Jacquet Metals SA

Jacquet Metals SA

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Mar 17Next Earn

Q2 FY2026 · Earnings Call TranscriptSeptember 10, 2026

Operator

Bonjour à tous. Merci de participer à ce webinaire organisé à l'occasion de la publication des résultats du premier semestre 2026 de la société Jacquet Metals.

Avant de passer la parole aux dirigeants, un petit mot pour vous dire qu'une séance de questions-réponses aura lieu à l'issue de la présentation qui va être faite dans quelques instants. Et pour cela, vous pourrez poser soit vos questions par écrit dans le petit module de questions en bas de votre écran, soit en indiquant la demande d'ouverture de votre micro, vous pouvez écrire micro dans le chat afin que j'active le micro à tour de rôle.

Voilà, messieurs, je vous passe la parole pour la présentation des résultats du premier semestre 2026.

Éric Jacquet

Merci beaucoup. Bonjour, mesdames et messieurs.

Merci de participer à la présentation des résultats de Jacquet Metals, résultats du premier semestre 2026. Comme à l'accoutumée, je vais commencer cette présentation en rappelant brièvement ce qu'est le métier du groupe.

Jacquet Metals est un distributeur, distributeur de métaux spéciaux, qui évolue dans des marchés de niche qui représentent environ 6% de la production mondiale. Le métier consiste à négocier, pardon, négocier, acheter ces métaux dont les délais de production peuvent être assez longs, compris entre 2 et 12 mois selon le type de métal, stocker les métaux au plus près de la clientèle, et c'est comme cela que nous avons 120 centres de distribution qui sont répartis dans 23 pays, la plupart en Europe, vendre nos produits auprès d'une large clientèle, ce sont des acteurs industriels de toute taille, et le délai moyen est assez court puisqu'il est compris entre 48 heures, une semaine.

Avec ce que je viens de vous décrire, le groupe sert plus de 65 000 clients par an dans une soixantaine de pays, et le montant moyen de la facture est d'environ 3 000 €. Notre métier est un métier d'achat avec des aspects logistiques qui sont importants, avec les services également apportés aux clients.

Aujourd'hui, Jacquet Metals, c'est 3 300 collaborateurs qui sont répartis dans 23 pays, et c'est plus de 80% du chiffre d'affaires réalisé hors de France. Le groupe est organisé en trois divisions.

Chacune de ces divisions s'adresse à une clientèle et à des marchés spécifiques. Jacquet et Stappert, qui représentent ensemble environ 50% des ventes du groupe, sont spécialisées dans la distribution d'aciers inoxydables.

Ce sont des aciers qui permettent de lutter contre la corrosion. Et la division IMS group, l'autre moitié du groupe si j'ose dire, est quant à elle spécialisée dans la distribution de métaux pour la mécanique.

Les principaux débouchés du groupe sont les secteurs de la mécanique générale, de la machine-outil, de la défense, de l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique, l'industrie chimique et pétrochimique, les industries de l'énergie, les industries de l'environnement, le traitement des eaux usées, dessalement d'eau de mer pour citer quelques exemples, fabrication robots, machine pour la fabrication de pâte à papier. Enfin, les exemples sont extrêmement nombreux.

Voilà pour positionner Jacquet Metals. Avant d'aborder l'actualité économique, je voudrais dire quelques mots aussi à propos de notre responsabilité environnementale.

En matière d'émissions tout d'abord, les émissions directes de nos centres de distribution, les scopes 1 et 2, ne représentent qu'environ 1% de notre empreinte carbone. Sur ce 1%, le groupe agit très concrètement : installation de 17 000 m² de panneaux solaires ces dix dernières années, recyclage intégral des chutes de métaux qui sont revendues à des recycleurs et qui sont réintégrées dans la production d'acier.

Et pour les 99% restants, ce qu'on appelle le scope 3, ils proviennent pour l'essentiel de la fabrication du métal. Donc chez nos fournisseurs, il existe deux filières : la filière haut fourneau, qui produit l'acier à partir de minerai et de coke, elle est utilisée cette filière pour les aciers de grande consommation destinés par exemple à la construction automobile qui ne sont pas nos marchés ; et donc la filière électrique, dite verte, qui recycle la ferraille dans les fours électriques, moins émettrice de carbone et qui est privilégiée pour les aciers spéciaux et inoxydables, qui sont donc, vous l'avez compris, précisément ceux des marchés du groupe.

Aujourd'hui, plus de 75% de nos achats proviennent de la filière électrique et de métaux recyclés. Actualité 2026 maintenant : dans l'ensemble, le premier semestre s'est déroulé de manière plutôt satisfaisante, et je dois dire que nous anticipions des performances légèrement inférieures.

