VINCI SA

VINCI SA

106.13
EUR
-1.17
(-1.10%)
70.60BMarket Cap
Feb 10Next Earn

Q2 FY2026 · Earnings Call TranscriptJuly 30, 2026

Pierre

...de VINCI Energies pendant 12 ans, participant activement à cette magnifique success story. Il a été direction de la trésorerie, des financements et de la fiscalité à la holding de VINCI pendant 3 ans, auprès de Christian Labeyrie.

Et il a été également directeur financier de VINCI Construction pendant 5 ans, à mes côtés, période au cours de laquelle nous avons appris à nous connaître, à travailler ensemble, et nous formons un tandem qui fonctionne très bien. Je suis également entouré ce matin des autres membres du comité exécutif et des équipes de la direction de la communication autour de Pierre Duprat.

Nous serons à votre entière disposition pour répondre à vos questions. Alors, ce premier semestre 2026, il fait ressortir une nouvelle fois une performance, comme je l'ai dit, excellente de VINCI, tirée en particulier par la trajectoire dynamique des services à l'énergie.

Cette copie d'ensemble est remarquable. Elle est d'autant plus remarquable dans le contexte actuel de tensions géopolitiques et macroéconomiques que vous connaissez, contexte qui a pesé notamment sur le trafic des concessions.

Ce qu'il faut retenir, au-delà de la dynamique des services à l'énergie sur laquelle nous reviendrons, c'est que dans cet environnement, nos équipes ont su s'adapter rapidement pour maîtriser au mieux les coûts. C'est une nouvelle illustration de l'efficacité de notre organisation décentralisée, agile, réactive, privilégiant sans relâche dans chacun de nos trois métiers la progression des marges, la génération de cash-flow et la création de valeur dans la durée.

C'est aussi le reflet de la capacité des entreprises du groupe à répercuter l'inflation. Par ailleurs, cet environnement mondial fragmenté renforce notre conviction que les besoins d'investissements dans les infrastructures vitales, que ce soit des infrastructures dans le domaine de l'énergie, de la digitalisation, de la mobilité, du développement urbain, ces besoins vont s'amplifier, vont s'accélérer à moyen, à long terme sous l'effet des enjeux de souveraineté dans les différentes régions du monde.

Et VINCI est idéalement positionné pour tirer parti de cette accélération, comme en atteste déjà la très bonne dynamique des prises de commandes et le niveau record du carnet que je vous présenterai. Ce qu'il faut retenir également ce semestre, c'est que le groupe affiche une progression de son chiffre d'affaires et de ses résultats, que le cash-flow libre est positif dès le premier semestre.

Ce n'est pas systématique, comme vous le savez, du fait de la saisonnalité structurellement défavorable pour certaines de nos activités en début d'année. Et in fine, cette bonne copie d'ensemble nous permet de confirmer nos perspectives 2026 malgré un outlook plus prudent pour les concessions.

Et cette bonne copie d'ensemble, elle a conduit le conseil d'administration à approuver un dividende intérimaire de 1,10 € par action au titre de 2026, qui se compare à 1,05 € par action au titre de l'exercice 2025. Vous avez ici les principaux indicateurs chiffrés de notre performance sur lesquels Thierry reviendra plus en détail.

Les chiffres clés, ce sont une progression du chiffre d'affaires de plus 2% au premier semestre, dont 4% au deuxième trimestre, avec une poursuite, comme vous le voyez, de l'internationalisation du groupe. Cette stratégie est menée avec constance et discipline depuis une quinzaine d'années.

L'international, il a représenté au premier semestre 2026 59% du chiffre d'affaires. C'est une progression significative de près de 2 points de pourcentage de plus qu'au premier semestre 2025.

Autre chiffre clé, une croissance de l'EBITDA de plus 4% à 6,4 milliards d'euros, une hausse en valeur absolue mais également en marge, plus 40 points de base. Et c'est ce qui compte pour nous, plus que la croissance des volumes.

Ce qui compte pour nous, c'est la croissance rentable. Une forte hausse également du bénéfice par action, une hausse à deux chiffres, plus 11%.

Le cash-flow libre est déjà positif, comme je l'ai dit précédemment, à 264 millions d'euros. Et les prises de commandes sont particulièrement toniques, tant pour les services à l'énergie que pour la construction, tant en France qu'à l'international.

Au global, elles progressent de plus 8%. Tout cela constitue une performance remarquable dans le climat macroéconomique et géopolitique actuel, qui traduit au fond la solidité de notre modèle assis sur une empreinte géographique diversifiée et sur nos trois métiers très complémentaires les uns des autres.

Venons-en aux informations par métier. Commençons par le métier des concessions.

