AB Science SA

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Q2 FY2026 · Earnings Call TranscriptOctober 14, 2026

Stéphane Delarman

Bonsoir, vous êtes la bienvenue. Nous sommes une petite centaine ce soir pour cette présentation donc qui s'appelle AB Science Relance et que j'ai l'honneur de vous présenter en tant que président directeur général d'AB Science depuis le 7 juillet 2026.

Donc, on va démarrer par une présentation qui va durer une petite heure environ suivie d'un questions-réponses qu'on a timé sur une trentaine de minutes qu'on pourrait étendre un petit peu si c'est nécessaire. Voilà un petit peu le programme de la prochaine heure.

Donc, AB Science Relance, donc changement de stratégie, sécurisation des actifs et recherche de ce qu'on appelle le hit. Donc, l'objectif donc de la réunion, c'est un état des lieux après donc une centaine de jours, j'ai pas fait le calcul précis, mais on ne doit pas être très loin des 100 jours.

Un retour sur l'inspection du promoteur, je sais que ça a soulevé ce qui est légitime beaucoup de questions, d'interrogations. J'ai pu voir ça sur différents forums.

Les nouvelles perspectives et ambitions pour la société, les relais de croissance à court et moyen terme, je pense que c'est un sujet que vous attendez avec impatience, et la conclusion de cette présentation. Donc, l'état des lieux, donc structure et composition de l'actionnariat, la mise en place d'une nouvelle organisation et la revue et la sécurisation des actifs.

Donc, je démarre par la structure, la composition de l'actionnariat puisque nos actionnaires en fait, donc certainement beaucoup d'entre vous, vous êtes nos premiers clients, vous êtes les premiers clients de la société et bah comme tout client, on doit vous respecter et on doit s'adresser à vous. Donc, c'est ce que je vais m'efforcer de faire déjà dans cette présentation.

On a réalisé donc ce qu'on appelle avec Euronext, en fait, une visualisation de notre carnet d'actionnaires. Nous avons donc des actionnaires qui sont identifiés, ceux qui sont au nominatif ou nominatif administré.

Donc, il y a deux actionnaires connus puisque c'est public. Vous avez le docteur Jean-Claude Marian qui a environ 23 millions virgule 8, on va simplifier, d'actions.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est le fondateur du groupe Orpea qui a été malmené dans la presse, mais pour ceux qui connaissent un petit peu le sujet, ils savent que c'est un actionnaire de long terme de la société AB Science qui a soutenu AB Science à de nombreuses reprises pour des montants significatifs. Il était donc le fondateur d'un groupe de plus de 100000 collaborateurs.

Donc, a priori il a une petite idée quand même de ce qu'il fait. Le groupe qu'il dirigeait et qu'il a créé était valorisé jusqu'à 8 milliards environ en bourse avant, j'ai envie de dire, son démantèlement 10 ans après son départ en 2013.

Voilà. Donc, ça permet quand même de repositionner qui est ce docteur, qui est cet investisseur et l'importance de sa présence dans le capital d'AB Science et de la stabilité qu'il apporte.

Ensuite, vous avez Alain Moussy et sa société AMIS SAS avec un peu plus de 13 millions de titres qui donc pas besoin de le représenter, un des fondateurs d'AB Science et c'est lui qui a mené la société jusqu'à il y a 3 mois. Ça veut dire que deux actionnaires cumulent 37 millions d'actions sur un total d'environ 100 millions d'actions.

C'est l'ordre de grandeur. On a ensuite au nominatif 143 actionnaires pour 4,5 millions d'actions, ce qui veut dire des actionnaires qui ont une position moyenne de 31000 actions.

Voilà. Je pense que c'est important d'avoir ces ordres de grandeur.

Ça représente donc 42 millions 41, 45 millions d'actions. Ensuite, et c'est ça qui dans un premier temps m'intéresse le plus en tant que dirigeant, on a 28500 actionnaires qui représentent 50 54 millions Alors, j'arrondis tous les chiffres, hein.

54 millions d'actions. Là-dessus, ce sont des actionnaires au porteur, on a quelque chose d'intéressant, on a 1% de ces actionnaires qui représentent 18% des actions et 28000 particuliers, 28200 qui représentent 82% des actions, c'est-à-dire 1500 actions en moyenne, 1564, voilà.

C'est-à-dire qu'on a 58 millions d'actions, en gros, au porteur dont nous ne connaissons pas donc je dirais la motivation d'être actionnaire. Mais je trouve que c'est un point important et c'est vers eux qu'on va essayer d'orienter notre visibilité, notre communication dans les mois qui viennent.

Juste une information, si chacun doublait sa position, c'est-à-dire aujourd'hui au cours de bourse, on parle de quelques centaines d'euros, bah ça ferait un 44 millions d'actions à l'achat. Voilà.

Alors, évidemment, on n'y est pas, mais c'est pour donner un ordre de grandeur. Voilà.

Ensuite, dans la mise en place donc du relance, on a donc une nouvelle organisation. Donc, c'est un plan de transformation que j'ai signé le 13 juillet, donc quelques jours après mon arrivée, pour passer d'une organisation très centralisée avec toutes les compétences d'Alain Moussy et qui donc centralisaient beaucoup de fonctions vers une organisation qui est pour moi en tout cas qui me parle plus, qui est beaucoup plus décentralisée et surtout responsabilisante pour les responsables de ligne, en fait, de métiers.

Voilà. On est dans un métier qui est très spécialisé.

J'ai absolument pas la prétention d'avoir 25 ans d'expérience dans le domaine pharmaceutique ou de la biotech et donc je me reporte et je suis soutenu, on va dire, par cette organisation, par les collaborateurs qui sont dans cette organisation et qui chacun donc sont dans leur domaine de responsabilité. Voilà.

Donc, j'ai pas zoomé sur l'organigramme, ça a pas plus d'intérêt que ça, mais ça veut dire que chacun est responsable et je leur demande d'être responsabilisant auprès de leurs équipes. Voilà, ça c'est un changement, on va dire, de mode de direction de l'entreprise.

Ensuite, dans cette mise en place, il y a donc un besoin que les collaborateurs échangent entre eux, partagent les informations, donc de décloisonner l'entreprise et là ça repose sur plusieurs points. Des comités fonctionnels, donc je vous ai listé six comités.

Il y en a pas 15000, hein, six c'est déjà amplement suffisant. On essaie d'avoir des réunions qui sont pas trop longues, sans ça tout le monde s'endort.

Mais on a le comex, ça c'est important, c'est toutes les 2 semaines. C'est donc un comité un peu que ça s'appelle codir dans certaines sociétés.

Donc, on a vraiment les fonctions clés de l'entreprise et on prend des décisions par rapport à des problématiques soit que l'on a découvert dans les 2 semaines précédentes, soit des sujets que nous sommes déjà en train de traiter et que nous devons suivre parce qu'on ne va pas les régler en 2 semaines. Voilà.

Donc, ce comex évidemment très important. Ensuite, on a le drug discovery donc qui est sous la direction du directeur scientifique, Christian Auclair, qui se réunit tous les mois et qui fait un suivi toutes les semaines de l'avancement donc des projets.

C'est on va dire l'avenir à long terme de la société qui dépend du drug discovery. Le comité SCOP, c'est un comité qui se réunit toutes les 10 semaines en tout cas sur cette première année, on verra ensuite si la fréquence peut être un petit peu plus large, c'est-à-dire tous les 3 mois ou tous les 4 mois.

C'est un comité qui va de ce qu'on appelle le target product plan, donc le TPP, c'est vraiment avant même qu'on commence à mettre les chimistes et les biologistes ensemble pour créer des molécules, c'est qu'est-ce qu'on a envie de faire ? Qu'est-ce qu'on veut cibler comme pathologie, comme indication, jusque le VP corporate développement, c'est-à-dire la valorisation d'une molécule.

Entre les deux, il peut se passer 4, 5, 6 ans sur toute cette chaîne de valeur. Voilà.

Donc, cette chaîne de valeur complète, c'est une quinzaine de collaborateurs, a été réunie pour la première fois le 2 septembre et ça a donné lieu à beaucoup d'échanges, à beaucoup d'idées qui en sont sorties et quelques projets dont on va parler un petit peu plus loin. Comité scientifique, ce sont donc les scientifiques donc de l'entreprise, hein, c'est indiqué sur le site internet de l'entreprise, mais que l'on agrémente avec des experts externes selon les sujets que l'on va vouloir aborder, le la neurologie, l'oncologie, et cetera.

Comité interne médical et sécurité, c'est selon les besoins. Comme son nom l'indique, c'est un comité qui se réunit et on croise les doigts, pour le moment il n'a pas eu de raison de se réunir, c'est un comité qui va se réunir uniquement en cas de besoin de sécurité très important, voilà.

Et comité stratégique et orientation, nous en avons déjà eu un. Évidemment, je peux pas en dire le sujet.

C'est un comité où le corporate développement est impliqué ainsi que les fonctions clés de l'entreprise, donc directeur financier, directeur des opérations, puisqu'on peut avoir des comme toute entreprise des orientations stratégiques à décider et encore une fois, je n'ai pas la science infuse dans cette industrie. On a des collaborateurs qui ont des dizaines d'années d'expérience et j'entends me nourrir de leur expérience pour qu'on prenne des décisions le plus collégiales possible.

Voilà le je dirais le méthode de fonctionnement. Ensuite, il y a des évolutions de responsabilités.

Certains d'entre vous connaissent Laurent Guy sous sa casquette de directeur financier, il est depuis le 9 ou le 10 juillet directeur des opérations. Voilà, c'est important.

C'est un vrai sujet. Ensuite, on a Jean-Marc Renard qui est un ancien de Sanofi qui a un peu plus de 66 ans, donc un jeune retraité, qui a passé les 20 dernières années de sa carrière à faire des accords de licence et à acheter des biotechs pour le compte de Sanofi.

Donc, évidemment, il sera important pour nous et nous aide dans les décisions stratégiques sur les meilleures méthodes de valorisation de nos molécules. Et Christian Auclair qui est un des cofondateurs de l'entreprise et donc directeur scientifique et dirige donc une petite équipe entre ce qu'on appelle la drug discovery.

Ensuite, la revue des actifs, c'est redéfinir les priorités. Sur AB89 30 8939, on a un amendement substantiel pour lancer la phase 1 la 4e étape.

Je reviendrai en détail là-dessus un tout petit peu plus tard et quoi, je peux le faire tout de suite en fait. On a l'étape 4 normalement doit se comparer à ce qu'on appelle le standard of care, c'est-à-dire l'AB8939 plus le venetoclax plus l'azacitidine.

On estime, enfin nos experts, le scientifique pense que l'azacitidine va avoir un effet contraire de AB8939. Donc, on a un risque en faisant l'étape 4 telle qu'elle a été dessinée dans le protocole et telle qu'elle nous est imposée par le standard of care, la comparaison au standard of care, de baisser le bénéfice et d'augmenter la toxicité puisque l'azacitidine a une réputation assez toxique.

Donc, un ratio bénéfice risque qui est pas qui fait pas rêver. Mais ça, ce sont des anticipations, on n'a pas fait l'étape 4, donc on ne peut pas être certains de cela.

Donc, on réfléchit assez activement à des alternatives à cela. Voilà.

Donc, on n'a pas encore toutes les réponses, mais on y travaille puisque l'objectif c'est de terminer la phase 1 ce qui sera un jalon important sur le développement de cette molécule. Sur le masitinib, bon je rappelle pas l'historique, je suppose que vous le connaissez déjà, on a donc une réévaluation de la phase 3 sur la SLA et on a une réévaluation sur je dirais globale sur laquelle je vais revenir un petit peu plus tard parce que ça mérite un peu plus que quelques secondes.

Voilà. Ensuite, on a les nouvelles molécules.

Alors, nouvelles c'est pas forcément le mot, mais c'est nouveau pour vous parce que vous ne les connaissez pas. Ce sont des molécules qui sont en drug discovery dont le développement a été arrêté il y a pour certaines plusieurs années, dont les brevets n'avaient pas été déposés.

C'était pas un stade de développement suffisant pour déposer un brevet. Sachant qu'un brevet a une durée de vie de 20 ans, donc on n'a pas intérêt de le déposer trop tôt si on ne développe pas la molécule dans la même foulée.

Voilà. Ça ce sont donc des molécules qui ont de l'intérêt et sur lesquelles, une fois de plus, je vais revenir un petit peu plus tard.

Voilà. Sécuriser nos actifs, je vais passer rapidement là-dessus.

On a une équipe ici vraiment très compétente et des sous-traitants très compétents pour déposer des brevets. Un brevet c'est vite 100, 150 pages, 200 pages.

Donc, c'est vraiment très laborieux, c'est très pointu, c'est très technique et on a donc des brevets qui sont en cours de dépôt. On a régulièrement donc des objections par rapport aux brevets auxquelles il faut répondre et je ferai un point sur les brevets probablement dans un trimestre lorsqu'on aura une vision par rapport à des brevets qu'on a déposés récemment, on aura peut-être déjà des éléments d'acceptabilité qu'on pourra partager.

