Jacquet Metals SA

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Q4 FY2025 · Earnings Call TranscriptMarch 19, 2026

Operator

Bonjour à toutes et à tous, et toutes nos excuses pour ce retard. On a eu un problème technique de connexion.

Les orateurs sont à distance et on a eu des difficultés de micro. Nous y sommes parvenus.

Donc, Éric Jacquet et Thierry Philippe vont vous commenter les résultats annuels 2025 qui ont été publiés hier soir par le groupe Jacquet Metals. Je leur passe la parole avant la session de questions-réponses qui aura lieu à l'issue de la présentation.

Éric Jacquet

Bonjour, Éric Jacquet. Bonjour à tous.

Merci de participer à la présentation de nos résultats 2025 et merci de votre patience pour cette mise en route un peu compliquée ce matin. Comme à l'accoutumée, je vais commencer par rappeler ce qu'est le métier de notre groupe.

Jacquet Metals est un distributeur de métaux spéciaux, un distributeur qui évolue dans des marchés de niche qui représentent environ 6% de la production mondiale. Notre métier, j'abrégerai un peu, c'est négocier, acheter ces métaux avec des délais assez longs, quelques mois, stocker ces métaux, 120 plateformes dans le monde dans 23 parties, 23 pays, pardon, et vendre nos produits bien sûr auprès d'une large clientèle, environ 70 000 clients répartis dans une soixantaine de pays avec un délai de quelques jours.

Une facture moyenne d'un montant de 3 000 €. Et ce que je voulais vous dire, c'est que c'est un métier d'achat avec des aspects logistiques et services, notamment délais apportés aux clients, qui sont des aspects qui sont très importants.

Jacquet Metals, c'est 3 300 collaborateurs et 90% du chiffre d'affaires hors de France. Le groupe est organisé en trois divisions.

Chacune d'elles s'adresse à des clients et des marchés spécifiques, mais le fonctionnement pour toutes ces divisions est le même. Ce qui est important de retenir, c'est que Jacquet et Stappert, environ 50% de nos ventes, sont spécialisés dans les aciers inoxydables, tandis que IMS group est spécialisé dans la distribution de métaux pour la mécanique.

Nos clients sont dans beaucoup de secteurs de l'industrie : mécanique générale, machines-outils, défense, agroalimentaire, industrie pharmaceutique, chimique, pétrochimique, énergie et environnement, traitement des eaux usées, dessalement d'eau de mer, fabrication de robots. Je pourrais vous en citer beaucoup, comme la pâte à papier encore.

Les secteurs dans lesquels nous sommes peu présents, c'est le bâtiment et l'automobile. Avant de parler de...

Thierry Philippe

Est-ce que vous pouvez passer, Thomas, sur le visuel numéro 6 ? Comme on n'a pas la main.

Voilà.

Éric Jacquet

Pardon. Pardonnez-nous pour ce petit...

Thierry Philippe

Aujourd'hui, c'est artisanal.

Éric Jacquet

Bref, parlons maintenant de l'actualité économique du groupe. L'année 2025 s'est terminée conformément à nos anticipations.

La conjoncture était difficile. On l'observe maintenant depuis plusieurs années cette conjoncture, mais elle ne nous a pas empêchés de réaliser une performance en fin de compte honorable, un chiffre d'affaires de 1,8 milliard, un EBITDA de 94 millions d'euros.

Le groupe a donc fait preuve d'une belle résistance. Les marges ont augmenté en 2025 et Jacquet Metals a démontré, encore une fois, sa capacité à générer du cash dans des périodes de ralentissement économique.

Grâce à la gestion du BFR et à la gestion des stocks, en 2025, le groupe a généré 103 millions d'euros de trésorerie d'exploitation. Pour rappel, en 2024, c'était 174 millions d'euros.

Jacquet Metals termine ainsi l'année avec une structure financière solide avec un gearing à 21%. Pour l'année en cours, 2026, nous avons une approche prudente.

Il y a un niveau d'incertitude tant sur le plan économique que géopolitique qui demeure élevé. Et il faut encore ajouter à ça l'entrée en vigueur depuis le 1er janvier du mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières, en français MACF, en anglais CBAM, qui résulte en une taxe sur les importations d'acier, taxe qui est basée sur leur intensité carbone et taxe dont les modalités restent partiellement à définir.

Donc évidemment, c'est encore une source supplémentaire de perturbation. Les filiales concernées de notre groupe s'efforcent bien sûr d'intégrer progressivement cette charge dans leur prix de vente.

Simplement, comme le marché n'est pas très porteur, ce n'est pas aussi facile que cela. Enfin, bien que le groupe ne dispose pas d'infrastructures au Moyen-Orient, le conflit dans cette région pèse dans l'immédiat sur le climat des affaires.

Donc notre avantage, c'est de ne pas être exposé directement. En revanche, bien sûr, le business sur place est nettement réduit et le business en général est réduit du fait de ce climat de guerre.