La situation peut sembler paradoxale. On a d'un côté l'environnement économique qui est marqué par de fortes incertitudes, que vous connaissez tous bien sûr, les tensions géopolitiques, l'inflation, le niveau des taux d'intérêt, le contexte électoral électoral à venir, pardon, notamment aux États-Unis et en France, et donc ça, ce sont des éléments qui incitent à la prudence tant chez nos partenaires commerciaux que dans notre réseau.

Et puis d'un autre côté, nous observons des progressions en volume dans beaucoup de régions. Alors cette évolution est évidemment encourageante.

Nous nous gardons bien de l'interpréter comme le signal d'une reprise, mais c'est un fait. Bon, pour l'heure, il n'y a pas d'ambiguïté, la demande, même si elle est en légère amélioration comme je viens de vous le décrire, la demande et les prix demeurent faibles.

La bonne tenue de nos volumes s'explique avant tout par les actions engagées ces dernières années. De nombreuses filiales commencent à récolter les fruits des mesures engagées en 2024 et en 2025, en particulier des réorganisations managériales et commerciales.

Les effets de ces mesures sont notamment visibles dans les divisions Stappert et IMS group. Et dans d'autres régions, l'activité est soutenue par une stratégie d'investissement qui est menée sur le long terme.

C'est notamment le cas de la division Jacquet, notamment aux États-Unis et en Asie. Concernant la division Jacquet, les volumes distribués sont supérieurs de 10% à ceux du premier semestre 2025.

Cette progression reflète principalement le dynamisme de la division en Amérique du Nord et en Asie, soutenu par les investissements et les actions engagées ces dernières années comme je vous le disais. En Europe, à l'exception toujours pour Jacquet, à l'exception notable de nos implantations françaises et italiennes, la tendance est également correcte.

C'est notamment le cas en Allemagne où Jacquet commence à tirer profit de son deuxième site lancé il y a moins de 3 ans dans le sud, et c'est également le cas aux Pays-Bas. Stappert pour sa part affiche une progression des volumes de 4,7% qui est portée par une bonne dynamique des filiales situées dans les pays de l'Est, notamment polonaise et tchèque, et même en Allemagne, la situation s'améliore pour Stappert.

Là aussi, ces filiales commencent à bénéficier des mesures d'organisation qui ont été engagées maintenant depuis plus de 3 ans. On peut noter encore que Stappert aux Pays-Bas bénéficie, comme Jacquet, d'un marché très soutenu par l'essor des semi-conducteurs et le développement des centres de données.

Pour IMS group, nous notons de réelles améliorations, notamment en Pologne, au Benelux et encore en Europe de l'Est, améliorations qui traduisent les premiers effets des actions qui ont été menées dans ces régions. La division IMS reste toutefois pénalisée par le marché allemand, toujours difficile donc pour ce métier de la mécanique.

Ainsi, au premier semestre 2026, les ventes du groupe se sont élevées à 1 milliard d'euros, en hausse de 1,4% par rapport à l'année précédente pour la même période bien entendu. L'EBITDA s'établit quant à lui à 60 millions d'euros, ce qui représente 6% du chiffre d'affaires, c'était 4,9% l'année dernière.

La progression en millions est donc de 12 millions. Ces bons résultats permettent au groupe de dégager 54 millions d'euros de trésorerie d'exploitation pour le premier semestre et de maintenir une structure financière solide.

Le gearing à fin juin s'établit à 21%, stable par rapport à fin 2025. Pour conclure cette partie, je voudrais insister sur le fait que même si les résultats semestriels sont encourageants, le contexte actuel fait d'incertitude nous impose évidemment de conserver une approche prudente pour les mois et les trimestres à venir.

La conjoncture des prochains trimestres devrait, pourrait ressembler à celle observée depuis le début de l'année. C'est ce qui caractérise aussi le mois de juillet qui vient de s'écouler.

Merci beaucoup. Alors vous pouvez voir maintenant à propos de la croissance organique sur la photo qui est en bas à gauche le nouveau site à Montréal.

En 2026, pardon, en 2026, les investissements hors croissance externe devraient être compris dans une fourchette de 50 à 70 millions d'euros, somme notamment allouée à l'accroissement des capacités de distribution et au financement de programmes immobiliers. Au premier semestre, le groupe a déjà investi 30 millions avec notamment l'acquisition de deux sites espagnols exploités l'un par IMS à Saragosse, l'autre par IMS également, pardon, à Valence.