Dans le métier des concessions, la croissance du chiffre d'affaires est de plus 1,5% à structure réelle, elle est de plus 2,7% à structure comparable. La marge d'EBITDA ressort à près de 69% du chiffre d'affaires, c'est une progression de plus 150 points de base, plus 150 points de base par rapport au premier semestre 2025.

Et tous les pôles des concessions ont fait progresser leur marge ce semestre. Bravo à Nicolas Notebaert et à ses équipes.

Plus en détail, ce qu'on peut souligner pour VINCI Airports tout d'abord, c'est que le trafic passagers a affiché une stabilité au premier semestre. Cette performance reflète la bonne diversification géographique du réseau et sa résilience face aux chocs conjoncturels.

Car si le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur le prix du kérosène ainsi que les tensions entre la Chine et le Japon ont pesé sur la dynamique de certaines plateformes, je pense à Gatwick à Londres et aux aéroports du Kansai au Japon, de nombreux autres aéroports, au Portugal, à Édimbourg, à Budapest, Belgrade, en République dominicaine, au Brésil ou encore au Cap-Vert, ont continué d'afficher de bons niveaux de trafic. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires de VINCI Airports a progressé de plus 1,8% et de plus 5,3% à structure comparable, et son EBITDA a progressé également à 1,4 milliard d'euros, soit une marge en hausse à 62,6%.

Pour VINCI Autoroutes en France, on notera une faiblesse conjoncturelle du trafic, principalement due à la hausse brutale des prix du carburant en mars, à laquelle s'est ajouté l'effet négatif de plusieurs épisodes de canicule exceptionnelle intervenus depuis fin mai. Dans ce contexte, alors que le trafic des véhicules légers s'est contracté de 3,7%, celui des poids lourds a progressé, il a progressé de plus 1,6%, ce qui a permis de limiter la baisse du chiffre d'affaires à moins 0,7%.

Grâce à ce mix de trafic et grâce également aux efforts de productivité réalisés, l'EBITDA de VINCI Autoroutes a progressé à 2,4 milliards d'euros pour atteindre une marge en hausse à 75,5%. Pour VINCI Highways, notre portefeuille d'autoroutes à l'international, il faut retenir l'intégration réussie de nos récents développements au Brésil où nous gérons désormais un réseau de 1 200 km, et en conséquence, de fortes hausses du chiffre d'affaires, de l'EBITDA et de la marge d'EBITDA.

Passons au métier des services à l'énergie. Ce semestre confirme clairement son excellent positionnement sur des marchés durablement porteurs, les marchés de l'électricité bien sûr avec la production, le stockage, le transport, et aussi tout ce qui concerne l'électrification des usages, les marchés de l'optimisation des process industriels et de la performance des bâtiments, les process évidemment des développements de l'IA et des data centers, des services aux infrastructures digitales, sans oublier les enjeux de défense et de souveraineté.

Le chiffre d'affaires des services à l'énergie ressort à plus de 14,5 milliards d'euros. Cela représente une hausse de plus 7% à structure réelle, plus 4% à structure comparable, avec un momentum très fort au deuxième trimestre, momentum de plus 9% au total dont plus 10% à l'international et plus 6% en France.

Cette croissance s'accompagne d'une nouvelle progression des marges opérationnelles de près de 40 points de base à 7,8%, ce qui nous positionne clairement à nouveau parmi les acteurs les plus performants de la profession à l'échelle mondiale. Félicitations aux équipes pour cette croissance vertueuse.

Un peu plus en détail, vous pouvez voir en haut à droite sur ce slide que VINCI Energies a affiché une forte dynamique de chiffre d'affaires au deuxième trimestre, plus 9%, tant en France qu'à l'étranger. VINCI Energies a continué à déployer sa politique de croissance externe en achetant une douzaine de sociétés ce semestre, principalement à l'international, tout en faisant progresser sa marge opérationnelle de plus de 30 points de base à 7,5%.

Pour Cobra, l'activité progresse au deuxième trimestre de plus 7,5%. Cette croissance, elle est soutenue tant dans les activités de fonds de commerce, le flow business, et particulièrement en Espagne, que dans les projets en EPC.

Le portefeuille d'actifs énergétiques de long terme s'est renforcé, nous y reviendrons page suivante, et la marge de Cobra augmente elle aussi à nouveau, plus 50 points de base à 8,4%. Un focus sur les actifs long terme d'énergie.

Dans la production d'électricité renouvelable tout d'abord, Cobra, à travers sa filiale Zero-E, poursuit sa feuille de route avec la mise en service au printemps 2026 de nos deux premières fermes photovoltaïques au Texas d'une capacité totale de 250 MW. Sur ces fermes, environ 80% de l'électricité produite est revendue à Google pour ses data centers à travers des PPA d'une durée de 10 ans.