Si ce conflit devait perdurer, évidemment, on subirait, on peut l'imaginer, des pressions inflationnistes sur les matières premières, l'énergie et le transport. Donc autant d'éléments qu'il faudrait encore faire passer dans nos prix de vente.

L'année 2026 commence de la même façon que l'année 2025 s'était terminée, mais avec les éléments que je viens de vous décrire supplémentaires. Sinon, la même ambiance, ça veut dire une demande globalement faible et qui ne permet pas aux prix de se stabiliser.

Il est probable que l'année 2026, en tout cas pour sa première partie, se déroulera dans cette même atmosphère. Bien sûr, la situation peut être différente selon les marchés, avec des places qui sont un peu plus dynamiques que d'autres, comme par exemple l'Amérique du Nord.

Et pourtant, ce n'est pas l'euphorie, même en Amérique du Nord. Le climat d'incertitude est donc, pour l'instant, peu propice aux affaires, et il faudra un peu de confiance pour pouvoir débloquer la situation et parvenir à faire passer dans nos prix de vente les hausses de prix dont je vous ai expliqué les raisons précédemment.

Je ne doute pas que ça viendra, mais pour le moment, ce qu'on peut constater, c'est que la demande est faible et la visibilité réduite. Par division maintenant, Jacquet et Stappert pour l'acier inoxydable, deux divisions qui globalement ont bien résisté.

Les volumes distribués par Jacquet sont en hausse de 2,6% par rapport à ceux de 2024, bénéficiant du positionnement et des investissements de la division en Amérique du Nord et en Asie. Je rappelle que seul Jacquet, seule la division Jacquet est implantée hors Europe.

En Europe, les volumes sont inférieurs de 4% par rapport à l'année dernière, et c'est surtout l'Allemagne qui est affectée, je parle de Jacquet ici, avec -6%. Pour sa part, Stappert enregistre des volumes en hausse de +0,8% par rapport à 2024, grâce notamment à ses filiales d'Europe centrale.

Stappert Deutschland, en Allemagne donc, bénéficie d'une position de leader et a quand même bien résisté malgré un marché allemand perturbé et qui est plutôt en régression globalement, avec des volumes quasiment à l'équilibre par rapport à 2025. Parmi les trois divisions du groupe, IMS group est celle qui souffre le plus, notamment en raison de sa forte présence en Allemagne.

Les mesures de réorganisation et l'arrêt de la distribution de certaines gammes de produits, produits à faible valeur ajoutée, alors je peux citer comme exemple la fermeture de nos activités en Turquie, ont également pesé sur le niveau d'activité, au moins pour la moitié. En 2025, les volumes distribués par IMS group sont inférieurs de 4,2% sur un an, pardon, dont 13% pour les filiales allemandes.

Les mesures dont je viens de vous parler ont généré des économies de l'ordre de 4 millions d'euros en 2025 et nous attendons de ces mesures 10 millions d'euros d'économies, mais les pleins effets, autrement dit l'objectif de 10 millions, est attendu pour 2028. Faits marquants 2025 maintenant, je voudrais dire que si pour l'heure, l'environnement reste perturbé, nous continuons bien entendu, tout en maîtrisant nos coûts et en maîtrisant nos stocks, à poser les bases de la croissance future en investissant et en restant attentifs aux opportunités de développement.

La stratégie de développement du groupe est fondée sur l'expansion géographique et l'élargissement de la gamme de métaux distribués. Si on parle investissements maintenant, en 2025, c'était 21 millions d'euros, principalement dédiés à la modernisation, pardon, de nos capacités de distribution.

Cette année, les investissements devraient être de l'ordre de 50 millions d'euros et notamment alloués à l'accroissement des capacités de distribution, ça, j'allais dire, comme à l'accoutumée, et pour la différence, au financement de programmes immobiliers. Je vous donne un aperçu maintenant des projets qui sont lancés ou à l'étude pour 2026.

Par pays ou régions, en Espagne, c'est IMS group qui devrait acquérir un centre de distribution de 15 000 m², qui est en location depuis la reprise d'IMS par Jacquet. C'est un programme qui avait été lancé juste quelques semaines avant.

Sur l'image qui vous est montrée, c'est le bâtiment qui est en haut à gauche. C'est un investissement défensif et stratégique.

On ne peut pas laisser partir ce bâtiment et donc nous avons décidé de l'acheter et c'est une acquisition qui devrait être réalisée dans les semaines qui viennent. Comme depuis plusieurs années maintenant, Jacquet est très actif sur les marchés nord-américains et asiatiques, marchés qui représentent ensemble 40% de l'activité de la division Jacquet.

Cette dynamique se poursuivra en 2026 aux États-Unis avec la construction d'un nouveau site dans la région de Chicago qui sera lancé. Là, c'est l'illustration qui est en bas à gauche pour vous.

