SRP Groupe SA

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Q4 FY2025 · Earnings Call TranscriptMay 6, 2026

Operator

... de participer à ce webinaire organisé à l'occasion de la publication des résultats annuels 2025 de la société Showroomprivé.

Dans quelques instants, le management va vous faire une présentation et revenir sur ses résultats. Juste un petit mot d'introduction pour vous dire que, à l'issue de la présentation qui va donc être faite, vous pourrez poser vos questions via le module de chat situé en bas de votre écran.

Et donc, il y aura une session de questions-réponses dédiée. David, Benoît, je vous passe la parole donc pour la présentation des résultats 2025.

David Dayan

Merci Thomas. Ben, bonjour à tout le monde.

Ravi de vous avoir dans ce call. On va vous parler un petit peu de Showroom, du groupe, de l'année passée et de quelques perspectives en effet, et on écoutera vos questions.

Alors Thomas, moi je ne vois pas... Parfait, donc voilà.

Vous avez ici sur le call moi-même, David Dayan, le fondateur et PDG du groupe, et ainsi que Benoît Jacheet, notre directeur financier groupe.

Benoît Jacheet

Bonsoir à tous.

David Dayan

Bon, voilà, juste pour revenir un petit peu sur les 20 ans qu'on va fêter cette année en octobre-novembre, donc c'est 20 ans au service des marques, avec une histoire où il s'est passé beaucoup de choses, une création en 2006 et aujourd'hui, en 2025, ben un chiffre d'affaires qui accumule quasiment à peu près les 900 millions d'euros de GMV, présent sur 7 pays pour rappel, avec une 3 000 marques partenaires, une vingtaine de millions de membres, avec des plateformes qui fonctionnent actuellement sur la sur le mode Showroomprivé, généraliste, sur Beauté Privée, spécialiste de la beauté, et une plateforme également en Italie qui s'appelle SaldiPrivati. Voilà.

En quoi on se distingue ? On a voulu revenir dessus avec les 3 piliers fondamentaux, ben c'est déjà une plateforme puissante, hein, une plateforme qui a 20 ans, qui cumule beaucoup de beaucoup de relations entre les marques et les clients, avec une audience très forte, 1,5 million, entre 1 million et 1,5 million de visiteurs quotidiens sur la plateforme, avec une communauté très engagée, d'une part une vingtaine de millions de membres, 6 6 millions à peu près d'acheteurs sur les 7 pays, et de l'autre côté une confiance très forte avec les marques depuis également des années, et c'est ce qui vraiment, je pense, est un des plus gros assets, c'est-à-dire une notoriété forte auprès des Français et des Européens, un taux de notoriété qui atteint 65-70% en France, beaucoup tout le monde connaît Showroomprivé, et une relation qu'on a créée avec les marques au fil du temps qui nous permet d'avoir leurs produits de déstockage en quantité importante avec une relation de confiance, ce qui nous distingue, on va dire, des acteurs autres du e-commerce français, et une expérience qu'on a mise en ligne depuis des années où on valorise les marques, on crée des écrins pour elles, on leur permet de vendre des quantités importantes dans des temps très courts et très customer made, vraiment fait de de manière très comment dirais-je ?

En relation étroite avec les marques, 90-95% des marques avec lesquelles on travaille sont des marques en direct. Donc voilà, ce sont des relations inscrites depuis des années, ce qui nous donne une distinction assez particulière dans l'environnement du e-commerce européen.

La plateforme, encore une fois pour revenir rapidement, je l'ai dit, hein, mais pour avoir les grands chiffres, hein, c'est 20 millions de membres en effet, c'est quasiment 30 millions de produits vendus par an, c'est 3 000 marques partenaires sur tous les secteurs possibles, que ça soit de la mode, du voyage, de la beauté, de la maison, de la déco, de la tech, etc., avec une audience très forte sur 7 pays, très puissante sur le mobile, 80% de notre chiffre d'affaires se fait sur le mobile, et une clientèle assez féminine, ce qui est assez aussi distinguant, 75 quasiment 75% de nos clients sont des clientes. Voilà.

Pour voilà, cette pour pour détailler un petit peu la communauté, pour revenir dessus, comme je vous le disais, 75% donc ce sont des femmes d'un âge moyen de 39 ans qui habitent en en province. Pourquoi en province ?

Parce que on a fait énormément de télévision pendant des années et des années, et finalement on s'est retrouvé avec une communauté qui ressemble à la population française, c'est-à-dire 80% en dehors de Paris, et ce qui nous fait aussi une distinction assez forte, notamment par rapport à nos concurrents qui sont parfois très forts sur Paris et les grandes et et et les grandes métropoles françaises. Nous, on a on a une population qui est beaucoup plus éparpillée sur le territoire français avec des paniers moyens tout à fait convenables, 70 € de panier moyen, qui sont également en augmentation, avec des catégories comme la mode qui sont très achetées chez nous parce que c'est des produits où il y a du repeat, c'est des produits où il y a de la nouveauté en permanence, et c'est ce qui attire les femmes, et ce qui nous permet derrière d'irriguer ça et de leur proposer des produits de maison, de voyage, de beauté, etc.

Mais c'est souvent en effet la porte d'entrée de la mode. Voilà, des chiffres que vous connaissez peut-être pour certains, des insights voilà, où les gens viennent acheter pour eux, pour d'abord pour elles et puis aussi pour leur famille, et en effet au départ la mode, mais on a irrigué énormément de catégories connexes autour de la mode.

