, on peut réduire effectivement la valorisation d'un groupe qui va être cédé à quelqu'un. Souvent on regarde le multiple.
Vous en avez parlé tout à l'heure, c'est une façon simple de voir les choses. Cependant, le multiple lui, certes on peut constater des multiples de marché, on le fait souvent, moi je l'ai déjà fait ici et cetera, je le fais régulièrement en suivant les transactions qui se font sur le marché, et effectivement on constate que il y a du support pour une vision d'un multiple de 10 fois l'EBITDA au moins.
Bon bah il y a du support pour ça. Mais bien entendu, vous comprenez bien qu'un acquéreur lui, il n'arrive pas en vous disant : « Oui bon bah moi j'ai compris qu'il fallait que je paye 10 fois l'EBITDA donc je paye 10 fois l'EBITDA dernièrement publié et puis ça y est.
» Non, ça marche pas comme ça. Il regarde votre BP, il va le torturer dans tous les sens, il va opérer un certain nombre de retraitements comptables et cetera, enfin il va nous casser la tête jusqu'au bout pour dire : « Voilà, après avoir fait ma due diligence, je pense que je peux vous payer tant, ce qui se traduit par un multiple de tant.
» Mais ce n'est que la résultante entre guillemets. C'est-à-dire qu'un acquéreur n'arrive pas en disant : « Bon bah voilà...
» En revanche, s'il regarde le BP et qu'il se dit : « Tiens, ça me fait payer, j'en sais rien moi, 14 fois l'EBITDA », il va peut-être revoir un peu sa copie parce que 14 fois c'est vrai qu'historiquement c'est assez élevé. Mais le multiple si vous voulez, c'est pas le point de départ, c'est uniquement la résultante de cette logique de prospective que lui va réaliser sur la base de notre BP et de sa vision à lui critique de ce business plan.
Voilà, donc je sais pas si je suis très clair. Je pense que ça répond à votre question.
Frédéric
Oui, bah je vous remercie bien.
Simon Derban
OK. Est-ce qu'on a une question à l'écrit aussi ?
Je sais pas s'il y a d'autres questions ou pas, je les vois pas Lucille.
Lucille Fréniac
Oui, il y avait une question concernant les CAPEX prévus à court et moyen terme pour accompagner la croissance, et si oui, est-ce en Europe ou ailleurs ?
Simon Derban
Oui, alors on y a un petit peu...
Lucille Fréniac
Voilà, on y a un petit peu répondu. Oui, tout à fait.
Simon Derban
Oui. Nos investissements peut-être juste pour préciser en tout cas ils vont se faire quasiment partout sur les différents sites du groupe.
On en aura tout aussi bien en Amérique du Nord. Comme je l'ai dit, au Mexique a priori c'est pas là où on aura la majorité des investissements parce qu'on a un site qui est capacitaire aujourd'hui.
En revanche, aux États-Unis peut-être un petit peu plus. Donc s'il y avait des investissements en Amérique du Nord, ce sera peut-être plus volontiers sur le site de Wichita dans le Kansas.
En revanche, sinon après c'est assez bien réparti. Il y aura une partie en France donc on continue à investir à Figeac, on continue à investir sur l'ensemble de nos sites, mais également en grande partie aussi au Maghreb et donc au Maroc et en Tunisie là où aussi on a de grandes opportunités de croissance.
Donc c'est je dirais plutôt bien réparti normalement au regard des volumes actuels.
Lucille Fréniac
Nous avons Monsieur Chauvin. Après peut-être que nous allons clôturer au vu de l'heure.
Je...
Simon Derban
Ouais. Dominique, je vous laisse la dernière question.
Dominique Chauvin
D'accord. Alors juste pour m'immiscer dans ce débat stratégique et prospectif précédent, la question de la valorisation liée à l'investissement ou pas pour faire monter le résultat, la question c'est pas uniquement l'investissement qui générera plus tard de l'EBITDA.
La question c'est la rentabilité de ces investissements, c'est-à-dire la qualité de ou la vision de ces investissements pour générer plus de valeur à terme par la rentabilité. Et du coup, ça pose la question de la marge.
En d'autres termes, ce qui serait intéressant dans vos investissements futurs pour préparer l'avenir, c'est quels sont les éléments que vous pourriez nous transmettre sur les endroits ou les sujets sur lesquels vous comptez investir pour potentiellement augmenter cette marge ? Par exemple, vous avez mentionné les moteurs par rapport aux autres éléments dans l'avion qui dégagent plus de marge, ou au contraire les pays.