Voilà. Le retour sur l'inspection du promoteur, donc ANSM, Danemark et Grèce.

Un point de départ, c'est les bonnes pratiques cliniques, ce n'est pas une option dans cette industrie, c'est obligatoire. Ça, c'est vraiment le point de départ.

Nous devons nous conformer à la réglementation qui est applicable. Nous devons donc cadrer précisément les référentiels applicables puisque selon les développements ou le chemin d'une molécule, les référentiels ne sont pas les mêmes.

On a aussi le vétérinaire qui a ses propres référentiels. Nous devons donc optimiser notre système de management de la qualité.

Donc, il y avait un système de management de la qualité, mais malheureusement pas suffisamment performant. Et on doit engager donc tous les acteurs de l'entreprise dans cette conduite du changement et je dois constater qu'au bout de 3 mois, c'est quand même quelque chose qui prend vraiment forme avec de nombreuses procédures et des procédures qui sont vivantes de plus en plus, voilà.

Donc, c'est important, c'est même essentiel et c'est indispensable. Voilà.

Je peux pas le dire autrement. Le système donc les solutions, donc le système de management, c'est ce que je viens de dire, donc une restructuration du système qualité, la nomination d'un chief quality officer, une transparence dans les circuits de décision et tout ça ne doit pas nous empêcher de faire notre business.

On ne doit pas s'arrêter d'avancer parce qu'on met en place la qualité. Les deux vont ensemble, c'est-à-dire que la qualité nous amène va nous aider à figer une manière de travailler.

Ensuite, on fait évoluer cette manière de travailler, donc la collaboration en interne et ça donne lieu à une version 2 d'un document qualité qu'on appelle une SOP, c'est-à-dire un standard operating process. Voilà.

Ensuite, je vais prendre un exemple concret de ce que l'on a pu constater on va dire comme problème de bonnes pratiques cliniques sur la maladie de Charcot. Donc, la sclérose latérale amyotrophique que volontairement j'appelle la maladie de Charcot parce que c'est plus parlant et c'est un petit peu moins scientifique.

On a 37 des % des patients qui ont un problème de déglutition lorsqu'ils rentrent dans l'étude. Ensuite, au bout d'un an, c'est 54% des patients et malheureusement lorsqu'ils arrivent en fin de vie et en fin de maladie, beaucoup sont alimentés par une sonde une sonde donc alimentaire gastrique.

Donc, le protocole c'est vraiment la bible d'une étude clinique, c'est ce qu'on doit respecter à la lettre. Le protocole ne prescrit pas l'utilisation du médicament par cette voie d'administration.

C'est-à-dire que vous avez la voie d'administration intraveineuse, c'est une voie d'administration, vous avez le comprimé oral, vous avez le petit sachet d'aspirine qu'on va diluer dans un verre d'eau mais qu'on va quand même prendre par voie orale, vous avez les piqûres intra musculaires. Donc, tout ça ce sont des voies d'administration et la voie d'administration a un effet sur ce qu'on appelle la biodisponibilité du médicament, c'est-à-dire le pourcentage de principe actif qui va se retrouver dans le sang.

Voilà. Ou dans différents organes, mais en l'occurrence dans le sang.

Donc, là le protocole lui doit être très précis sur la voie d'administration. Le problème effectivement c'est que des patients qui arrivent avec une sonde, la voie d'administration, on ne peut pas mettre un comprimé directement dans la sonde.

Donc, il y a eu des comprimés qui ont été écrasés, éventuellement mis dans un verre d'eau et qui ensuite sont passés soit par voie orale, soit par la sonde. Et là, on manque d'informations au niveau de la société.

Donc, ça crée une problématique. Voilà.

La double question donc qui est posée par le régulateur, c'est quelle est la biodisponibilité du masitinib écrasé dans le cadre d'une voie d'administration par la sonde et de savoir si parce qu'on a des patients qui ont une sonde, qui ont reçu masitinib écrasé mais par voie orale, c'est-à-dire en avalant un verre d'eau parce qu'ils arrivent plus à déglutir un comprimé, mais ils arrivent encore à prendre deux trois gorgées, quatre gorgées, je sais pas le chiffre, d'eau. Voilà.

Ça, ce sont des donc des questions auxquelles nous n'avons pas les réponses de manière formelle aujourd'hui. On a des indications.

Et le promoteur donc que nous sommes, nous devons garantir la réponse et nous devons garantir à notre administration de tutelle la voie orale qui a été utilisée et si c'est pas la voie orale, donc de s'assurer que l'effet du médicament sera le même, que la dose reçue par le patient sera la même. Voilà.

Donc, on est dans une industrie qui est réglementée et on a besoin donc de conformité. Voilà.

Ensuite, les nouvelles perspectives et les ambitions. Alors, l'ambition, c'est un mot que j'aime pas en général, je trouve que c'est ambitieux, justement, mais l'ambition en fait c'est de tout simplement de dire où voulons-nous aller ?

Voilà. Et la stratégie, c'est comment y parvenir.

Donc, il peut y avoir une ambition et évidemment plusieurs stratégies, plusieurs chemins pour y arriver. On peut aussi avoir plusieurs ambitions.

Donc, un changement d'ambition en tout cas, d'ambition majeure implique un changement majeur des stratégies à déployer. L'ambition aujourd'hui de la société, c'est clairement de ne plus avoir, je dirais, l'ambition de devenir une entreprise pharmaceutique, mais c'est d'être une biotech.

Alors, pourquoi je dis ça ? En fait, et ça n'empêche pas qu'il y avait des accords de licence qu'ont été tentés dans le passé, mais AB Science pour devenir une entreprise pharmaceutique, c'était une ambition tout à fait louable, avait un chemin, un seul chemin, donc là on va parler de la stratégie, c'était la maladie de Charcot, voilà, donc la SLA.

Pourquoi ? Parce que il y a relativement peu de patients, toujours trop mais on parle de 50000 patients au niveau Europe, États-Unis.

Vous avez un prix de remboursement que l'on connaît grâce à la mise sur le marché d'Amylyx il y a quelques années qui est de l'ordre de 130000 $, donc un prix de remboursement très élevé. Et comme c'est une maladie très spécifique, vous avez relativement peu de centres, une vingtaine si je dis pas de bêtises sur le Canada.

Donc, avec deux commerciaux, deux visiteurs médicaux, c'est un terme un peu plus élégant, vous pouvez couvrir l'ensemble des 20 centres. Voilà.

Ce qui veut dire que vous avez la capacité dans ces cas-là de construire votre réseau de distribution et d'aller encaisser 100% de la vente, de la marge, donc sans partage avec une pharma. Donc, c'est une ambition qui était tout à fait louable.

Malheureusement, les refus d'autorisation de mise sur le marché font que cette ambition bah la stratégie a échoué et donc elle n'est plus possible. Donc, ça c'est le passé.

Le futur, c'est être une biotech. Une biotech, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on a des molécules, ça veut dire qu'on a une drug discovery qui nous trouve des choses très intéressantes et qu'on va essayer de les valoriser sans aller trop loin dans le développement de la molécule. Chaque phase que l'on a dans le développement d'une molécule peut être une phase de stop, stop and go en fait.

C'est-à-dire si on a un échec en phase 1, bah malheureusement on ne peut plus valoriser la molécule. Pareil en phase 2, pareil en phase 3.

Donc, la vraie question, la vraie interrogation, c'est qu'est-ce que l'on a comme molécule et jusqu'où veut-on aller ? Quels risques veut-on prendre nous-mêmes puisque'on comprend bien que plus on avance dans le développement de la molécule, plus on se rapproche d'un dossier qui serait acceptable pour une autorisation de mise sur le marché, plus la valeur de la molécule sera importante pour faire un accord de licence.

Donc, la vraie interrogation c'est qu'est-ce qu'on a dans le panier ? Voilà.

Et qu'est-ce qu'on va pouvoir valoriser et à quelle échéance ? Ça n'empêche pas, c'est ce que je mets tout en bas à droite, ça n'empêche pas de faire un codéveloppement avec un partenaire.

On n'est pas obligé de licencier une molécule intégralement. On peut aussi avoir un accord de partenariat où on va faire 50-50 sur les coûts et donc sur les revenus derrière.

Voilà. Ce sont des possibilités qui existent.

Voilà. Donc, aujourd'hui pour une biotech et donc pour AB Science, ce qu'il faut c'est euh trouver euh les points d'inflexion.

Bon, je fais un petit rappel euh des phases 1 à 3 parce qu'on n'est pas forcément tous familiers euh du secteur biotech ou pharmaceutique. Euh la phase 1 euh déjà ça intervient après environ 6 ans de développement d'une molécule.

Donc, faut quand même pas oublier ça. Vous avez en gros 4 ans de mayonnaise à faire prendre entre la chimie et la biologie pour créer la molécule, euh tester, faire des tests in vitro, in vivo.

Ensuite, vous avez 2 ans de réglementaire et de de donc de de tests pour construire le dossier qui va permettre ensuite, si c'est positif, d'aller vers une phase 1 vers l'humain. Euh et la phase 1 donc sur l'humain, c'est essentiellement pour tester la dose limite de toxicité.

C'est-à-dire on va aller chercher par des cohortes successives quelle jusqu'à quelle dose on peut donner euh le médicament euh chez le patient sans créer une toxicité qui soit insupportable par rapport aux bénéfices qu'on pourrait espérer de la molécule. Mais la phase 1 n'a pas vocation euh première à tester l'efficacité.

Elle a surtout vocation à tester la toxicité et donc encore une fois, ce qu'on appelle la DLT, donc la dose limite de toxicité. Voilà.

Ensuite, c'est certain que dans la phase 1, on va chercher des signaux euh euh de d'efficacité, c'est ce qu'on a fait avec AB8939 où on a une rémission complète d'un individu sur 6. Euh donc ça, c'est un signal fort, même très fort, euh même si c'est un sur 6, euh d'une efficacité euh remarquable de la molécule.

Voilà. La phase 2, on va aller un petit peu plus loin.

Phase 2b donc la dose Enfin, je vous laisserai lire cela, le les slides sont disponibles sur le site. Je veux pas rentrer trop dans les détails, mais évidemment chaque phase on va augmenter le nombre de patients jusqu'à la phase 3 où là pour le coup, on va avoir des centaines de patients et ça va coûter des dizaines de millions d'euros.

Donc, les enjeux sont évidemment pas les mêmes, sachant qu'une phase 1 va coûter quelques millions d'euros. Donc, je reviens sur la petite question précédente, jusqu'où veut-on prendre des risques ?

Quels sont les moyens financiers dont on dispose pour euh prendre ou pas des risques de développer une molécule jusqu'à l'étape d'après, c'est-à-dire le point d'inflexion d'après. Ce que j'appelle le point d'inflexion, c'est un point euh reconnu par les pharmas comme étant un point euh à partir duquel ils peuvent avoir une marque d'intérêt.

Euh c'est c'est ça le pour moi la définition du point d'inflexion. Euh dans tous les développements euh aujourd'hui, ce que l'on fait c'est qu'on met la science d'abord et les contraintes financières ensuite.

C'est-à-dire je pars du principe que nos scientifiques peuvent euh et d'ailleurs ça a été le cas ces derniers mois, faire des propositions qui ne sont pas les plus économiques, mais qui d'un point de vue scientifique sont celles qui a priori ont le plus d'intérêt. Si je reprends l'exemple d'AB8939, euh la phase 3 s'est faite sur 14 jours, euh on a des signes d'efficacité, on va dire, croissants d'une certaine manière.

Donc, la vraie interrogation aujourd'hui c'est est-ce qu'il faudrait pas faire une phase 3 bis ou une phase 4 euh euh en faisant 28 jours au lieu de au lieu de 14 ? Évidemment, 28 jours avec un traitement qui coûte assez cher parce que ça reste du prototype euh en en terme de de fabrication des molécules, euh ça double le budget.

Mais si scientifiquement c'est intéressant et que c'est ça qu'il faut faire, alors c'est ce que nous ferons et on mettra euh l'argent qu'il faudra pour faire cela. Ensuite, le portefeuille de molécules.

Là, c'est un slide sur lequel on va passer un petit peu de temps parce que certaines de ces molécules n'étaient pas connues jusqu'à présent. Bon, le Masivet, le masitinib dans le vétérinaire, ça c'est connu et ça fait à peu près 1 million d'euros de chiffre d'affaires par année.

Le masitinib dans la neurologie, je vais revenir là-dessus. Normalement, vous connaissez aussi.

On a des phases 3 donc à faire ou chercher les accords de licence. Bon.

Le masitinib dans la drépanocytose, c'est quelque chose qui va démarrer prochainement et donc on reste sur le masitinib et ça sera fait avec l'AP-HP. Ensuite, on a AB8939, donc j'ai déjà pas mal parlé, donc on a la stade 4 ou une 3 bis à faire, la 3 bis pouvant être aussi un point d'inflexion pour une pharma.

Une pharma aimerait que l'on termine la phase 1, mais si on arrive avec une 3 bis avec des données d'efficacité supérieures à ce que l'on a pu constater jusqu'à présent Et encore une fois, on ne recherche pas l'efficacité, mais une rémission complète c'est un signal absolument indiscutable. Évidemment que c'est intéressant d'aller dans ce sens-là.