Voilà. Créer l'expérience aussi, c'est ce qu'on a fait maintenant évoluer, c'est-à-dire qu'on le marketing est de plus en plus présent au sein de Showroomprivé, on crée des expériences, on fait appel à des influenceuses, on fait appel à des des des des gens à forte notoriété pour créer des événements, et autour de ces de ces talents, de ces personnalités, on met les marques en avant, et ce qui permet de créer du social media, ce qui permet de créer de l'influence, d'animer notre CRM, et ce qui plaît beaucoup aux marques parce que c'est du trafic pour elles, un moyen de de de de catcher des nouveaux clients et des nouvelles clientes, et pour nous, ça permet d'animer et de travailler de plus en plus le côté événementiel de Showroomprivé pour créer tous les jours une nouveauté, tous les jours un événement, un prime, qui fait que les gens reviennent régulièrement chez nous pour découvrir des belles marques qu'ils connaissent ou qu'ils découvrent.

On est aussi un curateur de de marques pour certains, et en et en même temps, pour les marques, c'est important d'avoir une audience importante sur une plateforme comme la nôtre car c'est aussi un moyen de faire de la notoriété, c'est un moyen de pousser leurs innovations et de pousser leur actualité à travers une plateforme comme Showroom où les les clients viennent de manière fidèle trouver des belles marques et et découvrir des nouvelles marques. Voilà.

Voilà, un petit un petit panel de de de marques avec lesquelles on travaille. Il y en a il y en a beaucoup, mais voilà, c'est pour vous donner un petit peu un éventail de la de de un éventail de de toutes les marques que nous avons.

Ça passe de L'Oréal, ça va à des marques de tech comme Samsung, on est capable également de faire évidemment des marques plus de niche, on fait du Dyson, on fait du Levi's, on fait des marques d'enfants, de prêt-à-porter féminin, etc. On a une palette assez assez impressionnante de de top partenaires.

Avec évidemment des solutions sur mesure comme je le disais, avec on va dire 3 grands métiers maintenant qui se distinguent sur Showroom. D'une part, la vente flash, c'est-à-dire créer l'événement, cette ce côté événementiel où on écoule des volumes importants et en même temps on recrute des clients pour les marques.

Un nouveau canal qu'on a mis en place et qui fonctionne très très bien avec une très belle croissance qui est la marketplace, qui permet de mettre en avant des collections toujours avec des belles remises, mais un peu moins âgées que les ventes flash, et qui permet donc de faire du chiffre d'affaires régulier avec les marques comme un magasin permanent finalement. Et le média qui prend vraiment une place de plus en plus importante chez nous, avec la possibilité de profiter de notre data, de notre audience, de cette communauté engagée, et qui permet de soutenir des marques dans leur déploiement en effet, leur stratégie média grâce à cette expertise digitale, et en leur permettant de grâce au retail media et tout un tas d'innovations et de technologies qui se font aujourd'hui, de toucher, c'est finalement de profiter de cette forte audience pour pour en effet ben activer eux-mêmes leur propre notoriété, leur propre réseau de clients, etc.

Et donc de plus en plus, ces 3 canaux-là, on les fait vivre ensemble, on y reviendra, et ça permet d'avoir une relation partenaire, c'est vraiment très important, à 360 avec les grandes marques. Voilà un petit peu pour la présentation du groupe.

C'était bien de revenir dessus. Et et maintenant, revenons sur 2025 qui a été une année intense, une année très forte avec une transformation volontaire et assumée qui a été menée, on va dire, tambour battant et avec évidemment beaucoup d'intensité, avec la véritable volonté de revenir aux fondamentaux du groupe avec avec tout un tas de mesures qui ont été prises sur notamment évidemment l'optimisation et la qualité du business, avec une volonté de revenir à l'essentiel, c'est-à-dire être sélectif, avoir les plus belles marques, les quand premiumiser, alors quand on dit premiumiser, on peut imaginer qu'on veut faire du du luxe, etc., non, c'est pas ça.

Quand je quand quand on évoque la premiumisation, c'est de revenir à des marques notoires, des belles marques que les gens attendent, et le faire de manière qualitative, c'est-à-dire dans un écrin avec des beaux visuels, avec un site qui soit le plus joli possible afin que 1, les marques se sentent à l'aise de vendre sur Showroom, et que le client lui se sente valorisé quand il fait un achat chez nous. Mais premiumisation ne veut pas dire vendre plus cher, hein.

Ça veut bien dire rester toujours dans le côté discount, bonne affaire, mais de manière qualitative. Donc c'est vraiment on a on on a on a tenté de revenir massivement là-dessus en 2025 avec une sélectivité donc de marques qu'on ne fait plus, de marques moins belles, moins moins attendues, moins attendues.

Une relance évidemment de la conversion et de la fréquence d'achat aussi de nos clients. On s'est refocalisé sur qui sont nos clients, pourquoi ils viennent chez nous, comment les garder et comment leur donner envie de revenir.

On est sorti d'une stratégie un petit peu de conquête un peu massive de clients tous azimuts pour revenir à un client voilà, qui rachète chez nous, qui dépend chez nous et avec lequel on a une long-term value optimisée. Une amélioration également des livraisons avec un travail important de de de de la de la de la remise en en avant de la qualité des livraisons avec une bascule logistique aussi très importante, hein, on pourrait y revenir, mais on a eu une transformation logistique très forte avec 13 bâtiments, on a tout ramené en un seul bâtiment, quasiment, avec là aussi la volonté de de livrer plus vite et d'optimiser nos coûts.

On a également amélioré tout le process retour. On a remis un focus fort sur l'expérience client.

On a évidemment travaillé la data avec la data comme moteur de différenciation avec un avec une segmentation plus fine de qui sont nos clients, un ciblage plus précis pour les marques qui cherchent à toucher une clientèle particulière, l'accélération très forte du retail media avec une très belle très belle verticale aujourd'hui qui qui fait Showroomprivé Régie fait partie des des des plus belles et des plus fortes régies aujourd'hui du e-commerce français. Et essentiellement aussi avec l'aide de Benoît qui m'a rejoint il y a bientôt, ça fera pas longtemps, dans quelques, je pense, dans quelques mois ou peut-être quelques semaines, 1 an, ben une discipline financière et une gouvernance renforcée.

