Géraldine
Bonjour. Eh bien bonjour et rebonjour à tous.
Merci pour votre présence et pour votre intérêt pour notre titre. Alors, je vais garder le micro même si on n'en a pas besoin en présentiel parce qu'il y a des personnes qui nous suivent de l'autre côté de l'écran, et sans le micro, ils ne peuvent pas nous entendre.
Donc, je vais parler quand même avec le micro. Nous allons avec Caroline vous présenter les résultats du semestre.
On aura un classique moment d'échange de questions-réponses avec le micro aussi pour que les personnes en webcast puissent nous écouter. S'il y a des questions pour les personnes de l'autre côté de l'écran, n'hésitez pas à les poser sur le chat.
Votre question sera relayée pour que nous puissions y répondre. Et puis on pourra échanger de façon un peu plus informelle ou conviviale autour d'un café par la suite.
Voilà. Si ça vous convient, je vous propose de commencer par les résultats.
Nous sommes heureux de vous annoncer des bons résultats à la fin du semestre 2026, à la fois pour la foncière et pour la promotion. En ce qui concerne la foncière, nous avons une croissance des loyers nets très légère à 1,1%, ce qui nous permet d'accroître également le RNR de la foncière.
En ce qui concerne la promotion, et surtout le chiffre d'affaires en promotion résidentielle, nous notons une embellie avec un petit rebond de l'ordre de 6% qui reste à confirmer sur les prochains mois. Ainsi, la croissance de ces deux activités permet la croissance du résultat des activités globales de l'ordre de 3,8%, ainsi que la croissance du résultat net part du groupe.
Dans un contexte où la hausse des taux n'est plus une hypothèse, nous avons une très forte visibilité sur notre dette avec un taux de couverture de l'ordre de 85%, donc 85% de la dette est à taux fixe, et une maturité au-delà de 7 ans. Nous avons donc des fondamentaux solides face à ce risque.
La LTV est aussi maintenue à un niveau bas à 32 32,1% qui nous permet d'envisager sereinement la suite. Pour les faits marquants du semestre.
En ce qui concerne la foncière, nous avons des indicateurs qui demeurent stables et plutôt orientés favorablement, un taux d'occupation très élevé à 96%, des rendements dans les mêmes orientations qu'habituellement, qui témoignent de la diversité et de l'attractivité de notre patrimoine dans l'océan Indien. On a néanmoins été très actifs sur ce semestre avec pas moins de 17 signatures qui ont des prises d'effet dans l'année, qui représentent environ 600 000 € de loyers.
Alors, c'est par exemple, bonjour, Groupama, qui est déjà occupant dans notre quartier d'affaires de La Mare qui s'étend et qui prend un bail. C'est aussi l'organisme de formation Disciplina, qui était jusqu'à présent le je dirais allocataire de nos espaces de coworking, qui développe son activité et donc qui s'installe de façon plus pérenne à travers de baux commerciaux dans nos quartiers d'affaires de Savannah et de La Mare.
Et puis nous avons eu aussi certaines prises d'effet ce semestre avec notamment, par exemple, l'ouverture du concept Simone en lieu et place d'une enseigne d'équipement de la personne et qui vient redynamiser le centre commercial de Savannah. En ce qui concerne la taille du patrimoine économique, nous avons une relative stabilité.
D'une part, parce que l'événement marquant de l'acquisition de la Villa Saint-Joseph est intervenu le 31 décembre 2025, donc il avait déjà été enregistré dans le patrimoine au 31 décembre, et que les livraisons qui sont en cours sont attendues sur 2027, ce qui explique la relative stabilité du patrimoine. Cela nous permet de faire une transition vers les futures livraisons avec les deux actifs dont nous avons lancé la construction en mars et avril à Mayotte.
Parmi ces deux actifs, il y a un centre d'affaires que nous avons dénommé Maharachi, de l'ordre de 1 000 m², qui accueillera l'année prochaine des agences bancaires, des compagnies d'assurance telles que Groupama, Allianz, on a BRED, le Crédit Agricole, un immeuble très qualitatif qui est situé juste en face du centre commercial Ylang Ylang et qui est matérialisé par la pastille numéro 1. De l'autre côté de la rue, la pastille numéro 2 matérialise l'immeuble dénommé Mulimat, qui est un retail park de l'ordre de 1 500 m² qui accueillera une enseigne notamment d'équipement de la maison.