Au total, à la fin du premier semestre, le portefeuille de Cobra atteint 5,6 GW dont 1,6 GW en opération, y compris ces deux fermes texanes, et donc 4 GW en ready-to-build, comme on dit en bon français. Les capitaux engagés par Cobra dans le domaine de la production d'énergie renouvelable s'établissent à date à 2,6 milliards d'euros.

Par ailleurs, dans le transport d'électricité, domaine d'expertise de longue date de Cobra, nous avons remporté deux nouveaux contrats de partenariat public-privé de 30 ans au Brésil à l'issue d'enchères organisées par l'Agence nationale de l'énergie électrique. Cela représente 600 km de lignes électriques additionnelles qui viennent renforcer le portefeuille pour un coût de construction d'un peu plus de 200 millions d'euros.

Avec ce nouveau développement, le portefeuille de PPP de lignes électriques se compose de 5 PPP au Brésil, c'est plus de 2 500 km de lignes dont 4 en construction et un en opération, et d'un PPP en Australie, le premier du genre, c'est plus de 200 km de lignes, projet qui est actuellement en construction. Avec cet ensemble dans la production, le stockage et dans le transport d'électricité, il s'agit d'un portefeuille d'actifs énergétiques de long terme de plus en plus important, un portefeuille qui a vocation à continuer à croître, d'autant que les opportunités sont nombreuses et se développent rapidement en Australie, au Brésil et aux États-Unis, des marchés que nos équipes suivent de très près.

Dans le métier de la construction maintenant, le chiffre d'affaires se stabilise à 15,5 milliards d'euros et les marges, bien que non représentatives comme vous le savez au premier semestre, sont également stables. Pour VINCI Construction, grâce à un solide deuxième trimestre en hausse de 2,6%, le chiffre d'affaires du semestre se stabilise à 15 milliards d'euros.

Les situations sont en fait contrastées selon les segments et selon les zones géographiques. On constate une baisse de l'activité des grands projets, activité des grands projets qui, je vous le rappelle, représente volontairement moins de 10% du chiffre d'affaires du pôle.

Et cette baisse est notamment due à l'avancement de la ligne à grande vitesse HS2 au Royaume-Uni. On constate un recul en France, conséquence du traditionnel cycle électoral municipal et également du phasage de certains chantiers bâtimentaires, alors qu'il y a une progression au global de tous les autres segments avec en particulier une bonne dynamique de l'Océanie et de l'Europe centrale.

Dans un environnement perturbé, la marge opérationnelle de VINCI Construction est stable. Bravo aux équipes de VINCI Construction.

Bravo également aux équipes de VINCI Immobilier qui, dans un contexte de la promotion déprimée en France, ont fait progresser l'EBITDA, ont maintenu le résultat opérationnel à l'équilibre, et cela grâce à leurs efforts continus de réduction des coûts pour maintenir le cap. Du côté des prises de commandes, elles affichent au premier semestre 2026 un montant élevé de 34,4 milliards d'euros, c'est une hausse de plus 8%.

Ce qu'il faut retenir, c'est que les prises de commandes sont particulièrement toniques, y compris dans les activités de fonds de commerce qui constituent la très grande majorité du chiffre d'affaires du groupe dans les services à l'énergie et la construction. Et ce qu'il faut retenir également, c'est que le montant des prises de commandes reste au global supérieur à l'activité, tant dans les services à l'énergie que pour VINCI Construction.

Et ça veut dire que le carnet continue d'augmenter. Je vais y revenir.

Je profite de ce slide pour partager notre actualité en matière de construction de data centers. Plusieurs contrats de construction et d'installation de lots multitechniques pour les data centers ont été remportés par le groupe au premier semestre pour un montant total de près de 900 millions d'euros.

C'est un marché dans lequel VINCI a évidemment un rôle important à jouer, particulièrement en Europe, je pense à l'Espagne, je pense à la France, comme dans certains pays d'Asie. Et on peut dire que le meilleur est à venir puisque nous avons un certain nombre de projets à l'étude ou en négociation avancée avec plusieurs GAFAM, et nous n'excluons pas de vous annoncer de bonnes nouvelles prochainement.

Pour le carnet, comme je viens de vous le dire, il est en hausse. Cette hausse, elle est de plus 8% sur 12 mois, elle est de plus 10% depuis fin décembre 2025.

Le carnet atteint 77 milliards d'euros. C'est en fait un nouveau record historique pour le groupe.

Il représente au total près de 15 mois d'activité, et c'est un carnet de qualité qui nous offre de la visibilité, qui nous permet d'aborder l'avenir avec sérénité, sans dévier de notre politique de sélectivité, privilégiant ici encore la marge au volume. On notera dans le camembert à droite que la part de la France dans le carnet est de moins de 30%, celle de l'Allemagne est de près de 20%, et celle du reste du monde de plus de 50%.