Donc ça ce sont nos deux sites espagnols. Et la construction à Chengdu en Chine d'un centre de distribution de 8 000 m², le troisième de Jacquet en Chine, qui permet à la division Jacquet de tripler à moyen terme ses capacités dans cette province chinoise.

Vous pouvez voir en haut à gauche du visuel le site de Saragosse, 15 000 m², acquis par IMS group, et à droite deux photos du site de Chengdu qui est opérationnel depuis quelques semaines. Moins de 6 mois entre le démarrage du chantier et la mise en route du site, je le signale quand même, c'est incroyable.

Il se sera, pardon, il s'agit donc d'un d'un record, jamais nous n'avons construit un site aussi rapidement. Au début de juillet, nous avons également finalisé l'acquisition d'un nouveau bâtiment, 7 000 m² pour nos opérations à Montréal.

Vous pouvez voir donc en bas à gauche du visuel ce bâtiment qui, lui, devrait être opérationnel dans environ 6 mois. Nous regroupons dans ce bâtiment les activités non seulement de Jacquet à Montréal mais aussi de Fidelity, qui sont déjà présentes dans la région, tout en leur donnant des capacités supplémentaires.

Pardon, côté croissance externe, début mai 2026, nous avons réalisé l'acquisition de la société espagnole Sabater. Cette société est spécialisée dans la distribution d'aluminium avec une vingtaine de personnes.

Elle opère depuis un dépôt unique de 5 000 m² qui est situé à Alicante dans le sud de l'Espagne. Et au moment de l'acquisition de la société, nous avons également acheté le site.

Cette acquisition vient donc renforcer le pôle aluminium de la division IMS group qui représente désormais environ 10% de l'activité de cette division. Cette acquisition s'inscrit dans la continuité de notre stratégie de développement dans cette gamme de produits après les acquisitions récentes, Cometal en Allemagne, Cisaud en France et Commerciale Fond en Italie.

Alors j'ai le plaisir de vous annoncer également que nous avons réalisé la semaine dernière notre première acquisition aux États-Unis. La société américaine Energy Steel Products, ESP, spécialisée dans la distribution de produits longs inoxydables, vient renforcer la division Jacquet sur ce marché.

OSP, OE, pardon, ESP opère depuis deux sites, l'un à Houston et l'autre à Chicago, réalise un chiffre d'affaires d'environ 30 millions de dollars. Avec cette acquisition, l'Amérique du Nord représente désormais 38% de l'activité de la division Jacquet et 9% de l'activité du groupe.

Voilà ce que je voulais vous dire pour l'actualité. Je passe maintenant la parole à Thierry qui va bien entendu vous présenter en détail les résultats du groupe, et nous nous retrouvons à la fin de la présentation de Thierry pour toutes vos questions.

Merci beaucoup.

Thierry

Bonjour à tous. Je vais commenter maintenant les chiffres du premier semestre.

Donc nous sommes sur le visuel 11. Vous pouvez voir en haut sur le premier graphique le chiffre d'affaires et son évolution.

Donc au 30 juin 2026, le chiffre d'affaires s'établit à 1 milliard 1, supérieur de 1,4% à celui du 30 juin 2025 qui s'établissait à 987 millions d'euros. Pour en noter les évolutions suivantes, tout d'abord le volume, on a des volumes distribués qui sont supérieurs à ceux de l'année dernière de 1,5%.

Donc là, on mélange tout, hein, les aciers inoxydables et puis les aciers mécaniques, 1,5%. Et puis vous pouvez voir les évolutions trimestrielles en bas à gauche.

Vous voyez aussi l'effet prix, -0,3%, ce qui veut dire que les prix moyens toutes divisions confondues sont inférieurs de -0,3% à ceux qui avaient été observés au premier semestre 2025. Vous pouvez voir sur le graphique en bas à droite l'évolution trimestrielle ainsi que l'évolution séquentielle.

Alors vous noterez une évolution séquentielle des prix donc d'un trimestre sur l'autre positive au premier semestre. Ça faisait longtemps que c'était pas arrivé.

Et c'est pas une évolution qui convient d'interpréter comme le signe d'une montée des prix des métaux, d'une reprise ou je ne sais, elle est plus particulièrement liée à des facteurs externes et notamment à des contraintes réglementaires, par exemple avec l'entrée en vigueur du CBAM début 2026 ou le renchérissement des tarifs douaniers en Europe ou encore le coût de l'énergie. Voilà des facteurs que nos filiales essaient de répercuter aux clients et donc ce qui génère des augmentations de prix.

Voilà, c'est autant de facteurs qui rendent la lisibilité finalement de l'évolution des prix compliquée. Ils influencent à la fois le prix des stocks, le prix des ventes, mais en revanche, ils n'influencent pas la marge.