Ensuite, on a AB12319 qui est une molécule qui est aussi sur microtubule, donc très comparable à AB80 8939 avec une grosse différence c'est que c'est une molécule qui se prend par voie orale. Je parlais des voies d'admission tout à l'heure.

En intraveineux, hein, c'est ça le petit chiffre 4 romain que vous avez dans la colonne molécule, en fait c'est intraveineux. Vous avez 100% de biodisponibilité, c'est-à-dire que vous avez 100% du principe actif qui passe dans le sang, ce qui est logique, c'est un intraveineux.

Mais en terme de production et d'effet et d'analyses cliniques, c'est assez compliqué, on va dire, voilà. Sur l'oral, c'est évidemment plus simple.

C'est aussi plus simple pour le patient parce qu'il peut le faire chez lui alors que l'intraveineux évidemment nécessite le recours à des infirmières ou en tout cas à des médecins. Donc, en terme de coûts de la posologie, c'est-à-dire de donner la médication, c'est pas non plus la même chose pour le système public.

Sur donc le AB12319, on vise un sarcome et je vais développer, hein, ces molécules dans les slides prochains. On est au stade aujourd'hui de faire la toxicologie réglementaire.

Voilà. Donc, on n'est pas en phase 1, on est bien avant.

On a encore à peu près 2 ans de développement, 2 ans et demi avant d'arriver sur une phase 1. Sur la 12206, bon je l'ai laissée parce que c'est une molécule qui a existé, mais en fait les analyses qu'on a faites ces 3 derniers mois nous amènent à la conclusion que ça ne vaut pas le coup de chercher à la développer plus loin que ce qui a déjà été fait.

Sur la dernière molécule, je ne mets pas le nom de la cible parce qu'on a déposé le brevet assez récemment, c'est-à-dire il y a 1 mois et demi, lorsque je me suis rendu compte de l'intérêt de cette molécule, grâce encore une fois à nos collaborateurs. Donc, on va l'appeler 13852.

On est sur l'oncologie, on est sur le glioblastome, c'est-à-dire le cancer du cerveau, et sur le cancer colorectal. Là, on a fait beaucoup de tests in vitro et on a des tests in vivo désormais à faire et une fois ces tests in vivo faits, pour autant que ce soit positif, c'est-à-dire qu'on retrouve dans l'in vivo sur l'animal les espérances que l'on a grâce aux in vitro, on pourra aller vers le réglementaire qui prend à peu près 2 ans avant d'envisager une phase 1 sur l'humain.

Voilà. Donc, je reviens maintenant sur le masitinib, sur les trois indications neurologiques.

Les cibles du masitinib, je pense qu'elles vous sont connues, donc je vais me concentrer sur la partie droite du slide, ce qui me paraît le plus intéressant. C'est la réévaluation des priorités.

Comme je le disais tout à l'heure, la maladie de Charcot, la SLA était la priorité pour les raisons que l'on a comprises. Aujourd'hui, on a mandaté une étude auprès de spécialistes américains sur les trois indications neurologiques pour qu'ils nous aident à la décision.

Donc, c'est 3 semaines d'études par indication. On aura les résultats à la fin de l'année.

Là-dessus, l'objectif c'est de savoir avec quelle indication et sur quel budget on peut atteindre ce que j'appelle moi le TTP, le time to pharma, c'est-à-dire un jalon, encore une fois, suffisamment intéressant, suffisamment important pour qu'une pharma puisse être ouverte à l'idée de faire un accord de licence. On a plusieurs critères, on a la durée de l'analyse, donc sur Alzheimer, c'est 24 semaines, donc en gros, c'est 6 mois.

Sur la SLA, c'est 48 semaines, donc et sur la SEP, donc la sclérose en plaques progressive, on est sur 96 semaines. Donc, en première lecture, vous me direz bah, c'est évident, faut aller sur Alzheimer, c'est ce qu'il y a de plus rapide.

Oui, mais là on oublie un autre critère qui est le rythme de recrutement des patients qui lui dépend de l'environnement concurrentiel. Il y a énormément de monde sur Alzheimer, ça c'est pas une nouveauté.

Donc, un environnement concurrentiel qui est compliqué pour une société comme AB Science qui est globalement pas connue, d'aller recruter des patients. C'est-à-dire quand vous êtes patient, qu'on vous propose un protocole clinique, l'un s'appelle Novartis pour prendre un exemple et l'autre s'appelle AB Science, c'est un peu compliqué de se positionner.

C'est pas impossible, c'est seulement compliqué. Donc, faut en avoir conscience.

La deuxième chose, c'est la robustesse des données de la phase 2 qui vont permettre de mieux vendre puisque'en fait c'est le terme, hein, notre protocole à un patient susceptible de rentrer dans un protocole clinique. Et ça, c'est aidé aussi par ce qu'on appelle les key opinion leaders, donc on va dire les maîtres, les savants, les sachants dans les indications qui peuvent nous supporter.

Donc, ces trois éléments-là plus évidemment le site de recrutement, donc l'hôpital avec lequel on peut travailler, sont déterminants sur le rythme de recrutement des patients. Ce que ça veut dire, c'est que si on a un bon rythme de recrutement, par exemple sur la sclérose en plaques progressive qui dure normalement 96 semaines, on peut très bien avoir des résultats une fin d'étude ou une étude de futilité, donc à 50% des patients, plus rapidement que sur la maladie de Charcot, voilà, parce qu'on aura un rythme de recrutement qui serait beaucoup beaucoup plus lent.

J'ai pas l'information aujourd'hui, c'est pour ça et c'est un gros travail, qu'on a mandaté une société pour faire cette analyse à notre place et il s'agit donc d'un clinical research organisation, donc des sociétés qui ont l'habitude de recruter des patients, de premier rang américain et on partagera évidemment les résultats avec vous puisque ça sera déterminant sur le développement du masitinib. Le nombre de patients évidemment, c'est le dernier critère.

S'il y a besoin de 400 patients comme c'est le cas dans la SLA ou de 600 ou de 800, évidemment que ça va impacter le délai d'attente pour atteindre le point d'inflexion majeur ou le time to pharma. Sur la drépanocytose, je précise là-dessus que c'est hors impact ANSM.

C'est important, c'est-à-dire que ce programme n'est pas remis en question par l'inspection que l'on a eue puisque le sponsor, ce sont les AP-HP, donc les hôpitaux de Paris, et c'est financé par les fonds publics. Donc, nous on doit produire et livrer le masitinib.

Donc, la production est faite en Allemagne par un fabricant qui travaille avec toute l'industrie pharmaceutique, donc on n'a pas de problématique de qualité sur le produit. On a quelques processus qualité qui ont été mis en place pour s'assurer de faire ça comme il faut, mais il y a aucune inquiétude là-dessus.

La drépanocytose, c'est un marché en volume de masitinib qui est potentiellement colossal. Alors, ce qui est important dans cette étude, c'est que enfin sur la drépanocytose, à peu près 8 millions de patients sur les pays africains et 500000, on va dire, sur le reste du monde.

Donc, ce sont des patients qui sont atteints jeunes et qui ont une espérance de vie heureusement bien supérieure à celle de la SLA. On parle de 50, 60, 65 ans.

Et les produits sur le marché aujourd'hui sont terriblement toxiques. Donc, si je dis bien si la drépanocytose s'avérait être une indication sur lequel le masitinib a de l'effet positif, un bénéfice risque positif, on est sur un marché en millions d'individus.

Alors, évidemment, ils sont pas à 130000 $ chacun, ça c'est juste pas possible et encore moins avec les pays africains. Donc, de manière très prudente, on estime un chiffre d'affaires, un pic de vente à 2 milliards, mais c'est un petit peu compliqué de faire une projection dans ce sens-là.

Ce qui est intéressant aussi avec l'AP-HP, la safety, la sécurité du masitinib n'a pas été remise en question par l'inspection promoteur que l'on a eue fin septembre, mais le fait que l'AP-HP redémarre avec une phase 1, c'est intéressant parce que ça va donner des nouvelles datas de safety alors sur une population très limitée, on parle de quelques dizaines d'individus, mais ce qui est intéressant aussi c'est que ça va permettre à cette étude de collecter beaucoup de biomarqueurs que l'on pourra peut-être utiliser pour d'autres sujets plus tard. Voilà.

Sur la leucémie aiguë myéloïde, donc l'AB8939, bah j'ai déjà un petit peu dévoilé le sujet. On a des interrogations sur comment poursuivre le programme et là aussi, j'ai envie de dire avec l'inspection de l'ANSM donc qui nous gèle, hein, pour le moment, elle est embêtante en terme d'image sur la société, mais de toute façon, on avait besoin de plusieurs mois pour prendre des décisions.

Est-ce qu'on fait une 3 bis, donc une étape 3 bis, ou une étape 4 ou une étape 4 différente de celle qui a été indiquée ? Et on a besoin d'encore quelques bonnes semaines de réflexion pour prendre des décisions sur ce point-là.

Donc, le report que l'on a aujourd'hui, de toute façon, par décision du management et des équipes, on l'aurait eu pour les raisons que je viens d'invoquer. L'AB12319, donc je parlais de sarcome tout à l'heure, j'avais pas précisé volontairement, c'est le sarcome d'Ewing dont on parle.

Donc, le sarcome d'Ewing, ça touche une population très jeune. C'est malheureusement fatal dans la majorité des cas ou très handicapant.

On a une molécule qui est très efficace en tout cas en in vitro et nous devons maintenant donc démarrer des études ce qu'on appelle en in vivo et là-dessus, on a l'intention donc de faire ça par le biais de partenariats avec des institutions publiques reconnues. Voilà.

Sur cette molécule, à la sortie, j'ai envie de dire, des tests in vivo, on peut avoir déjà un premier sujet de réflexion, est-ce qu'on va aller plus loin ? Mais de manière générale, il faut quand même faire tout ce qui est le préclinique, donc ça dure à peu près 1 an et demi, ça coûte à peu près 1 million et demi par molécule.

On a les moyens de le faire. Ça vaudra sans doute le coup de patienter un peu si ça permet de maximiser la valeur de la molécule et ensuite de la licencier.

Voilà. Il y a pas de décision prise à ce jour, c'est trop tôt.

Encore une fois, chaque prochaine étape peut malheureusement être une étape soit de nous faire revenir en arrière, soit de se dire bah là on a un vrai problème et on n'a pas la solution. Donc, c'est la fin d'une molécule.

Sur le 13852, c'est la fameuse molécule où je n'indique pas la cible pour des questions de confidentialité. Nous sommes sur une technologie innovante, vraiment.

Donc, je suis un petit peu embêté pour vous en parler. C'est pas impacté, ça aussi, par l'ANSM, c'est-à-dire qu'on continue le développement.

Encore une fois, là on n'a pas d'essais cliniques en cours, hein, on en est loin, mais en terme de marché, ce sur quoi la molécule se positionne, c'est le glioblastome, donc c'est un marché de 3 milliards et demi à 5 milliards au niveau mondial, et le cancer colorectal. Alors, le cancer colorectal, vous avez un marché qui est estimé entre 13 et 15 milliards, ça dépend les sources que l'on prend.

Vous avez globalement le MSI qui est une forme de cancer colorectal qui représente 15% avec un médicament de Merck qui s'appelle le Keytruda et vous avez le MSS qui représente donc 85% pour lequel il n'y a pas de solution vraiment fantastique. Voilà.

Et on a la prétention parce qu'il faut bien être un petit peu prétentieux si on veut être ambitieux, en tout cas au stade du développement actuel, d'apporter une solution sur cette problématique-là. Ensuite, les relais de croissance donc à court et moyen terme.

Alors, je sais que ça fait un petit peu parler sur les forums il y a quelques mois. On parle de différents vecteurs de croissance.

Ça peut paraître anodin, mais je trouve que c'est important, on a un nouveau logo, un nouveau slogan. Donc, ce logo bah si vous l'aviez pas déjà vu, vous le découvrez, et un slogan qui est Discipline Serving The Patients.

Donc, en gros, c'est la rigueur au service des patients avec le petit jeu de mot, j'ai envie de dire, sur les patients, c'est-à-dire les actionnaires que nous sommes depuis 14 ans que la société est cotée en bourse et les patients évidemment qui sont l'intérêt même de la société de trouver des solutions thérapeutiques pour améliorer le confort de vie des patients et idéalement améliorer leur vie ou tout simplement leur survie. Voilà.

Donc, ensuite on a un nouveau site qui a été mis en place le 9 octobre, donc la semaine dernière, où là c'est pour ça que je reviens un petit peu sur la segmentation donc du public qui a été faite. On a 60% de nos actionnaires qui sont le grand public et le grand public, on ne leur parlait pas véritablement.

On avait un site internet très bien fait au niveau scientifique, mais qui finalement avait un langage un peu compliqué, sclérose latérale amyotrophique, c-Fms, c-Kit, c'est très bien pour les professionnels. Maintenant, pour l'actionnaire moyen qui a 1500 actions, qui a peut-être pris du AB Science je dirais pas par accident, mais en se disant, "Tiens, je veux un peu de biotech dans mon portefeuille et je vais prendre du AB Science," mais sans savoir ce dont on parle.