Je laisse maintenant la parole à Thierry Mireville qui va présenter en détail les performances financières du groupe ce semestre. À toi Thierry.

Thierry Mireville

Bonjour à tous. J'ai en effet l'honneur de vous commenter pour la première fois les résultats de VINCI en tant que directeur financier.

Donc merci à Pierre pour sa confiance et à Christian qui, je pense, nous écoute, pour la qualité de nos échanges tout au long de ces années et tout particulièrement ces derniers mois. Donc c'est un honneur, mais c'est aussi un plaisir car nos résultats sont à nouveau de très grande qualité.

Donc après un deuxième trimestre très solide, le chiffre d'affaires semestriel progresse de 2,1% à 35,6 milliards d'euros, et cela malgré un impact de change négatif de -0,6% du fait du renforcement de l'euro par rapport à nos principales devises et notamment le dollar américain et la livre britannique. Les effets de périmètre qui sont à 90% à l'international ont représenté un apport de croissance de plus 1,5%, ce qui représente plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire apporté par les sociétés récemment acquises.

Et ces effets de périmètre concernent essentiellement les acquisitions de VINCI Energies qui ont contribué pour plus de 300 millions d'euros à la croissance du chiffre d'affaires. Pour mémoire, VINCI Energies a closé 12 acquisitions au premier semestre 2026 après 33 en 2025.

Les acquisitions de VINCI Construction ont, elles, contribué pour plus de 200 millions d'euros au chiffre d'affaires, les principales étant Conway l'année dernière et Fletcher closée récemment. Du côté des concessions, il y a des plus et des moins, mais ce que l'on peut retenir, c'est qu'Entrevias au Brésil chez VINCI Highways, qui est consolidé en intégration globale depuis octobre 2025, a compensé la baisse du chiffre d'affaires au Cambodge chez VINCI Airports, qui est liée à la fin en septembre 2025 de notre contrat historique de concessionnaire de l'aéroport de Phnom Penh remplacé par un contrat de service.

La croissance organique quant à elle se monte à plus 1,3% avec un deuxième trimestre soutenu à plus 2,9%. La croissance de l'activité a été tirée par l'international avec une hausse de près de 5% dont 3,3% en organique, et de ce fait la part de l'international continue à progresser puisqu'elle a représenté 59% de notre activité totale ce semestre contre 57% il y a 1 an.

Et enfin par métier, comme Pierre l'a déjà souligné, la hausse est tirée par les services à l'énergie qui sont toujours très dynamiques puisque c'est une croissance de plus 7% à structure réelle et de plus 4% à structure comparable. Pour les concessions, le chiffre d'affaires est en croissance de plus 1,5% dont plus 2,7% en organique.

L'intégration réussie des autoroutes au Brésil et la croissance du chiffre d'affaires des aéroports ont compensé le tassement conjoncturel de l'activité des autoroutes françaises. A contrario, le métier la construction affiche une légère baisse de son chiffre d'affaires de moins 1%.

On notera toutefois que le deuxième trimestre, lui, a enregistré une croissance de plus 2%. La croissance du chiffre d'affaires s'accompagne d'une progression des résultats opérationnels et du résultat net.

C'est donc une croissance vertueuse. Le résultat opérationnel sur activité, donc le ROPA dans notre jargon, s'établit à près de 4,4 milliards d'euros en hausse de plus 5%.

La marge opérationnelle progresse ainsi de 40 points de base à 12,3%. Et comme l'a expliqué Pierre, ce ROPA est très solide tant en valeur qu'en marge dans tous nos métiers.

Les autres éléments du compte de résultat, pour ressortir les principaux points suivants en veillant à ne pas vous noyer avec trop de technicité. Donc tout d'abord entre le ROPA et le résultat opérationnel, ce que l'on voit c'est que la somme des différents éléments est globalement stable par rapport à l'année dernière.

Dans le détail, il y a une hausse, une petite cinquantaine de millions d'euros des résultats des filiales consolidées par mise en équivalence et des autres éléments opérationnels, et une charge de -14 millions d'euros au niveau des éléments opérationnels non courants, qui est une somme de petits éléments et donc qui n'appelle pas de commentaire particulier, contre un produit de 66 millions l'année dernière qui était lié à plusieurs cessions réalisées par le groupe. Ensuite, au niveau du résultat financier, le coût de l'endettement financier net passe de 627 à 682 millions d'euros, soit une hausse de 55 millions d'euros.

Et en fait, cette augmentation traduit surtout des effets de périmètre avec notamment l'impact des développements de VINCI Highways au Brésil. Les autres produits et charges financières intègrent une variation favorable de la valeur des titres ADP dans le bilan du groupe.