Voilà ce que je voulais dire sur ce visuel et sur l'évolution des prix. On passe maintenant au visuel numéro 12 avec l'évolution du chiffre d'affaires par division.

Donc les divisions Jacquet et Stappert, spécialisées dans la distribution d'acier inoxydable, ont d'une manière générale plutôt bien évolué sur leur marché et présentent des effets volume positifs. Pour la division IMS group, qui est spécialisée dans la distribution d'acier mécanique, elle reste pénalisée, comme l'a dit Éric Jacquet, par le marché allemand toujours difficile.

Si on rentre dans les chiffres, donc le graphique de gauche, c'est Jacquet, la division Jacquet, un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros contre 233 millions d'euros un an auparavant, c'est une progression de 9,5% des volumes. On a des prix qui sont légèrement inférieurs à l'année dernière.

Et puis pour les volumes, ils sont effectivement influencés par les bonnes performances soutenues par l'investissement en Amérique du Nord et en Asie, mais également par un certain nombre de filiales européennes qui se comportent plutôt bien. On peut penser par exemple à l'Allemagne qui bénéficie de la montée en puissance de son deuxième site qui avait été lancé 3 ans auparavant, ou encore aux Pays-Bas.

Stappert ensuite, 277 millions de chiffre d'affaires, c'est une progression du chiffre d'affaires de 1,6% avec des volumes supérieurs à l'année dernière de 4,7% et des prix inférieurs de 3,1% aux prix observés sur le premier semestre 2025. Enfin pour IMS group, on a un chiffre d'affaires de 476 millions d'euros contre 488 millions d'euros un an auparavant.

C'est une baisse de 2,6% avec surtout un effet volume. On a des volumes qui sont inférieurs de 4,4% aux volumes distribués par la division premier semestre 2025.

Je passe maintenant au visuel numéro 13. On parle de marge brute.

Donc sur le graphique de gauche, vous pouvez voir la marge du groupe et puis à droite par division. Bon, vous noterez que cette marge brute augmente pour toutes les divisions, que ce soit en pourcentage ou en valeur.

Et au niveau du groupe, donc on a une marge brute qui s'établit à 251 millions d'euros contre 232 millions d'euros au premier semestre 2025. C'est une augmentation de 19 millions d'euros qui s'explique principalement par l'augmentation de la marge brute exprimée en pourcentage, elle passe de 23,6 à 25,1%.

Je passe maintenant au visuel numéro 14, les charges opérationnelles courantes. Alors vous savez que chez nous, on appelle charge opérationnelle courante toutes les charges qui sont situées entre la marge brute et l'EBITDA, c'est-à-dire qu'elles comprennent pas les amortissements notamment.

Voilà. Donc on a des charges opérationnelles courantes qui s'établissent à 191 millions d'euros contre 184 millions d'euros premier semestre 2025, c'est une hausse de 3,8%.

Si on veut comprendre comment ces charges opérationnelles ont évolué, c'est principalement les charges et rémunérations variables qui ont augmenté. Vous pouvez le voir sur le graphique, c'est +7 millions d'euros.

Et si on regarde ces 7 millions d'euros, on peut dire que la moitié de cette augmentation, elle est liée à l'augmentation des rémunérations variables. Vous le savez, dans notre groupe, toutes les rémunérations des équipes commerciales, des équipes de management des filiales, etc., sont directement liées à la performance des filiales pour lesquelles ces équipes travaillent.

Donc il y a plus de résultats, il y a plus de rémunérations variables. Et puis pour l'autre partie, c'est lié à l'augmentation des volumes, ça veut dire qu'il y a plus de transports, il y a plus de consommables, etc.

Au niveau des charges fixes, elles sont stables. On voit zéro.

Alors en fait, ça recouvre plusieurs réalités. On a d'un côté des charges fixes qui ont augmenté sous le fait de l'inflation, hein, il y a de l'inflation dans tous les pays, notamment qui touchent à la fois les coûts et les rémunérations fixes.

On l'a estimé pour le premier semestre à de l'ordre de 2 millions d'euros, et c'est compensé par les économies de 2 millions d'euros, vous pouvez le voir sur le graphique, 2 millions d'euros d'économies qui étaient attendues et communiquées, hein, on est en ligne avec les précédentes communications, et qui résultent du plan de réorganisation de notre filiale principale IMS group en Allemagne. Donc voilà, on a deux effets, un positif, un négatif, et au global, les charges fixes sont stables et permettent une bonne maîtrise des charges opérationnelles courantes.

Je passe au visuel suivant, pour ceux qui le voient, on est sur le visuel numéro 15. On parle de marge opérationnelle.