Là, on parle d'un projet de 14 000 m² et d'environ 18 millions de dollars américains et pour un site qui devrait être opérationnel fin 2027. En Chine, c'est un centre de distribution de 8 000 m² qui est en cours de construction.

C'est le visuel à droite. Vous pouvez voir l'avancement des travaux tout en haut et en dessous l'illustration de ce bâtiment quand il sera terminé.

En Chine, les délais, pardon, sont ultra rapides et là la construction sera opérationnelle, enfin le site, fin 2026. Ça c'est à Chengdu où nous étions en location dans un site beaucoup plus petit.

Voilà pour ce tour d'horizon, et c'est Thierry Philippe maintenant qui va vous présenter en détail les résultats 2025. Merci.

Thierry Philippe

Bonjour à tous. Alors au niveau du chiffre d'affaires, je vais commenter, on est visuel 20, Thomas, je vois que c'est bon, pardon.

Donc chiffre d'affaires qui termine l'année à 1 milliard 840 millions d'euros contre 1 milliard 970 millions d'euros 1 an auparavant. C'est une baisse de 6,6%.

Comme vous le voyez sur le tableau du haut, elle est très essentiellement générée par la baisse des prix. Les volumes globalement sont en retrait de 1%, 1,2%.

On va y revenir en regardant par division. Donc, et cette baisse de prix, on va la retrouver à peu près dans le même ordre d'idées, 5% pour toutes les divisions.

C'est ça, ces 5%, ça représente une baisse de 130 millions d'euros de chiffre d'affaires pour nous. Voilà.

Donc je vous ai parlé des volumes, je vous ai parlé des prix. Vous pouvez quand même voir en bas à droite, et c'est toujours l'information importante, c'est l'évolution séquentielle des prix.

C'est cette évolution séquentielle qui influence directement l'évolution de la marge brute exprimée en pourcentage. Et si on regarde, on voit bien que les prix ont baissé tout au long de l'année, y compris au 3e ou 4e trimestre 2025.

C'est normal, il y a une demande faible, il n'y a pas de raison que les prix se stabilisent. Je passe au visuel numéro 10, s'il vous plaît.

10 ou 9, ils ont le même numéro. Oui, c'est bon, merci.

Donc en 2025, toutes les divisions, je vous disais, ont observé une baisse des prix. Donc au niveau des volumes, on a deux divisions, Jacquet et Stappert, qui ont globalement bien résisté.

Jacquet, c'est 447 millions d'euros de chiffre d'affaires contre 457 millions d'euros 1 an auparavant, -2,2%. On a des volumes qui sont en croissance de 2,6% et ça, c'est directement en lien avec le positionnement et les investissements du groupe en Amérique du Nord et en Asie.

Les prix, comme je vous l'ai dit, -4,8%. Au niveau de Stappert, 504 millions de chiffre d'affaires contre 534 millions d'euros 1 an auparavant.

C'est une baisse de 5,6%, générée, comme pour Jacquet, intégralement par la baisse des prix. On est à -6%.

On a des volumes qui sont légèrement positifs à +0,8%. On vous a expliqué que elle était générée principalement...

Operator

Toutes nos excuses, décidément, j'ai l'impression que les orateurs ont un problème de micro, ils sont en train de se reconnecter. Merci pour votre compréhension.

Thierry Philippe

Est-ce que vous m'entendez ?

Operator

C'est revenu. On vous entend.

Thierry Philippe

Voilà, désolé, on a un problème de système. Alors, je pense que je m'étais arrêté à Stappert, Thomas ?

C'est bon ?

Operator

Ouais, je vous confirme, on était sur Stappert.

Thierry Philippe

Voilà. Donc je vous disais que Stappert au niveau des volumes, on était à l'équilibre, un peu supérieur à l'équilibre, +0,8% par rapport à l'année dernière, et que c'était les pays de l'Europe de l'Est qui s'étaient bien comportés pour cette division et également en Allemagne puisqu'on a très bien résisté avec des volumes quasiment à l'équilibre dans un marché comme vous l'a décrit Éric Jacquet difficile.

Au niveau d'IMS group, 903 millions de chiffre d'affaires contre 995 millions d'euros 1 an auparavant, c'est -9,2%. Des prix en baisse de 5,6%, on reste dans la même fourchette que pour les divisions inox.

Au niveau des volumes, -4,2% avec pour un petit peu moins de la moitié cette baisse, elle s'explique par les mesures de réorganisation en cours d'exécution dans la division et par aussi les cessations de distribution de certaines gammes à plus faible valeur ajoutée. Pour le reste, on peut dire que en général en Europe, on est à volume stable par rapport à l'année dernière et que la baisse, elle provient vraiment du marché allemand.