La variation est positive d'une vingtaine de millions d'euros ce semestre alors qu'elle était négative d'une quarantaine de millions d'euros au premier semestre 2025. Enfin, la charge d'impôt sur les bénéfices est en hausse d'environ 100 millions d'euros.

C'est la conséquence mécanique de la belle performance opérationnelle de nos entreprises ce semestre. Et je vous rappelle que ce montant comprend la surtaxe d'IS pour les grandes entreprises françaises reconduite en 2026 à hauteur d'un peu plus de 300 millions d'euros en légère augmentation par rapport à l'année dernière, et de plus de 400 millions d'euros qui sont attendus sur l'ensemble de l'année.

Il ressort finalement une hausse de notre résultat net part du groupe au premier semestre 2026 de près de 10% pour atteindre près de 2,1 milliards d'euros, sachant que cette forte augmentation n'est pas nécessairement extrapolable sur l'ensemble de l'année. Cela donne une hausse de plus 11% de notre bénéfice par action.

L'endettement financier net maintenant. Donc l'endettement financier net augmente d'environ 3 milliards d'euros entre fin décembre 2025 et fin juin 2026, ce qui est une trajectoire typique d'un premier semestre chez VINCI.

Donc cette augmentation, elle résulte d'une part d'un EBITDA de 6,4 milliards d'euros en hausse d'environ 300 millions d'euros qui a été tiré de façon quasi égale par les concessions et les services à l'énergie, une variation du besoin en fonds de roulement et des provisions courantes traditionnellement défavorable au premier semestre du fait de la saisonnalité des activités des services à l'énergie et de la construction pour un flux négatif de -1,9 milliard d'euros. Cette variation qui peut sembler importante en fait est rigoureusement identique à celle observée au premier semestre 2025.

Il s'agit pas d'un retour de bâton après 7 années d'amélioration importante et continue du besoin en fonds de roulement. Et soyez assurés que nous restons très attentifs à la bonne maîtrise de notre BFR.

C'est un effort de tous les instants et le reflet de la culture cash du groupe et de ses managers. Les frais financiers augmentent, j'ai déjà expliqué ce point précédemment, de même que les impôts.

Il convient d'ailleurs de rappeler qu'il n'y a pas d'impact cash de la surtaxe d'impôt en France au premier semestre car celle-ci est payée quasi intégralement en fin d'année calendaire. Donc ensuite, les investissements opérationnels et dans les concessions, en fait sont stables quand on additionne les deux par rapport à l'année dernière, à 2,4 milliards d'euros.

Et donc, compte tenu de ces différents éléments, le cash-flow libre de la période est positif de 264 milliards d'euros millions d'euros, plus élevé que l'année dernière à la même époque, étant rappelé, comme va le montrer la slide suivante, que la quasi-totalité du cash-flow libre de VINCI est générée au second semestre. Après le cash-flow libre, on voit que le montant des acquisitions décaissées ce semestre est relativement modeste à 400 millions d'euros.

Elles concernent principalement les transactions de VINCI Construction et de VINCI Energies évoquées au début de la présentation. Enfin, pour terminer l'analyse des flux de trésorerie, la sortie de cash afférente aux dividendes et aux rachats d'actions pour rémunérer les actionnaires de VINCI est de 3,2 milliards d'euros, supérieure à celle du premier semestre 2025, qui se décompose entre un paiement du solde du dividende au titre de 2025 pour 2,2 milliards d'euros et des rachats d'actions pour 1 milliard d'euros.

Et donc au total, l'endettement financier net consolidé s'établit à 22,4 milliards d'euros au 30 juin 2026, inférieur à celui du 30 juin 2025 qui était à 23,3 milliards d'euros. Et c'est un niveau tout à fait raisonnable au regard du profil de génération de cash élevé, récurrent et soutenable du groupe, et cet endettement financier net ne représente que 1,6 fois l'EBITDA sur 12 mois glissants, donc tout à fait raisonnable.

La génération de cash-flow libre, donc vous voyez sur ce slide que générer un cash-flow libre positif dès le premier semestre n'a pas été systématique au cours des dernières années. Il faut donc saluer cette performance meilleure que celle de l'année dernière.

Et comme signalé précédemment, vous le voyez sur ce slide, la génération annuelle de cash-flow libre de VINCI est réalisée au deuxième semestre et même en toute fin d'année compte tenu de la nature et de la saisonnalité de nos activités. Ce profil très particulier traduit l'importance des encaissements de fin d'année, et l'ensemble de VINCI, les opérationnels comme les financiers, reste donc totalement mobilisé en vue de cette échéance majeure.

