Manitou BF SA

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Q4 FY2025 · Earnings Call TranscriptJanuary 28, 2026

Voilà, donc en direct d'Ancenis, le siège social du groupe Manitou, nous démarrons sur la présentation qui vous a été envoyée sur le chiffre d'affaires du T4 2025. La vie du groupe, quelques éléments concernant la vie du groupe : Lift, le nouveau plan stratégique Lift, donc une étape extrêmement importante pour le groupe, qui vous a été présentée déjà en détail en avril dernier, mais qui devient maintenant effectif depuis le 1er janvier, qui est un changement majeur qu'on a enclenché surtout à partir du 4e trimestre.

Donc c'est aussi pour ça qu'on insiste là-dessus pour répondre à nos enjeux stratégiques, pour atteindre nos objectifs, notre objectif qui est d'avoir une approche qui était plus centrée sur le produit, avoir vraiment une approche complètement centrée sur le client et la responsabilisation des équipes sur nos clients. Un nouveau modèle organisationnel, on était en deux divisions, nous passons maintenant à trois zones géographiques : l'Europe, l'Amérique du Nord, l'APAM, un acronyme Manitou qui regroupe à la fois l'Amérique latine, l'Asie-Pacifique, l'Afrique et le Moyen-Orient, l'APAM, qui sont des zones relativement homogènes dans leur approche client, leur maturité, leur potentiel de marché, leurs évolutions de parts de marché.

Donc chacune homogène avec les autres, homogène entre elles et assez différentes l'une de l'autre, notamment sur les solutions techniques et les maturités des marchés. Des solutions qui sont centrées sur le client, adaptées à chaque spécificité régionale justement pour bien adresser ces dynamiques de marché et ces régionalisations qui correspondent aussi à des évolutions géopolitiques importantes.

Une autonomisation et des responsabilités claires des équipes pour pouvoir répondre aux clients tous les jours. Cette feuille de route vous a été présentée, si vous avez des questions nous pourrons revenir dessus, en avril dernier.

L'ensemble des éléments et objectifs à horizon 2030 qui compte maintenant notre feuille de route stratégique ont été partagés. Dans cette feuille de route, nous avons aussi la mise en place donc d'une gouvernance, d'un modèle opérationnel différent, adapté à cette nouvelle stratégie, à cette nouvelle organisation pour piloter la nouvelle structure avec trois zones géographiques soutenues par et des fonctions globales et des fonctions corporate pour renforcer vraiment la proximité client des régions, accélérer la croissance internationale et remporter toutes les ambitions d'innovation, de digitalisation.

Je présente rapidement les personnes que vous avez sur la photo parce que vous pouvez être amenés dans différents forums ou dans différentes présentations à les rencontrer. Je vais aller de gauche à droite : donc tout à fait à gauche debout, vous avez Steve Ryder qui est le patron de l'APAM, qui est basé en Inde.

Vous avez ensuite devant Corinne Le Guern [qui est en charge?] de l'ensemble de la fonction Global Business Excellence, Hervé Rochet que vous connaissez qui est Transformation et Gouvernance du groupe, Élisabeth Ausimour ensuite qui est en charge de l'ensemble des Global Offers, de l'ensemble des offres du groupe mondialement, Maurizio Aquili qui est en charge du global sourcing du groupe avec des efforts de productivité et de performance sur l'ensemble des continents, moi-même.

Ensuite assis, vous avez Brad Bowler, Brad est le président de la région North America. Vous avez ensuite Pierre Pennat, patron de Global Operations.

Vous avez ensuite assis Jean Rouault qui est le patron de distribution Europe. Vous avez ensuite Christine Prat qui est en charge des RH pour le groupe, et Céline, CFO du groupe, qui est avec moi aujourd'hui.

Je précise que l'ensemble des personnes qui sont là travaillaient préalablement dans le groupe excepté Brad Bowler qui nous a rejoints il y a quelques mois, je crois que nous avions annoncé lors de la dernière publication son arrivée. En terme de faits marquants, vous avez reçu également un communiqué de presse fin novembre dernier dans laquelle en ce qui me concerne, mon mandat, mon troisième mandat que j'effectue arrive à son terme le 11 juin 2026, et un processus de recrutement a été lancé par le conseil d'administration pour avoir un successeur qui prendra donc la présidence et le rôle de CEO à compter de juin 2026, et je suis en poste jusqu'à ce moment-là.