C'est-à-dire quelle est finalement votre martingale pour essayer d'améliorer la marge et d'améliorer la rentabilité de vos investissements ?
Simon Derban
Alors, je suis évidemment pas vous donner la recette secrète, mais je vais pouvoir vous expliquer dans les grandes lignes quelles sont un peu les différentes avenues qui sont utilisées actuellement et à venir pour améliorer la marge. Mais vous avez raison, c'est un point évidemment important.
C'était le cas ces dernières années, ça va devenir un petit peu moins, mais lorsque l'on avait encore des taux d'utilisation relativement faibles de nos actifs industriels, l'augmentation du volume et donc la meilleure utilisation d'une base de coûts fixes nous permettait d'augmenter mécaniquement la marge. Donc ça reste un impact qui existe encore aujourd'hui puisque naturellement bah on augmente le chiffre d'affaires de entre 10 et 15% par an, évidemment on n'augmente pas nos coûts de structure du même montant.
Donc forcément, vous avez un effet mécanique de par l'augmentation de votre activité. Donc ça c'est un des principaux effets qu'on a connus jusque-là et qu'on va continuer à connaître mais dans une moindre mesure.
Vous parliez des CAPEX, effectivement c'est pas le tout de dire on va investir. Aujourd'hui, d'abord on est beaucoup plus structuré qu'on l'était par le passé et donc aujourd'hui on est beaucoup plus sélectif dans nos investissements.
Autrement dit, les investissements sur lesquels on va, on travaille sur des retours sur investissement qui sont beaucoup plus rapides que ce qu'ils étaient par le passé. Alors là non plus, je vais pas forcément rentrer dans le détail de la recette secrète, mais il y a une forte réduction et une beaucoup plus grande sélectivité dans les investissements qu'on va réaliser.
Au-delà de ces deux aspects-là, je vais vous donner pêle-mêle un certain nombre de choses qui ont eu lieu et qui continuent à avoir lieu. Alors tout d'abord, j'ai parlé des contrats qui étaient pas forcément à bonne rentabilité ou au niveau attendu en termes de rentabilité, notamment des contrats historiques.
Ça c'est des contrats qui ont été renégociés dans leur plus grande partie. Alors on n'obtient pas toujours gain de cause à hauteur de ce qu'on voudrait, c'est une négociation avec les clients et cetera, mais dans une grande majorité des cas, on a réussi à faire passer des augmentations de prix qui nous permettent soit de revenir à des niveaux normatifs, soit des niveaux beaucoup plus proches du normatif mais qui, toutes choses égales par ailleurs, nous permettent quand même de faire mieux que les années précédentes.
Donc c'est le sujet de la renégociation notamment des contrats historiques. On a aussi, lorsque c'est le cas, une meilleure répercussion, ça a été le cas ces dernières années, moins maintenant mais les deux années précédentes, notamment au regard des impacts de la crise en Ukraine, la répercussion de l'inflation.
La plupart de nos contrats, notamment historiques, ne contenaient aucune clause de révision des prix au regard de l'inflation. Donc ça c'est des choses que là aussi on renégocie et qu'on essaie d'inclure de plus en plus, notamment dans les nouvelles affaires avec des formules ou en tout cas des mécanismes nous permettant potentiellement de réviser les prix en cas d'inflation.
C'est pas toujours le cas, pour vous donner un cas général, mais dans certains cas il y en a pas, mais dans beaucoup de cas désormais, il y a des clauses de révision des prix mais elles varient énormément dans leurs modalités. Mais en tout cas, elles nous permettent de se protéger un petit peu mieux d'une inflation habituelle.
Également, on a parlé des sujets qui permettaient d'aller chercher plus de marge et cetera. Donc les sujets qui sont bien margés et cetera, c'est quand même des sujets qu'on va avoir tendance à chercher à favoriser par rapport à d'autres.
