Seche Environnement SA

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Q2 FY2026 · Earnings Call TranscriptSeptember 9, 2026

Baptiste

Bonjour à toutes et à tous. Merci de vous être connectés pour la présentation des résultats consolidés de Séché Environnement au 30 juin 2026.

Je suis avec Manuel Andersen présenter à deux ces résultats. Tout d'abord, les faits marquants au premier semestre 2026.

Tout d'abord, Séché Environnement a poursuivi sa stratégie de croissance externe, comme vous le savez, lors de ce premier semestre avec deux acquisitions importantes au sein de pays stratégiques, à la fois au Chili avec l'acquisition d'Hydronor, le leader national de la gestion des déchets dangereux, et en Italie avec l'acquisition de La Filippa, un site de gestion de déchets industriels, y compris stockage. Sur le plan organique, on a une performance commerciale et opérationnelle qui est contrastée entre la France d'une part et l'international d'autre part.

En France, les marchés ont confirmé leur résilience, mais au regard d'une base de comparaison élevée au premier semestre 2025, on a un périmètre qui affiche un recul de son activité et de sa contribution aux résultats opérationnels. À l'international, à l'inverse, on a une performance économique et opérationnelle qui est en forte progression et qui atteint des niveaux de rentabilité historiquement élevés.

Par ailleurs, dans un contexte macroéconomique incertain, nous avons mis un plan de performance en œuvre. Ce plan vise à générer €7 millions d'excédent brut d'exploitation supplémentaire en 2026 et touche principalement la France.

Ce plan est bien engagé et nous sommes confiants dans l'atteinte de cet objectif. Discipline financière : grâce à cette discipline qui a été maintenue sur ce début 2026, on a augmenté notre cash-flow opérationnel disponible, permettant évidemment la maîtrise de notre endettement malgré le décaissement de nos deux acquisitions dont je viens de parler.

Ainsi, le levier financier est maintenu à un objectif de moyen terme, c'est-à-dire autour de 3 fois l'excédent brut d'exploitation. Donc les résultats du premier semestre nous confortent dans l'atteinte des objectifs 2026, j'y reviendrai, à la fois en termes de croissance de l'activité, de progression de la rentabilité brute et du maintien de la flexibilité financière.

Slide suivante. Je reviens sur Hydronor.

Donc on a acquis 100% d'Hydronor le 27 janvier 2026. Vous allez trouver à 100% sur le premier semestre 2026 en effet de périmètre.

C'est le leader chilien des déchets dangereux avec à peu près 33% de part de marché dans le stockage des déchets dangereux. Hydronor dispose d'installations bien réparties sur l'ensemble du territoire chilien, ce qui nous permettra de déployer de nouvelles offres de proximité auprès de nos clients industriels cœur de cible.

L'élément important, c'est qu'Hydronor affiche structurellement une croissance forte et une rentabilité opérationnelle élevée. On vous avait communiqué les chiffres 2024 annuels : chiffre d'affaires €42 millions, EBE €14 millions avec une marge d'EBE élevée à 33%.

Lors de ce premier semestre 2026, on retrouve une excellente performance commerciale et opérationnelle avec un chiffre d'affaires de €25 millions, un excédent brut d'exploitation de €12 millions, soit une rentabilité opérationnelle brute de l'ordre de 48%. Le ROC, par ailleurs, atteint 38% du chiffre d'affaires à €9 millions.

C'est une excellente performance qui est soutenue globalement par un marché qui est dynamique, une industrie qui est dynamique, et également par une très bonne gestion opérationnelle. Deuxième acquisition : La Filippa.

Je le répète, c'est une installation de stockage de déchets industriels située en Italie du Nord, acquise le 27 février 2026. Vous allez avoir un semestre entier dans les comptes et dans l'effet de périmètre 2026.

Évidemment cette installation est très complémentaire par rapport à nos activités historiques, que ce soit Mecom Furia principalement, qui permettra justement d'allouer les déchets ultimes après valorisation comme des terres polluées qui étaient actuellement traitées en groupe. La Filippa également, vous aviez les chiffres 2024 : €13 millions de chiffre d'affaires, €8 millions d'EBE, une marge d'EBE à 61%.

Ce qu'on peut observer globalement sur le S1 2026, c'est une très bonne performance également de La Filippa : €11 millions de chiffre d'affaires, €8 millions d'excédent brut d'exploitation et une marge d'EBE de 72%, un ROC qui s'établit à 56% du chiffre d'affaires à €6 millions. Ces deux nouvelles acquisitions témoignent de réussites à l'international en termes d'acquisitions à la fois par leur performance intrinsèque et par la complémentarité que ces acquisitions ont apporté avec le périmètre historique, donc les filiales qui étaient sur place auparavant.

Sur le périmètre historique justement à l'international, ce qu'on peut indiquer c'est globalement une excellente performance commerciale et opérationnelle. Toutes les zones géographiques affichent une forte croissance, comme vous le voyez, à l'exception de l'Afrique australe.

Il y a eu une moindre performance de Spill Tech, notre filiale d'urgence environnementale, qui avait eu énormément de marchés de dépollution au premier semestre 2025, d'où cette légère moindre performance. On a une Europe qui est très dynamique, à la fois grâce à l'Italie et grâce au nettoyage chimique en Espagne via Solarca.

En Asie, vous rappelez, on avait acheté Eco à Singapour, qui bénéficie d'une forte montée en puissance d'un nouvel incinérateur et à un haut niveau d'activité dans les dépollutions. Là aussi, une acquisition récente qui est en forte croissance et qui améliore fortement notre profitabilité.