C'est une zone qui témoigne d'une très forte attractivité. Les chiffres d'affaires des commerçants sont très élevés et on a un pôle économique qui vraiment devient très très fort et qui est très reconnu des Mahorais.
Nous poursuivons le développement de cette zone avec deux autres projets qui sont en étude, que nous n'avons pas encore commercialisés ou définis concrètement, et nous avons aussi beaucoup de sollicitations de la part d'opérateurs aux besoins spécifiques qui nous laissent étudier des montages avec potentiellement des opérations en promotion. Donc ça, nous en parlerons dans quelques mois quand le sujet sera un peu plus avancé.
En ce qui concerne maintenant la promotion. Sur la promotion bâtie, nous avons très peu de livraisons ce semestre.
Nous avons simplement livré l'opération Pierre de Lune, qui consiste en 12 villas en bande en PSLA. Le PSLA, c'est de la location-accession pour du logement social.
C'est un produit que nous n'avions pas réalisé depuis un bon nombre d'années et sur lequel nous travaillons désormais avec la SHLMR. Ils sont de plus en plus à l'aise avec ces produits puisqu'ils observent qu'il y a une très très bonne commercialisation.
Et c'est aussi un produit qui est fort apprécié des maires dans les communes, donc on sera amenés à pratiquer un petit peu plus ce genre de produits. Nous avons, en cours de chantier, au-delà de cette livraison, trois autres opérations : la première sur Marikas, qui est l'immeuble Le Coutil, dont vous voyez l'image sur le haut, et sur Beauséjour, l'immeuble Kaloupilé 2 de 52 logements, qui est la suite de Kaloupilé 1 que nous avions livré fin 2023-début 2024 en Pinel à l'époque.
Aujourd'hui, c'est le petit frère qui est en logement intermédiaire vendu en bloc à la SHLMR. Et puis une très grosse opération qui est en cours de finalisation qui s'appelle Les Aloès, qui consiste en 76 lots.
Nous avons livré la première tranche en juillet et nous allons livrer la deuxième tranche de cette opération dans le courant du mois d'octobre. Les Aloès, ça vient ponctuer, je dirais, la fin de la centralité de Beauséjour, c'est-à-dire l'artère centrale avec une très forte densité urbaine.
Cet immeuble, par exemple, présente une tour de 10 étages, qui est le point culminant et l'immeuble le plus haut de Beauséjour avec des vues à 360° sur la mer, la montagne, l'aéroport, la ville de Saint-Denis, les champs de canne à sucre. C'est assez étonnant.
Ceux qui ont pu le visiter, je pense à Pascal Leclerc qui est au premier rang, ont été bluffés par la qualité des espaces de vie au sein de ces immeubles. Et donc cette densité, ce qu'on appelle la centralité, vous voyez un plan masse, donc ça c'est le milieu de Beauséjour, si je puis m'exprimer ainsi, c'est traversé par le mail des cascades, c'est le petit pointillé vert, c'est-à-dire un espace piéton ou mobilités douces très très très végétalisé qui offre des espaces de respiration en contraste avec cette densité et aussi des espaces de mobilité très agréables, ce qui est une des démonstrations de notre savoir-faire de bâti tropical.
En ce qui concerne la construction, nous avons des chantiers, mais nous avons aussi signé un contrat de réservation ce semestre pour l'opération Le Serein, qui est le petit frère du Coutil. Donc ces deux opérations se répondent et sont situées face au futur projet d'école primaire puisque nous avons donc rétrocédé ce terrain à la commune pour réaliser un équipement public.
Donc le début des travaux devrait intervenir début 2027 et nous travaillons en chambre pour une autre opération de l'autre côté de Marikas qui s'appelle aujourd'hui l'îlot C9. Donc ça, c'était pour le bâti.
Maintenant si on passe sur l'autre produit que nous avons en promotion résidentielle qui sont les parcelles, nous avons aussi une année très active. Donc nous avons livré Kézari 3, qui est un lotissement dans la ZAC Cap Austral, donc au sud de l'île, à côté de Saint-Pierre, qui consiste en 37 parcelles, donc plutôt en aval avec une très belle vue sur la mer.