Moi de mon côté, j'ai repris en main très fortement le groupe. J'ai renouvelé totalement le management, hein, 100%, j'ai bien 100% du comité de direction a été renouvelé ainsi que le conseil d'administration aussi parce que il y avait la nécessité à un moment donné de reprendre son destin en main, la nécessité de revenir à un mode plus agressif, plus dynamique.

Les époques du COVID ont été des époques où on a connu des années assez fastes, mais finalement aussi qui nous ont peut-être induit un peu en erreur en pensant que la croissance était devant nous assez facile à atteindre. Après les années COVID, il fallait sortir d'un mode de gestion parce que les années COVID nous ont amenés à faire de la de la gestion finalement.

Et là, évidemment, 2024 et 2025 nous ont obligés à se remettre en question et à revenir sur un mode de l'ADN historique du groupe, c'est-à-dire plus sharp, les économies partout, revenir à une discipline financière partout au niveau des stocks, au niveau des des dépenses, et c'est ce qu'on a fait. On a fait descendre énormément nos coûts.

On a remis un focus sur sur la rentabilité. On a fait un plan social, hein, avec la sortie de beaucoup beaucoup de monde.

On a baissé nos stocks très très fortement, et Benoît reviendra plus largement là-dessus. On est très sélectif en termes de M&A.

On a cédé The Bradery, hein, qui était un bel actif, mais qui était aussi une belle opportunité pour nous, et on l'a fait. Et et enfin, une gestion stricte du BFR et notamment du cash pour bien anticiper nos moments de trésorerie et pour tout revenir à à on va dire à à une comment dirais-je ?

À une qualité de gestion qui soit meilleure que celle qu'on a connue après les années COVID. Voilà.

Donc c'est une année de transformation intense qui a nécessité évidemment ben des coûts et et qui a été dure, mais qui maintenant nous met dans de bonnes dispositions pour attaquer 2026 et et la suite. Je vais laisser la parole à Benoît afin qu'il vous parle en détail des résultats annuels en chiffres.

Merci.

Benoît Jacheet

Merci David. Bonsoir à tous.

Je vais vous présenter 3 slides qui sont les synthèses financières de notre activité 2025, évidemment en commençant par le compte de résultat dont vous voyez que il présente, en partant tout en haut, une GMV, donc c'est Gross Merchandise Value, qui est la valeur en euros TTC de nos ventes, qui est l'indicateur finalement qui permet de lire l'activité que nous avons et qui donc est en baisse de 11% sur 2025 versus 24 avec évidemment un impact qui a été assez fort, pas unique mais assez fort, lié à la concurrence qui nous est faite par les plateformes de fast fashion comme Shein, Temu et puis de Vinted qui est plutôt des marques mais déjà portées, ce qui évidemment se matérialise dans un chiffre d'affaires en recul de 13,5% à 559 millions d'euros. La marge brute, elle, est en baisse un peu plus importante, 18% en raison d'un taux de marge plus faible qui a été impacté par des très fortes cessions que nous avons faites de nos stocks les plus anciens, et on va venir côté bilan sur comment ça se matérialise.

Un peu plus bas, vous avez le total des opex, des charges opérationnelles, qui a été réduit de 5,7%, c'est pas loin de 14 millions d'euros, évidemment une forte réduction sur la logistique liée à la baisse de l'activité, mais aussi des réductions importantes sur les dépenses marketing. Côté frais généraux administratifs, une petite croissance qui ont été liés d'une part à des effets en année pleine notamment de recrutements qui avaient été fin 2024 et puis des surcoûts normaux mais ponctuels enregistrés en 2025 qui nous conduisent à un petit 5% de croissance, mais en net 5,7% de décroissance.

De tous ces éléments, il résulte un résultat courant qui est en réduction de 43 millions d'euros et, net de tous les effets qu'il y a en dessous, notamment des impacts de la sortie de The Bradery que nous avons cédé, nous arrivons à un résultat net de -31 millions d'euros, en amélioration même s'il est négatif par rapport à l'année précédente, laquelle avait enregistré un impact très fort de 85 millions d'euros, -85 millions d'euros de dépréciation liée aux tests d'impairment qui avaient été faits fin 24, et il n'y a pas d'impact en 25 des tests d'impairment, c'est un effet nul. C'est ce que l'on retrouve sur cette slide, donc le bilan au 31/12/2025.

Le goodwill, vous le voyez réduire de 45 à 34, c'est uniquement l'effet de déconsolidation de The Bradery qui explique cet écart, pas d'impact des dépréciations. Le point très important, comme l'a indiqué David, c'est la baisse des stocks que vous voyez passer de 72 à 52 millions d'euros.

C'est une baisse de 29%, elle est absolument majeure. Et pour vous donner un référentiel, nous arrivons à un ratio de rotation, donc c'est le stock sur chiffre d'affaires, qui est de 34 jours à fin 25 à comparer à nos meilleures années, 2020-2021, on était à 32 jours, et en comparaison du chiffre auquel nous étions en fin 24 à 41 jours.

Donc un gros effort qui a été fait pour assainir notre structure de bilan et surtout rafraîchir la qualité de notre stock qui est maintenant un stock bien plus jeune. Quand on descend, donc vous voyez la trésorerie évidemment importante, l'avant-dernier point dans le total de l'actif qui s'établit à 43,5 millions d'euros contre 46 millions 1 an plus tôt.

Quand on passe du côté des éléments de passif, la première ligne, c'est les capitaux propres qui diminuent de manière normale en raison des pertes qu'on a enregistrées en 2025. Vous avez ensuite les emprunts et dettes financières qui sont celles à long terme à plus d'1 an qui se montent à 49,5 millions d'euros.