En Amérique latine, le contexte de marché reste très porteur avec les mines et l'énergie. La croissance est sécurisée avec des contrats de Total Waste Management.

Au Chili, ce qui est intéressant, c'est on a une bonne croissance sur SADEN, notre filiale historique, avec un important contrat de dépollution à Las Salinas et le début des synergies entre SADEN et la nouvelle acquisition Hydronor. En France, on a un premier semestre qui est globalement non représentatif de la trajectoire commerciale et opérationnelle qu'on pourra observer à moyen terme.

On a eu un premier semestre qui se compare à une base forte du S1 2025. On en avait parlé lors de la présentation de l'activité du premier trimestre 2026.

On avait lors du premier semestre 2025 une forte contribution des services avec un contrat d'urgence environnementale d'ampleur significative exceptionnelle pour un montant d'environ €20 millions. On a dans les métiers de la valorisation matière, qui ont souffert l'an passé d'une moindre demande de la clientèle du secteur chimique, globalement une stabilisation de l'activité de régénération de solvants au deuxième trimestre 2026.

Concernant l'évolution de la valorisation énergétique, ponctuellement, l'activité a été pénalisée par une panne de l'alternateur de Sénerval entraînant plusieurs mois d'arrêt et donc une baisse conséquente des ventes d'électricité. Les activités de gestion de la dangerosité ont confirmé globalement leur résilience avec un environnement qui est incertain et plutôt morose.

Au total, on a une activité en France qui recule de près de 9% sur ce premier semestre. Face à cela, comme je vous l'indiquais, nous avons mis en place un plan de performance en travaillant sur ce premier semestre 2026.

Globalement, le plan de performance va avoir des effets progressifs qui seront visibles dès le second semestre 2026. Néanmoins, ces mesures sont bien engagées, touchent de fait la masse salariale pour globalement ce qui est attendu, €2,5 millions sur l'année 2026.

C'est principalement des départs qui sont actés et de personnes qui ne seront pas remplacées. Des frais généraux avec un objectif de €3,5 millions.

Là, dans ces éléments-là, on trouve un ensemble de mesures sur les réductions de notes de frais, de déplacements, de certaines formations, d'optimisation du coût des assurances. Les frais de holding pour €1 million, c'est principalement de l'annulation de certains programmes de communication, certaines dépenses IT qui n'étaient pas forcément vitales.

Donc tout ça nous amène à une réduction des dépenses ayant un impact sur l'excédent brut d'exploitation de €7 millions attendus en 2026. Vous retrouvez en haut à droite les éléments principaux en termes de chiffre d'affaires, on va revenir sur l'ensemble de ces détails, et évidemment des objectifs annuels 2026 qui sont confirmés.

On vous les avait indiqués lors de la présentation des résultats annuels. On reviendra sur le détail de ces éléments.

Passons au détail des résultats en commençant par l'activité. Manuel, je te laisse la parole.

Manuel Andersen

Merci Baptiste. Bonjour à toutes et à tous.

Nous passons peut-être déjà en revue l'évolution des principaux soldes intermédiaires de gestion. Donc à périmètre réel, au 30 juin 2026, nous affichons un chiffre d'affaires contributif en progression de 4,8% à €607,8 millions contre €580,1 millions un an plus tôt.

L'excédent brut d'exploitation s'affiche en hausse de 8,5% à €128,3 millions contre €118,2 millions, et nous maintenons notre résultat opérationnel courant à €49,5 millions contre €49,1 millions il y a un an. Le résultat opérationnel de €45,2 millions contre €49,1 millions il y a un an est amorti de €4 millions en raison des impacts ponctuels du plan de performance qui viennent de vous être décrits et des effets du regroupement d'entreprises, clairement les frais engagés pour les acquisitions de ce premier semestre.

Les autres soldes en particulier les résultats financiers sont bien maîtrisés, ne connaissent pas d'évolution significative, et en conséquence le résultat net consolidé évolue en ligne avec le résultat opérationnel. Donc ces évolutions à périmètre réel intègrent pour partie la solide contribution des filiales acquises en début d'exercice.

À périmètre et change constants, elles reflètent des performances commerciales et opérationnelles contrastées pour la France et l'international. En effet, au regard de la période de référence forte du premier semestre 2025, la France affiche un recul de son activité et de sa contribution au résultat opérationnel du groupe qui n'est pas compensé par la performance des filiales à l'international, celles-ci atteignant pourtant des niveaux historiquement élevés et pérennes, démontrant la pertinence de la stratégie de croissance rentable du groupe dans les pays où il est implanté.

La situation financière est robuste. Elle bénéficie d'une génération de cash-flow récurrent en progression de 5,4%.

Les investissements industriels sont sélectifs, en recul de 5,8% par rapport au S1 2025. On verra tout à l'heure, le BFR est également bien maîtrisé, ce qui permet au cash-flow opérationnel disponible, c'est-à-dire le cash-flow avant les investissements de développement, le paiement du dividende et le paiement des intérêts sur l'obligation hybride notamment, de s'inscrire en hausse de 14,1%.

L'évolution de l'endettement financier net est donc maîtrisée, reflète essentiellement le décaissement des deux acquisitions majeures réalisées en début d'exercice. La qualité du crédit est confirmée avec une flexibilité financière inférieure à 3 fois l'EBE conformément aux objectifs de moyen terme du groupe.