Alors sur le graphique en haut à gauche en EBITDA ou en bas à gauche en résultat opérationnel courant, ça dépend comment vous voulez le voir. En tout cas, dans les conditions que je viens de vous décrire, plus de marge brute, +19 millions d'euros, et des charges opérationnelles courantes qui, elles, augmentent de 7 millions d'euros, ben la différence, ça explique l'augmentation de l'EBITDA de 12 millions d'euros.

On a un EBITDA qui passe de 48 à 60 millions d'euros et en pourcentage du chiffre d'affaires de un peu moins de 5% à 6%. Voilà.

Et avec des divisions qui ont toutes vu leur rentabilité augmenter, surtout pour Stappert et Jacquet, et on est stable chez IMS group. Voilà, visuel numéro 16, traditionnel, plus comptable, je vais repartir du résultat opérationnel courant que je viens de vous commenter de 40 millions d'euros.

Vous pouvez voir en dessous qu'il y a un élément non récurrent, 3,2 millions d'euros. C'est un profit de cession, voilà.

Bon, vous savez que chez Jacquet Metals, on détient de l'immobilier, c'est des actifs stratégiques qui sont nécessaires à l'activité du groupe. Quand on en a plus besoin, on le vend.

Donc là, on avait un site à Butzbach en Allemagne qui a été fermé dans le cadre de la réorganisation de la filiale allemande dont je vous parlais tout à l'heure, et qu'on n'a pas trouvé à réutiliser. Donc il a été cédé au premier semestre, ce qui a donné lieu à une plus-value de 3,2 millions d'euros.

Ensuite, le résultat financier, c'est -9,5 millions d'euros à comparer de une charge de 11,7 millions d'euros un an auparavant, donc c'est une économie de 2 millions d'euros qui résulte à la fois de la baisse des taux. Si on compare le premier semestre 2025 à celui de 2026, on a des taux qui sont inférieurs si on compare vraiment ces deux périodes.

Et puis également, il y a un deuxième effet, en 2026, je vous rappelle, le groupe avait diminué son endettement brut de l'ordre de 200 millions d'euros en utilisant son cash pour rembourser un certain nombre de crédits. Voilà.

Puis dernier commentaire sur ce visuel, vous voyez le taux d'impôt, le taux d'impôt du groupe qui s'établit à 28,6% au premier semestre et qui permet de dégager finalement un résultat net part du groupe de 22,5 millions d'euros contre 6,4 millions d'euros un an auparavant, donc un résultat net part du groupe en augmentation. Visuel numéro 17 maintenant pour commenter les aspects bilanciels et cash-flow.

Donc au 30 juin 2026, le besoin en fonds de roulement opérationnel s'établit à 565 millions d'euros contre 537 millions d'euros à la fin de l'année 2025. Voilà, avec sur la période des stocks qui ont augmenté de 21 millions d'euros.

On a des stocks fin 2026 qui sont de 590 millions d'euros contre 570 millions d'euros fin 2025, des stocks qui sont adaptés au niveau d'activité, donc ils sont adaptés à la demande du moment. Vous pouvez voir sur le graphique de gauche l'évolution de l'endettement et des cash-flows, donc un cash-flow opérationnel de 54 millions d'euros avec la stabilité du BFR qui résulte principalement de l'augmentation des résultats.

Voilà. Et qui permet de financer les investissements, on vous l'a dit, 30 millions d'euros d'investissements au premier semestre, principalement liés à l'acquisition de deux sites en Espagne, à Saragosse et à Valence, et à la construction d'un site en Chine dans la région de Chengdu.

Voilà. Pour les autres mouvements, vous pouvez voir le bloc de 19 millions d'euros, ça comprend à la fois l'acquisition de Sabater Fundimol en Espagne, les loyers suivant la norme IFRS 16, c'est 9 millions d'euros, et puis sur ce trimestre, on a l'application aussi d'un amendement à la norme IFRS 9, instruments financiers, voilà, la norme qui a pour conséquence un reclassement.

Donc on a augmenté l'endettement de 7 millions d'euros et on a augmenté le BFR de 7 millions d'euros. Voilà.

Avec tout ça, ce qu'il faut retenir c'est que les flux de trésorerie ont permis de financer les investissements et tout ce qu'il y a à financer, et on a un endettement qui reste stable sur les six premiers mois de l'année et un gearing de 21% à la fin du semestre. Dernier visuel, le visuel numéro 16, la structure de financement du groupe au 30 juin 2026, toujours très solide, 727 millions d'euros de financement autorisé avec un taux d'utilisation de 44%.