Et nous avons deux chantiers de lotissements en cours : une opération sur Beauséjour dénommée Jardin des Songes, qui consiste en 26 parcelles, et puis Tec-Tec qui est sur Marikas. Donc nous venons agrémenter l'offre actuelle de 45 parcelles, ce qui vient étoffer notre offre de parcelles.
On est à 98 parcelles au 30 juin, on en rajoute 45, on va en vendre d'autres, donc voilà, on reste sur un volume de 120 à 130 parcelles d'offres à la vente, et nous espérons que cette offre étoffée va accélérer le rythme de commercialisation. Le marché des parcelles à bâtir est un marché plutôt ralenti, et la croissance du chiffre d'affaires résulte d'un effet prix et pas d'un effet volume.
Donc on voit bien qu'on a un nombre de parcelles quasi équivalent avec une croissance du chiffre d'affaires qui est due à des parcelles plus chères. Maintenant, il faut qu'on arrive à accélérer sur le volume.
Je vous laisse maintenant entre les mains de Caroline pour les agrégats financiers.
Caroline
Bonjour. Bonjour à tous.
Une fois n'est pas coutume, on va commencer cette présentation financière par la promotion. Dans la continuité de ce que Géraldine a présenté, on a une légère embellie sur les ventes de terrains à bâtir qui provient d'un effet prix pour un volume similaire.
Les ventes en bloc, de leur côté, se maintiennent à 7,6 millions d'euros. Le chiffre d'affaires promotion résidentielle ressort ainsi en hausse de 6,4% à 10,7 millions d'euros.
Globalement, le chiffre d'affaires promotion est de 10,8 millions d'euros. Je rappelle que l'année dernière, il tenait compte de la vente d'un terrain à vocation économique, un terrain divers, pour environ 1 million d'euros.
La marge de promotion s'élève à 1,6 million d'euros, soit un taux de marge de 14,8%. À activité comparable, il était équivalent à celui du premier semestre 2025 hors cette vente de parcelles économiques.
On passe maintenant à la foncière. Sur l'ensemble de notre patrimoine économique, alors je rappelle qu'il s'agit du tertiaire y compris la quote-part des sociétés mises en équivalence, l'agricole et le résidentiel.
Les loyers bruts ressortent à 15,7 millions d'euros au premier semestre 2026, en léger repli de 0,1 million d'euros. Cette évolution résulte de deux effets qui se compensent.
Tout d'abord, sur le périmètre constant, un recul de 3,5% lié à la baisse du taux d'occupation de 2 points entre fin juin 2025 et fin juin 2026, légèrement compensé par une indexation encore positive de 0,6% sur la période. Et d'autre part, un effet périmètre tertiaire positif de +2,6% lié à l'acquisition des bureaux prime Villa Saint-Joseph à Saint-Denis de La Réunion toute fin 2025.
À noter que ces chiffres ne reflètent pas encore l'activité locative du premier semestre dont Géraldine a parlé tout à l'heure, à savoir des relocations plus tôt que prévu et des départs reportés. Et la guidance sera relevée comme elle vous l'expliquera tout à l'heure.
Malgré ce léger tassement sur les loyers bruts, nos loyers nets se montrent résilients et progressent de 1,1% à 14,3 millions d'euros contre 14,1 au premier semestre 2025. Cette hausse s'explique par une amélioration de 2 points de notre taux de conversion des loyers bruts en loyers nets qui atteint désormais 91%.
C'est le résultat direct de la baisse des impayés suite à l'assainissement de notre base locative l'année dernière. Mécaniquement, le résultat net récurrent de la foncière progresse lui aussi pour atteindre 7,9 millions d'euros contre 7,7 millions un an plus tôt, soit 2,1% de hausse.
Et en effet, en plus de la progression des loyers nets, ce résultat net récurrent bénéficie des frais de structure et d'un coût de l'endettement maîtrisé. Le RNR par action s'établit ainsi à 0,23 € contre 0,22 € au premier semestre 2025.
Au global, le résultat des activités progresse de 3,8%. Il passe de 11,3 millions d'euros au premier semestre 2025 à 11,8 cette année.