Je rappelle que le levier financier FRS calculé conformément à la documentation bancaire avec un endettement net moyen sur la période de €723,8 millions et un EBE moyen sur la période de €251,2 millions. Donc si on s'intéresse maintenant à l'évolution du chiffre d'affaires, le chiffre d'affaires consolidé publié s'établit à €652,1 millions contre €612,8 millions il y a un an.

Ce chiffre d'affaires publié intègre, vous le savez, un chiffre d'affaires non contributif cette année de €44,3 millions contre €32,7 millions il y a un an. C'est essentiellement des investissements IFRIC 12, c'est-à-dire les investissements réalisés sur les actifs en concession et qui sont refacturés à l'autorité concédante cette année pour €10,1 millions contre €0,6 million il y a un an.

Cette variation est liée aux travaux de transformation en cours sur l'incinérateur de Nantes Valoloire. On comptabilise également dans ce solde la taxe générale sur les activités polluantes, la TGAP, que nous facturons à nos clients pour le compte de l'État, elle s'établit sur ce semestre à €34,2 millions contre €32,1 millions l'an passé.

Retraité de ces éléments, le chiffre d'affaires contributif s'établit à €607,8 millions, donc en hausse de 4,8% sur la période. Il intègre un effet de périmètre de €35,8 millions, c'est la consolidation dès le 1er janvier 2026 des acquisitions réalisées au Chili, Hydronor à hauteur de €24,8 millions, et en Italie, La Filippa à hauteur de €11 millions.

L'effet de change est légèrement positif à €0,8 million, il est principalement lié à la réévaluation du rand sud-africain et du dollar singapourien vis-à-vis de l'euro. L'année dernière, il s'établissait à -€0,1 million.

À périmètre constant, le chiffre d'affaires contributif s'établit à €572 millions, en recul léger de 1,5% à change constant sur la période. C'est, on l'a dit tout à l'heure, la moindre performance du périmètre France au regard de l'effet de base, en particulier dans les activités de services du premier semestre 2025.

L'international, à l'inverse, connaît sur la plupart des zones une croissance soutenue et pérenne, comme on va le voir dans le slide suivant. Donc évolution contrastée entre la France en recul et l'international en dynamisme sensible.

Pour l'international, le chiffre d'affaires s'établit à €261,7 millions contre €201,2 millions il y a un an, marquant une progression de 30,1% en données publiées. J'ai parlé de l'effet de périmètre de €35,8 millions avec des filiales qui font preuve d'un haut niveau d'activité dès ce premier semestre 2026, Hydronor avec un chiffre d'affaires de €24,8 millions est portée par la bonne orientation de ses clientèles industrielles, minières en particulier, et les contrats de service de taille significative dans les services et les dépollutions.

Rappel que les chiffres qu'on vous a donnés en année pleine, c'était des chiffres 2024, Hydronor avait réalisé pour l'ensemble de l'année un chiffre d'affaires de €42 millions. La Filippa en Italie bénéficie également de marchés riches en opportunités commerciales, affiche un niveau d'activité particulièrement élevé avec un chiffre d'affaires de €11 millions.

Les chiffres qu'on vous avait donnés 2024, La Filippa avait réalisé en année pleine, pour mémoire, un chiffre d'affaires de €13 millions. À périmètre constant, le chiffre d'affaires atteint €225,9 millions.

C'est au cours de la période toujours sur l'international, en progression donc de 11,8% portée par l'ensemble des zones à l'exception de l'Afrique australe, Afrique australe où, Baptiste l'a rappelé, c'est essentiellement les activités de Spill Tech en urgence environnementale qui accusent un recul qu'on va qualifier de ponctuel, ces marchés étant par nature spot, donc au regard d'un haut niveau d'activité dans la même période de 2025. Les autres zones affichent, comme vous pouvez le voir, des progressions très significatives en Europe portée par l'Italie et puis par l'Espagne, notamment le dynamisme de Solarca qui confirme sur le semestre le rebond de ses activités au regard d'un premier semestre 2025 faible.

En Amérique latine, les filiales historiques confirment leur forte croissance avec un chiffre d'affaires donc de €31,6 millions portée par la solide conjoncture industrielle, les mines et l'énergie, et puis les activités de service, notamment les offres globales qui sont des contrats pluriannuels, donc une dynamique de croissance qui est pérenne. Éco en Asie affiche une forte croissance portée par la solidité de ses marchés, bien sûr la bonne disponibilité de ces nouvelles installations d'incinération et puis par le dynamisme des activités de service, en particulier dans les dépollutions.

En France, le chiffre d'affaires s'affiche à €346,1 millions contre €378,9 millions au 30 juin 2025, c'est un recul assez marqué de 8,7% sur la période. Évidemment il reflète, comme on l'a dit, la base forte du premier semestre 2025 en particulier dans les services où on avait enregistré sur la même période l'an passé environ €20 millions de contrats d'ampleur exceptionnelle dans les marchés spot.

S'agissant des activités d'économie circulaire, on l'a rappelé, au sein de la filière DD déchets dangereux, la valorisation matière, régénération de solvants, purification chimique, se stabilise à un niveau bas après le recul marqué de l'exercice 2025. Au sein de la filière DND, la valorisation énergétique est ponctuellement pénalisée par un sinistre qui a occasionné une maintenance importante au sein d'une UVE en délégation de service public.

C'est un sujet qui vient d'être présenté, je n'insiste pas. Et dans les activités de gestion de la dangerosité, on confirme donc leur résilience dans des marchés industriels qui sont toutefois moins dynamiques que l'an passé.