Nous avons toujours attaché chez VINCI une grande importance à la liquidité. C'est le prix de l'indépendance et de la liberté pour mener à bien notre politique d'allocation du capital sur laquelle Pierre reviendra.

Christian l'a répété pendant près de 30 ans, et je prends donc maintenant le relais. Notre objectif est d'être capable de mobiliser très rapidement des fonds importants en cas de besoin pour pouvoir à la fois honorer nos engagements, c'est-à-dire le remboursement des emprunts arrivant à échéance, être en mesure de saisir les opportunités de développement s'inscrivant dans le cadre de notre stratégie, faire face à l'imprévu comme lors de crises qui ont tendance à se multiplier depuis quelques années, et enfin optimiser nos conditions d'emprunt en décidant du meilleur moment pour réaliser une levée de fonds.

À fin juin, nous disposions donc d'une trésorerie nette de 11,5 milliards d'euros, d'une ligne de crédit bancaire non utilisée au niveau de VINCI SA d'un montant de 6,5 milliards d'euros à échéance janvier 2031, soit une liquidité totale de 18 milliards d'euros. Et donc nous sommes bien armés pour faire face à l'instabilité et l'imprévisibilité de notre environnement et pour continuer à nous développer.

Standard & Poor's et Moody's nous maintiennent leur confiance avec des notations inchangées et solides. Ces notations de crédit sont un atout important pour VINCI qu'il importe de préserver en faisant preuve de discipline et de constance dans notre politique financière et d'allocation du capital.

Cela nous permet de nous financer dans des conditions optimisées, comme ce premier semestre l'a à nouveau montré, puisque depuis le début de l'année, VINCI et ses filiales ont levé avec succès un montant total de 1,8 milliard d'euros de nouveaux financements avec une maturité moyenne de 8 ans et un coût moyen tout à fait raisonnable de 3,2%. Et parmi les opérations de financement, je mentionnerai l'emprunt obligataire de 500 millions d'euros échangeable en actions du groupe ADP réalisé en février 2026.

Les obligations émises ont une maturité de 5 ans et sont assorties d'un coupon annuel de 0,75%, qui est donc un coût de financement tout à fait raisonnable. Cette transaction s'inscrit dans le cadre de la politique de création de valeur de VINCI à travers l'optimisation de son capital et de sa dette et la gestion dynamique de son portefeuille de participations.

Et ces différentes opérations ont permis au groupe d'allonger la maturité moyenne de sa dette tout en confortant son coût moyen à environ 4,5%. Merci pour votre attention, et je repasse maintenant la parole à Pierre.

Pierre

Merci Thierry pour cette présentation parfaite. Comme Thierry l'a dit, le montant de nos investissements financiers a été relativement modeste ce semestre.

Pour autant, VINCI est resté actif en termes de développement. Je vais l'illustrer avec quelques exemples.

Au Portugal, à Lisbonne tout d'abord, sur le projet de nouvel aéroport sur lequel nous avons engagé des études à la demande du gouvernement portugais depuis début 2025, je vous en ai régulièrement parlé. La semaine dernière, une nouvelle étape a été franchie.

Nous avons remis le rapport d'ingénierie, coût et construction au gouvernement portugais et nous avons présenté conjointement l'avancement de ce projet majeur pour Lisbonne, pour le pays et pour son économie. Comme vous le voyez, ce projet suit son cours en liaison étroite avec les autorités portugaises.

Autre exemple, à Londres Gatwick, nous prenons acte avec satisfaction de la décision rendue fin juin par la High Court britannique qui confirme la décision du gouvernement d'approuver le projet de Northern Runway. C'est un projet structurant pour l'aéroport et pour le Royaume-Uni, notamment en termes de retombées économiques.

Ces deux exemples, ils illustrent parfaitement le potentiel significatif de développement et de création de valeur sur les aéroports que nous exploitons, en complément de notre potentiel de développement par croissance externe. En France maintenant, VINCI a été désigné concessionnaire pressenti de la future liaison autoroutière A154-A120.

C'est un nouvel axe autoroutier de près de 100 km dans l'ouest de la région parisienne, et cela pour une durée de 35 ans. VINCI Autoroutes sera en charge de la conduite du projet et de son exploitation, et VINCI Construction en assurera la conception et la construction.

La signature du contrat de concession qui est soumise à l'autorité des autorités compétentes est attendue au troisième trimestre de cette année. En Inde, VINCI Highways a signé en mars un accord en vue de l'acquisition du portefeuille SafeWay Concessions qui est constitué de 9 concessions autoroutières à péage, soit près de 700 km au total, dont les échéances contractuelles s'échelonnent entre 2048 et 2058.

Cette transaction est soumise également à l'approbation des autorités compétentes et nous attendons un closing financier d'ici la fin de l'année. En Nouvelle-Zélande, nous avons finalisé en mai l'acquisition de Fletcher Construction.