Cela inclut 9,5 millions d'euros de dettes IFRS qui sont une manière de retraiter toutes les locations, et le reste, c'est 40 millions d'euros qui est la dette bancaire à long terme que nous avons renégociée pendant l'année 2025 et qui est remboursable à échéance 2027 pour 10 millions d'euros et 2028 pour 30 millions d'euros. Et vous voyez que les emprunts et découverts bancaires à moins d'1 an sont à 6 millions qui sont uniquement de la ou quasi exclusivement de la dette IFRS à court terme.

Et donc enfin un total qui est évidemment de passif et qui est le grand total de bilan qui est en réduction en raison de toutes les évolutions qu'on vient de détailler par ailleurs. Dernier tableau, le tableau des flux de trésorerie qui donc affiche pour 2025 une variation de trésorerie, c'est le point numéro 4 que vous voyez tout en bas, qui a été limitée à une petite baisse de -2,6 millions d'euros qui se matérialise dans la variation de la trésorerie entre fin 25 fin 24 et fin 25.

Et quand on remonte, c'est une trésorerie liée aux activités opérationnelles qui est, on va dire, quasiment à l'équilibre. C'est grosso modo en point important essentiel l'activité qui est négative mais qui a été contrebalancée notamment par les impacts positifs en BFR de la diminution de nos stocks.

Côté investissements, on est revenu sur un niveau qui est assez classique avec notamment des capex d'immobilisations incorporelles de 9 millions après une année 24 où nous avions eu plus de 16 millions de capex ponctuels liés à la mise en œuvre du nouveau site de Savits, donc des capex qui à l'époque étaient matériels. Et puis enfin l'activité de financement où vous voyez un impact positif puisque nous avons tiré au cours du premier trimestre une dette court terme qu'on appelle RCF, revolving credit facility, qui était de 20 millions d'euros.

Et donc ces 20 millions d'euros plus 20 millions de dettes plus long terme que nous avions historiquement, ces 40 millions au total ont été renégociés sur les délais que je vous indiquais juste précédemment au niveau du bilan. Et donc voilà, nous finissons donc une trésorerie de 43,5 millions d'euros qui est donc quasi stable malgré tous les impacts qu'il peut y avoir en plus ou en moins au cours de l'année.

Voilà pour moi et l'explication de ces 3 tableaux financiers. David, je te repasse la parole.

David Dayan

Merci Benoît. Voilà, donc en effet une année intense avec la volonté de remettre la société sur de bons rails avec des bons fondamentaux et la volonté également de faire évoluer un peu notre modèle d'un modèle un peu e-commerce classique déstockeur à ce qu'on peut appeler du media commerce.

Alors qu'est-ce qu'on veut dire par là ? C'est en fait faire évoluer notre métier de pur soldeur à partenaire des marques.

Comment ? En intégrant le média dans notre offre, en se disant qu'en fait on a une connaissance très importante évidemment de la relation avec les marques, on est capable de vendre des stocks en volumes très importants sur un délai très court, on sait faire venir du trafic, on sait mobiliser les foules, on a également beaucoup d'audience, on a beaucoup de data, on a beaucoup d'informations sur notre client, on sait quelle marque il aime cliquer, on sait quel produit il aime acheter, on arrive à savoir de quelles provenances il est, comment on l'a recruté, sa fréquence d'achat, et ça a de la valeur pour les marques.

Et quand on dit ça, on se dit qu'à un moment donné, si on arrive à créer une offre un peu de media commerce, d'être un commerçant qui fait également du média, on est capable de proposer aux marques un véritable partenariat à 360 où on peut être d'une part évidemment un acteur e-commerce avec un ADN déstockeur, mais on est également un média pour elles dans lequel elles peuvent communiquer, elles peuvent recruter des nouveaux clients, elles peuvent profiter d'une audience forte et d'une connaissance client que elles-mêmes des fois n'ont pas, n'étant pas des players digitaux comme nous sommes. Elles peuvent avoir beaucoup de magasins et finalement très peu d'informations sur ses clients.

Donc fort de ça, j'ai créé il y a quelques années une régie, et cette régie aujourd'hui se développe bien sous l'égide d'une nouvelle directrice que j'ai recrutée l'année dernière et qui fait un travail remarquable, et qui crée une très belle croissance sur cette verticale-là, et qui maintenant nous permet d'approcher les marques en one face, c'est-à-dire le groupe se présente sous une voix en proposant ben de faire du business sur la partie déstockage, de leur proposer éventuellement de la marketplace sur des produits plus récentes avec la même marque, et également de faire du média avec elle, de leur proposer donc des opérations marketing, que ça soit avec des influenceurs, que ça soit avec nous-mêmes notre propre communauté, et donc ça permet de créer beaucoup de valeur pour le groupe car là on additionne au e-commerce classique toute la partie publicitaire, toute la partie data média qui vient très bien vivre avec les offres déstockage. C'est ce que fait à évidemment une échelle beaucoup plus forte des acteurs comme Amazon où là il y a carrément tout un service très puissant de publicité qui est apporté, mais nous, à notre niveau, on ne peut très bien faire profiter aux marques ce savoir-faire, cette audience, cette data.

Dans notre moteur de recherche, on peut parler d'un produit qu'une marque veut mettre en avant. Quand un client cherche un produit sur le site, on peut lui mettre une marque en avant, on peut communiquer avec une marque et notre communauté sur un événement, etc., etc.

Et on pense que c'est un virage, un shift très intéressant qu'on a déjà démarré avec certaines marques et qui fonctionne plutôt bien, qui crée une adhésion, qui donne envie aux marques de nous rejoindre et qui nous sort de la catégorie uniquement déstockeur. Voilà.

Et donc en effet, 2026 pour nous, c'est un nouveau cycle, hein. Pour moi, Showroom a 20 ans.