Là, je pense qu'en parlant de maladie de Charcot, en parlant d'Alzheimer tout simplement, on arrive à expliquer plus simplement et je vous invite à aller sur le site et je vous invite à remonter vos commentaires si vous en avez. C'est une version 3.0 qui amènera sans doute une version 3.1 comme toute nouvelle évolution majeure.

Donc, pour revenir là-dessus, on s'adresse dorénavant au grand public. Donc, c'est une porte d'entrée sur le site, une porte d'entrée pour les professionnels, une porte d'entrée donc institutionnelle corporate, c'est-à-dire toutes les informations réglementées puisque nous sommes une société donc cotée en bourse, et une porte d'entrée pour le vétérinaire, voilà.

Ensuite, pour la crédibilité financière, bah il faut restaurer la confiance du marché et attirer des actionnaires institutionnels. Donc, on a vu dans le premier slide, les sociétés ou les actionnaires au porteur détiennent entre 20 en gros 20 fois plus, hein, 30000 actions en moyenne par entité, par actionnaire, contre 1500 pour l'actionnaire individuel, personne privée, personne physique.

Donc, attirer ces institutionnels, c'est au bas mot attirer des actionnaires qui sont capables d'avoir 30000 actions en position versus 1500. L'augmentation de capital qui a été faite et à laquelle j'ai contribué, donc ça c'était en fait une obligation de l'AMF, hein, que j'indique quel était le montant de ma participation.

Donc, j'ai investi moi-même 150000 €, ce qui est beaucoup par rapport à mes économies pour vous le dire, mais ça me paraissait normal de le faire avec un actionnaire qui accompagne la société depuis de nombreuses années. Cette augmentation de capital, j'ai envie de dire et c'est pas pour vous faire peur, c'est un sursis supplémentaire, mais c'est un vrai ballon d'oxygène.

On a plus que 2 ans de trésorerie aujourd'hui. Ça permet surtout de financer de nouveaux projets de développement et donc d'être beaucoup plus confortable.

Voilà. Et donc d'embaucher les ressources dont nous avons besoin notamment au niveau de la qualité, mais pas uniquement au niveau de la qualité, voilà.

La création de valeur, elle passe aussi par le renforcement des partenariats et du prestige des partenaires avec qui on va pouvoir travailler. Donc, on est en discussion, il y a rien de fait aujourd'hui, en plus ça doit passer par notre conseil d'administration pour être validé, mais nous sommes en discussion relativement avancée avec le CRCM, avec l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille, avec le Luxembourg Institute of Health qui est une référence en oncologie pour le Luxembourg et le Benelux.

Et on a donc ce lancement d'étude drépanocytose qui va démarrer en début 2000 2000 2027, pardon. Voilà.

Ça, c'est important. Encore une fois, il faut savoir collaborer, faut savoir échanger, il faut savoir protéger nos informations, ça ce sont les brevets, mais une fois qu'on a déposé les brevets, on est toujours plus intelligents à plusieurs qu'à rester tout seul dans notre coin.

En tout cas, c'est la philosophie que j'entends mettre en place dans l'entreprise et développer avec le soutien des scientifiques et des cofondateurs qui nous soutiennent. Les fournisseurs et les leaders d'opinion, donc j'en ai parlé, on a déjà repris des contacts avec eux et plusieurs KOL, donc des key opinion leaders, sont prêts à soutenir de nouveau AB Science.

Le soutien actif de nos actionnaires, donc là on va compter sur vous à un moment ou à un autre, c'est faciliter l'exercice des droits des actionnaires. Vous avez le droit de voter à chaque assemblée générale, mais le constat que j'ai fait puisque moi-même je suis actionnaire depuis 14 ans à peu près, c'est que finalement aux assemblées générales, il y avait peu d'actionnaires en dehors de l'actionnaire majoritaire.

Là aujourd'hui, on a donc 60% de flottant et on va mettre en place le vote électronique. Donc, c'est un budget, là aussi l'augmentation de capital nous aide dans ce sens-là.

Alors, ça coûte pas des millions, mais ça coûte quand même plusieurs milliers d'euros par assemblée générale, mais le vote électronique va faire en sorte que si vous avez votre ligne votre portefeuille sur Boursorama, par exemple, et je fais pas de la publicité pour eux, vous aurez un petit drapeau qui vous dira il y a une opération sur titre et en quelques clics, vous pourrez exprimer votre vote pour ou contre ce que le conseil d'administration recommande, mais au moins ce sera beaucoup plus facile que d'imprimer des documents, cocher des cases, remettre ça dans une enveloppe et le poster, ce qui était quand même assez laborieux. Donc ça, c'est une vraie volonté donc d'améliorer, de faciliter l'expression du vote des actionnaires.

La société appartient aux actionnaires enfin à tous les actionnaires et en l'occurrence 60%, ce sont des actionnaires individuels et du flottant. Donc, on doit leur faciliter l'expression de leur droit.

En tout cas, c'est mon sentiment. Subir ou participer, c'est peut-être un petit peu violent comme titre, mais depuis 14 ans, la société a été diluée à peu près d'un facteur 3 depuis son introduction en bourse.

C'est une grande masse, hein, j'ai pas fait le chiffre exactement précis, sans jamais recourir à l'augmentation de capital publique. Donc, c'est pas un engagement que je prends aujourd'hui parce qu'il y a quand même des contraintes réglementaires, mais donc je prends pas l'engagement que la prochaine augmentation de capital serait publique, mais je prends l'engagement de regarder dans quelle mesure il sera possible, si nous avons besoin, je dis bien si nous avons besoin d'une augmentation de capital, que tous les actionnaires puissent y participer et qu'à ce moment-là, soit vous subissez une dilution, soit vous choisissez de participer parce que vous avez les moyens et si vous faites partie de ces 28000 actionnaires qui ont 1500 actions, je sais pas ce que sera le cours de bourse au moment de cette augmentation de capital, encore une fois si on en fait une, mais admettons que ce soit 1 €, pour prendre un chiffre simple, bah 1500 € ça sera la valeur de votre participation.

Est-ce que vous avez 1500 € pour participer ou pas si on faisait une augmentation de cette proportion-là ? Voilà.

J'ai évidemment pas la réponse, mais l'engagement que je prends c'est effectivement d'étudier précisément comment ça pourrait être possible de faire cela. Je sais que ça prend du temps, ça coûte de l'argent, mais encore une fois, la société appartient aux actionnaires.

Donc, autant faire que tous les actionnaires puissent participer ou choisir de ne pas participer. Et encore une fois, on n'a pas besoin d'argent pour le moment.

La business unit Masivet. Donc, ça fait partie du développement.

Le Masivet, donc c'est le produit vétérinaire d'AB Science. Ce produit a une marge positive.

Je peux pas dire le pourcentage, enfin je le connais, mais j'ai pas envie de le discloser, sans ça on va nous demander des remises auprès des clients. Donc ça, j'ai pas envie de dire quelle est notre marge, mais on a une marge qui est confortable et donc c'est dommage de ne pas développer les ventes de ce côté-là.

Donc, on a des premières étapes qui ont été réalisées, prioriser les pays sur lesquels on a déjà l'autorisation de mise sur le marché. On a des accords de distribution dans des nouveaux pays dans lesquels on n'était pas présents.

Donc, ça ce sont des choses qui se sont faites relativement récemment. Et on va en profiter surtout, enfin aussi et surtout, pour construire et piloter la chaîne de valeur complète de l'avant-vente, donc vraiment le marketing, jusqu'au prospect, le client, la prise de commande, l'ordre de fabrication, la gestion des stocks, la gestion des dates de péremption, éventuellement les remises qu'on fait quand on est proche d'une date de péremption et qu'il faut quand même liquider nos stocks, la livraison et la facturation et l'encaissement puisque évidemment si on n'encaisse pas, ça ne sert à rien d'avoir fait tout ça.

Toute cette chaîne-là, elle est perfectible comme dans toute entreprise. Donc, on s'attelle depuis déjà plusieurs semaines à améliorer le fonctionnement de cette chaîne aussi dans le but de pouvoir s'en servir pour autre chose plus tard.

Ça sera le slide d'après. Le fait de développer le chiffre d'affaires aussi dans le Masivet, donc on va pas faire 10 millions, hein, faut pas rêver, l'objectif c'est de doubler globalement le chiffre d'affaires sur les 3 4 années qui viennent.

C'est quelque chose de réaliste et le pourcentage de valeur ajoutée que l'on a là-dessus, bah c'est toujours ça dont on n'aura pas besoin en financement externe. Étendre le potentiel du Masivet, ça c'est une deuxième étape.

Je veux dire la première étape c'est optimisons déjà les marchés sur lesquels nous pouvons aller de manière facile. Et la deuxième étape ensuite, allons sur des marchés un peu plus compliqués, un peu plus grands.

Il y a quelques semaines, j'avais lancé le sujet sur l'Inde avec les accords entre le UK et l'Inde, mais c'est un sujet pour le moment qui est mis sur le côté parce que c'est plus compliqué qu'il n'y paraissait. Mais c'est un marché en croissance forte, le marché donc vétérinaire.

Après, il faut aussi que le vétérinaire lui-même soit suffisamment éduqué pour être capable de diagnostiquer et de prescrire notre médicament. Donc, ça sert à rien d'y aller trop tôt et de toute façon tout de suite, on a un sujet plus facile à aborder, c'est d'étendre notre présence et notre volume d'activité sur les pays sur lesquels nous sommes en proximité et sur lesquels nous avons une certaine facilité pour aller.

Voilà. L'intérêt aussi de développer cette business unit, c'est que si un jour on devait la vendre, et encore une fois c'est pas le sujet aujourd'hui, bah je préférerais la vendre 5 fois 2 millions chiffre d'affaires que 5 fois 1 million.

C'est une évidence, mais évidemment c'est mieux si on peut en tirer 10 millions plutôt que 5. Alors, le chiffre 5, il est arbitraire, hein, c'est peut-être 6, c'est peut-être 7, c'est peut-être 10, mais ce que je veux dire c'est le facteur X c'est souvent exprimé par rapport au chiffre d'affaires et forcément si on augmente le chiffre d'affaires, on augmente la valeur de cette activité.

Ensuite, ce slide, on va y passer un petit peu plus de temps. C'est donc la business unit dispositifs médicaux diagnostic.

Ça, c'est nouveau. C'est un nouvel axe de développement pour la société, donc c'est une nouvelle ambition si on veut.

C'est de renforcer notre présence dans la médecine prédictive d'une certaine manière en cohérence avec les maladies sur lesquelles nous travaillons, en tout cas dans un premier temps par rapport à un premier projet qui si tout se passe bien, sera annoncé d'ici la fin de l'année. On a une approche là-dessus, on va dire un peu private equity, donc capital investissement.

On a des ressources financières aujourd'hui, on a à peu près 20 millions d'euros de trésorerie. Moi, j'ai une expérience personnelle de 5 ans dans le private equity.

Donc, le capital investissement c'est investir dans des sociétés pour les aider à se développer. Là, on va avoir une approche donc d'être à la fois investisseur dans des sociétés ce que j'appelle une SPV, donc une société dédiée, une single purpose vehicle, donc société dédiée à un dispositif médical ou un diagnostic et/ou diagnostic.

C'est des investissements qui sont en centaines de milliers d'euros voire en quelques millions, mais pas beaucoup, en tout cas pas au-delà de deux ou trois grand maximum, parce qu'il s'agit de j'ai envie de dire d'avoir plusieurs œufs dans le même panier. Donc, plusieurs projets, c'est ça l'objectif.

Et le retour attendu c'est un multiple de 10, voilà, ou au-delà de 10. Enfin en tout cas, XX pour X investi, voilà, pour ceux qui suivent.

Et un retour surtout, c'est ça qui est important, en-dessous des 30 mois. C'est ça le premier objectif.

Alors, pourquoi ça ? Parce que dans notre gamme de produits, si je puis dire, on a le Masivet avec un retour sur investissement assez rapide, mais pour être clair, le Masivet ne fait pas rêver l'investisseur en bourse parce que ça vaudra jamais des milliards, bon.

Ensuite, on a nos molécules où une seule suffirait pour que la valeur de la société explose. Donc, un seul accord de licence sur n'importe laquelle des molécules que je vous ai présentées suffirait à mon avis à ce que la valorisation de l'entreprise soit radicalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui.

Mais ça, ça va prendre encore 3 ans à peu près entre enfin c'est l'ordre de grandeur, pour atteindre encore une fois des jalons d'intérêt. Encore une fois, ça dépend où on s'arrête.

Et puis peut-être qu'on va venir nous dire, "Cette molécule nous intéresse, on en a entendu parler. Est-ce que vous êtes vendeurs ?"

Bon. Pour le moment, on n'est pas encore à ce stade-là.

Donc, on a un trou entre 1 an et 3 ans. Voilà.