Cette amélioration est due à la résilience des loyers nets de la foncière, à une légère embellie sur la promotion résidentielle et à la baisse des frais de structure. Pour continuer de dérouler le compte de résultat sous le résultat des activités, la variation de juste valeur s'élève à 0,3 million d'euros contre 0,5 au premier semestre 2025.
Elle tient compte principalement d'une hausse des hypothèses d'indexation qui ont été retenues par les experts, ce qui améliore la valeur du patrimoine, compensée par la hausse des droits de mutation applicables à La Réunion, ce qui pèse négativement sur la valorisation hors droits. On a également des plus-values de cession de logements à la découpe et de terrains divers à hauteur de 0,2 million d'euros.
La quote-part des résultats des sociétés mises en équivalence est en croissance à 1,6 million d'euros contre 1,4 l'année dernière. Le résultat opérationnel après SME progresse ainsi de 3,9% à 13,8 millions d'euros.
Le coût de l'endettement financier net ressort à 2,2 millions d'euros, en légère hausse par rapport aux 2 millions du premier semestre 2025. Cette hausse s'explique par la baisse des placements de trésorerie, cette dernière étant mobilisée pour le développement de nos projets en cours tant pour la foncière que pour la promotion.
Concernant l'impôt qui s'établit à 2,4 millions d'euros contre 2,6, la variation s'explique par l'exonération d'impôt au titre de la loi d'urgence à Mayotte, la loi de programmation qui a été appliquée l'année dernière suite au cyclone Chido avec un effet rattrapage de 2025 en 2026. Au global, le résultat net part du groupe ressort à 9 millions d'euros, en hausse de 3,1%, soit 0,26 € par action, en progression de 4%.
Je peux ajouter que cette progression confirme la solidité de notre modèle portée à la fois par la résilience de la foncière et par l'embellie sur la promotion résidentielle. On passe maintenant à l'actif net réévalué.
Il s'élève à 253,9 millions d'euros au 30 juin 2026 contre 253,1 fin décembre 2025, soit une progression de 0,3%, et contre 244,9 millions d'euros fin juin 2025, soit une hausse de 3,7% sur un an. Sur le semestre, cette évolution s'explique principalement par le résultat de 9 millions d'euros et par le dividende de 8,4 millions d'euros versé mi-juin.
Ramené par action, l'ANR ressort à 7,25 €, stable par rapport aux 7,23 € de fin décembre 2025, en tenant compte de l'impact qu'on a vu justement tout à l'heure sur l'évolution de la période. On termine maintenant par la situation financière du groupe.
Elle reste saine et solide avec un levier maîtrisé. Sur le semestre, les principaux faits marquants ont été le versement du dividende, dont on vient de le voir, mais aussi le remboursement d'environ 11 millions d'euros d'emprunts contractuels tout en poursuivant le développement de nos projets sur fonds propres.
La dette brute recule à 149,4 millions d'euros au 30 juin 2026 contre près de 160 millions à fin décembre 2025. 85% de cette dette est à taux fixe avec un coût moyen net de 3,2%, en hausse limitée de 30 bp par rapport à fin 2025.
La maturité résiduelle moyenne reste longue à 7 ans et 7 mois, ce qui nous donne une très bonne visibilité à long terme. Notre désendettement opérationnel se traduit par une amélioration du ratio dette nette sur EBITDA qui ressort à 5,3 fois contre 5,6 fin décembre 2025, tandis que notre capacité de couverture des intérêts, l'ICR, demeure à un niveau confortable de 5,8.
Enfin, je souhaite attirer votre attention sur la LTV. Géraldine a dit en début de présentation, le ratio à 32,1% reste extrêmement maîtrisé et est dans la fourchette basse de nos pairs.
Cela confirme bien le caractère particulièrement sécurisant du groupe. Et d'ailleurs, je laisse Géraldine vous parler des développements à venir pour la suite.
Merci de votre attention.
Géraldine
Merci. Alors, pour ce qui va se passer dans les prochains mois, je répète que notre plus grande attention est portée sur la valorisation de nos actifs, de nos quartiers, pour maintenir un taux d'occupation élevé.