Les chiffres d'affaires des activités en France représentent 56,9% du chiffre d'affaires contributif contre 65,3% il y a un an. Si on s'intéresse maintenant à l'évolution par trimestre en séquence, on observe que le deuxième trimestre est globalement de bonne facture, il s'affiche en progression de plus de 5% par rapport au T1 2026.

C'est vrai cette bonne facture, elle s'est vérifiée en France comme à l'international. Toutefois en France, on l'a dit, on se heurte à la base encore plus forte du T2 2025 qui a enregistré cette facturation importante dans les métiers d'urgence environnementale.

C'est un effet de base défavorable qui est illustré d'ailleurs dans le graphique en haut à droite qui retrace l'évolution de ce chiffre d'affaires trimestriel en France. Le graphique du dessous, chiffre d'affaires à l'international, on voit qu'il progresse sur les deux trimestres très sensiblement d'un trimestre sur l'autre et d'une année sur l'autre, illustrant la pérennité de la croissance dans ces périmètres.

Alors je fais une petite digression sur le S2 2026, on voit que l'effet de base est beaucoup plus réduit sur la période devant nous avec un T3 2025 qui était plutôt faible et un T4 qui est d'habitude souvent le trimestre le plus fort dans un exercice, on va dire standard, et d'un montant comparable au T2 par exemple de cette année 2026. Si on s'intéresse maintenant à l'évolution des activités, le premier semestre est caractérisé par une moindre performance des activités de service, la stabilisation des activités d'économie circulaire, et puis par une croissance sensible des activités de gestion de la dangerosité mais portée par l'effet de périmètre.

Alors dans le détail, les activités de service enregistrent un chiffre d'affaires de €280,2 millions en légère contraction de 0,4% en données publiées. Elle intègre un effet de périmètre de €4,3 millions, c'est la contribution d'Hydronor sur la période.

À périmètre constant, les activités sont en léger recul de 2,5% par rapport au premier semestre 2025, ça reflète la base de comparaison élevée et puis la bonne tenue notamment en France des autres activités de service en particulier les offres globales ou la gestion de l'eau. Les activités de service représentent 46%, 46,3% du chiffre d'affaires contributif sur ce semestre contre 48,7% un an plus tôt.

Les activités liées à l'économie circulaire totalisent un chiffre d'affaires de €162,9 millions, c'est un niveau proche de celui de 30 juin 2025, €163,3 millions. Il y a un €1 million de périmètre qui reflète la contribution des activités de valorisation d'Hydronor et plus précisément de sa filiale dédiée Greendot.

À périmètre constant, le chiffre d'affaires affiche un léger recul de 0,8% par rapport à la même période de l'an passé, qui donc illustre la stabilisation de ces activités, notamment en France après l'année 2025 qui avait enregistré un recul assez significatif. Alors dans la filière DD déchets dangereux, on voit bien cette stabilisation des activités des valorisation matière, régénération de solvants, purification chimique.

Également, elles enregistrent la bonne tenue des activités de plateformes en Italie, notamment Mecom. Concernant la valorisation énergétique de la filière déchets dangereux, elle bénéficie d'une indexation légèrement positive des contrats de vente de vapeur.

La filière DND, déchets non dangereux, elle enregistre la baisse ponctuelle des ventes d'électricité produite par les IVE donc en raison de l'indisponibilité d'un de ces outils sur la période. Donc ces activités d'économie circulaire représentent 26,8% du chiffre d'affaires contre 28,1% il y a un an.

Les activités de gestion de la dangerosité, elles totalisent un chiffre d'affaires de €163,7 millions contre €134,6 millions, c'est une forte hausse de 21,7% en données publiées avec un effet de périmètre important, €30,5 millions, qui reflète l'intégration d'Hydronor pour €19,5 millions et celle de La Filippa pour €11 millions. À périmètre constant, le chiffre d'affaires est stable à €133,8 millions contre €134,6 millions il y a un an, qui confirme donc la résilience de ces activités dans un contexte macroéconomique plus volatile, plus incertain, notamment en France.

À noter qu'au sein de la filière déchets dangereux, le transfert d'un portefeuille de clients internationaux qui était l'an dernier géré depuis la France au profit de plateformes internationales, en l'occurrence Mecom en Italie, pénalise facialement l'évolution de cette filière à hauteur de €2 millions environ. La filière déchets non dangereux, elle progresse, illustrant la résilience de ces marchés en France et la bonne orientation de ces activités à l'international, en particulier en Afrique australe.

Les activités de gestion de la dangerosité représentent 26,9% du chiffre d'affaires contributif contre 23,2% il y a un an. Voilà pour cette présentation détaillée de l'activité par périmètre et par grand métier.

Je repasse la parole à Baptiste pour les éléments de rentabilité et de bilan.

Baptiste

Merci. Merci Manuel.

Si on commence par l'excédent brut d'exploitation, comme on l'a indiqué, on affiche un excédent brut d'exploitation de €128 millions, €68,6 millions sur la France, €59,7 millions sur l'international avec une marge d'EBE qui passe de 20,4% à 21,1%. J'attire votre attention sur un élément important, à la fois sur le périmètre historique international puisque la marge d'EBE passe de 16,2% à 17,6%, donc une amélioration de la marge d'EBE, et surtout la marge d'EBE à l'international sur ce S1 2026 qui est à 22,8%, ce qui est un élément important puisque c'était une des cibles.