Sur le visuel suivant, marge brute. Donc en 2025, dans le contexte économique qu'on vous a décrit, le groupe a vu ses marges brutes augmenter, passant de 22,4 à 24,2%.

La pression qui a été exercée sur la marge brute par la baisse des prix de vente, je vous ai dit -5,7% en 2025, cette pression, elle a été notamment compensée par la baisse plus rapide des prix moyens de stock. Donc en d'autres termes, la baisse des prix de vente a été moins rapide que celle des PMP, comme on dit, prix moyen pondéré.

Et donc ça permet, alors qu'on a perdu 130 millions de chiffre d'affaires, d'avoir une marge brute qui augmente de 3 millions d'euros à 445 millions d'euros. Au niveau des charges opérationnelles courantes sur le visuel suivant, on a des charges donc c'est toutes les charges entre la marge brute et l'EBITDA que je vous décris, à périmètre constant, elles sont en baisse de 1,4% en lien avec la baisse de l'activité.

Et si on regarde pour la variation, on est à 351 millions d'euros contre 355 millions d'euros, donc -4 millions d'euros. On a d'abord une baisse des charges variables, 5 millions d'euros.

Et puis ensuite, vous voyez un effet au niveau des charges fixes, on voit qu'elles sont stables à zéro, n'évoluent pas. Là, il y a deux effets qu'il convient de commenter.

Il y a de l'inflation bien entendu dans le groupe, ça représente 4 millions d'euros d'augmentation sur l'exercice, mais qui a été intégralement compensée par 4 millions d'euros d'économies réalisées en Allemagne. Comme on vous a dit, on attend au total de mesures en cours d'exécution 10 millions d'euros d'économies, donc ça veut dire qu'on attend encore 6 millions d'euros complémentaires à répartir entre 2026 et 2027.

Voilà, dernier point à noter : l'effectif moyen du groupe, il était de 3 474 en 2024, il est de 3 362 en 2025, donc effectif moyen en baisse d'une centaine de collaborateurs qui résultent pour l'essentiel des mesures engagées en Allemagne par la division IMS group. Voilà.

Sur le visuel numéro 12, je pense, on est sur les marges opérationnelles, vous pouvez les voir sous forme d'EBITDA ou sous forme de résultat opérationnel courant, ça dépend comment vous suivez. Et dans les conditions décrites, si je vous parle de l'EBITDA, donc on a les conditions décrites, c'est une marge +3 millions d'euros, des charges opérationnelles qui ont baissé de 4 millions d'euros et mathématiquement, on voit un EBITDA qui augmente de 7 millions d'euros.

Il passe à 94 millions d'euros et représente 5,1% du chiffre d'affaires contre 4,4% 1 an auparavant. Voilà, ce qu'on peut dire sur l'évolution de cet EBITDA, c'est que c'est Jacquet et Stappert, les deux divisions inox, qui ont essentiellement contribué à son augmentation, et principalement Stappert en Allemagne et Jacquet en Amérique du Nord.

Voilà. Sur le visuel suivant et comme pour chaque présentation financière, quelques points d'attention sur les éléments comptables.

Donc si je repars du résultat opérationnel courant pour descendre au résultat net part du groupe, tout d'abord, je vous mentionne que sur l'exercice 2025, il n'y a pas eu d'éléments non récurrents significatifs, vous voyez, 200 000 €, alors que l'année dernière, en 2024, on avait bénéficié de 12 millions d'euros de profit non récurrent. Pour cette année, il n'y en a pas.

Un résultat financier 22 millions d'euros, ce sont des charges contre 19 millions d'euros fin 2024. C'est une hausse qui s'explique principalement par l'expiration fin 2024 d'instruments de couverture.

On avait bénéficié jusqu'à fin 2024 de swaps à 0% qu'on avait contractés pendant le Covid. Voilà, donc ça n'existe plus ce type de produit.

Voilà, et puis si on regarde le taux moyen de l'endettement brut, il est en baisse, on est à 4,6% sur l'exercice contre 5,1% l'exercice précédent. On pourra aussi noter que dans le résultat financier, on a l'application d'une norme relative aux économies hyperinflationnistes, en l'espèce on parle de la Turquie, c'est la norme IAS 29 pour ceux qui veulent savoir, et qui conduit le groupe à enregistrer une perte de 2,2 millions d'euros, donc pour plus de la moitié sans impact sur les capitaux propres.

On est vraiment en application stricte de la comptabilité. Voilà.

Enfin, dernier commentaire, le taux d'impôt moyen qui à fin 2025 est 31%. Toutefois, en raison de la fiscalité différée sur les retraitements comptables et puis sur la politique de non-activation de certains reports d'impôts déficitaires, on a un taux facial qui ressort à 60%.

En d'autres termes, cela traduit le fait que nous payons des impôts là où nous gagnons de l'argent et que là où nous n'en gagnons pas, on ne comptabilise pas l'économie d'impôt à venir sur les bénéfices futurs. Voilà.