20 ans, il s'est passé beaucoup beaucoup de choses en 20 ans. Aujourd'hui, c'est une nouvelle étape, c'est comme ça que moi je l'envisage, une nouvelle étape avec une nouvelle équipe, c'est très important, une équipe renouvelée, une discipline financière renforcée, des coûts resserrés et optimisés, un cash qui est totalement mis sous contrôle, un business qui a été revu et recentré, moins de volume mais plus de valeur, des plus belles marques, des meilleurs prix, des meilleurs discounts, quelque part des clients plus rentables et plus fidèles, et plus de plaisir dans leur expérience, c'est-à-dire plus de plaisir parce que on sait qu'aujourd'hui la consommation est difficile, on sait que les Français ont un pouvoir d'achat qui se réduit, ils sont très attentifs à leurs dépenses, mais qu'en même temps ils veulent se faire plaisir, ils veulent trouver la bonne petite affaire qui leur crée le petit moment de plaisir au quotidien.

Et à travers nous, les marques qu'on propose et la manière dont on les met en avant et ce qu'on crée quotidiennement, ce petit événement du jour, on pense qu'il y a un business qui est encore très fort. Les marques ont besoin de nous, on le sent qu'on a un potentiel très fort.

Les marques, on garde quasiment 95% des marques avec lesquelles on travaille, on les fidélise d'année en année, on en perd que très peu à part celles qui malheureusement disparaissent, et il y en a eu beaucoup, ce qui n'a pas aidé à nos affaires parce qu'on a eu des très gros partenaires qui ont disparu depuis ces 2-3 dernières années, que ça soit des Camaïeu, des Kookaï, des Naf Naf, des San Marina et j'en passe malheureusement énormément qui étaient des très bons partenaires pour nous qui ont disparu, qui nous ont obligés donc à se recentrer avec un business en effet qui crée plus de valeur à travers des relations plus proches et des marques plus belles. On sent qu'il y a un potentiel, on sent que les clients sont toujours présents, ils répondent toujours présents quand on a une très belle marque et un très bon prix, ils sont acheteurs, et les marques ont besoin de nous pour vendre en volume et aussi pour vendre leur catalogue et également pour parler d'elles à travers le média.

On a un potentiel fort qui est sur la partie média, sur la partie également marketplace qui grandit à plus de 40%, sur la partie internationale aussi où on a là aussi des très belles accélérations, notamment sur l'Espagne, le Portugal, la Belgique, mais également l'Italie où là aussi l'Italie est un marché de mode, est un marché de marque et là avec également la volonté de renforcer notre sourcing sur SaldiPrivati et sur l'Italie afin non seulement de faire grandir l'Italie, mais également de permettre grâce aux marques italiennes de faire grandir tout le groupe à travers des marques désirées, désirables, assez sexy qu'on peut trouver sur cette région-là et qui plaisent également aux clients européens. Et également avec des verticales qu'on veut continuer à faire grandir comme le voyage notamment, on l'a pas mis ici mais on devrait le mettre, la partie voyage qui se stabilise et qui a également de l'avenir, surtout dans un contexte en plus actuel avec les conflits au Moyen-Orient, la guerre en Iran qui fait que les gens voyagent beaucoup moins et créent donc des opportunités sur la France et sur les zones proche France qui peut donc nous aussi nous apporter des nouvelles opportunités.

Et également sur la catégorie beauté où il y a là aussi beaucoup à faire avec Beauté Privée dont on a fait l'acquisition il y a maintenant plus de 10 ans avec lequel on a cherché un modèle peut-être revu et dont là aussi un besoin de remise à plat a été fait et dans lequel on doit également retravailler un leadership sur la beauté comme on peut le faire sur Showroom afin d'aller reconquérir des très belles marques de beauté qui ont également des besoins, qui ont également des volumes, qui ont également besoin de cette communauté de femmes fidèles qui sont des beauty addicts ou qui sont des brand lovers avec lequel aussi on a une verticale à développer où le potentiel est important. Voilà.

Donc en fait, c'est l'idée de remettre un peu l'ADN de Showroom qui a fait son succès, les meilleures marques pour que les clients réalisent de très belles affaires et se fassent plaisir. Voilà, remettre la notion de plaisir aussi à l'achat sur la plateforme, quelque chose qui fasse évoluer le site Showroom qui a été plus vers un catalogue, avec un énorme choix de produits, donc de le faire évoluer vers être moins catalogue et plus un site d'événements qui crée l'événement à travers des campagnes fortes avec des très belles marques.

Voilà. Voilà pour cette slide.

Operator

Merci beaucoup messieurs pour cette présentation. Je vous propose qu'on passe désormais à la session de questions-réponses.

Alors on a une première question : oui, pourquoi avez-vous cédé The Bradery qui paraissait pourtant une bonne acquisition ?

David Dayan

Ben au départ, moi j'ai voulu acheter The Bradery parce que j'ai vu deux jeunes entrepreneurs talentueux et j'avais envie de faire profiter en fait la plateforme Showroom à des jeunes qui avaient une façon de faire des ventes privées de manière très intéressante et qui n'avaient peut-être pas l'expérience de tout ce qui est back-office e-commerce. Et c'est ce qu'on a fait, on leur a mis notre plateforme à disposition, on leur a permis d'accélérer, et d'une boîte qui ne gagnait pas d'argent quand on les a acquis, ben ils ont quelques années plus tard, ils ont été bien profitables et avec une très belle croissance.

À un moment donné, il fallait aussi se poser la question de la continuité de l'activité sans les fondateurs de The Bradery, et c'était pour moi compliqué de se dire qu'on allait racheter The Bradery et que les deux fondateurs n'allaient plus être dans l'aventure. Voilà, j'ai pensé que c'était pas simple pour avoir eu déjà l'expérience de continuer une activité de e-commerce sans les fondateurs, notamment avec Beauté Privée où on sait que ce sont des boîtes qui sont quand même très intuitu personae avec des fondateurs très présents au quotidien.

Et sur une taille de start-up comme était The Bradery à 40 personnes, c'était compliqué ben de racheter 100% de leurs parts et de se retrouver seuls aux manettes, surtout dans un contexte où Showroom avait déjà besoin de beaucoup d'énergie et de beaucoup de travail. Voilà, l'opportunité a voulu que Tim et Édouard se sont proposés à racheter la part que nous avions achetée, et on leur a redonné quelque part leur liberté en les laissant reprendre leur destin en main et en repartant dans cette aventure sans Showroom.