Et ce trou-là par rapport à des investisseurs qui n'ont pas envie d'attendre 4 ou 5 ans ou 3 ans ou un peu plus, qui ne rêvent pas du Masivet, bah il faut quand même trouver des solutions et une marque d'intérêt et ça peut aider surtout à ce que la société devienne autonome financièrement. Alors, ça va pas se faire en une seule journée, mais un seul dispositif que l'on vendrait plusieurs dizaines de millions suffirait à pérenniser l'entreprise pour plusieurs années et ainsi développer d'autres projets et arriver à des jalons encore une fois d'intérêt sur nos molécules et continuer de développer des molécules.

C'est toute cette pompe, toute cette dynamique que j'entends mettre en œuvre et et le dispositif médical a un avantage aussi, c'est que réglementairement c'est quand même plus léger parce que vous n'administrez pas une molécule à un patient, vous prélevez un échantillon de sang ou ceci ou cela que vous analysez. Et c'est cette analyse qui ensuite va influer le diagnostic.

Voilà. Donc ça, je le développerai j'espère dans les prochains mois avec un premier projet qui est bien avancé, mais qui n'est pas encore à un stade où je peux communiquer dessus.

Donc, je peux pas en dire plus pour le moment, mais l'objectif encore une fois par cette business unit et c'est l'intérêt des 14 millions qui ont été levés au mois d'août, c'est pas une indispensabilité de lever 14 millions au mois d'août, c'est d'avoir suffisamment de moyens financiers pour développer cette business unit et on avait besoin de rassurer les partenaires avec lesquels on entend s'engager sur ce chemin. Ensuite, la conclusion.

Et on n'est pas trop mal dans le timing, 18h56. Donc, de manière synthétique, j'ai envie de dire les besoins que j'ai identifiés sur les 100 premiers jours, c'est donc l'identité visuelle, l'identité opérationnelle, la visibilité financière et le développement et la création de valeur.

Donc, la partie haute évidemment, on remet les besoins identifiés, affirmer une identité claire, cohérente, renforcer notre lisibilité et puis pour prendre cet exemple-là, les solutions que l'on a déjà menées, nouveau logo, nouveau slogan, nouveau service, nouveau site web segmenté pour s'adresser donc au grand public, et la prochaine étape ça c'était les deux premières étapes, étape une le logo, étape deux le site internet, étape trois la visibilité sur les réseaux sociaux. Donc, on va activer ou réactiver une page sur LinkedIn qu'on alimentera régulièrement donc histoire de pouvoir vraiment faire vivre une communauté déjà autour de LinkedIn qui nous paraît être un vecteur en tout cas de communication intéressant.

L'identité opérationnelle, bon je reviens pas là-dessus. Donc ça, c'est vraiment la synthèse si vous voulez de ce que l'on a pu présenter à l'instant.

Voilà, je finis sur un avant-dernier slide. En bourse, et je suis bien d'accord avec cet adage, on ne rattrape pas un couteau qui tombe.

Maintenant, s'il est planté, bah la question qui se pose, est-ce que ça serait pas le bon moment de le saisir ? À chacun ensuite de prendre sa décision et on peut ouvrir maintenant avec quelques petites minutes d'avance le questions-réponses donc que je souhaite faire en oral en toute transparence.

Il y a pas de questions cachées, masquées qu'on n'aurait pas envie de traiter. Soit je serai capable de vous répondre et tant mieux, soit je ne peux pas pour certaines raisons de confidentialité ou tout simplement de compétences dans le sens que je n'aurais pas le savoir tout de suite pour vous répondre et on notera la question et dans ces cas-là, quand on fera peut-être un communiqué de presse à ce moment-là s'il y a besoin pour amener les réponses aux questions où j'aurais pas pu vous répondre favorablement.

Donc, pour fonctionner, il y a une petite main tout en bas. Alexis qui est à côté de moi va gérer cela.

Donc, quelqu'un qui appuie sur la main va remonter en fait dans le flux. Je crois qu'on est une centaine à peu près.

Et donc, Alexis va libérer le micro. Non, c'est toi qui libères le micro ?

Alexis

Non, je libère, enfin je permets de parler à la personne qui veut poser une question et il faut qu'il active son micro pour que je lui donne la parole.

Stéphane Delarman

Voilà. Donc, c'est parti.

Alexis

C'est Didier Vargas qui peut poser sa première question.

Stéphane Delarman

Eh ben, merci Didier déjà de du courage de poser la première question, mais je crois que le micro est encore en mute chez vous. On vous entend pas.

Alexis

Le micro est en mute.

Stéphane Delarman

Le micro est en mute, et nous on ne peut pas le libérer pour vous. Donc, je pense c'est à côté de la petite main, le micro.

Alexis

C'est en bas à gauche.

Stéphane Delarman

En bas à gauche, en général. Est-ce que tu as quelqu'un d'autre éventuellement, le temps que Didier trouve ?

Alexis

Non, j'ai personne pour le moment.

Stéphane Delarman

Alors, on va laisser un petit peu de temps à Didier pour essayer de trouver l'icône. Et par écrit, tu as des questions ?

Éventuellement. Vous pouvez aussi poser par écrit, hein, les questions.

C'est aussi valable du coup pour pour Didier, qui visiblement n'a pas encore trouvé le petit bouton pour activer le micro.

Alexis

Est-ce que quelqu'un d'autre a une autre question à poser à l'oral ? À ce moment-là, il peut lever la main.

Il y a Philippe Rançon.

Philippe Rançon

Oui, vous m'entendez ?

Stéphane Delarman

Eh ben, parfaitement ! Bravo, Philippe, de prendre le relais de Didier.

Voilà.

Philippe Rançon

Bon, ben, bonjour d'abord, Stéphane. On se connaît indirectement.

Je vais pas te dire mon pseudo, hein, mais tu vas certainement me reconnaître puisque je t'ai donné pouvoir sur mes actions, on en a déjà parlé. Je voudrais savoir une seule chose et probablement une question que beaucoup d'actionnaires se posent, c'est après tant d'années d'investissements, moi j'en suis à 30000 actions par exemple,

Stéphane Delarman

Oui.

Philippe Rançon

Combien d'années allons-nous encore attendre pour avoir une certaine valorisation et avoir à nouveau, je vais dire, de l'espoir plutôt que du désespoir année après année ?

Stéphane Delarman

Alors, de l'espoir, j'espère que ma présentation fait que au bout d'une minute, vous aurez de l'espoir. Ça, c'est ma première réponse.

Parce qu'il y a vraiment un changement d'organisation et d'ambition de la société. Après, vous dire dans combien de temps vous pourrez retrouver, je dirais, une valorisation correspondant éventuellement à votre prix d'achat, ça je suis incapable de le dire.

D'abord, je connais pas votre prix d'achat et ça ne me regarde pas. En revanche, ce que je peux dire c'est qu'aujourd'hui on est valorisé en gros 50 60 millions d'euros.

Le premier projet que l'on regarde au niveau donc des diagnostics, encore une fois si, vous comprenez bien que je dois dire si, si les résultats qu'on attend de cette étude que l'on ferait avec sont positifs, c'est une licence qui vaudra plusieurs dizaines de millions d'euros. Donc, ça va pas être tout de suite, hein, comme je l'ai indiqué sur ce premier diagnostic, on est plutôt sur 2 ans et demi, mais on va avoir 75%, ça je peux le discloser, en tout cas plus de 50%, voilà, on aura la majorité dans la filiale qui va avoir cette licence d'exploitation puisqu'en fait, il s'agit d'une licence d'exploitation et l'objectif c'est qu'on vienne financer une étude confirmatoire, voilà.

Mais ça, je pourrais le développer quand les choses seront actées. Pour le moment, on est proches, mais je ne peux pas en parler plus.

Donc, je peux pas vous répondre précisément. Ce que je peux vous dire, c'est que on a beaucoup de molécules en drug discovery, je vous les ai présentées.

Je vous ai pas présenté toutes les indications qu'on peut avoir sur ces molécules parce qu'on ne peut pas partir sur tout en même temps, même avec 14 millions tout frais arrivés au mois d'août. Et ce qui change aussi, c'est que vous avez des deals qui peuvent se faire en ce qu'on appelle en préclinique.

C'est-à-dire une fois que vous avez fait les 4 ans de mayonnaise entre la chimie et la biologie, vous avez testé en in vitro, vous confirmez sur quelle indication ça peut aller, vous faites le in vivo sur une ou deux espèces animales et là vous voyez que ça continue d'aller dans le bon sens, si vous êtes sur un marché comme le colorectal qui est un marché de 13 milliards 13 à 15 milliards, que vous êtes positionné sur 85% de ce marché, donc on va dire sur 10 milliards pour simplifier, j'ai envie de dire il y a pas besoin d'aller beaucoup plus loin pour potentiellement intéresser des gens. Merck, par exemple, est très fortement positionné sur le cancer colorectal MSI, donc les 15% du marché, ça serait pour moi et on n'a pas de discussion avec eux, hein, faut être très clair.

Je veux pas donner de faux espoirs. On n'a même pas de contact.

Mais pour moi, ça me paraîtrait absolument logique que si on va les voir à ce moment-là, ils aient une marque d'intérêt au moins de regarder. Après, est-ce qu'ils seront acheteurs ou pas ?

Je lis pas dans le marc de café, mais si nos résultats sont intéressants, on peut vite parler de de gros chiffres même sans être allé jusqu'à la phase 1 qui est au minimum 2 ans plus tard et en gros 2 millions d'euros plus tard. Ça c'est ce que je peux vous dire.

Et ce que je peux vous

Philippe Rançon

D'accord.

Stéphane Delarman

garantir, c'est qu'aujourd'hui la philosophie de l'entreprise, l'ambition de notre entreprise, ce n'est pas de devenir une pharma et de vouloir aller jusqu'au bout tout seul. C'est dès qu'on aura quelque chose de valorisable qui réponde pour moi à deux critères, hein, il y a pas d'ordre entre ces deux critères, c'est à la fois de permettre à la molécule d'arriver plus vite sur le marché parce que malheureusement l'historique d'AB Science c'est des études qui durent très longtemps pour tout un tas de raisons, notamment la concurrence, hein, dont je parlais tout à l'heure, mais c'est un des facteurs embêtant, j'ai envie de dire, pour une étude clinique pour le respect des délais annoncés.

Et puis deux, donc d'aller plus rapidement aux patients et que ce soit intéressant pour les actionnaires. Moi, je suis actionnaire depuis 14 ans.

J'ai probablement vécu la même chose que vous. En décembre 2020, avec les résultats sur Alzheimer, le cours est passé de 14 € à 20 € en l'espace d'une dizaine de jours, je me suis dit, "Ça y est, je suis millionnaire."

Bon, bah aujourd'hui je le suis plus. Je pensais acheter un studio pour ma fille avec mes économies, c'est plus le cas.

Vaut mieux en sourire parce que malheureusement on vend trop tard. En bourse, c'est toujours pareil, on achète trop tôt, on vend trop tard.

C'est jamais le bon moment. Voilà, donc je peux pas vous répondre plus précisément à votre question.

Pour moi, je crois vraiment ce qu'il faut vraiment comprendre, nous avons des actifs, nous avons des collaborateurs qui sont très compétents et vraiment j'insiste là-dessus, que ce soit au niveau scientifique, mais pas uniquement, et il y a cette volonté de monétiser puisque c'est le terme, de valoriser contre monnaie sonnante et trébuchante les découvertes de l'entreprise que l'on protège par les brevets comme je l'ai indiqué.

Philippe Rançon

D'accord. Je te remercie de ta réponse et sache que tu gardes ma confiance.

Stéphane Delarman

Eh ben, merci beaucoup.

Alexis

Alors, il y a Serge Rodot qui souhaite poser une question.

Stéphane Delarman

Ouais. Alors, Serge, c'est bon.

On devrait vous entendre, Serge. On vous entend pas.

Tu as le son ? On l'a pas, peut-être, non ?

Serge Rodot

Vous m'entendez là ?

Stéphane Delarman

Là, c'est parfait. Ouais, ouais.

Serge Rodot

Voilà. Oui, alors, donc, je disais bonjour, merci pour toutes ces explications.

Moi, je suis actionnaire depuis plus longtemps que vous parce qu'au départ, je pensais qu'AB Science ça l'idée qu'un chimiste puisse apporter quelque chose à la médecine au pays de Pasteur, ça me plaisait beaucoup. Je voudrais revenir sur un point, c'est sur, où j'ai pas trop compris, cette assurance qui a été souscrite au mois d'avril

Stéphane Delarman

Ouais.

Serge Rodot

pour la SLA, ça couvre quoi exactement ?

Stéphane Delarman

Alors, c'est un très bon sujet effectivement que j'ai pas abordé dans les slides parce que je pensais c'était pas le timing, mais je vous réponds bien volontiers. Cette assurance en fait, ne va pas payer la phase 3 sur la SLA.

J'avais vu sur des forums les gens pensaient que c'était le cas. Non, ça va venir protéger des investisseurs et donc ça va venir rembourser l'étude de phase 3 à hauteur de 39 millions d'euros, hein, donc c'est 25 25 à 39 millions d'euros, d'où l'idée aussi de faire une société dédiée, donc une filiale d'AB Science dans laquelle les investisseurs rentreraient.