Et puis à cela s'ajoute une trésorerie, 179 millions d'euros de trésorerie au 30 juin 2026. Évidemment, toutes les obligations sont respectées.

Voilà, j'en ai terminé avec la présentation des résultats et nous pouvons passer à la séance de questions-réponses si vous avez des questions.

Operator

Merci beaucoup, messieurs, pour cette présentation. Nous avons en effet une première question.

Je vous rappelle, n'hésitez pas à poser vos questions dans le module dédié. Première question sur les cessions.

Est-ce qu'il reste de l'immobilier à céder en Allemagne et en Europe de l'Est ? Et si oui, de quel ordre pourrait être le montant des cessions attendues ?

Éric Jacquet

Bon, c'est pas significatif en tout cas. Il peut y avoir des cessions en Allemagne, en Europe de l'Est, mais aussi des achats.

Bon, donc on n'a pas de réponse concrète à donner là-dessus, mais il n'y a rien de bien significatif. À Montréal, on vendra le bâtiment de Jacquet quand on déménagera, comme je vous le disais tout à l'heure, en début d'année 2027, mais enfin bon, on parle de quelques millions quoi, c'est pas

Thierry

C'est pas significatif là non plus. Aujourd'hui, toutes nos infrastructures sont exploitées, hein.

Voilà.

Operator

Nouvelle question : voyez-vous une poursuite de l'amélioration séquentielle des prix au T3 et quelle est votre vision pour les prochains mois sur les prix ?

Éric Jacquet

Alors, c'est jamais facile de savoir dans quel sens vont évoluer les prix, mais je dirais que c'est particulièrement difficile dans la situation que nous connaissons. Là, on a une légère augmentation depuis quelques mois, peut-être un an plus ou moins.

Alors évidemment, au gré de est-ce que le détroit d'Ormuz va réouvrir ? Est-ce que voilà.

Donc les différentes difficultés de circulation par exemple des bateaux dans le monde font augmenter le prix du transport de façon quand même consistante. Donc les prix des métaux augmentent, mais c'est pas parce que la demande augmente, c'est parce que le transport est plus cher, parce que l'énergie augmente, les prix du gaz, les prix du pétrole.

Voilà. Donc il y a des éléments comme ça qui font varier les prix aujourd'hui, mais qui sont pas liés à la consommation d'acier.

Et rien ne dit, on sait bien que demain, il faudra tout reconstruire, que la défense va investir énormément et tout ce qu'on nous entendons les uns et les autres. Mais ce demain, c'est pas le mois prochain, c'est pas le semestre.

Enfin c'est graduel, c'est lent. Donc dire dans quel sens iront les prix, c'est difficile.

Ils peuvent baisser du jour au lendemain si les conflits que nous connaissons vont vers un apaisement. Dans un premier temps baisser, par exemple pour les raisons que je viens d'exprimer.

Et puis évidemment, si on a plutôt une ambiance de paix dans le monde, beaucoup de projets vont revenir. Mais enfin, tout ça est assez long.

Donc dans l'immédiat, on gère les stocks au plus juste de façon à pouvoir s'adapter à toutes les situations.

Operator

Question sur les rachats d'actions. Pourquoi ne pas rehausser le seuil de rachat d'actions qui est fixé à 20 € ?

L'action décotant encore significativement sur les capitaux propres tangibles de la société, de tels rachats pour annulation seraient particulièrement relutifs.

Éric Jacquet

Oui, je crois que nous l'avons déjà relevé. Il est à 20 € Thierry actuellement, c'est ça ?

Thierry

Il est à 20 €, oui. Il a été relevé l'année dernière, il est passé de 18 à 20 € l'année dernière.

Éric Jacquet

Bon, c'est pas quelque chose dont nous parlons toutes les semaines. Donc oui, il est possible de le relever.

Bon, on n'a pas de réflexion précise sur ce point en ce moment.

Operator

Est-ce que vous pouvez faire un point sur le plan de réorganisation d'IMS group en Allemagne et y a-t-il encore des effets à attendre au S2 et en 2027 ?

Éric Jacquet

Il y a encore des effets à attendre en ce sens que le principal site allemand d'IMS, qui est à Düsseldorf, déménagera pour deux raisons. D'abord parce que au plus tard, si je ne dis pas de bêtises, en 2030, on devra quitter les locaux que nous occupons, et aussi parce que économiquement, ça fait sens.

Dans la réorganisation, on n'a plus besoin d'une surface pareille. En sachant que nous louons, hein, donc il n'y aura pas d'effet, je reviens sur la question précédente, et dès lors qu'IMS Nord, qui occupe ce site principal à Düsseldorf, aura déménagé, on pourra attendre une rentabilité meilleure d'IMS.