Voilà, donc l'opportunité aussi financière était belle parce qu'on a fait une belle plus-value, on a fait notre boulot, on les a accompagnés pendant des années pour les faire grandir et on les a laissés reprendre leur destin en main. Voilà, c'était un peu la fin d'aventure puisque seuls, nous, on aurait eu je pense des grandes difficultés à faire vivre cette activité.

Voilà. Et ensuite, on a gardé des liens avec eux.

Aujourd'hui, on a toujours un partenariat avec eux, on est toujours entre guillemets très proches, on a un contrat commercial qui nous attache et qui nous fait échanger en permanence sur le savoir-faire qu'ils ont, avec lequel on aimerait avoir profité sur notamment sur comment ils gèrent les réseaux sociaux, comment ils gèrent la partie tech, et puis nous, on continue à leur apporter le savoir-faire de 20 ans d'une plateforme e-commerce. Voilà.

Operator

Très clair, merci beaucoup. On a une autre question qui est la suivante : la bonne image et l'important chiffre d'affaires de SRP ne semblent pas se répercuter sur le cours de l'action.

Pour quelle raison à votre avis ?

David Dayan

Le cours de bourse malheureusement, je peux pas vous dire le contraire, il est pas là où il devrait être. Moi j'estime qu'on est évidemment très dévalorisés.

Maintenant, il faut aussi être réaliste. Les investisseurs cherchent aujourd'hui d'abord des market caps qui soient larges.

C'est très difficile d'être une small cap. Il y a peu d'investisseurs, il y a une profondeur de marché qui est courte.

Ensuite, on a des performances qui sont pas au rendez-vous, on ne va pas se mentir, et c'est à nous de reprendre notre destin en main, de remettre de la rentabilité, de réécrire une histoire avec du dynamisme, de la croissance, des projets. C'est ce qu'on est en train de faire avec les équipes Showroom et pour moi, c'est ça qui doit compter, c'est remettre l'entreprise sur les bons rails, recréer sa désirabilité et la profitabilité aussi au centre.

On s'est certainement perdus à travers je vous dis une croissance très forte qu'on a connue après les années COVID et maintenant ben voilà, donc les investisseurs nous font payer quelque part un désintérêt du cours car ben l'activité n'est pas là où elle devrait être. Voilà, donc encore une fois, moi j'ai un projet, c'est un projet long terme.

Moi ça fait 20 ans que je gère Showroom et plus de 30 ans que je suis dans le métier des soldes. Voilà, on a eu des très belles années, la boîte valait très cher il y a quelques années.

Aujourd'hui, le cours est bas. Ben c'est une opportunité pour certains de rentrer peut-être à un prix bas, et puis sinon pour moi, c'est un projet long terme où il faut rebâtir les fondamentaux.

C'est ce que nous sommes en train de faire, c'est ce qu'on essaie d'expliquer notamment à travers ce moment qu'on a voulu privilégier avec les actionnaires qui sont chez nous, qui ont connu également des hauts et des bas comme nous et avec lequel on essaie de rétablir un dialogue, une confiance en essayant d'être le plus transparent possible sur les actions qu'on a menées en 2025, les raisons aussi qui nous ont amenés à activer cette restructuration importante et cette transformation importante qu'on a menée en 25 et les actions qu'on est en train de mener en 26 pour recréer de la valeur et, j'espère, remonter le cours. Voilà, on sait ce que c'est la bourse, hein.

C'est très moutonnier, ça peut être aussi très dur, ça peut aussi se payer très cher des choses qui ne le valent moins. Voilà, aujourd'hui le cours de bourse, moi personnellement je le mets un peu de côté, je me consacre sur l'entreprise et ses performances et j'espère que les investisseurs et la communauté financière appréciera ce travail quand il sera visible et réappréciera le cours.

Voilà. Maintenant je le rappelle, je suis le premier actionnaire du groupe, j'ai investi également mon argent et je suis, je pense, celui qui a le plus d'actions, donc je suis assez concerné par le cours de bourse.

Voilà. Je le dis avec le sourire parce que voilà, on continue à travailler et je continue à essayer de remettre ben l'action là où elle devrait être.

Voilà.

Operator

Alors on a une autre question sur les résultats : vos résultats 2025 illustrent une phase de transition comme vous l'avez expliqué avec une forte accélération de la marketplace. Comment la marketplace se conjugue-t-elle avec vos activités traditionnelles ?

David Dayan

Ben elle se conjugue très bien parce que ce sont les mêmes marques en fait avec lesquelles nous travaillons déjà. C'est juste pas les mêmes catégories de produits et c'est pas la même manière de les connecter.

Quand on fait des événements flash, ben c'est des événements de vente privée et quand on fait de la marketplace, c'est en fait un stock qui est déjà connecté chez les marques, c'est le magasin en ligne des marques qu'on agrège en vérité à notre plateforme. Et donc d'un côté, vous avez des événements, puis de l'autre côté, vous avez des marques qui nous proposent leur catalogue avec des remises un peu plus modérées que le vente flash.

Et on essaie maintenant, c'est toute la transformation qu'on est en train de mener vers un site de e-commerce à un site de media commerce, c'est d'être en vérité capable d'expliquer aux clients qu'est-ce qui est de la vente flash et qu'est-ce qui est de la marketplace, qu'est-ce qui est du média. Et ça aujourd'hui, on n'a pas encore finalisé cette transformation et pour le client, c'est pas toujours clair qu'est-ce qui vient de la marketplace, qu'est-ce qui est de la flash et qu'est-ce qui est du média.