Là cette assurance en fait c'est une bonne question parce que c'est un sujet qui est vaste, hein. Vous allez voir pourquoi.

AB Science et on peut remercier Alain Moussy là-dessus, a été la première société à avoir la possibilité de souscrire à un contrat d'assurance via un courtier avec la Lloyd's. Aujourd'hui, il y a à peu près 18 biotechs au niveau mondial, hein, essentiellement aux États-Unis, qui sont dans le pipeline pour bénéficier du même type de contrat.

Donc, c'est un modèle économique qui est en train de se mettre en place et vous avez un fonds d'investissement dont je peux pas révéler le nom qui sera doté si tout se passe bien, d'un milliard de dollars courant 27 qui ne va investir que dans les biotechs qui bénéficient de ce contrat d'assurance. La finalité de cela, c'est que pour les porteurs de parts du fonds d'investissement, donc les investisseurs de ce fonds d'investissement, l'investissement dans la biotech devient complètement décorrélé de la connaissance du secteur.

C'est-à-dire si je prends un exemple, aujourd'hui on peut acheter de l'immobilier à Paris sans rien connaître à l'immobilier en achetant des parts de SCPI en bourse. Là, on est sur le côté.

Sur le fonds d'investissement, l'investisseur par exemple va mettre 100 en disant, "Bah tiens, j'ai envie d'avoir un peu de biotech, j'y connais rien. Il y a un fonds d'investissement spécialisé," et eux me vendent finalement un produit financier.

C'est plus de la biotech, c'est plus un investissement dans AB Science, c'est un produit purement financier. Globalement, j'investis 100, potentiellement je peux perdre 30, mais si ça fonctionne bien, je peux faire 200, 300, 400, je sais pas où est la limite puisqu'ils deviennent indirectement actionnaires de la licence du masitinib dans l'indication qui bénéficierait de l'assurance.

Donc, au lieu de se retrouver dans une situation dans un investissement biotech où il faut connaître le secteur, sélectionner la biotech dans laquelle investir, que si la molécule ne délivre pas, en gros vous perdez 100% de votre investissement, vous pouvez vous retrouver investisseur par ce fonds d'investissement dont je parlais, avec potentiellement 18 biotechs que vous connaissez sans doute pas du tout et avec un risque de perte de capital au maximum de 30%. Donc, ça devient beaucoup plus attractif et surtout ça ouvre un canal de distribution de ce produit financier par des banques américaines, alors certainement au début les banques privées, mais rien ne dit que dans quelques années, ça descende pas au niveau du grand public comme c'est souvent le cas quand vous avez des produits financiers un petit peu structurés, un peu spécifiques.

Soit ça reste dans la niche de la banque privée, donc des investisseurs assez fortunés, soit à terme bah finalement ça fait des émules et vous vous retrouvez avec des produits éventuellement même des fonds d'investissement cotés en bourse comme vous l'avez aujourd'hui sur les ETF ou ce genre de produits. Voilà.

Donc, ça ouvre, à mon avis, c'est encore un tout petit peu tôt pour être affirmatif, mais ça devrait, on va prendre le conditionnel, ouvrir un vrai canal de financement des biotechs significatif et compte tenu du délai que l'on a maintenant pour toutes les raisons que j'ai évoquées sur les indications neurologiques, on sera pas les premiers à souscrire, ce qui pour une fois me plaît bien, parce que c'est plus facile d'arriver en 3e, 4e, 5e position que d'être le premier et de devoir expliquer toute cette mécanique. Et cette assurance-là, on est en discussion aujourd'hui pour l'étendre sur Alzheimer et sur la sclérose en plaques progressive puisque comme je le disais tout à l'heure, on n'a pas la certitude aujourd'hui même si tout le monde nous attend et je l'assume sur la maladie de Charcot, je n'ai pas la certitude aujourd'hui tant que je n'ai pas le rapport que l'on a commandé à cette société américaine, tant que j'ai pas le rapport qui nous dit quel sera le point d'inflexion le plus rapide ou avec le meilleur ratio coût délai pour l'atteindre entre Alzheimer, sclérose en plaques progressive et maladie de Charcot, tant que j'ai pas la réponse à ça, je sais pas dire quelle serait éventuellement la première filiale.

Voilà. L'autre intérêt de la filiale

Serge Rodot

Oui, non, merci. C'est vrai que ça éclaircit beaucoup par rapport à tout ce qu'on a pu voir sur les différents forums quand cette assurance est venue au jour, quoi.

Stéphane Delarman

Voilà. L'autre intérêt de la filiale, je reviens aussi là-dessus, c'est que et c'est vraiment là où il y a une décorrélation entre la filiale et la société AB Science, quand je suis arrivé, en gros la valorisation de la société est de 50 50 millions et la filiale la valeur de la filiale, je peux pas la révéler aujourd'hui, mais en gros pour la maladie de Charcot, on était au-delà de 50 millions, bien au-delà.

Enfin au-delà, voilà, pas bien, au-delà de 50 millions. Je me suis dit, "Je vois pas comment un investisseur sensé," vous voyez, et je me suis trompé, hein, "va investir dans une filiale qui est valorisée plus cher que la maison mère qui a toutes les indications du masitinib.

Pourquoi il investirait que sur un morceau du gâteau avec un ticket d'entrée, une valorisation plus élevée que le gâteau en entier ?" Voilà, ce qui est la valeur d'AB Science.

Et en fait, les investisseurs qui sont intéressés par cette petite part de gâteau et pas par AB Science, c'est justement parce que il y a l'assurance qui leur dit, "Bah au pire, vous perdez 30%. Et au mieux, ça se passe très bien."

Voilà. Et ça, ça décorrèle complètement la valeur d'AB Science de la valeur de la filiale.

Donc, pour répondre à la question que j'ai eue tout à l'heure, combien de temps faudrait-il attendre pour avoir une valorisation de la société ? La notion d'une filiale n'est pas du tout enterrée.

C'est un vrai sujet qu'on va réattaquer très clairement début 2027 quand on aura cette fameuse visibilité sur quelle indication c'est le plus opportun de faire une filiale et donc d'amener un contrat d'assurance.

Serge Rodot

Bien compris. Merci beaucoup.

Stéphane Delarman

Je vous en prie.

Alexis

Bon, on a une question de Jacqueline Avril.

Stéphane Delarman

Une question écrite, c'est ça ? Non, non, à l'oral.

Bonjour, Jacqueline, Madame Avril, voilà. Et votre micro est, pour le moment, en tout cas, sur mute.

Voilà. Là, on devrait vous entendre.

Jacqueline Avril

Bon, vous m'entendez ?

Stéphane Delarman

Oui, absolument.

Jacqueline Avril

Oui, bonsoir Monsieur Delarman. Merci beaucoup.

Merci pour votre présentation très très bien, très intéressante. Et puis moi ma question c'est, bon je suis actionnaire comme vous depuis 13-14 ans, on va dire hein.

Stéphane Delarman

Oui.

Jacqueline Avril

Et j'ai beaucoup cru dans le masitinib. Par contre ce que j'ai du mal à comprendre, c'est comment Monsieur Alain Moussy a pu rester aussi longtemps PDG d'une entreprise qui a sans cesse donné des résultats qui n'ont pas été à la hauteur des résultats.

Et j'ai trouvé que c'était beaucoup de mensonges. On croyait à chaque fois arriver au Graal, on va dire, et à chaque fois il y avait quelque chose qui n'allait pas, les bonnes pratiques cliniques.

Il y a bien un conseil d'administration. Comment a-t-on pu laisser cet homme, j'ai rien contre, attention, hein, je dis pas qu'il a fait des mauvaises choses, hein, c'est pas le but de ma question, mais comment est-ce qu'on a pu laisser cet homme quand même depuis des années des années au sein d'une société bon dont voilà, c'est le résultat est là.

On a beaucoup cru, on y croit encore bien sûr si on reste actionnaire, mais bon on a beaucoup quand même eu beaucoup de désespoir quand même. Vous nous redonnez un petit peu d'espoir et d'ailleurs je vous avais donné mon pouvoir il y a quelques années d'ailleurs.

Stéphane Delarman

Je vous en remercie. Vous étiez nombreux d'ailleurs à l'avoir fait et je vous en remercie.

Pour ceux qui le savent effectivement bah j'ai vécu si vous voulez le même parcours émotionnel que vous. Avec un peu plus de proximité peut-être avec la société parce que parmi contacts, j'ai aidé plusieurs fois à se financer de manière significative, ces fameuses augmentations de capital privé avec des investisseurs historiques.

Voilà. Donc, j'en fais partie, mais bon en toute petite proportion, hein.

Voilà, donc j'ai envie de dire je peux difficilement vous répondre parce que la société appartient aux actionnaires. Après, quand vous avez un actionnaire qui a plus de 50% des droits de vote, bah vous savez, hein, vous le savez quand on investit, bah que il peut être évidemment très très impactant sur la décision des assemblées générales.

Les assemblées générales nomment les administrateurs et donc le conseil d'administration. Et donc, vous avez toute une problématique de gouvernance, hein.

Aujourd'hui, les administrateurs ont pris des décisions courant juillet, ce qui fait que je suis en train de vous parler tout de suite. Si vous voulez la problématique de gouvernance elle est pas nouvelle et effectivement bah j'entends y remédier.

C'est ce qui explique aussi que vous avez très très peu de sociétés d'investissement dans le capital de d'AB Science. Parce que la lecture, j'ai envie de dire, d'une société d'investissement et je pense que je suis dans le même panier que vous, hein.

On a cru à une histoire, on a investi. Moi, j'ai même racheté des actions pour rien dire le lundi 4 janvier 2021 à 20 €

Jacqueline Avril

Je fais partie du club aussi, hein.

Stéphane Delarman

Comment ?

Jacqueline Avril

Je fais partie de votre club, hein.

Stéphane Delarman

Oui, d'accord.

Jacqueline Avril

À chaque fois une nouvelle positive, on se dit, "Ouah, ça y est, c'est bon." Enfin, je veux dire

Stéphane Delarman

Oui, on y croit, on a envie d'y croire en plus. On a investi de manière quand même importante.

Jacqueline Avril

Bah vous savez quand on nous dit certaines choses, on croit. Et après on s'aperçoit qu'on s'est fait un peu bafouer quoi, enfin dans l'histoire, on va dire, hein.

Donc, quelque part il faut l'honnêteté que vous nous dites, c'est comme ça. Vous voyez ?

Stéphane Delarman

Alors, j'ai envie d'être positif. Je comprends, hein, vos questions sur le passé, mais j'ai envie de dire voilà, le passé c'est le passé.

La société a quand même eu beaucoup de développement. Cette assurance, c'est quand même quelque chose qu'Alain Moussy a apporté, donc c'est des choses quand même très positives.

Après, c'est clair que il faut être capable de partager nos actifs, faut être capable de faire des partenariats, faut être capable d'accepter que on puisse n'avoir que 10, 15 ou 20% de royalties malgré qu'on ait pu travailler pendant des dizaines d'années sur une molécule. C'est une industrie quand on passe sur ce qu'on appelle la phase 4, c'est-à-dire la commercialisation, qui demande des ressources humaines énormes, ne serait-ce que ce qu'on appelle la pharmacovigilance, c'est-à-dire le suivi des patients.

Quand vous suivez 400 patients dans une étude, il faut déjà beaucoup de ressources humaines, mais si vous devez en suivre 50000 dans la maladie de Charcot, le multiple au niveau ressources humaines est colossal. C'est bien pour ça, entre autres pour ça, que vous avez très peu de biotechs, je pense ça se compte sur les doigts d'une main, qui sont devenues des pharmas ces 20 dernières années en Europe.

Voilà, l'industrie est comme ça. Je pense qu'il faut l'accepter et c'est tout l'enjeu aujourd'hui du repositionnement de la société, ce que j'appelle le relaunch ou la relance d'AB Science.

On a des actifs qui avaient été stoppés dans leur développement et que j'ai réactivés sur les conseils des scientifiques qui sont dans l'entreprise. Encore une fois, j'ai pas la compétence scientifique de dire s'il faut redémarrer une molécule ou pas.

Après, bah voilà, je suis pas on va dire peut-être pas plus idiot que quelqu'un d'autre. Quand on m'explique simplement les choses, je comprends l'intérêt, je vois les marchés qu'il peut y avoir derrière.

Et puis on apprend. Encore une fois, j'ai pas la prétention de devenir médecin en l'espace de quelques mois, mais il y a pas besoin de l'être pour diriger une entreprise et pour l'emmener, en tout cas c'est mon sentiment, hein, de l'emmener ensuite sur des voies de croissance.

Par contre, je veux être très clair, très réaliste. Ça va pas se faire dans les 3 mois qui viennent, en tout cas pas sur les molécules, d'où la nécessité, c'est ce que j'estime, de développer de nouvelles activités économiques, ce qu'on appelle business unit, sur les diagnostics parce que là on va être sur des choses avec des retours sur investissement beaucoup plus courts en terme de délai et monétisables donc de manière beaucoup plus rapide.

Une entreprise qui ne vit que de l'argent de ses actionnaires pendant 25 ans, c'est un exploit. J'ai pas la prétention de vouloir répliquer cet exploit pour les 10 prochaines années.