Dans ces conditions, on a un résultat net part du groupe qui s'établit à 10 millions d'euros. Merci Thomas, je vois que ça a bougé.

Donc on est sur la partie cash flow ou trésorerie d'exploitation en français et bilan. Au 31 décembre, on a un besoin en fonds de roulement qui s'établit à 537 millions d'euros.

C'est 29% du chiffre d'affaires contre 564 millions d'euros 1 an auparavant, avec une baisse de stock de 46 millions d'euros sur l'exercice. On a des stocks qui sont adaptés finalement à la demande du moment.

Ils sont passés en chiffre de 615 millions d'euros fin 2024 à 569 millions d'euros fin 2025. Et ça a permis au groupe, avec les marges opérationnelles générées et puis la gestion du BFR, de dégager une trésorerie d'exploitation de 103 millions d'euros qui a permis au groupe également de financer tout ce qu'elle avait à financer, dont les investissements, 21 millions d'euros, Éric Jacquet vous en a parlé.

Avec tout ça, on a un endettement net qui s'élève en fin d'année à 140 millions d'euros pour des capitaux propres de 654 millions d'euros, soit un gearing de 21%. Pour mémoire, on était à 27% 1 an auparavant.

Dernier visuel avant de passer à la séance de questions-réponses, c'est toujours, on vous rappelle la structure de financement du groupe qui est solide. Au 31 décembre, on a une trésorerie qui s'élève à 179 millions d'euros, des lignes de crédit qui s'élèvent à 740 millions d'euros, 400 dont 421 millions d'euros sont non utilisés et évidemment, en fin d'année, on respecte tous nos engagements bancaires.

Voilà. Vous aurez noté qu'en 2025, afin d'optimiser la charge d'intérêt, le groupe a réduit son endettement brut de plus de 200 millions d'euros en procédant à des remboursements par anticipation.

En début d'année on avait un contrat Schuldscheindarlehen en Allemagne de 146 millions d'euros qui arrivait à échéance en 2026 qui a été remboursé par anticipation à hauteur de 66 millions d'euros et le solde a fait l'objet d'un refinancement avec la mise en place d'un nouveau Schuldschein cette fois-ci à échéance 2030. Et puis durant l'exercice, on a également remboursé trois prêts amortissables PPR pour un montant total de 95 millions d'euros.

Voilà, tout ça a permis d'optimiser le résultat final. Et puis enfin, à noter que durant l'exercice, on a également étendu la maturité du crédit syndiqué de 160 millions d'euros qui est non utilisé à date jusqu'à juillet 2028.

Donc aujourd'hui, tous les financements seniors, j'ai envie de dire, Jacquet Metals ont des maturités qui s'étalent entre 2028 et 2030. Voilà, j'ai terminé avec la présentation, on peut passer à la séance de questions-réponses.

Operator

Merci beaucoup, messieurs. On va se souhaiter un peu plus de fluidité technique pour la session de questions-réponses.

Je rappelle donc vous avez la possibilité soit de poser vos questions par écrit en bas à droite de votre écran, soit de taper micro afin qu'on puisse activer vos micros au fur et à mesure et ainsi poser vos questions. On a déjà une question qui s'est manifestée par avance.

Éric Jacquet

Est-ce que nous avons la connaissance du nombre de personnes qui restent assister à la conférence ?

Operator

Absolument, il y a une quarantaine de personnes en ligne. Alors, première question : bonjour messieurs, est-ce que vous pouvez faire un point sur le niveau de provision sur stock à fin 2025 ?

Thierry Philippe

Absolument. On a un montant de provisionnement qui est stable en pourcentage des stocks par rapport à l'année dernière.

On est légèrement en dessous de 19%. Comme l'année dernière, en fait, on a les niveaux de provisionnement, c'est des algorithmes, ils ont suivi la baisse des stocks, ils ont suivi la baisse des prix et aussi les conditions de marché avec la demande faible puisque les provisions, elles ont toujours deux composantes : une composante dans laquelle on apprécie l'évolution future des prix et l'autre dans lequel on apprécie le niveau de rotation des stocks.

Mais globalement, on est resté stable.

Operator

Merci, on attend la prochaine question. Prochaine question : bonjour, concernant les nombreux secteurs que vous adressez, lesquels sont les plus dynamiques avec des volumes en croissance ou stables et lesquels affichent une demande en fort recul ?

Merci.

Éric Jacquet

Alors les secteurs qui sont pas nouveaux mais qui sont dynamiques, qui surtout vont l'être beaucoup plutôt à partir de la fin de l'année et dans les années suivantes, c'est le secteur de l'énergie et au premier plan le nucléaire. Dans une moindre mesure pour nous mais quand même ça sera consistant, le secteur de la défense.