C'est tout l'enjeu de la transformation qu'on est en train de mener, c'est de remettre un peu d'ordre dans le magasin, pour parler un petit peu crûment, c'est remettre de l'ordre dans les rayons, remettre de l'ordre dans le magasin pour que le client s'y retrouve et que les marques aussi puissent mettre en avant ce qu'elles font d'une manière un peu différente. La marketplace, c'est pas le flash.

Et c'est un peu ce qui s'est passé chez Beauté Privée, on a trop mélangé la vente catalogue, marketplace catalogue, à la vente flash et le client ne s'y retrouve plus. Voilà.

Mais donc à nous de remettre de l'ordre dans le magasin, mais en revanche ce qui est positif, c'est que ces métiers vivent très bien ensemble puisque la marketplace telle qu'on la fait nous, c'est toujours des bonnes affaires, c'est toujours des bons coups, toujours des belles promos, c'est connecté avec les marques, c'est livré par la marque, donc c'est une relation de proximité qu'on a avec les marques et toujours avec des remises. Donc nous, on n'est pas une marketplace comme Amazon ou comme Zalando, on est une marketplace soldeur, une marketplace déstockeur avec des vrais bons coups et des vrais bons prix.

C'est juste la manière de vendre qui est un peu différente, c'est-à-dire nous sommes connectés à travers des technos comme Mirakl et que les catalogues que nous mettons en ligne sont des marchandises un peu plus récentes souvent car encore en ligne souvent par les marques. Voilà, mais tout ça vit assez bien dans l'écosystème, hein.

Voilà, donc il y a un peu de cannibalisation toujours quand la même marque vous fait un coup de la vente flash et que le lendemain elle fait de la marketplace, c'est toujours un peu de cannibalisation, ce qui peut des fois impacter un peu la GMV du core business qui se distingue de la GMV de la marketplace, mais voilà, c'est à nous de faire en sorte que les marques vivent bien sur nos plateformes à travers tous les leviers qu'on leur met à disposition. Et quand elles font de la publicité, quand elles font du retail media, c'est encore la même marque, mais c'est encore une fois une autre façon de parler d'elle.

C'est tout l'enjeu de la transformation qu'on est en train de mener, c'est que les marques puissent s'exprimer et que le client final comprenne ce qu'on propose à chaque fois.

Operator

Question sur Carrefour : qu'en est-il de Carrefour ? Comment se passe la relation actuellement avec cet actionnaire ?

David Dayan

Carrefour, c'est un actionnaire qui est là depuis pas mal de temps maintenant, mais qui malheureusement ou voilà, n'est pas actif, il est assez passif dans sa façon d'être actionnaire. On a des très bonnes relations, ils sont évidemment au board, ils sont actionnaire de référence, on agit de concert avec Carrefour jusqu'à aujourd'hui.

Donc toutes les décisions qu'on prend, on les prend avec Carrefour. Maintenant, je pense qu'il y a eu la volonté de Carrefour de se détacher du non-alimentaire, hein, et nous on fait partie du non-alimentaire, donc on est, je pense, un peu secondaire pour eux.

Voilà, on n'a plus aujourd'hui de synergies avec eux, on en a pas, on a très peu d'actions ensemble. Voilà, ils sont actionnaires à 9%.

Voilà, j'ai pas à dire grand-chose de plus.

Operator

Une question sur l'IA : vous avez mentionné un virage vers la data, la technologie et l'IA. Est-ce que vous pouvez illustrer concrètement un cas d'usage où ces investissements ont déjà un impact mesurable sur la performance ?

David Dayan

Ben l'IA sur les sites de e-commerce, l'impact est massif, hein. On le lit, on le voit partout, hein.

Donc c'est aujourd'hui une innovation majeure qui se présente. Nous, comme les autres, on l'embrasse, évidemment.

Pour vous donner une idée, avant pour faire une vente, pour produire et créer une vente, on avait quasiment 300 personnes. Aujourd'hui, évidemment avec les outils que nous avons, ben on va plus vite, on arrive à créer des ventes virtuelles.

Avant on embauchait des centaines de mannequins par an, aujourd'hui on en a plus une seule qui vient dans nos locaux. Avant on avait des retoucheurs, avant on avait des maquilleurs, on avait des photographes, etc.

Ben on a plus rien, hein, aujourd'hui on a plus tout ça. L'IA a remplacé.

L'IA aujourd'hui est partout au niveau du service client, c'est-à-dire que on est en train de travailler avec des nouvelles start-up qui proposent de mettre de l'IA dans la relation avec les clients. On est capable d'avoir des agents qui répondent aux demandes de nos clients, on optimise mieux nos fiches produits, on optimise mieux le moteur de recherche.

Donc l'IA chez nous aujourd'hui se diffuse un peu partout. On a mis à disposition aussi, pour être concret, 430 agents IA à travers une technologie qui s'appelle Dust, qui est en fait un agrégateur d'IA qui permet à nos top collaborateurs d'avoir accès à toutes les IA qui sont sur le marché et d'avoir son propre agent qui vous assiste au quotidien.

Et là, on voit les accélérations, on voit les réflexions, on voit la vitesse avec lequel évidemment on travaille. Donc c'est pour nous un moyen d'améliorer le travail des collaborateurs et d'être plus performant dans la manière de faire du e-commerce.

Donc c'est tous les jours des nouvelles technologies qui se présentent à nous, des tests sur des endroits et des solutions qui nous améliorent notre travail au quotidien. Donc aujourd'hui nous, ça nous permet de quasiment plus embaucher, on n'embauche plus, on reste aujourd'hui avec la volonté de mettre sous contrôle la masse salariale.

Donc les gens qui s'en vont, la plupart du temps on ne les remplace pas et c'est les agents IA qui doivent ou l'IA qui doit nous aider à optimiser notre masse salariale. Voilà, donc évidemment aujourd'hui on s'en sert au quotidien et je pense que au niveau de la data aussi on va pouvoir faire des choses.