L'entreprise doit trouver les moyens relativement rapidement parce qu'encore une fois, on est dans une industrie qui est lente de par toutes les règles, hein, les réglementations, mais j'ai la vocation que cette entreprise soit autonome financièrement dans les prochaines années, pas dans 10 ans.

Jacqueline Avril

Oui, non, non, je comprends bien. Et puis il y a aussi le problème aussi des patients.

Tous ces patients qui ont cru pour la SLA, entre autres. Moi, autour de moi, j'ai des connaissances qui sont décédées de cette maladie, on leur a fait un peu miroiter aussi peut-être, vous voyez ?

Il y a tout ça aussi. Enfin,

Stéphane Delarman

Bah sur la SLA, vous voyez, je prenais l'exemple tout à l'heure sur le tube gastrique. Aujourd'hui, on a encore plusieurs malades qui sont vivants, de très nombreuses années après le diagnostic de la maladie.

On me rétorque souvent quand je dis ça, oui mais c'est peut-être comme Stephen Hawking qui a vécu je crois 50 ans avec la maladie. Ouais, sauf que Stephen Hawking c'est 1% de la population.

Là, si je ramène ça en pourcentage du nombre de patients qui ont reçu le masitinib, on est plutôt sur 10%. Donc, le facteur chance ou hasard, il y a pas besoin d'être médecin ou mathématicien pour ne pas y croire.

On a un multiple de 10. Donc, si vous voulez, c'est là où moi j'ai une croyance très forte dans l'efficacité de la molécule.

En plus, le rationnel scientifique, il a été expliqué dans plus d'une centaine de publications indépendantes d'AB Science. Si c'était que des publications d'AB Science, on pourrait avoir des doutes, mais là j'ai aucun doute.

On a des centaines de publications. Le professeur Olivier Hermine qui est vraiment un ponte qui rentre d'ailleurs au Collège de France prochainement, qui est quand même à l'origine de la compréhension du masitinib et des voies d'action du masitinib avec qui donc l'entreprise collabore de manière vraiment rapprochée, je vais reprendre un slogan qui est à la mode, il se passe quelque chose chez AB Science.

Maintenant, il va falloir un petit peu de temps pour que ça se concrétise et surtout qu'on puisse l'opposer de manière positive, hein, avoir une opposabilité auprès de notre institution de tutelle, l'ANSM en premier lieu, et ça veut dire respecter les bonnes pratiques cliniques. Et donc, remettre en place le système qualité.

Remettre en place le système qualité, c'est quelque chose qui est laborieux, qui est technique, qui prend quelques mois, mais c'est pas infranchissable. Vous voyez, c'est une chose que d'abord j'ai faite dans le passé dans un secteur très différent il y a plus de 20 ans.

C'est très pragmatique. Voilà, c'est mettre en place des procédures, c'est les faire vivre, c'est les faire auditer pour démontrer qu'elles vivent et qu'on fait pas semblant.

Donc, il y a rien d'impossible. En tout cas, c'est pas un obstacle insurmontable, c'est un obstacle qui est compliqué dans le sens qui demande des ressources et de la rigueur, mais c'est pas un obstacle qui est de loin pas infranchissable.

En tout cas, je ne crois pas en l'échec de remettre en place ce système qualité en œuvre et surtout ensuite de le maintenir, c'est ça. C'est faut remettre en place et le maintenir.

Et ça, c'est la responsabilité du PDG.

Jacqueline Avril

En tout cas, merci beaucoup. Vous m'avez redonné de l'espoir et l'espoir fait vivre, c'est ce qu'on dit.

Stéphane Delarman

Tant mieux ! Merci.

Jacqueline Avril

Merci.

Alexis

Bon, j'ai une question à l'écrit, que devient monsieur Olivier Hermine et quelle est sa place dans l'organigramme ?

Stéphane Delarman

Oui. Alors, question très simple, réponse très simple.

Olivier Hermine, donc professeur Olivier Hermine, est membre du comité scientifique d'AB Science qui a vocation à se réunir au moins une fois par trimestre. Olivier fait aussi partie comme invité d'un comité donc que j'ai nommé tout à l'heure, le drug discovery, et on a des projets avec lui que l'on espère pouvoir révéler d'ici la fin de l'année donc de collaboration avec son service.

Donc, on a une grande proximité avec Olivier Hermine, avec Christian Auclair qui est donc aussi un des cofondateurs de l'entreprise, et je nommerai un troisième pour ne pas faire de jaloux, Patrice Dubreuil qui est aussi donc un des trois cofondateurs de l'entreprise qui lui est sur Marseille et qui nous aide à rétablir des relations positives avec le CRCM et l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille dont on aura besoin pour le développement d'une molécule qui est dans le pipe.

Alexis

Autre question à l'écrit, quel a été le déclencheur de l'inspection sponsor de septembre ?

Stéphane Delarman

Alors, bonne question. Le déclencheur a été une problématique de paiement de site au Danemark.

A priori, il y a 1 an, hein, j'ai pas regardé vraiment dans le détail. On s'est vraiment concentré surtout à préparer l'inspection du mieux possible qui était donc du 21 au 25 septembre qui était très chronophage, hein, ce qui a expliqué le décalage du RFS.

Mais pour revenir sur la question, le non-paiement d'un site au Danemark fait que ce site donc qui a des patients qui doit assurer la pharmacovigilance du patient et donc communiquer avec nous, a dit à un moment à son autorité de régulation, "Bah, je peux plus faire le boulot, je suis pas payé." L'information est retombée sur l'ANSM.

L'ANSM sur cette étude en question a interrogé la Grèce. La Grèce a fait le même constat qu'il y avait des sites qui n'étaient pas payés.

Et donc, l'ANSM s'est dit, "Bah, il y a un problème systémique dans l'entreprise," c'est le pour cause qui a été mentionné dans le communiqué de presse. Et donc, l'ANSM est venue auditer la société fin septembre afin de comprendre ce qui s'était passé et et de s'assurer qu'on avait les moyens financiers de faire nos études et de terminer aussi les études.

Faut savoir que les études qui ont été terminées ont un coût assez important, hein, qui est de l'ordre de 1 million à 2 millions d'euros, donc qui sont malheureusement bah, j'ai envie de dire, jetés à la poubelle parce que les études ne vont pas aller plus loin, mais on doit clôturer un site. Il y a des règles à respecter pour ça.

Je vais prendre un exemple tout simple. Si votre molécule c'était la drogue du violeur, hein, qui est voilà, alors c'est pas notre cas, hein, mais vous devez vous assurer que le médicament que vous avez mis à disposition sur les sites, vous le récupérez et que potentiellement vous le détruisez.

Là, je connais pas la procédure. Ce qui est certain, c'est qu'il y a une rigueur dans ce métier, il faut la respecter.

Notre médicament ne peut pas être comme ça se balader. Donc, et ça coûte de l'argent et c'est compliqué de mettre de l'argent pour des choses que l'on sait mettre à la poubelle, mais c'est ce qui a été fait dans le passé.

Voilà. C'est ce qui a déclenché l'inspection.

Alexis

On a le temps pour d'autres questions ? Peut-être une dernière question ?

Stéphane Delarman

Ouais, ouais, peut-être une ou deux dernières questions, oui, voilà.

Alexis

J'ai une question à l'écrit, quelle stratégie autour de l'IA chez AB Science ?

Stéphane Delarman

Oui. Alors, l'IA c'est un sujet qu'on regarde, hein, très évidemment.

Alors, je pense pas que vous parlez de l'IA au niveau administratif et bureautique, on s'en sert, clairement, et c'est très pratique. Là, vous parlez certainement dans votre question au niveau de la recherche.

On s'en sert un petit peu. On a une base de données aujourd'hui de 10000 molécules qui ont été développées par AB Science.

Très clairement, ça fait partie des on va dire des J'aime pas le mot projet, mais parce que projet, ça laisse entendre que c'est pas en cours, des sujets, voilà, qui sont en cours. C'est de regarder dans notre base de données dans nos 10000 molécules compte tenu des connaissances qu'on a aujourd'hui, s'il peut y avoir des associations entre molécules ou des choses à faire et là l'IA peut être utilisée, mais elle va pas raccourcir aujourd'hui en tout cas pas immédiatement, le délai de développement d'une molécule.

Ça aide au niveau de la création de la molécule parce que c'est encore une fois c'est une mayonnaise quand je dis, alors le terme est peut-être pas le plus juste, mais quand vous créez une molécule, ça prend à peu près 4 ans, c'est un échange interactif entre la chimie, la biologie, la chimie, la biologie. Donc, c'est plein d'allers-retours comme ça.

Là, l'IA pourra sans doute intervenir, j'ai pas la réponse tout de suite. Ensuite, sur les phases 1 où vous avez des cohortes avec les patients et phase 2 et phase 3, sauf à ce qu'il y ait un changement de la réglementation, ça fera pas gagner du temps.

Une dernière question ? Allez.

Alexis

À l'oral, monsieur Carlos Gonçalves qui a une question à l'oral.

Stéphane Delarman

Ouais. Carlos, grand connu sur Facebook.

Carlos Gonçalves

Bonjour, Stéphane.

Stéphane Delarman

Bonjour.

Carlos Gonçalves

Plus sur WhatsApp, maintenant. Bon, merci beaucoup pour pour m'accueillir en terme de questionnement.

Je voudrais déjà te remercier pour le travail fait dans les dernières semaines, et pour le sérieux de ce travail qu'on voit dans la présentation. Tu donnes d'espoir et ça c'est un point très important aujourd'hui pour AB Science.

Bon, j'ai trois questions, une clarification peut-être et deux questions complémentaires. Je vais peut-être les faire tous ensemble et je te laisse après dérouler les réponses.

Stéphane Delarman

Si j'oublie pas les deux dernières, il n'y a pas de soucis.

Carlos Gonçalves

OK. Sinon, je reviendrai à la charge, t'inquiète pas.

Donc, la première relativement à l'assurance, retournons un peu à la question de l'assurance. Il y avait une sorte d'épée de Damoclès au 31 décembre.

J'étais un peu surpris donc après avec les retards des études prévues, que l'assurance soit une fois plus remise dans la communication, donc elle n'était pas nécessairement perdue, je viens de comprendre qu'il y a un peu de la renégociation en cours. Et je voulais vraiment comprendre vraiment si ça implique aussi une extension, bien sûr, de ces délais de la caducité de l'assurance et éventuellement aussi aura des autres stratégies pour gérer le sujet avant ce 31 décembre.

Donc, ça c'est première question. La deuxième, je voulais un peu de clarification aussi sur la provision de 6,5 millions qui était un peu surprenante relativement au crédit impôt recherche.

J'aimerais bien comprendre à quoi ça correspond dans la communication des résultats et les raisons de ça.

Stéphane Delarman

Oui.

Carlos Gonçalves

Et une troisième question, c'est de ton feeling, je sais que tu as travaillé déjà avec AB Science pendant un certain temps en terme de conseil stratégie avec le conseil d'administration. Est-ce que tu trouves que pour la nouvelle stratégie que l'on a besoin de mettre en place ou que toi tu souhaites mettre en place, est-ce que toi tous les compétences nécessaires dans ce conseil d'administration ou tu penses qu'il y a besoin de recruter ou de renforcer avec des compétences complémentaires qui sont aujourd'hui manquantes ?

Donc, c'est les trois questions.

Stéphane Delarman

Eh ben, j'ai noté les trois questions et je suis déçu presque, il n'y a aucune question piège.

Carlos Gonçalves

Non, non, mais je veux pas piéger personne, je veux clarifier.

Stéphane Delarman

Non non non, mais euh c'était une une boutade. Alors, sur l'assurance, euh pour le moment euh en fait j'ai on a réinitié une discussion avec le courtier d'assurance.

Euh le courtier d'assurance, faut être clair, euh on serait tout seuls aujourd'hui à profiter de cette assurance au niveau mondial, ça serait très compliqué enfin ça serait sans doute compliqué de de de prolonger le le la couverture que l'on a. Comme je le disais tout à l'heure, il y a 18 euh biotechs et ça c'est mon information date d'il y a déjà 1 mois et demi, donc peut-être que c'est 20 22 aujourd'hui, je j'ai pas le chiffre, mais il y a on va dire une vingtaine de biotechs pour faire simple qui sont dans ce processus par ce courtier d'assurance qui s'en est fait la spécialisation, la spécialité, pardon, euh de fournir ces assurances-là aux biotechs.

Et il y a un fonds d'investissement derrière qui est donc preneur d'investir dans ces biotechs. Euh alors, ils mettront pas 100% du financement de de des des études, euh très certainement qu'il y aura des limitations, je je les connais pas, mais mon mon historique dans le capital investissement c'est qu'en général, tu dépasses pas 25%.

Mais peut-être que ça sera plus, j'ai encore une fois là j'ai pas l'information. Donc, pour répondre à ta question précisément, je n'ai aucun doute sur le fait qu'on pourra non seulement bénéficier de l'assurance en 2027, mais en plus euh j'ai demandé au courtier de euh travailler sur la même couverture enfin le même type de couverture d'assurance, je connais je connaîtrai pas le le le taux de la de la prime, hein, sur la SLA on a 28%, euh pour la maladie pour le l'Alzheimer et pour euh la sclérose en plaques euh progressive.