En terme de RSE, ce ne sont pas des volumes majeurs, mais c'est un axe majeur que nous présentons ici. On vous présente souvent des machines que nous lançons sur les machines low emission, sur les machines électriques.

Ici, une initiative sur le transport. Nous sommes un des principaux chargeurs d'une initiative de roulier à voile que vous voyez, le Neoliner, qui est en photo, qui est parti, alors là il est à Nantes mais normalement il part de Montoir-de-Bretagne, qui est un roulier à voile, donc un transport entre l'Europe et les États-Unis puisqu'il va jusqu'à Baltimore où nous avons notre centre logistique de distribution pour l'Amérique du Nord, et nous avons la première traversée de ce projet qui permet de réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport à un cargo classique qui aurait les mêmes capacités, qui est parti donc avec un certain nombre de machines Manitou à bord.

Vous voyez d'ailleurs sur la photo des MRT avec donc des machines rotatives avec en particulier, vous voyez celle de derrière qu'on voit un adhésif bleu qui est une MRT d'ailleurs électrique, donc une machine rotative 100% électrique, ce n'était pas voulu, mais il se trouve qu'il y en a une aussi sur ce bateau qui part vers l'Amérique du Nord. En ce qui concerne l'activité, le chiffre d'affaires du T4 : 721 millions, une dynamique forte par rapport à 2024, +10%, ce qui nous fait sur 12 mois 2 milliards 564 millions, un écart de 3,5 par rapport à l'année dernière, 2,3 en comparable en effet change sur lequel reviendra Céline.

Une prise de commandes dynamique, je reviendrai dessus et nous aurons peut-être des questions, de 726 millions au 4e trimestre, donc très dynamique, on était à 530 millions au 4e trimestre 2024. Donc la reprise qu'on a annoncée après la décrue de notre carnet de commandes qui se confirme en 2025 et sur la fin d'année, un carnet de commandes qui est de 1 milliard 121 à la fin de l'année contre 1 milliard 80, donc une stabilité plus, je dirais une légère progression de ce carnet.

Et on va maintenant voir les chiffres avec Céline.

Céline

Donc chiffre d'affaires du 4e trimestre, donc vous avez sur ce slide un comparatif entre 2025 et 2024. Donc une forte progression de 10% sur le trimestre portée par les régions Europe, Europe du Nord et Europe du Sud.

Par contre, la région Amérique est en retrait ainsi que la région l'APAM. Voilà, merci.

Donc voilà, donc vraiment une forte pure dynamique sur cette région, une région Europe du Nord en progression de 32% par rapport à l'année dernière, 16,8% sur l'Europe du Sud, alors que les régions Amérique, elles, sont en retrait donc par rapport à l'année dernière au T4 2024 à 24,6, et un retrait aussi sur la région APAM. Donc cette progression sur le trimestre est portée par les ventes de machines à hauteur de 10,8%, mais nous avons aussi une progression sur la partie services à hauteur de 5,6%.

Sur la totalité de l'année, donc le chiffre d'affaires de l'année s'élève à 2 milliards 564 pour 2 milliards 656 en 2024. Donc nous sommes en retrait de 3,5%, ce qui est moins que ce qu'on vous avait annoncé à la fin du 3e trimestre en 2025.

Le fort dynamisme du 4e trimestre nous a permis de réduire légèrement cet écart par rapport à 2024. Donc sur l'année, on a une activité Europe qui est plutôt bonne où on a un renforcement du taux de l'Europe du Sud à 36% alors que l'année dernière, elle représentait 35% en 2024.

La partie Amérique, elle, est légèrement en baisse à 20%, pardon, par rapport à 21% du total en 2024. Donc en terme de variation, on voit qu'on a l'Europe du Sud et l'Europe du Nord qui sont légèrement en retrait par rapport à l'année dernière, mais moins que la totalité du groupe à hauteur de 1,6 sur l'Europe du Sud, 2,6 sur l'Europe du Nord.