On a certains mouvements locatifs qui ont impacté le taux d'occupation l'année dernière. En revanche, on a certains événements qui ont été un peu plus heureux que anticipés et qui nous permettent aujourd'hui de relever la guidance.
On avait plutôt estimé entre -1 et -2%, on va plutôt terminer l'année à +1%. Ça peut s'expliquer par trois effets : le premier, un petit effet indexation que nous avions anticipé plus bas que la légère augmentation, mais c'est pas ça qui fait la différence.
Le deuxième effet, c'est l'accélération de la commercialisation. Nous avions anticipé des recommercialisations, mais peut-être pas avec des prises d'effet sur 2026, ce qui nous a permis d'engranger un peu plus de loyers qu'espéré.
Et enfin, le troisième effet est le report des mauvaises nouvelles, c'est-à-dire que certains locataires qui nous avaient avertis de leur départ décalent leur départ pour des raisons diverses et donc nous permettent de les garder encore, mais à terme, nous aurons le travail de recommercialisation de ces locataires. Donc nous travaillons pour maintenir nos indicateurs de performance de la foncière.
En ce qui concerne le développement, nous travaillons toujours sur un pipeline qui est assez important, de l'ordre de 67 millions, avec les trois projets à court terme qui sont les deux actifs de Mayotte dont nous avons parlé et l'opération de bureaux Galabé de 4 000 m² dans le quartier d'affaires de Savannah pour lequel nous sommes en cours de discussion pour le commercialiser. Donc c'est aussi une de nos priorités.
Nous avons aussi par ailleurs d'autres projets en montage qui pourraient déboucher sur des opérations de promotion, et je vous en parlerai un peu plus quand les sujets seront un peu plus aboutis. En ce qui concerne la promotion, nous avons beaucoup d'actifs en chantier et nous avons aussi un pipeline de 830 lots résidentiels.
Sur ces 830 lots, sur nos fonciers aménagés, maîtrisés, donc il y en a la moitié qui sont soit en chantier soit à lancer. Sur cette moitié-là, c'est un peu plus, c'est 450, il y en a déjà la moitié en TRAO et le reste que nous allons lancer.
Donc notre transition sur la promotion suite à la fin du Pinel, elle est achevée. Les produits que nous avions l'habitude de céder au détail sont maintenant plutôt adressés vers des ventes en bloc où nous avons diversifié la typologie des produits que nous savons faire : du logement intermédiaire, du PSLA, du LLS, du PLS, parfois un mix des deux, voire un mix des trois.
Et nous avons un partenariat très efficace pour réussir à adapter nos produits. Cela se traduit dans les chiffres avec un carnet de réservation très élevé de 28,7 millions qui concerne deux programmes en bloc, en plus de notre backlog assez confortable à 15 millions.
Donc nous avons une bonne visibilité sur ce que nous avons à faire en promotion et avec beaucoup de dossiers dans les cartons que nous sortons au fur et à mesure de l'avancement des ZAC. Donc, en conclusion, nous avons des résultats solides sur la foncière.
Néanmoins, dans un contexte attentionniste, nous portons la plus grande attention pour maintenir cette bonne performance et nous ne lâchons pas non plus nos efforts sur la promotion pour commercialiser les parcelles dans un rythme qu'on espère comme on a pu connaître il y a quelques mois. Et puis les ventes en bloc, nous continuons, aidés par des bailleurs institutionnels qui répondent à leur objectif de loger les Réunionnais puisque nous avons toujours un déficit structurel de logement.
J'espère que nous avons été assez claires, sûrement pas exhaustives. En tout cas, nous sommes à votre disposition avec Caroline pour répondre aux éventuelles questions que vous auriez.
Sarah peut vous donner un micro.
Benoît Faure-Jarrosson
Bonjour. Benoît Faure-Jarrosson.
Ma première question, c'est sur vos relocations à vos 600 000 €, est-ce que vous pouvez nous donner des indications sur les variations de loyer, c'est-à-dire quel écart entre ancien loyer et nouveau loyer ? Et puis j'ai une deuxième préoccupation, c'est la SHLMR qui est la seule annonce que vous faites ce semestre, et donc avec toujours ce risque d'avoir un client extrêmement dominant, j'aimerais savoir ce qu'il pèse dans le pipeline aujourd'hui.