Voilà les deux secteurs qui sont les plus prometteurs pour la période à venir et sur du long terme, c'est ça aussi qui est très intéressant. Les secteurs en recul, comme je le précisais tout à l'heure, nous ne sommes pas présents dans l'automobile qui est un secteur qui est quand même, surtout en Europe, assez touché en ce moment et donc nous n'avons pas à souffrir de ça.

Et sinon, il n'y a pas de secteur proprement identifié sur lequel nous serions en recul en ce moment.

Operator

Merci Éric. Je me permets de...

Éric Jacquet

Pardon, en complément de réponse, on pourrait penser à la mécanique mais en fait il n'y a rien de nouveau. La mécanique, disons que c'est un long déclin.

Nous sommes Français alors on l'a bien connu en France mais enfin c'est surtout très européen. Là, c'est vrai que l'Allemagne qui jusque avant le Covid était quand même un pays qui était resté assez fort dans ce domaine, bon, imite la France si on peut dire avec deux décennies de retard et se désindustrialise progressivement et donc évidemment la mécanique, qui était un fort marché export pour l'Allemagne, est un marché qui dans ce pays-là notamment est en réduction.

Enfin, c'est pas de nature, à part chez IMS en Allemagne précisément, à affecter l'ensemble du groupe, loin de là.

Operator

Justement, vous aviez évoqué l'Allemagne et le secteur de la défense. On a une question qui est la suivante : est-ce que le plan de relance allemand et son pivot vers la défense, est-ce que ça a déjà actuellement un impact pour le groupe ou est-ce que cet impact sera plutôt à moyen terme ?

Éric Jacquet

Plutôt à moyen terme et à moyen terme dont le début, à mon avis, c'est déjà la fin de cette année quoi. Donc c'est presque du très court terme.

Mais ça va évidemment enfin vous imaginez bien qu'on ne met pas en route comme ça des fabrications et donc ça va être une montée progressive à partir de fin 2026 où il y aura quasiment rien, 2027 où on va commencer à voir des effets, puis en 2028, 2029, 2030, on peut estimer que ça va être assez considérable et pas seulement en Allemagne parce que quand l'Allemagne s'équipe et achète des armements, ils vont en produire une partie mais enfin ils vont acheter ça dans le monde entier et particulièrement en France qui, vous le savez, est deuxième producteur mondial d'armement quand même. Donc il y a là une belle période à venir pour nous Français et nous Allemands.

Operator

Très clair, merci beaucoup. Sur 2026, comment voyez-vous l'orientation des prix de l'acier inox et mécanique industrielle ?

Éric Jacquet

Les prix, vous savez, c'est assez simple. Là je parle hors conflit et événements extraordinaires parce que là évidemment il peut y avoir des rebondissements rapides dans un sens comme dans l'autre.

Ça fait maintenant, si on prend globalement, plusieurs années enfin on est dans la 3e année où on a un niveau de prix d'abord qui a baissé puis qui avec des montées, c'est jamais flat mais qui globalement baisse quoi. Et on a déjà commencé à avoir un peu de remontée de prix.

On arrive vraiment à la fin d'un bas de cycle mais on n'est pas à 6 ou 12 mois près dans la fin d'un bas de cycle, mais à un moment donné les prix vont repartir à la hausse. Pourquoi ils vont repartir à la hausse ?

Parce que les besoins ordinaires déjà, je suis là en train de parler hors conflit, sont existants et s'empilent si vous me permettez cette expression, et à un moment donné les conseils d'administration, les sociétés, et ça au niveau mondial, relancent leurs investissements. Et donc ça, ça fait le cycle haussier habituel auquel nous sommes donc habitués, pardon pour la répétition.

Vient s'ajouter à ça la reconstruction. On parlait beaucoup de la reconstruction en Ukraine, maintenant on va parler de la reconstruction plus modeste au Moyen-Orient mais enfin aussi en Iran.

Donc les besoins vont finir par être assez énormes à un moment ou à un autre que je ne situe pas si loin que ça mais quand même plutôt l'année prochaine.

Operator

Alors, une question sur les volumes du dernier semestre 2025, du T4, qui sont positifs sur Jacquet et Stappert. Est-ce que c'est un effet selon vous de restockage client après des niveaux de stock assez bas ou le signal d'une demande finale qui repart ?

Éric Jacquet

Vous savez, les variations, elles sont faibles. Alors une tendance positive est meilleure qu'une tendance négative, bien entendu, mais en tirer des conclusions, c'est quand même difficile.

Donc j'ai pas de réponse précise à apporter. On n'a pas vraiment de clients qui stockent, vous savez, l'écrasante majorité de nos clients sont des fabricants, donc ils achètent chez les distributeurs, chez Jacquet Metals, en fonction de leurs besoins et de leur carnet de commandes.

Ils ne stockent pas nos produits, c'est nous les stockistes.

Operator

Au niveau de votre politique commerciale, est-ce que vous envisagez d'avoir une politique un petit peu plus agressive qui favorise les volumes versus des prix de vente moyens ?