Ceci témoigne tout de même de la pertinence de notre stratégie d'internationalisation avec aujourd'hui un niveau de marge d'EBE qui est en ligne avec ce qu'on avait pu trouver historiquement sur la France. Une autre façon de voir l'excédent brut d'exploitation avec des effets volumes qui sont naturellement en baisse liés à la base de comparaison qui était forte sur le S1 2025, donc €20 millions qui vient sur principalement l'urgence intervention, et un effet prix qui est négatif, €5,7 millions, qui est également lié à ce contrat significatif qui était à des prix qui étaient plus élevés.

Donc j'anticipe un des points, c'est si on excluait ce contrat significatif, on serait sur des effets prix qui seraient neutres voire légèrement positifs. Donc on n'a pas de modification structurelle de la tendance en termes de prix, on a un élément ponctuel lié à une baisse forte sur le S1 2025.

On a des charges variables en recul de €20 millions principalement sur la baisse des volumes de chantiers, et puis on a des charges fixes qui sont en amélioration. On commence à voir le début des résultats du plan de performance, €2,4 millions sur ce S1.

J'anticipe également un élément important : dans nos éléments d'excédent brut d'exploitation dans les comptes du S1, on n'a pas de dédommagement assurance pris en compte sur le sinistre dont je viens de parler. On n'a pas non plus d'avenant sur l'unité de valorisation énergétique qui, comme on vous l'avait expliqué dans la présentation des résultats annuels, pourrait arriver et pourrait dédommager des surcoûts du traitement des bouteilles de protoxyde d'azote.

Donc rien n'est intégré à ce stade dans l'excédent brut d'exploitation du S1 2026. Concernant le résultat opérationnel courant, merci.

On a les mêmes conclusions lorsqu'on analyse entre l'excédent brut d'exploitation et le résultat opérationnel courant. J'attire également dans ce cas-là votre attention sur l'évolution de la marge opérationnelle à l'international, à la fois sur le périmètre historique qui passe de 7% à 8,2% et sur le périmètre global qui passe de 7% à 13%.

Donc on est sur des marges opérationnelles à l'international qui sont structurellement en forte hausse liées évidemment à la réalisation et à l'optimisation de notre périmètre historique et également aux nouvelles acquisitions, à la pertinence de ces acquisitions qui globalement sont relutives à la fois sur notre marge d'EBE et sur notre marge opérationnelle sur ce premier semestre et qui le seront probablement ensuite. Sur le compte de résultat, Manuel nous a présenté les principaux éléments.

À noter en effet résultat opérationnel qui est en recul de €4 millions avec l'effet du regroupement d'entreprises, c'est-à-dire les coûts d'acquisition pour €1,6 million, et puis des charges qui sont reconnues comme non récurrentes au titre du plan de performance pour €2,5 millions. C'est la mise en place principalement du plan de performance avec le coût des départs non remplacés.

Je répondrai aux questions si vous avez des questions jusqu'au résultat net du groupe. Pour avancer, compte tenu de l'heure, une maîtrise des investissements industriels, €44,6 millions, donc qui nous permet d'être conforme avec l'objectif annuel qui est de €110 millions, donc on est en dessous de l'objectif annuel à ce stade.

Une forte génération de trésorerie libre, c'est un élément important lors de ce premier semestre. On a généré un cash-flow opérationnel disponible qui progresse à €72,1 millions versus €63,2 millions l'année dernière avec une optimisation du besoin en fonds de roulement pour €13,7 millions.

Évidemment ça conforte notre objectif de variation nulle sur l'année. Des investissements industriels qui sont bien maîtrisés, et puis un taux de conversion de l'excédent brut d'exploitation en cash qui s'établit à 56% versus 53%, donc on est bien au-dessus des 35% cibles.

Et puis globalement une stricte discipline financière où la dette qui passe de €548,8 millions à €757,4 millions est principalement impactée par le coût des acquisitions sur ce premier semestre. Une flexibilité financière importante : on a aujourd'hui une liquidité à €726,4 millions.

On a évidemment un impact des acquisitions qui ont été réalisées, néanmoins cette position à la fois de trésorerie pour €509,7 millions et de liquidité globale pour €726,4 millions, on a une liquidité qui est très forte. Et donc on a parlé du levier à 2,9 fois, donc ça témoigne de la qualité du crédit.

Je passe la maturité de la dette, pas de tombée à court terme. Donc pas de sujet sur la maturité de la dette.

Pour passer un petit peu de temps sur les orientations, donc pour le second semestre 2026, on anticipe globalement sur la France, comme l'a indiqué Manuel, le périmètre bénéficiera d'une base de comparaison qui sera moins exigeante. Ceci devrait favoriser le retour à une croissance organique.

Globalement, on sait d'ores et déjà que il y aura une meilleure dynamique sur les activités de service, principalement sur l'urgence environnementale, mais également sur les dépollutions. Cet été, les métiers d'urgence environnementale ont été dynamiques.

Des métiers d'économie circulaire qui globalement devraient revenir positif avec, au niveau de la valorisation énergétique, on devrait globalement bénéficier d'un résultat opérationnel des UVE en délégation de service public plus important sur ce second semestre. Et puis les métiers de la gestion de la dangerosité qu'on attend toujours résilients au sein des deux filières, déchets non dangereux et déchets dangereux.

Évidemment tout ceci se traduira par une meilleure rentabilité opérationnelle avec les effets du plan de performance. À l'international, on s'attend à une poursuite de la dynamique de croissance qu'on a observée sur le premier semestre avec en Europe une bonne performance soutenue toujours par l'Italie et l'Espagne.