Et puis troisième question sur Mayotte, donc ça a l'air de bien se passer. Je crois comprendre qu'il vous reste encore des réserves foncières dans le même tènement pour la suite si on peut avoir des détails.
Géraldine
Alors, pour la première question par rapport aux locataires, les départs qui ont été observés sont plutôt des locataires de longue date qui avaient subi beaucoup d'années d'indexation, donc pas de réversion positive significative. On reloue plutôt à la valeur de marché et un des actifs par exemple, c'était un centre de tri de La Poste.
Donc ça, ce sont des activités qui viennent à se replier, et donc on remplace par d'autres activités économiques sur des actifs qui ne sont pas monovalents et qui sont facilement relouables. En ce qui concerne la deuxième question, on a en fait je dirais accordé un droit de priorité avec la SHLMR.
Donc dans le cadre du protocole d'accord qui a été entériné en 2019, on a une proposition, c'est-à-dire que tous les projets que nous montons sont proposés en priorité à la SHLMR. Ça ne nous empêche pas d'aller les commercialiser auprès d'autres acteurs institutionnels qui sont potentiellement en demande.
Il se trouve qu'on a des immeubles plutôt bien placés et que la SHLMR considère que nos immeubles correspondent en tout cas à leurs attentes et à la demande, ce qui fait qu'ils ne refusent pas. En tout cas, on ne passe pas à l'étape d'après.
Après, c'est un acteur qui a une feuille de route très chargée, qui a des fonds propres, des mobilisations aussi de l'État puisque les financements accordés par l'État qui avaient été un petit peu restreints au début d'année ont été réaugmentés dernièrement, donc on a une volonté à la fois des acteurs du logement de poursuivre dans cette voie. Et enfin, par rapport à la question de Mayotte, on a effectivement aménagé un tènement de 5 hectares sur Combani.
Hop, voilà. Donc sur ces 5 hectares 5 hectares, le premier immeuble que nous avons développé est l'entrepôt qui accueille Distrimax qui est l'immeuble derrière le centre commercial livré en 2022, le centre commercial livré en 2023, en 2024 l'immeuble de France Travail qui a été livré en juillet 2024.
Nous travaillons à l'achèvement du 1 et 2. Nous avons encore ces deux tènements à droite dont la partie commerciale qui est la plus valorisée.
Donc ça, on la garde pour la fin une fois que l'attractivité commerciale sera à son paroxysme. Et nous avons effectivement d'autres fonciers ici disponibles pour imaginer des projets.
Aujourd'hui, on a un bail avec ETPC qui est une filiale de Colas, des matériaux. À terme, quand la zone sera complètement développée, ce sera autre chose qu'un stockage de matériaux.
Benoît Faure-Jarrosson
Combien de mètres carrés environ ?
Géraldine
Bah là on a à peu près 8 000 m² de terrain. Donc en fonction de si on fait du bureau, de l'activité, de l'entrepôt, c'est pas la même, mais à terme là-dessus on peut aller jusqu'à 3 000 m² et ici aussi, donc il y a 6 000 m² de SDP qu'on pourrait envisager.
Ça dépend de l'enseigne qu'on met, du besoin en parking aussi qui peut faire varier la constructibilité. Ça répond à vos questions ?
Oui ?
Xavier Alexandre
Peut-être enchaîner, Xavier Alexandre, Invest Securities. Pour moi, ça serait plutôt une question concernant les enjeux locatifs en 2027.
Donc bon, on a pu comprendre que des départs sont reportés sur cette année-là. Si je ne me trompe pas, c'est déjà une année qui est importante en termes d'enjeux locatifs avec 25% de possibles départs en termes d'échéance et de fin de bail selon l'échéancier qui est dans le document d'enregistrement 2025.
On sait que si des locataires souhaitent partir, ils engagent les discussions avec les bailleurs plusieurs mois voire trimestres à l'avance. Aujourd'hui, quelle visibilité avez-vous sur ces possibles départs ?
Est-ce que sur les 25%, une grande part a déjà pris congé ?