Cette acquisition nous permettra, aux côtés de nos autres implantations locales, de devenir un acteur majeur sur le marché très dynamique des infrastructures dans ce pays. Aux États-Unis et au Brésil, notre portefeuille d'actifs énergétiques long terme continue de se renforcer, comme je l'ai dit précédemment.

Et enfin, VINCI Energies accélère son développement dans les services aux infrastructures digitales avec l'annonce récente d'une offre publique d'achat sur la société cotée allemande All for One. C'est 500 millions d'euros de chiffre d'affaires au titre de l'exercice fiscal 2025.

Les infrastructures digitales constituent, vous le savez, un marché clé pour VINCI Energies au travers de sa marque Axians. Axians, c'est près de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, et les activités vont de la construction d'infrastructures digitales, construction de réseaux de télécommunications, data centers, de fibre, de cloud, de réseaux d'entreprises, jusqu'aux services aux infrastructures digitales, je pense aux business applications, aux data analytics, aux espaces de travail numériques et à la cybersécurité.

Cette acquisition consoliderait la position de leader de VINCI Energies et soutiendrait ses ambitions dans le marché en forte croissance des services aux infrastructures digitales, notamment dans les solutions ERP de nouvelle génération, les solutions d'intelligence artificielle, les business applications, le cloud et les data analytics. Tous ces projets de développement, ils sont le reflet de notre stratégie de création de valeur comme de notre capacité à établir des relations de confiance partout dans le monde, et cela dans nos activités de temps long comme dans nos activités de temps court.

Pour ce qui est de notre guidance 2026, après l'excellente performance économique du groupe au premier semestre, en particulier la trajectoire dynamique des services à l'énergie, VINCI confirme ses perspectives 2026, à savoir une nouvelle progression de son chiffre d'affaires, une nouvelle progression de ses résultats opérationnels, une nouvelle progression de son résultat net part du groupe et un cash-flow libre qui pourrait atteindre 6 milliards d'euros. À noter toutefois, les événements géopolitiques et macroéconomiques survenus ces derniers mois conduisent à modifier légèrement les évolutions attendues pour les concessions.

Nous tablons désormais sur un trafic aéroportuaire stable et sur un trafic des autoroutes françaises en légère baisse en 2026, mais au final, nous confirmons la guidance du groupe. Compte tenu de la qualité des performances réalisées au premier semestre et confiant dans les perspectives du groupe, le conseil d'administration a approuvé le paiement d'un acompte sur dividende au titre de l'exercice 2026 d'un montant de 1,10 € par action, lequel sera versé le 15 octobre 2026.

Il se compare à un acompte sur dividende de 1,05 € au titre de l'exercice 2025. De plus, en matière de rachat d'actions, en ligne avec la politique volontariste exprimée en début d'année et que je vais rappeler, le groupe a racheté au premier semestre près de 8 millions d'actions pour un montant total d'un milliard d'euros.

En matière d'allocation du capital, la stratégie du groupe est constante, je vous la rappelle. Pour l'actionnaire, la rémunération s'articule autour d'une part du dividende avec un taux de distribution objectif de 60% du résultat net du groupe à terme, et d'autre part des rachats d'actions.

Pour les rachats d'actions, au-delà de l'objectif premier visant à compenser la dilution occasionnée par les créations d'actions dans le cadre des plans d'épargne salariale, le groupe pourra procéder à des rachats d'actions de manière opportuniste en fonction de ses marges de manœuvre financières après prise en compte de la croissance externe, en fonction de la valorisation du titre, tout en veillant à conserver une structure financière solide justifiant le maintien des excellentes notations de crédit qui lui sont attribuées. C'est précisément ce que nous avons fait au premier semestre en matière de rémunération de l'actionnaire.

En matière de développement, il s'agit pour nous de continuer à investir dans des concessions de long terme d'infrastructures de transport, que ce soit des aéroports ou des autoroutes, que ce soit par croissance externe ou par des investissements sur nos actifs existants, ainsi que dans des actifs de long terme de production d'énergie renouvelable, de stockage et de transport d'électricité. Dans nos métiers de temps court, la stratégie du groupe est de continuer à pousser les feux dans les services à l'énergie où le groupe a démontré depuis 20 ans son savoir-faire pour acquérir et intégrer avec grand succès de nouvelles entreprises.

Et enfin, le groupe reste ouvert à des acquisitions opportunistes dans la construction. C'est également la feuille de route déployée au premier semestre dans nos trois métiers.

Nous venons, Thierry et moi, de vous présenter la performance financière de VINCI au premier semestre. Cette capacité à créer de la valeur, nous l'avons une nouvelle fois démontrée.