Bon, pour déménager un site comme ça, il faut trouver le site. On a deux pistes qui sont assez avancées là, donc on peut penser que d'ici la fin de l'année, on connaîtra notre nouveau point de chute.

Il faut une bonne année pour s'installer, et donc c'est 28, hein, les premiers effets consécutifs à ce déménagement. Les autres effets, je parle sous le contrôle de Thierry, de notre réorganisation allemande, ils sont à venir, mais tout ce qui devait être fait l'a été.

Thierry

Oui. Tout ce qui relève de provisions parce que c'est des plans qui ont été décidés, qui ont été négociés.

Donc aujourd'hui, on est dans la phase d'exécution. Alors l'exécution, elle peut être plus ou moins rapide en fonction, là on vient de parler du bâtiment et effectivement, bah ça peut faire décaler d'un ou deux trimestres.

En revanche, tout a été décidé, tout a été provisionné quand cela devait être provisionné. Et en termes d'économies, le plan, on en attend 10 millions d'euros, on en a déjà réalisé 4 millions d'euros en 2025, on a communiqué là-dessus.

Cette année en 2026, si on reste dans le timing qui est le nôtre et que Éric vient de vous décrire, c'est 3 millions d'euros d'économies supplémentaires dont on va être bénéficiaire, et puis bah avec la phase finale, c'est 3 millions d'euros encore à venir. Donc si on tient le planning de fin 2027 qui voilà, qui nécessite de trouver notamment un site, et bien fin 2000 on bénéficiera à plein de ces économies début 2028.

Operator

Merci, messieurs.

Éric Jacquet

Ceci dit, j'ajoute un commentaire. Ce qui comptera le plus désormais en Allemagne, c'est l'industrie allemande plus que le plan d'économies que nous avons mené.

Thierry

C'est sûr.

Éric Jacquet

Voilà.

Operator

Est-ce que vous pouvez commenter l'évolution de l'activité par grandes zones géographiques, France, Europe, US, Asie ? Est-ce que vous voyez des risques sur la situation de négociation bilatérale entre les États-Unis et le Canada ?

Éric Jacquet

Alors, je vais commencer par l'Asie où nous sommes principalement implantés en Chine où le marché, progressivement depuis déjà au moins 2 ans, progresse et devient de plus en plus intéressant. Bon, ce sont des petits chiffres à l'échelle du groupe.

En Amérique du Nord, on a un marché qui est très intéressant, qui est porteur même s'il y a eu quelques signes depuis environ mi-2025, non pas de ralentissement, mais peut-être d'une accélération moins forte. Ça reste le marché le plus dynamique actuellement dans le monde.

Donc là, je parle surtout des États-Unis. Ceci dit, au Canada, on a un environnement qui est assez favorable.

En Europe, je reviendrai après sur États-Unis-Canada, en Europe, l'Europe du Sud marche bien, l'Europe de l'Est marche bien, l'Allemagne, on en a beaucoup parlé, la France, c'est mou, l'Europe du Nord, c'est correct. Voilà pour la situation européenne.

Donc c'est vrai qu'on est encore quand même à peu près un tiers allemand en termes de ventes à l'échelle du groupe. Donc évidemment, même si c'est moins que les 40% d'il y a quelques années, cette baisse due à la fois au marché allemand qui a diminué et à de nouvelles implantations que nous avons créées dans d'autres pays, on reste quand même encore évidemment sensible à ce qui se passe en Allemagne.

Canada-États-Unis, bon, vous savez, il faut toujours attendre le journal télévisé de demain matin avec Trump, hein. Donc pour le moment, si vous voulez, il n'y a pas de stratégie à mettre en place, et on verra bien ce qui se passe.

Mais dans tous les cas, il ne peut pas y avoir grand-chose à part une baisse de l'économie elle-même dans l'un de ces deux pays, mais qui nous impacterait directement selon les décisions que prendrait tel ou tel de ces deux pays.

Operator

Question sur la hausse de la marge brute ce semestre. Est-il possible de détailler les facteurs qui expliquent la hausse de la marge brute au premier semestre et est-ce que pour le second semestre, nous pouvons nous attendre à des marges d'un niveau similaire ?

Thierry

J'ai pas compris. Tu as dit de détailler les facteurs ?

Operator

Les facteurs qui expliquent la hausse de la marge brute.

Thierry

En tout cas, alors c'est très compliqué évidemment. En fait, on sait pas précisément.