Géraldine
On a identifié trois trois gros locataires qui souhaitent partir, et c'est des éléments qui sont connus de longue date. C'est par exemple le SDIS, donc les pompiers sur Savannah qui se font construire leur siège depuis des années.
Donc on n'a pas de visibilité sur la date exacte, mais dès que la caserne sera achevée, ils vont partir. On a aussi une enseigne de jouets qui est trop grande, qui cherche à se réduire et qui s'implante dans un autre.
Donc je dirais on a identifié les preneurs qui nous quitteront, et c'est en aucun cas 25% de notre état locatif qui est concerné. On est plutôt de l'ordre de 2-3% de notre état locatif.
Donc il n'y a pas de risque majeur de cette ampleur. Enfin, pas du tout.
Benoît Faure-Jarrosson
Justement, parce que vous nous parlez beaucoup de locaux monovalents, donc on comprend la logique, mais ça pose la question de la concurrence en offre de bureaux, on va dire standard, aujourd'hui à La Réunion. Est-ce qu'il y a comme un peu partout un accroissement de l'offre ?
Mais comme c'est pas grand...
Géraldine
Alors, il y a très peu d'opérateurs qui sont capables comme nous de partir sur fonds propres comme on le fait pour Galabé. Et donc le marché de La Réunion en bureaux n'est pas un marché de grandes surfaces, c'est un marché de petites surfaces.
Ça veut dire que quand on va commercialiser 350 m², personne n'est capable de signer un BEFA 3 ans à l'avance qui va permettre de remplir la condition de précom que les banquiers exigent pour financer l'opération. Donc c'est le risque qu'on a pris sur Galabé.
Il y a à ma connaissance une opération à La Possession qui est déjà sortie de terre et qui présente encore quelques mètres carrés vacants. En revanche, autour, c'est des projets, mais qui ne sont pas sortis de terre.
Donc l'offre à la concurrence, elle est plutôt faible.
Benoît Faure-Jarrosson
Ça c'est le côté construction, puis il y a le côté demande. C'est-à-dire qu'on voit en métropole que le télétravail et le flex office surtout ont incité à réduire les surfaces.
Donc est-ce qu'on a aussi ce phénomène ?
Géraldine
On a un phénomène de réduction des besoins de surfaces qui est pas aussi, je dirais, pas aussi significatif qu'en métropole, mais il existe un petit peu. On a le même sujet de mobilité que dans d'autres métropoles.
Donc on voit que certains opérateurs passent à l'open space, par exemple, passent au flex office et réduisent leurs mètres carrés. Néanmoins, il y a un attachement culturel au travail ensemble qui est inspiré du vivre ensemble qui fait qu'on n'a pas la même ampleur dans ces phénomènes de travail à la maison.
Benoît Faure-Jarrosson
Et peut-être une question un peu similaire sur la promotion, c'est en termes de mises en chantier, de permis de construire sur l'île, est-ce que vous avez des enfin on peut trouver ces chiffres quelque part, mais est-ce que vous les avez en tête sur l'évolution ?
Géraldine
Sur le nombre de permis ?
Benoît Faure-Jarrosson
Oui, enfin pour savoir si comme en métropole, on est un plus bas historique...
Géraldine
Oui oui, on a un bas historique, c'est-à-dire que avec l'arrêt du Pinel, il y a eu quand même plus d'opérations privées à la découpe qui sont sorties ou très peu sur de la niche, c'est-à-dire des petites opérations en centre-ville vendues très très cher, mais on parle d'opérations de 10-12 logements. Et après, sur le logement social, il y a eu aussi un petit coup d'arrêt par la baisse des financements de l'État en début d'année qui ont un peu ralenti le développement et également la hausse des coûts de construction par rapport au contexte géopolitique d'approvisionnement des matériaux qui fait qu'on a un peu plus de mal à boucler les appels d'offres.
Donc les coûts de construction sont une zone de risque que nous maîtrisons. Pour l'instant, le retour des appels d'offres est fructueux, nous arrivons à boucler nos budgets, mais c'est vrai que on a subi de l'inflation sur les coûts de construction.
Benoît Faure-Jarrosson
C'était une de mes curiosités, c'est que je n'ai pas les chiffres sous les yeux, mais je crois que les 12 millions d'euros d'investissements, si on les divise par les surfaces construites, ça fait des coûts au mètre carré qui sont assez élevés.