Et donc forcément, on va avoir un effet d'optimisation du mix de chiffre d'affaires où on va essayer d'avoir une plus grande proportion de chiffres à bonne marge plutôt que de chiffres à faible marge. Et puis après, il y a aussi la possibilité de réorganiser nos schémas industriels, on l'a fait ces dernières années aussi, pour les pièces les plus simples où parfois lorsqu'on arrive à la limite de l'automatisation, c'est des périmètres qui potentiellement peuvent être transférés dans des zones à plus bas coût et qui vont nous permettre d'augmenter en revanche des productions à forte valeur ajoutée en France là où le coût du travail est beaucoup plus élevé.
Et enfin le dernier point, c'est sur les nouvelles affaires que l'on va chercher. C'est en lien un petit peu avec les CAPEX dont on a parlé.
Là aussi on est beaucoup plus sélectif et on ne se positionne sur ces nouvelles affaires que lorsque les niveaux de marge sont suffisants pour contribuer au résultat du groupe. Donc lorsque vous prenez tous ces éléments-là, c'est un travail entre guillemets de tous les jours, c'est ce qui va nous permettre de continuer à développer la marge du groupe potentiellement au-delà des 17%.
Dominique Chauvin
Merci. Et pour être extrémiste dans ma question, est-ce que ça veut dire aussi que il faudrait réduire la recherche si toutefois vous en faites puisque cette recherche elle est à objectif plus long terme effectivement ?
Simon Derban
Non, pas du tout. Alors après c'est des coûts qui peuvent varier d'une année à l'autre en termes de recherche et développement, mais fondamentalement la recherche et développement qu'on fait, c'est essentiellement des coûts qui sont capitalisés et qui sont la plupart du temps existent dans nos efforts d'optimisation de nos schémas industriels.
Et donc ça entre guillemets, Si je peux faire quelque chose de très très simple, ce sont des gains de productivité, c'est les prochains gains de productivité. Donc ça entre guillemets, vous devez les garder, vous devez continuer à les travailler parce que bah chaque année vous avez un peu d'inflation, chaque année potentiellement vous avez des clients qui vous disent : « Ah là il faut faire un effort sur le prix » et cetera et cetera.
Donc si vous ne faites pas de gains de productivité, bah à force vous voyez vos marges qui sont potentiellement un petit peu rognées par ces différents aspects-là et donc c'est très important de le faire. Ça permet de rester compétitif au passage.
Dominique Chauvin
C'est de la recherche appliquée, quoi.
Simon Derban
Alors, je saurais pas vous dire exactement, ça dépasse mon niveau de spécialité. Là on est sur des trucs très techniques donc je saurais pas vous en parler vraiment de manière très importante, mais en tout état de cause c'est vraiment là où on va chercher nos gains de productivité.
Donc je vous le dis, c'est pour rester compétitif, rester dans la course, c'est important de le faire. Et on l'a toujours fait et on continue à le faire.
Dominique Chauvin
OK, merci beaucoup.
Simon Derban
Lucille, je pense qu'on clôture là-dessus.
Lucille Fréniac
Oui, tout à fait.
Simon Derban
Et ben merci à tous.
Lucille Fréniac
Merci à tous.
Simon Derban
Merci de votre présence. N'hésitez pas à en parler autour de vous.
C'est quelque chose qu'on continue à faire, on est sur la 12e édition. J'espère qu'elle continue à vous plaire et qu'elle vous apporte de l'information.
N'hésitez pas à en parler un petit peu autour de vous. Nous, on est ravi de pouvoir échanger avec l'ensemble de nos actionnaires, pas seulement les grands actionnaires professionnels et cetera, mais aussi nos actionnaires particuliers.
C'est pour ça qu'on a cette opportunité, ces webcasts qui sont au nombre de si je dis pas de bêtises Lucille, 6 par an au moins.
Lucille Fréniac
Ouais.
Simon Derban
Et puis en dehors voilà d'autres opportunités où on pourrait se rencontrer, mais voilà, n'hésitez surtout pas à en parler autour de vous, à inciter aussi bah les gens que vous pourriez connaître qui sont actionnaires ou qui pourraient potentiellement le devenir bah de venir aussi à notre rencontre et puis voilà, c'est l'occasion bah justement de leur montrer un petit peu plus ce qu'est Figeac Aéro et puis ses perspectives. Donc à nouveau, merci beaucoup pour votre soutien et puis bah je vous souhaite une excellente soirée, une bonne rentrée pour ceux qui l'ont fait, et puis à très bientôt.
Monsieur Bonroy
Merci.
Dominique Chauvin
Merci.
Already premium?