Alors nous, le parti pris qu'on a, c'est plutôt d'utiliser des start-up qui existent déjà et de créer des partenariats avec elles. Comme on a un volume fort, on a une plateforme assez puissante, elles se servent de nous aussi pour améliorer leurs algorithmes et leurs outils, et en échange de quoi on bosse avec elles pour des montants très faibles.

Voilà, donc aujourd'hui l'IA fait partie évidemment du quotidien et ça va monter en puissance assez rapidement.

Operator

David, peut-être une dernière question avant que vous puissiez dire un mot de conclusion ensuite. Question sur le pourcentage : est-ce que vous pouvez rappeler le pourcentage d'actions disponibles ?

C'est vrai que le participant qui nous dit que le volume journalier est très souvent faible et de par la volumétrie un peu décourager sans doute les investisseurs. Ça ne doit pas aider.

David Dayan

Benoît, peut-être je te laisse t'exprimer là-dessus si tu le souhaites.

Benoît Jacheet

Oui, c'est sûr que nous avons ce qu'on appelle un flottant, c'est-à-dire la part d'actions qui est détenue par des investisseurs individuels qui est relativement faible chez Showroomprivé puisque nous sommes à 20% seulement, ce qui est aussi la matérialisation du poids et de l'engagement que représentent les actions détenues par David, par Carrefour et quelques investisseurs principaux autour de ces deux investisseurs principaux. Et donc par définition, comme il y a peu d'actions et que la société n'a pas encore montré les éléments de résultats positifs que nous souhaitons pouvoir avoir, forcément le nombre d'actions cédées est faible, donc il y a peu d'opportunités pour les acquérir.

Operator

Merci beaucoup messieurs, je ne sais pas si David voulait dire un petit mot de conclusion.

David Dayan

Oui. En conclusion, ce que je veux dire, c'est que pour nos actionnaires qui nous écoutent, c'est que évidemment que les années qui se sont écoulées sont des années très difficiles.

On va pas se mentir, ça a été des années éprouvantes. Le e-commerce a totalement changé.

Quand vous regardez le top 5 actuellement des plus gros e-commerçants français, ils étaient pas là il y a 5 ans. C'est des Vinted, c'est des Temu, c'est des Shein, c'est des gens comme ça.

C'est donc la consommation change, les Français voient leur mode d'achat évoluer. À nous de nous adapter.

On a certainement fait des erreurs de choix à un moment, mais aujourd'hui sachez que 1, moi personnellement, j'ai totalement confiance en notre capacité de rebondir. Nous avons des équipes très engagées, très professionnelles, totalement renouvelées, qui sont venues dans l'aventure en sachant le challenge qui était à relever, c'est-à-dire nous avons un actif fort, on a une spécificité que personne n'a, c'est notre relation avec les marques depuis 20 ans, très puissante, des très belles, des Nike, des Levi's, des Etam, des Diesel, etc., et j'en passe, des L'Oréal.

Ça, c'est très compliqué de l'obtenir et ça met des années de les avoir. Et de l'autre côté, on a des clients en volume important, de gens qui aiment les marques, qui aiment se faire plaisir, qui cherchent des bonnes affaires et qui répondent présent quand on aligne bien les choses, quand on leur amène des vrais événements, quand on leur amène des belles offres, des belles marques, qu'on les livre vite avec de la qualité, et que le site est beau et que il est désirable, ça fonctionne bien.

Donc pour nous, la stratégie elle est simple, elle est claire : c'est revenir à faire bien notre métier, revenir à le faire de manière très rigoureuse et très valorisée, et si avec des gens très motivés également dans la boîte, qui sont moins passifs, moins spectateurs, il y avait peut-être trop de spectateurs dans le management de Showroom et aujourd'hui il faut plus d'acteurs, et c'est ce qu'on fait à travers les recrutements que nous faisons, et que le métier reste très fort, le métier reste très bon. Le business model n'est pas du tout mort, il est au contraire très attendu, les marques nous attendent, elles ont besoin de nos services pour écouler leurs stocks, pour parler d'elles, les clients également.

Donc moi ce que je dis, c'est qu'il faut qu'on ait une vision long terme pour les actionnaires qui sont avec nous et qu'ils aient toujours confiance en notre capacité de rebondir après 20 ans, et que c'est un creux et que vous pouvez nous faire confiance sur notre totale volonté à redresser la situation et faire évoluer la plateforme d'un site déstockeur, soldeur, à un site media commerce avec lequel on arrive à avoir un positionnement assez unique et une relation avec les marques assez différenciante pour être un peu dans une niche, hein. On ne sera jamais Amazon, hein, mais on sera capable d'être à un moment donné dans une niche, dans un métier particulier, un métier spécialisé avec lequel en fait on est assez exclusif en Europe avec notre grand concurrent que vous connaissez tous, et on est aujourd'hui dans un format un peu de duopole entre guillemets dans ce métier et je pense que ça nous donne quand même des atouts dans notre main pour avoir une belle histoire dans les années à venir.

Voilà, donc confiance et persévérance, en tout cas nous, c'est ce qui nous anime au quotidien. Voilà, merci à tous.

On aura d'autres sessions afin de garder le contact et de garder la communication. Mea culpa, on a été peut-être très absorbés avec Benoît et avec le reste du management sur les sujets au quotidien, mais on a envie de retrouver un peu de temps, de redonner un peu de temps pour qu'on puisse retrouver une communication avec vous, actionnaires, à d'autres moments, et on a mis en place tout un tas de choses.

On va mettre en place prochainement un comité afin que l'on puisse garder la relation avec vous et qu'on puisse échanger, que vous puissiez poser vos questions et qu'on puisse évidemment vous apporter le maximum de transparence et d'éclairage dans la transformation qui est en cours chez Showroomprivé. Voilà.

Merci beaucoup. Bonne soirée.

Operator

Merci messieurs. Merci à toutes et à tous pour votre participation.

David Dayan

Au revoir.

Operator

Au revoir.