Géraldine
Après, ça se loue très très cher aussi. Mais oui, effectivement, on peut comparer ces coûts de construction à des coûts de tour d'immeubles, IGH, ouais.
Benoît Faure-Jarrosson
Donc on peut être à 5 000 €...
Géraldine
Tout à fait. Après, ce sont des immeubles aussi qualitatifs.
Par exemple, l'immeuble de Maharachi, vous avez un parking souterrain. Donc on construit des établissements bancaires avec des agences qui ont, je dirais, un certain confort par rapport aux conditions et aux immeubles existants à Mayotte.
Mais oui, on est dans cet ordre de grandeur-là.
Benoît Faure-Jarrosson
Merci.
Arnaud Despré
Arnaud Despré, Portzamparc. Deux questions plutôt financières.
Vous l'avez dit, la LTV est quand même très confortable aujourd'hui, mais comment est-ce que vous la voyez évoluer en 2027 avec les projets qui vont être livrés ? Et également sur l'échéancier de dette que vous avez présenté, il y a une année 2028 qui va arriver vite et qui est très importante en termes de refinancement.
Est-ce que vous auriez une idée aujourd'hui des pistes du taux que si vous deviez faire le refinancement aujourd'hui que vous pourriez avoir ? Merci.
Géraldine
Alors, on a effectivement des idées sur les pistes. On a des alternatives qui s'offrent à nous.
Et aujourd'hui, on a quand même du mal à voir quels seront les taux à horizon 2028, dans 2 ans. Donc c'est une question que nous nous poserons quand on aura plus de visibilité sur le prix que peut coûter ce type de financement pour arbitrer si nous souhaitons continuer à avoir recours à cette dette, si nous prenons des financements alternatifs.
En tout cas, on a toutes les alternatives qui sont posées sur la table et en fonction du coût de chacune et des besoins de l'entreprise à ce moment-là par rapport à l'accélération ou non du développement, on prendra la décision, mais aujourd'hui, il n'y a pas de décision actée à ce sujet-là.
Caroline
Oui, la LTV est à un point bas actuellement à 32%. On a toujours dit on s'autorise à une remontée de ce taux, de ce ratio en fonction des développements.
Là, on arrive à une phase où on développe plus. Donc mécaniquement sur le ratio de LTV, il y aura un petit impact, mais on ne remontera pas immédiatement sur des ratios comme on a eu à une époque où on a dû atteindre 50% il y a quelques années.
C'est pas notre objectif dans l'immédiat. On est bien bien en dessous de ce ratio cible.
Géraldine
Est-ce qu'il y a des questions sur le chat ? Non, c'est bon ?
Arnaud Despré
Peut-être une dernière question de mon côté. Vous aviez bénéficié d'un déclassement l'année dernière sur 9,5 hectares.
Il me semblait qu'il y avait une seconde partie potentiellement en déclassement à venir. Est-ce qu'on a des nouvelles là-dessus ?
Géraldine
Oui. Alors en termes de déclassement, il y a effectivement le PLU de Sainte-Marie qui a rendu constructibles un peu moins de 10 hectares.
Sur ce projet-là, nous déposons un permis d'aménager fin d'année 2026. Et sur une autre commune dont les élections municipales ont résulté en une alternance politique, il y a un décalage dans la mise en place du PLU avec une enquête publique qui va souffrir.
Donc on a décalé un petit peu, donc il y a à peu près 9 à 10 mois de décalage. En revanche, c'est toujours d'actualité.
Donc nous nous rapprochons de la commune pour définir les contours de ce déclassement potentiel qui reste d'actualité.
Benoît Faure-Jarrosson
Oui, et sur les 67 millions de pipeline tertiaire, justement quelle est la proportion que vous imaginez conserver ?
Géraldine
80% à peu près, à la grosse ? C'est à peu près ça.
Benoît Faure-Jarrosson
Ça c'est étalé sur quoi, 4 ans ?
Géraldine
Oui. Est-ce que nous avons fait le tour des questions ?
Est-ce qu'il y a encore des sujets à éclaircir ? Non, pas de question en webcast, parfait.
Très bien, ben merci beaucoup.
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