En Amérique latine, toujours une bonne performance au Chili et au Pérou avec globalement des synergies qui vont s'opérer sur le Chili. Et puis en Asie, cette tendance structurelle sur la montée en puissance de l'incinérateur de suie de carbone sur lequel on s'attend à un bon fonctionnement et potentiellement des contrats de dépollution qui pourraient arriver.

On s'attend globalement sur l'Afrique australe à un retour à une croissance positive à la fois sur Interwaste et sur Spill Tech. Le deuxième semestre de Spill Tech avait été globalement assez faible ou modéré.

Slide suivante. Donc tout ceci nous amène à confirmer notre objectif de chiffre d'affaires qui devrait progresser à 2% de l'ordre de 2 à 3% à périmètre et change constants pour atteindre €1 230 à €1 260 millions sur l'année.

On se fixe évidemment des objectifs sur le second semestre d'amélioration de la rentabilité brute opérationnelle, maximisation de la génération de trésorerie libre tout en gardant une discipline financière stricte. On est confiant dans le fait de pouvoir générer une amélioration liée au plan de performance de €7 millions d'excédent brut d'exploitation, je vous l'ai indiqué, je le répète, et on s'attend de fait à une progression de la rentabilité opérationnelle brute et courante qui sera portée par l'international et globalement par une activité qui sera mieux orientée en France et par le plan de performance, donc une amélioration de l'excédent brut d'exploitation entre 5 et +10% sur le périmètre historique et évidemment une contribution qui va être significative sur le nouveau périmètre, La Filippa et Hydronor.

Évidemment nous maintenons notre objectif de levier inférieur à 3 fois l'EBE. On a passé beaucoup de temps sur cette présentation, j'espère que ça a été complet et utile et on est à votre disposition maintenant pour les questions.

Manuel Andersen

Vous pouvez les poser par mail à mon adresse qui s'affiche à l'écran, [email protected], sans accent sur les e.

Baptiste

Arrête ! Parce que il y a des gens qui lèvent la main donc on leur dit d'écrire, c'est ça ?

Manuel Andersen

On leur donne la parole, sinon non ? On a le droit de faire ça ?

Baptiste

Oui, exceptionnellement. Arnaud Palliez.

Alors est-ce qu'il y a possibilité de donner la parole ? Il y en a qui ont levé la main.

Alors le numéro un c'est Monsieur Grandjean. Et le numéro deux Monsieur Palliez.

Manuel Andersen

Est-ce qu'on a le droit de faire ça ? Est-ce que quelqu'un sait faire ça ?

Baptiste

Essayer de donner la parole. Je vais essayer.

Manuel Andersen

Eh bien je crois que j'ai pas ce pouvoir-là donc c'est...

Jean-François Grandjean

Vous m'entendez ?

Baptiste

Oui ! Non ça marche.

Manuel Andersen

Ça marche effectivement.

Baptiste

Là, super ! Ben oui, Vas-y !

Jean-François Grandjean

Parfait. Bonsoir à tous.

Trois questions de mon côté. Hormis l'effet de base sur le deuxième semestre, qu'est-ce qui vous rend confiant en termes d'activité pour renouer avec une meilleure dynamique organique sachant qu'en organique on était à -1,5% sur le premier semestre, vous visez entre +2% et +3% sur l'année, ce qui suppose un assez fort rattrapage sur la deuxième partie de l'année.

Donc hormis l'effet de référence, quels sont les éléments qui expliquent ce redressement ? Deuxième question : on voit donc une très forte contribution du périmètre Hydronor et La Filippa, quasiment €20 millions pour près de €36 millions de chiffre d'affaires, donc ce qui traduit un taux de marge soutenu.

Est-ce que justement ce niveau de marge est soutenable dans le temps ? Et dernier point : quid de Flam ?

Ça fait maintenant plus d'un an que l'opération a été annoncée. Donc où on en est au niveau de la procédure, au niveau du timing ?

Est-ce que vous pouvez nous éclairer un petit peu sur ce point-là ? Merci.

Baptiste

Merci de ces questions. Sur la première activité, en effet, la raison principale c'est que, comme l'a indiqué Manuel, on a un effet de base quand même sur le deuxième semestre qui est favorable.

Donc compte tenu de ce qui est aujourd'hui à notre connaissance en termes de perspectives d'activité, on continue d'être confiant sur le redressement de l'activité sur le deuxième semestre. Il y a des éléments qui sont non neutres, notamment je l'ai mentionné, qui viennent pénaliser le S1 à la fois en termes de sujets de dédommagement d'assurance, à la fois en termes d'avenants.

Aujourd'hui compte tenu des avancées, des discussions avec les assureurs, avec les collectivités, on n'est pas en mesure sur le S1 de prendre des hypothèses puisque tout ceci reste à être confirmé, mais on est confiant que on pourra aboutir sur des éléments qui vont venir compenser ce qu'on a pu connaître comme sinistralité sur le S1 ou qui vont venir compenser les surcoûts de traitement. Il n'y a plus de débat avec les assureurs : est-ce que ça doit être remboursé ou pas ?

Il n'y a plus de débat sur la collectivité sur le principe même du fait que c'était leur responsabilité. Le sujet, il est plutôt sur les montants, et donc ceci devrait avoir un impact positif également sur le deuxième semestre sur la partie française.

Après, comme on l'a indiqué, sur la partie plan de performance, les actions ont été engagées. Vous voyez les actions, c'est à la fois sur les frais généraux et sur la masse salariale, ça aura un impact certain sur le S2.