Éric Jacquet

J'aurais tendance à dire que c'est plutôt l'inverse. Moi je suis confiant dans l'économie à venir et une reprise de l'activité.

Et le groupe a, comme Thierry vous l'a fait observer, a une bonne situation financière, donc nous ne sommes pas sous la pression d'une recherche de trésorerie ou de choses comme ça, et donc il n'y a aucune raison de brader, entre guillemets, ou de favoriser des volumes en baissant les prix. Comme en plus nous sommes plutôt leaders sur pas mal de nos marchés, pas dire que c'est nous qui faisons le marché, ça serait quand même présomptueux et prétentieux, mais notre position compte.

Et donc baisser les prix, non. Oui, je suis en Allemagne et j'avais une réunion commerciale ce matin et nous en parlions chez Stappert pour ne rien vous cacher, et préférons faire le dos rond que baisser les prix.

Mais nous observons sur le marché que certains en tout cas ne les augmentent pas, alors que avec les CBAM et ce qui s'est mis en place qui a été décrit précédemment, ils devraient les augmenter. En tout cas, nous, nous avons une attitude plutôt de prudence et de tenir les prix et même de les augmenter un peu, même si les volumes devaient baisser.

Operator

C'est très clair, merci. Nouvelle question : bonjour messieurs, dans un scénario où le conflit en Iran se prolonge, l'effet sur votre activité est-il plutôt un sujet de coûts, un sujet de demande ou un sujet de logistique ?

On en a parlé déjà un petit peu tout à l'heure.

Éric Jacquet

Les trois, mon capitaine. Pardon, c'est trivial.

Je vais commencer par la fin, logistique, parce que les produits importés hors d'Europe, en gros un quart de nos volumes dont les 3/4 de ce quart viennent d'Asie, effectivement si on ne peut plus circuler, bon on n'en est pas là aujourd'hui, ça ne concerne que le pétrole, mais si le conflit devait s'étendre à d'autres voies de navigation, les délais pourraient s'allonger. Bon, ça c'est juste un problème de BFR en fin de compte.

Prix de l'énergie, donc là j'en reviens au pétrole, effectivement s'il y a des tensions, le pétrole augmentera. Bon là on voit bien que le marché sait pas où il va, lundi ça monte, mardi ça baisse.

Donc je crois qu'il faut attendre quelques jours ou semaines pour voir la vraie direction. Votre question, c'est oui mais si l'énergie augmente beaucoup, que se passe-t-il ?

Bah les producteurs vont voir augmenter leurs coûts de fabrication et donc nous achèterons plus cher et nous ferons passer des hausses auprès des clients. Voilà le seul effet qui peut se produire.

Je ne sais pas si j'ai répondu complètement à la question, il y avait d'autres aspects, non ? Non, c'était surtout logistique.

Et le prix des matières premières quand même, un mot là-dessus. Quand il y a de l'incertitude, les prix des matières premières augmentent.

Voilà. Mais ça c'est des feux de paille, donc il faut pas tabler là-dessus pour parler de résultats.

Operator

Alors, je pense que vous avez parfaitement répondu, merci. De nouvelles questions : est-ce qu'on doit s'attendre à une continuation de la baisse des prix moyens des stocks et de quel ordre pourrait être cette baisse si tel est le cas en 2026 ?

Éric Jacquet

Les prix des stocks ne baissent plus depuis un certain nombre de mois en tout cas, hein. Donc bon, tout peut arriver, mais les prix ne sont pas très élevés en fait en ce moment, hein.

Thierry Philippe

Le phénomène que je vous ai décrit et qui a permis de voir les marges augmenter aussi, enfin qui a contribué à l'augmentation des marges, c'est pas le seul bien sûr mais, d'avoir des prix moyens de stock qui ont baissé plus vite que les prix de vente, c'est un phénomène que on a observé tout au long de l'année 2025 et qu'on vous a commenté trimestre après trimestre, mais qui était plus fort au premier trimestre et qui s'est atténué au fur et à mesure de l'année. Donc aujourd'hui on a des stocks qui sont adaptés à la demande, on n'a pas de raison d'ailleurs de les voir trop baisser même de les voir baisser, et c'est la même chose pour les PMP.

Operator

Est-ce que vous pouvez faire un point sur le programme de rachat d'actions, s'il vous plaît ?

Thierry Philippe

Alors, le programme, il est toujours en place, le mandat est toujours actif. Toutefois, il n'est pas actif en ce moment sur les cours de 22 ou 23 €.

Pour le reste, il est inchangé et ce que je peux vous dire, c'est que la société, à l'heure où on se parle, elle détient 5,7% de son capital.