Par contre, la région Amérique est en retrait de 10,7% par rapport à 2024, ce qui nous fait un total de -3,5%. Cet écart par rapport à l'année dernière vient essentiellement de la vente de machines puisque par contre sur l'activité services, nous sommes en progression de 2,8% sur pratiquement toutes les régions excepté l'Europe du Nord.

Alors, à iso-périmètre, on voit qu'effectivement on a un impact change qui représente 31 millions d'euros qui est négatif pour nous, qui représente 31 millions d'euros sur l'année. Donc à iso-forex, notre variation est de 2,3% au lieu des 3,5% en total, et l'impact vient du fait que l'euro est beaucoup plus fort cette année que l'année dernière.

En terme de prises de commandes, donc très bonne prise de commandes sur le trimestre : 726 millions d'euros. Comme vous pouvez le voir sur ce graphe, on a une stabilisation de notre carnet de commandes déjà depuis pratiquement un an, un an et demi depuis le T3 2024 autour de 1 milliard, 1 milliard 100.

T2, T3, on était descendus proche de 1 milliard et là nous sommes remontés fin 2024, fin 2025 à 1 milliard 121 de carnet de commandes, ce qui représente six mois, six mois d'activité pour l'année 2026.

Merci. Donc en terme de revue opérationnelle, vous l'avez vu, un rebond du T4 qui est vraiment dynamique, progression de 10%, c'est porté par l'Europe.

Nous vous avons informé aussi que les mesures annoncées en août par Donald Trump sur les tarifs qui sont imposés aux machines depuis le 2 août sont impactées ce second semestre, mais le rebond européen a largement compensé ça. Donc cette progression de 10% sur le 4e trimestre, le niveau record, je reviens dessus, c'est un niveau au plus haut depuis 2022.

Il faut revenir au T2 2022 pour trouver plus de 700 millions, à 720 millions de commandes sur un trimestre. Donc voilà, une reprise dynamique, ça veut dire que nous commençons l'année 2026 avec vraiment cette reprise dynamique, un retour des loueurs qui avaient été plutôt en réduction et en prudence sur l'année 2025 et qui sont en reprise assez dynamique depuis septembre et qui se poursuit.

Donc le chiffre d'affaires de l'année est à la fois légèrement en dessous de l'année dernière, un peu plus de 2%, 2,3% en dessous à taux de change constant, légèrement meilleur que les dernières estimations, ce que nous avions annoncé en octobre du fait de ce dynamisme du T4. On renforce notre positionnement sur la majorité des zones géographiques et on a une résilience forte de l'activité SNS qui se poursuit année après année.

Donc qui permet sur cet ensemble du trimestre d'avoir une activité forte, un renforcement du positionnement du groupe même si le chiffre d'affaires recule légèrement sur l'année. Quand nous regardons 2026, nous anticipons pour l'année 2026 avec ce démarrage assez dynamique une hausse de 4% par rapport à 2025.

Donc à la fois un dynamisme global, une reprise de nos commandes, une prudence aussi sur la zone Amérique du Nord compte tenu des tarifs, de l'impact de ceux-ci et donc de l'impact que ça a sur les marchés nord-américains qui ont été en forte baisse, et une anticipation d'un résultat opérationnel courant, ici je parle de l'année 2025, nous parlerons de la projection et de la guidance 2026 en terme de résultat opérationnel courant le 11 mars lors de la publication de nos résultats, donc là je parle de 2025 avec une anticipation à 5,5% du chiffre d'affaires. Donc en amélioration par rapport à ce que nous avions dit au dernier trimestre qui était à 5,3, notamment du fait de la performance du T4 et qui a redonné un léger boost à cette performance.

On ne l'a pas précisé, mais dans l'ensemble de l'évolution de ce chiffre d'affaires T4 et de l'année, cette baisse à change constant d'environ 2,3% du chiffre d'affaires se fait dans un contexte où les marchés ont plus baissé que cela. Donc la performance que nous montrons aujourd'hui, les prises de commandes et la facturation de 2024 correspond pour l'ensemble du groupe, sur l'ensemble de ces huit zones géographiques, à une amélioration de nos parts de marché, de notre pénétration sur les marchés qui ont été difficiles sur un grand nombre de zones compte tenu des situations économiques des uns et des autres.