C'est ça également qu'on anticipe et donc, du coup, un impact qui sera positif et qui est déjà quelque part cranté ou sécurisé. Sur le deuxième élément, Hydronor et La Filippa, vous avez raison, c'est des niveaux de marge qui sont significatifs.

Il n'y a pas aujourd'hui d'éléments exceptionnels dans l'activité d'Hydronor et de La Filippa. La Filippa a un peu d'avance globalement en termes d'activité sur ce S1, donc on aura probablement un S2 un peu plus faible par rapport à leur autorisation.

Néanmoins, c'est soutenable dans la durée, l'ordre de grandeur est correct. Donc on ne s'attend pas en tout cas à une évolution défavorable au S2 de ces entités-là.

Et encore une fois, le point important c'est que je n'ai pas pris en compte en factorant cela les potentielles synergies qu'il peut y avoir avec nos organisations actuelles. C'est le tout début sur le Chili, ça a un impact très positif sur SADEN.

Ceci va perdurer évidemment, des synergies de coûts mais également des synergies commerciales. Ceci doit avoir à un moment un impact positif sur l'Italie en termes de rentabilité.

Sur le troisième point, donc officiellement nous avons notifié l'opération d'acquisition potentielle de Flam à l'Autorité de la concurrence en juin 2026. Jusqu'à maintenant on était en phase de pré-notification.

Donc en juin 2026 on a notifié officiellement. Donc de fait il y a quelque part un des éléments sur lequel on attend le retour de l'Autorité de la concurrence.

On attend, puisqu'on a notifié officiellement, un retour qui interviendra de toute manière au deuxième semestre 2026. Il y a deux possibilités à ce stade, c'est que l'Autorité de la concurrence est satisfaite et nous autorise en phase 1 puisque nous sommes en phase 1, ou elle n'est pas satisfaite et elle nous oblige à aller en phase 2, ce qui devient une phase qui est beaucoup plus approfondie.

Et dans ce cas-là, l'opération sera repoussée. Donc à ce stade j'ai pas plus d'informations puisque les études de marché sont officiellement en cours et sont menées par l'Autorité de la concurrence auprès des clients, des fournisseurs et des concurrents.

Jean-François Grandjean

C'est très clair. Merci beaucoup.

Baptiste

Merci.

Manuel Andersen

Une question d'Arnaud Palliez. Oui.

Baptiste

Autoriser le micro. Est-ce qu'Arnaud Palliez, vous m'entendez ?

Est-ce que quelqu'un arrive à faire ça ?

Manuel Andersen

Il est toujours désactivé là.

Baptiste

Dommage, on y était arrivé.

Arnaud Palliez

Allô ? Est-ce que vous m'entendez ?

Baptiste

Oui ! Très bien.

Manuel Andersen

Oui, voilà.

Arnaud Palliez

C'est de mon côté que je n'avais pas bien fait les choses. Bonsoir, merci pour cette présentation.

J'avais aussi trois questions. La première, c'est sur l'Italie en général.

Je veux bien comprendre de vos réponses précédentes sur La Filippa, il n'y a pas une saisonnalité particulière de l'activité qui ferait que le S1 aurait été gonflé par rapport à ce que pourrait être la suite de l'année ? Et toujours sur l'Italie, je voulais bien comprendre ce qu'a mentionné je crois Manuel sur des transferts d'activités France vers Italie avec €6 millions de chiffre d'affaires qui ont basculé de l'un à l'autre.

Je voulais qu'on revienne un peu là-dessus et savoir comment tout ça avait été comptabilisé au premier semestre. La deuxième question, ce serait sur Éco à Singapour.

Le nouvel incinérateur donc de suie de carbone, il en est où de sa montée en terme de capacité et à partir de quel moment au S1 a-t-il été actif ? Et le dernier point, c'est sur les deux premiers mois du deuxième semestre.

Avez-vous vu une activité particulière en termes de contrats non récurrents d'urgence environnementale et de dépollution ?

Baptiste

Les deux premiers mois du ?

Arnaud Palliez

De ce semestre, de juillet-août.

Baptiste

Ok, du troisième trimestre.

Arnaud Palliez

Oui, juillet-août, ouais, du troisième trimestre.

Baptiste

Je te laisse prendre la première du coup, c'est toi qui...

Manuel Andersen

Oui, donc sur le transfert de portefeuille, il s'agit d'un portefeuille de clients italiens qui était géré en France en l'occurrence depuis notre filiale Tredi. Et pour des raisons commerciales, on a considéré que les clients italiens seraient mieux traités en Italie, mutuellement.

Et donc il y a eu un transfert de portefeuille. Donc c'est purement je dirais comptable mais qui fait passer donc ce portefeuille d'activité qu'on classait donc plutôt dans la gestion de la dangerosité en France à un périmètre international et valorisation.

Donc ça c'est un effet sur l'ensemble de l'année, donc on a à peu près €6 millions sur ce premier semestre, on aura à peu près le même montant sur le second. J'allais dire c'est purement optique, hein, mais effectivement ça induit un petit biais dans la vision qu'on peut avoir en France de la gestion de la dangerosité qui apparaît un petit peu faible alors que les marchés sous-jacents restent solides, hein.

Voilà, donc je tenais quand même à spécifier cet élément-là.

Arnaud Palliez

D'accord, ça n'impactait les croissances, les taux de croissance organique communiqués en France et à l'international ?