En revanche, ça s'explique pas par l'augmentation des prix puisque là, on a plutôt des prix stables, on a des conditions de marché stables. En revanche, on travaille sur de très nombreuses zones, et ça depuis 2023, j'ai envie de dire, que ce soit chez Stappert, chez IMS et même dans certaines filiales Jacquet sur des réorganisations managériales, commerciales, etc., et donc on voit des améliorations de marge et de rentabilité de ces filiales.

Je peux prendre par exemple, je sais pas, la Pologne, l'année dernière en 2024, on vous disait que c'était des marchés qui étaient difficiles et sur lesquels nous travaillions à réorganiser commercialement les filiales, et aujourd'hui, on voit que sur ces zones, eh ben nous commençons à tirer les bénéfices de ces mesures et on voit que ces politiques commerciales et donc de marge payent. Voilà, je prends ça comme exemple.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que l'augmentation des marge brute en pourcentage qui est souvent liée à l'augmentation des prix, mais là c'est pas le cas parce qu'on est dans un environnement, comme on l'a décrit, la demande et les prix demeurent faibles. Voilà.

Donc il y a rien d'exceptionnel dans ces marges si ce n'est qu'il y a des phénomènes d'amélioration, etc. Après, on a une centaine de filiales qui opèrent sur la planète, donc c'est difficile de pouvoir donner des chiffres et des facteurs précis.

Operator

Question sur les provisions sur stocks. Bonjour, bravo aux équipes pour ces bons résultats dans un contexte difficile.

Les provisions sur stocks semblent avoir augmenté de 7 millions d'euros sur le semestre. Est-ce correct ?

Les prix semblent se stabiliser. Pourquoi passez-vous d'autres provisions ?

Thierry

Alors le chiffre, il est correct, il est factuel. Et en fait, si vous voulez, effectivement, il y a 7 millions de provisions qui ont été passées sur les stocks.

Ça résulte pas d'une décision de gestion de la passer. En fait, on applique un algorithme sur tous nos stocks dans toutes nos filiales.

Donc aujourd'hui, on a 120 centres de services dans le monde et référence par référence, c'est testé avec un algorithme et en fonction des prix qu'on constate, etc. Et bon ben voilà, il se trouve que les stocks ont augmenté.

Il y a un facteur rotation des stocks. Les rotations dans certains pays ralentissent un peu parce que la demande est faible, il y a des risques prix, bon enfin bref.

Et au final, en appliquant exactement les mêmes algorithmes et sans changer les hypothèses par rapport à la fin de l'année, voilà, on constate qu'il y a un risque supplémentaire qui a été provisionné. C'est tout.

Mais enfin en pourcentage de la valeur brute, on est complètement stable.

Operator

Très clair, merci beaucoup. Dernière question sur la croissance externe.

Est-ce que vous pouvez nous raconter les process d'acquisition des sociétés espagnole et américaine ? Est-ce que les process ont été longs ?

Et concernant le prix d'acquisition, pouvez-vous nous en dire plus ? Enfin, y aurait-il d'autres cibles ?

Thierry

Je peux déjà vous dire que les process, que ce soit donc Sabater et ESP, Sabater en Espagne et ESP aux États-Unis, c'est des process qui ont été assez rapides, voilà, de l'ordre de 3 de 3 à 4 mois entre le début des discussions et la fin des discussions. Mais assez rapide, ce qui est assez normal, hein.

Je veux dire, on achète des sociétés qui sont de petite taille et qui correspondent d'ailleurs à notre environnement concurrentiel, hein. L'essentiel de nos concurrents, c'est des sociétés de taille petite et moyenne.

Et en termes de valorisation, vous savez, sur ces cibles qui ont des rayonnements, j'ai envie de dire, limités géographiques, etc., la valorisation, elle résulte souvent de la valeur des actifs avec un petit goodwill. Voilà.

Éric Jacquet

Est-ce qu'il y aura d'autres acquisitions ? La réponse est oui.

Quand ? La réponse est je ne sais pas.

Bien sûr, on est toujours attentif à ce qui se passe et dès lors que dans notre métier une société vient sur le marché, on est contacté parfois même avant qu'elle ne le soit de façon officielle entre guillemets. Donc on a toujours des discussions ici ou là.

Bon, en tout cas, il n'y a rien de spectaculaire dans le pipe si j'ose dire.

Operator

Écoutez, merci beaucoup, messieurs, pour cette présentation et pour votre temps pour toutes ces questions. Nous sommes arrivés au bout.

Thierry

Eh bien merci beaucoup.

Éric Jacquet

Merci pour votre attention et rendez-vous aux prochains résultats. Bonne journée.

Thierry

4 novembre. Merci, au revoir.

Operator

Merci à toutes et à tous.