Parce que je veux je veux ne me fermer aucune voie. Si demain la société américaine que l'on a contactée euh enfin qu'on a mandatée nous dit, "Faut aller sur la sclérose latérale euh faut aller, pardon, sur euh euh la la la sclérose en plaques euh progressive," euh et puis que l'étude, elle coûte je sais pas moi, je vais dire n'importe quoi, prenez pas le chiffre comme comme comme une réalité, ça coûte 50 millions, eh bah l'assurance on pourra aller la voir en disant, "Bah voilà, on a une phase 3 sur euh la sclérose en plaques.

Euh vous connaissez déjà la molécule, le masitinib, donc il y a déjà beaucoup de choses qui ont été validées d'un point de vue euh scientifique et cetera. Euh c'est quoi la prime pour nous couvrir ?"

Ça sera le la question elle va être là. Euh moi la vraie négociation que j'ai démarrée euh avec eux, mais encore une fois j'ai mis un petit peu la la le holà là-dessus parce qu'il y a il y a quelques priorités et comme j'ai dit, c'est un vrai sujet début 2027, euh c'est on va mettre des jalons sur la phase 3.

Euh on va faire peut-être un test de futilité. Donc, j'ai pas envie de payer 100% d'une prime si au moment du test de futilité que je fais au bout de X mois, euh on se rend compte que malheureusement bah ça fonctionne pas, qu'il faut arrêter l'étude parce ou arrêter de recruter parce que c'est pas la peine.

Je vois pas pourquoi on irait payer 100% d'une prime euh si on se rend compte aux trois quarts du chemin que faut s'arrêter. Euh et donc, on fait des économies sur les dépenses qu'on aurait engagées.

C'est plutôt là que je suis en train de négocier euh en tout cas d'ouvrir la discussion. Négociation, n'y est pas encore.

D'ouvrir la discussion avec le courtier et et et le courtier, lui ce qu'il veut c'est euh souscrire enfin qu'on souscrive des des des contrats d'assurance, hein. Il prend sa commission là-dessus.

Donc, c'est son intérêt. L'assurance tant qu'elle a une croyance, c'est son intérêt.

Et le fonds d'investissement, c'est son intérêt qu'il y ait des biotechs qui rentrent dans ce schéma-là pour les raisons que j'ai expliquées tout à l'heure. Donc, je ne suis pas inquiet sur ce délai, mais c'est vrai qu'aujourd'hui on on communique encore dessus parce qu'encore une fois, j'ai pas d'inquiétude là-dessus.

La provision de 6 millions et demi, la provision de 6 millions et demi, elle est relative au crédit impôt recherche qui Alors, il y a pas d'impact sur le sur le cash et sur la trésorerie de l'entreprise. Ça, c'est quand même très important.

C'est de l'argent qui a été réclamé par la société depuis 2019 sur les contrats euh euh donc des CIR euh euh 2019, 2020, 21 et 22, c'est ça, Alexis ? Et 23.

Euh on a déjà perçu euh donc la société a déjà perçu des remboursements là-dessus, mais n'a pas perçu 100% du dossier qui a été présenté parce qu'il y a une interrogation sur euh une quote-part du dossier qui est liée en fait à euh la rémunération de trois collaborateurs euh où euh j'ai envie de dire le ministère de l' l'industrie ministère de la recherche, hein, euh considère que ces trois salaires ne sont pas 100% dédiés à la à la à la recherche scientifique. Donc, c'est là-dessus qu'il y a une discussion et il y a eu un jugement le 22 septembre euh donc 26 euh sur euh le procès en cours sur le CIR de 2019 qui a été négatif pour AB Science, donc qui était un rejet complet de la quote-part qui n'a pas été perçue.

Encore une fois, je parle de la quote-part qui n'a pas été perçue. Donc, qui était euh euh voilà.

Et donc, en conséquence de ça, avec les commissaires aux comptes, on a décidé de provisionner 2020, 21, 22, 23 et cetera sur euh le la quote-part de ces salaires qui n'a pas été perçue et qui peut-être ne le sera pas. Donc, je préfère être prudent et faire une provision de l'entièreté euh basée sur le et quand je dis je, c'est les commissaires aux comptes, hein, euh euh basée sur le jugement de qu'on a eu le 22 septembre euh par rapport à 2000 à au CIR de 2019.

Et si mais ça veut pas dire qu'on va pas continuer de se battre. Mais si pour se battre, il faut qu'on ait des nouveaux éléments, des nouvelles cartouches et pour le moment, je suis pas encore sûr qu'on en ait.

On discute avec les avocats et puis à un moment, bah faudra peut-être se reconnaître vaincu et puis accepter la décision de justice et dans ces cas-là, les 6 millions et demi de provisions sont parfaitement euh et intégralement justifiés. Le point que je rajouterais là-dessus, c'est que je me suis pas battu là-dessus avec les commissaires aux comptes parce que pour moi la valeur d'une biotech, c'est pas son bilan.

Je veux dire, on a euh je sais pas 250 millions de pertes reportables ou je sais pas combien, c'est c'est pas le bilan qui fait la valeur de de l'entreprise. Ce qui va faire sa valeur, ce sont les actifs que l'on a et surtout notre capacité de les valoriser, de les monétiser.

Euh c'est ça la valeur pour moi de de de l'entreprise. C'est pas c'est pas euh 6 millions et demi

Carlos Gonçalves

Oui, l'inquiétude c'était un peu est-ce qu'il y a un risque de remboursement sur les crédits reçus par le passé ? C'est plus ça et donc un stress sur la trésorerie parce que quand même 6,5 millions, c'est important quand même.

Stéphane Delarman

Aucun ! Non, il y a aucun risque là-dessus, c'est du cash qui n'a pas été perçu, voilà.

Donc, on ne peut pas le rembourser parce qu'on ne l'a pas touché, voilà. Et c'est vrai que ça c'est un facteur important.

Il n'y a aucun impact sur la trésorerie de l'entreprise. Et je le disais à je sais plus si c'est sur un forum ou autre où on me posait la question, je disais l'entreprise, elle ne meurt pas de son cours de bourse.

Ça l'aide pas, c'est mieux quand le cours de bourse est élevé. Elle meurt pas de cela.

Une entreprise, elle meurt d'un manque de trésorerie, elle meurt d'un manque de cash, voilà. On peut avoir un cours de bourse à 1 centime et être encore vivant.

Évidemment, c'est pas ce que je souhaite. Je le souhaite à aucune société.

Mais c'est pas le cours de bourse qui fait la viabilité d'une entreprise. Ce qui fait le fait qu'elle peut vivre, c'est qu'elle peut payer les salaires, qu'elle a de la trésorerie.

Aujourd'hui, on a en gros 20 millions d'euros de trésorerie. Donc, on est vraiment confortables.

Après, ça veut pas dire qu'il faut le dépenser n'importe comment. Faut l'investir et puis faut maintenir nos coûts de manière raisonnable.

Et la troisième question sur le conseil d'administration. Bah écoute, le conseil d'administration a fait son job en juillet.

C'est indéniable. Ensuite, j'aimerais moi faire monter le conseil d'administration à huit administrateurs sur le temps, hein, pas en l'espace d'une journée.

Ça veut dire passer par une assemblée générale. Est-ce qu'on en fera une avant la fin de l'année ou est-ce qu'on en fera une au mois de juin ?

J'ai pas la réponse à cela pour le moment. J'aimerais amener effectivement des compétences plus médicales scientifiques d'un côté et financières pointues, voilà, c'est les deux axes sur lesquels j'aimerais renforcer les compétences actuelles.

Donc, ce seront aux actionnaires ensuite et une discussion avec le conseil d'administration, mais aujourd'hui il y a une très bonne entente avec le conseil d'administration et donc on avance et D'abord, ça serait pas ma décision, hein, de dire à un administrateur de sortir ou pas, mais il y a plutôt une volonté d'augmenter le nombre d'administrateurs que de remplacer des administrateurs existants.

Carlos Gonçalves

Très bien. J'ai une petite question piège qui m'est revenue entre-temps.

C'est la dernière, je promets. Et mais c'est aussi pour tranquilliser les personnes qui nous entendent aussi parce que j'ai vu beaucoup d'angoisse relativement à ce point-là.

Est-ce que à ton avis, sans langue de bois, est-ce que l'audit en cours c'est un audit qui pourra remettre en cause les études passées, les résultats et même nous faire revenir en arrière sur certaines étapes, donc des études aujourd'hui qu'on voit bien en phase 3 ? Est-ce que on peut se trouver dans une situation en résultat de cet audit qu'on revienne plus loin dans le passé pour recommencer plus tôt ?

Stéphane Delarman

Alors, je comprends la question. Alors, je peux pas amener une réponse formelle.

Après, je peux donner un sentiment. Mais je peux pas donner une réponse formelle dans le sens qu'on n'a pas reçu le rapport écrit donc je parle de l'inspection de l'ANSM, du Danemark et de la Grèce.

On a eu un compte-rendu oral le vendredi soir, donc après 5 jours vraiment intenses de tous les collaborateurs y sont passés, il y a eu des centaines de questions qui ont été posées. C'était vraiment très très très alors chronophage c'est une chose, mais vraiment très prenant, voilà.

Après, c'est aussi très positif parce que ça met en avant évidemment les points sur lesquels on est défaillants et donc c'est les points sur lesquels on doit s'améliorer et même pas s'améliorer, sur lesquels on doit être bons ou même excellents, voilà. Donc ça, c'est quand même la lecture positive de cette inspection.

La safety de la molécule du masitinib n'a pas été remise en question. C'est aussi un point très important.

Mais tant que j'ai pas le rapport écrit, on peut rester que sur ce compte-rendu oral que l'on a eu qui était très complet. L'inspection s'est déroulée dans une très bonne ambiance et d'ailleurs les inspecteurs nous ont félicités là-dessus.

Je pense que parfois ils sont attendus avec le fusil entre guillemets. C'était pas du tout le message passé dans l'entreprise.

Moi, je souhaitais que l'on soit complètement transparents sur tout ce qu'on avait fait de bien, de mal, de pas très bien, de super bien, voilà. Et je crois qu'ils l'ont vraiment perçu comme ça et que c'est pour cela que bah on devrait, sous certaines conditions, pouvoir reprendre nos études cliniques.

Donc, je ne crois pas au retour en arrière. En tout cas, c'est mon sentiment, mais encore une fois je serai catégorique quand on aura le rapport écrit.

Si tel devait être le cas, j'ai envie de dire, on a une route de secours. Alors, je suis pas fan, hein, parce que ça veut dire qu'on est déjà en train de gonfler la roue de secours.

C'est pas le cas, elle était déjà en route avant. La route de secours que l'on a, c'est la drépanocytose.

Je le disais tout à l'heure, les AP-HP vont faire une phase 1 sur la molécule, sur le masitinib, c'est-à-dire ils vont retester la safety. Et les AP-HP, c'est pas nous qui sommes sponsors, c'est pas nous qui sommes promoteurs de l'étude, ce sont les AP-HP.

Donc, c'est eux qui sont responsables de la tenue de l'étude. Donc, là-dessus, si dans le pire des scénarios, on nous disait il y a un problème de safety ou je sais pas quoi sur le masitinib, on a la drépanocytose qui va démarrer normalement début 2027 avec une phase 1 qui va retester la toxicité, voilà.

Voilà, je sais pas si ça répond bien à ta question, mais c'est

Carlos Gonçalves

Oui, non, ça répond, c'est de la transparence et je préfère que ça soit clair sur ce point-là et donc on se parle franchement. Moi, c'est la perception que j'avais un peu, je pense qu'elle est importante cet audit pour préparer le futur et ça se colle quelque part par hasard ou par chance à ta propre stratégie.

Et mais bon, il y a toujours un risque. Là, ce que je voulais un peu, c'est sentir à vous que vous avez été engagés dans cet audit pendant tous ces semaines, quelle était votre perception du risque de la situation ?

Je te remercie pour le retour franc, c'est clair. Et je voulais surtout remercier beaucoup pour l'effort fait dans les derniers temps pour assainir un peu la maison et la réorganiser de façon à qu'on puisse partir pour des nouvelles batailles plus prêts.

Stéphane Delarman

On y travaille. Les journées de 24 heures ne sont pas suffisantes.

En tout cas pour le moment, voilà. Merci.

Carlos Gonçalves

Merci beaucoup.

Stéphane Delarman

On va s'arrêter là. Voilà, bah écoutez je vous remercie en tout cas de votre présence, de vos questions et on essaiera de faire ce genre d'exercice et de présentation tous les 3 mois.

Là, c'était exceptionnel, j'étais tout seul. Bon, Alexis m'a aidé pour la technique, mais mon objectif c'est que on thématisera une partie des prochaines réunions et donc les collaborateurs en adéquation avec le thème seront participants et ça sera donc pas un one-man-show comme je l'ai fait aujourd'hui de manière tout à fait exceptionnelle.

Je vous remercie.