Elle repose évidemment sur une très forte culture de VINCI, une culture partagée par tous, et c'est cette culture qui rend VINCI unique. Cette culture, elle s'appuie sur des ingrédients que vous avez à l'écran : c'est le sens du temps long, c'est la recherche de performance globale.

Pour nous, performance financière et performance extra-financière sont indissociables. Plus que cela, elles se nourrissent l'une l'autre, et c'est ce que nous appelons la performance globale.

La culture du groupe, c'est aussi une organisation décentralisée, très agile, très réactive, multilocale, particulièrement pertinente dans le monde actuel. La culture de VINCI, c'est la fiabilité de son management avec des principes communs à ses 4 300 business units.

C'est une qualité d'exécution inégalée. C'est un focus sur la génération de cash, Thierry en a parlé, et c'est enfin une grande discipline dans l'allocation du capital.

Cette culture, elle caractérise VINCI dans tous ses métiers, dans toutes ses géographies. Cette culture, c'est une véritable synergie culturelle.

Ce sont des valeurs partagées qui font de VINCI une valeur rare, une valeur précieuse, et c'est pour nous la seule façon de continuer à créer de la valeur dans la durée comme nous l'avons une nouvelle fois démontré ce semestre et comme nous continuerons à le démontrer. Cette création de valeur dans la durée, nous continuerons à la partager avec nos différentes parties prenantes car chez VINCI, les vraies réussites sont celles que l'on partage.

Je vous remercie pour votre attention et nous sommes désormais à votre disposition pour répondre à vos questions.

Operator

Merci beaucoup, monsieur. Mesdames et messieurs, si vous souhaitez poser une question, veuillez appuyer sur la touche étoile suivie du chiffre 1.

Donc, *1 pour poser des questions. On va patienter juste quelques secondes pour laisser une chance de vous signaler.

La première question viendra de Christophe Palierse de Les Echos. Christophe, c'est à vous.

Christophe Palierse

Bonjour, vous m'entendez bien ?

Pierre

Oui, très bien. Bonjour Christophe.

Christophe Palierse

Bonjour. Je me demandais en vous écoutant et puis en regardant à nouveau le communiqué, compte tenu de la vitalité de l'entreprise et aussi de sa forte rentabilité, est-ce que vous ne seriez pas enclin à être encore plus volontariste en termes de croissance externe ?

Pierre

Oui, évidemment, comme l'a rappelé Thierry, nous avons les moyens de nos ambitions. En revanche, nous sommes disciplinés, donc nous sommes très attentifs à toutes les opportunités sur les sujets stratégiques que j'ai rappelés.

VINCI Airports est très attentif à un certain nombre de développements au-delà de ceux que j'ai cités dans toutes les régions du monde. Il en va de même pour VINCI Highways.

L'exemple du développement de VINCI Highways en Inde illustre parfaitement cette ambition. Et puis évidemment, VINCI Energies est particulièrement attentive et là encore l'opération de VINCI Energies sur All for One traduit une ambition de plus en plus forte du développement des services à l'énergie dans les différents compartiments de jeu, que ce soit ces segments métiers ou dans d'autres parties du monde.

En tout cas, nous avons clairement les moyens de nos ambitions.

Christophe Palierse

Merci.

Operator

Merci pour votre question, monsieur. Mesdames et messieurs, encore une fois, si vous avez des questions, appuyez sur la touche étoile suivie du chiffre 1.

Nous n'avons pas d'autres questions, monsieur. Encore une fois, si vous avez des questions, appuyez sur la touche étoile.

Il semble que nous n'avons plus de questions audio à l'heure actuelle. Je vous redonne la parole pour toute remarque complémentaire ou pour les conclusions.

Merci.

Pierre

On vous laisse sans voix et on a donc été très clairs.

Operator

Mesdames et messieurs, si vous avez des questions, appuyez sur la touche étoile suivie du chiffre 1.

On va se donner un petit peu de temps. Il faut le temps de digérer toutes ces informations.

On a le temps de toute façon ce matin, donc si en ligne vous avez encore d'autres questions, elles sont les bienvenues.

Operator

Mesdames et messieurs, encore une fois, pour les questions, appuyez sur la touche étoile suivie du chiffre 1. Mesdames et messieurs, encore une fois, si vous avez des questions, appuyez sur la touche étoile suivie du chiffre 1, donc *1 pour des questions.

Dernière chance de poser une question au directeur général et au directeur financier de VINCI. Si vous n'avez plus de questions, on peut s'en tenir là.

Pierre

Eh ben écoutez, nous vous remercions et nous vous souhaitons un très bel été à toutes et à tous. À très bientôt.

Operator

Merci. Mesdames et messieurs, ceci conclut la conférence d'aujourd'hui...