Operator

Je vous remercie beaucoup. Une dernière question qui vient d'arriver : si les prix de l'acier se stabilisent ou remontent cette année, 2026, est-ce que vous bénéficierez d'un effet d'inventaire positif ou est-ce que la compression de marge joue dans l'autre sens quand vous reconstituez les stocks ?

Éric Jacquet

Vous savez, quand les prix montent, il y a un effet d'aubaine, comme on dit. C'est automatique.

Je réponds un peu sommairement, mais si les prix montent, les prix montent.

Thierry Philippe

Il y aura un effet d'aubaine pendant quelques trimestres effectivement.

Operator

Une nouvelle question qui est arrivée : est-ce que vous voulez commenter la position au capital de monsieur Colburn ? Est-ce que sa position a changé ?

Éric Jacquet

Bon pour tout vous dire, il y a un petit moment qu'on l'a pas suivi.

Thierry Philippe

Non, c'est différentes entités. C'est la position, elle est tenue aux États-Unis, on leur demande tous les 3 ans de nous la confirmer.

On va le faire cette année. L'information qu'on a pour l'instant, elle date de fin 2023.

On n'a pas eu de nouvelles de leur part qu'ils aient changé leur position. Voilà, donc à l'heure actuelle, pour nous, c'est toujours la même position.

Éric Jacquet

Elle se situe à peu près à 5%.

Thierry Philippe

5% du capital.

Éric Jacquet

Bon, c'est assez stable. Il y a eu un peu plus, je pense, à un moment, peut-être.

Thierry Philippe

Peut-être. Ça fait plus de 12 ans qu'il a cette participation.

Plus de 16 ans, pardon.

Operator

Nouvelle question : vous aviez dit que la baisse des prix s'arrêterait quand tous les producteurs d'acier perdront de l'argent et que le dumping venant de Chine serait entravé. Le premier aspect est arrivé, le second est en cours avec les taxes aux frontières.

Éric Jacquet

Et les prix ne baissent pas !

Thierry Philippe

Ne baissent plus.

Éric Jacquet

Je sais pas si je peux dire qu'ils baissent plus mais ils ne baissent pas en tout cas. Mais deux mots quand même sur cette mise en place des CBAM.

On a un peu imité Donald Trump sur ce plan. Donc moi je suis plutôt pour effectivement une protection au sens de l'Europe, mais je trouve qu'on y va trop fort, comme Donald Trump qui est allé trop fort, donc ça a des inconvénients.

Donc oui, ça maintiendra de la production en Europe. Si les prix sont trop élevés, c'est au détriment finalement des clients de Jacquet Metals.

Comme c'est le cas aux États-Unis, beaucoup de manufactures américaines ne sont pas du tout satisfaites des tarifs qu'a mis en place Donald Trump parce que bien sûr il y a un effet d'aubaine pour les stockistes, en apparence c'est tout à fait intéressant, les producteurs locaux en profitent s'ils augmentent leurs prix, mais nos clients, qu'est-ce qu'ils font ? Ils fabriquent des appareils, quels qu'ils soient.

Si on est américain, bah ces appareils, ils sont en compétition contre les Canadiens, contre les Mexicains. Si on est en Europe, ils sont en compétition contre les Coréens et autres, et donc ils sont désavantagés du simple fait de prix d'achat de matières premières plus élevés.

Donc c'est un jeu qui est quand même dangereux et quand on met des taxes de 10, 15, 20, 30% voire plus, 50% aux États-Unis, c'est beaucoup trop élevé. Et c'est très perturbant.

Voilà. Et si j'étais aux commandes, j'aurais fait des hausses de prix comprises entre 5 et 10% et puis on voit un an plus tard comment ça se passe.

Voilà. En attendant, les prix ne baissent pas.

Ça c'est sûr.

Operator

Est-ce que vous envisagez une poursuite du déstockage par rapport à la position qui était la vôtre fin décembre 2025 ?

Éric Jacquet

Moi, je savais pas que je déstockais, vous me l'apprenez. Donc peut-être que les stocks ont baissé, mais enfin ils ont baissé parce que ils ont été adaptés aux ventes et puis bien sûr vous avez, et ça c'est normal, une vue globale.

Après, nous on a une vue qui est différente selon les endroits où on se trouve. Donc ils ont pu augmenter en Amérique du Nord, baisser en Allemagne, et à la fin on a un chiffre qui est la résultante de tout ça, mais on n'a aucune politique de déstockage ou de baisse des stocks, enfin je sais plus quel terme vous avez employé.

Thierry Philippe

En tout cas, faut pas attendre une baisse des stocks en 2026.

Éric Jacquet

Non.

Operator

Je pense qu'on a épuisé les questions.

Thierry Philippe

Bah merci beaucoup.

Éric Jacquet

Merci de votre présence. Pardon encore pour ce retard technique et à votre disposition pour la suite.

Bonne journée.

Operator

Merci beaucoup, messieurs, et à nouveau toutes nos excuses. Très bonne journée.