Manuel Andersen

Oui, d'un côté comme de l'autre, voilà. Il était difficile de retraiter les bases, ça a pas été retraité comme acquisition/cession, c'est un effet purement commercial.

Arnaud Palliez

D'accord.

Baptiste

Sur Éco, donc aujourd'hui sur le S1 alors ça dépend des mois parce que c'est pas linéaire, donc en effet l'incinérateur de suie de carbone fonctionne. En fonction des mois, on est entre 50% et 70% de la capacité de l'incinérateur.

Donc il y a évidemment de fait des possibilités de croissance. Aujourd'hui il n'y a pas d'anticipation d'aller au-delà, ça dépend évidemment du client.

Et comme vous l'avez indiqué au début, cet incinérateur est dédié à un client unique et donc on n'a pas de possibilité à ce stade d'aller chercher d'autres clients. Sur les deux premiers mois du troisième trimestre, en effet, il y a eu une bonne dynamique sur la partie urgence environnementale, donc un impact qui sera positif sur le T3 en termes d'activité sur la partie service principalement en France.

Arnaud Palliez

Très bien, merci.

Manuel Andersen

On a des questions de Nicolas Royo. On va essayer de désactiver le premier et donner au deuxième.

Baptiste

Nicolas ?

Manuel Andersen

Nicolas, est-ce que tu peux parler normalement ?

Nicolas Royo

Ouais, là c'est bon je pense. Si vous m'entendez ?

Baptiste

Très bien.

Manuel Andersen

Parfait.

Baptiste

On s'améliore.

Nicolas Royo

Ça marche bien finalement. Peut-être une petite question sur les acquisitions là qui ont été faites début 2026.

Est-ce que tout a été payé au S1 ou est-ce qu'il y a des earn-out prévus dans 1, 2 ou 3 ans ? Peut-être pour revenir sur groupe Flam, je comprends que de toute façon là vous êtes un peu dépendant de la réponse qu'on va vous faire.

Si jamais l'opération ne peut pas se faire ou pas dans des conditions qui vous satisfont, sachant que vous avez déjà quand même levé des fonds, quel serait un peu le plan B ? Est-ce que ce serait de chercher une cible M&A ailleurs ?

Ce serait peut-être d'augmenter les investissements organiques ? Voilà, savoir un petit peu si vous avez déjà réfléchi à un plan B.

Et peut-être sur l'incident que vous avez eu au premier semestre à Sénerval, savoir déjà s'il est résolu aujourd'hui, comment vous évaluez le manque à gagner ? Et même chose un peu sur les pertes liées aux incidents de bouteilles de protoxyde d'azote que vous avez eues en 2025 essentiellement.

Si vous pouvez donner un peu les montants que vous estimez avoir parce que les surcoûts, les pertes que vous avez connues en 2025, je sais pas si c'est encore le cas début 2026 si ça se prolonge. Et enfin deux petites questions comptables : avec le nouveau périmètre aujourd'hui, quel taux d'IS normatif on peut retenir ?

Et concernant les Capex, est-ce qu'il faut s'attendre à avoir un S2 en ligne avec le S1 ou est-ce qu'il y a une accélération particulière à prévoir ? Merci.

Baptiste

Concernant les acquisitions, concernant Hydronor, il n'y a pas d'earn-out, donc 100% a été payé au S1. Concernant La Filippa, il y a un earn-out qui dépend de l'obtention de nouvelles capacités.

Ces nouvelles capacités globalement on commençait à demander en 2027-2028, donc pourraient intervenir dans les années qui viennent, donc pas à court terme. Le earn-out s'établit à €15 millions.

Sur Flam, si ça se fait pas, alors moi je fais pas trop de politique de science-fiction, c'est-à-dire que là aujourd'hui on a travaillé pour un ensemble de remèdes pour réussir à obtenir la phase 1. Si on ne réussit pas à obtenir la phase 1, on ira en phase 2.

Compte tenu de notre dossier, nous on reste confiant sur le fait que cette opération va se faire. À ce stade on comprendrait pas qu'elle se fait pas, donc on n'a pas de plan B sur d'autres acquisitions.

Sur Sénerval, alors il y a plusieurs choses : il y a les bouteilles de protoxyde d'azote sur lesquelles on n'a pas disclosé de chiffres tout simplement parce que le préjudice a débuté 2024, s'est poursuivi en 2025 et se poursuit en 2026. Donc il y a le montant du préjudice qu'on estime et puis il y a le montant du préjudice sur lequel on discute, sur lequel évidemment dès qu'on aura gain de cause on disclosera ce montant-là.

Malheureusement il y a évidemment un écart aujourd'hui, c'est aussi pour ça qu'on ne l'a pas intégré dans le S1. Donc je vais pas donner de faux espoirs en tout cas de montants qui sont aujourd'hui en négociation.

C'est le cas pour les bouteilles de protoxyde, on en avait parlé, c'est le cas pour Sénerval, mais c'est le cas pour les autres délégations de service public sur lesquelles on continue de négocier et sur lesquelles on n'est pas challengé sur la responsabilité de la part de la collectivité ou des communautés de communes. Sur la panne du groupe turbo-alternateur, la panne n'est toujours pas résolue, donc la perte d'exploitation se poursuit et donc de fait elle impactera tout 2026.

Évidemment nous sommes assurés, la question c'est aujourd'hui de la même façon la discussion que nous avons avec les assureurs pour la compensation qui aujourd'hui n'est pas stabilisée. De la même façon, il y aura un impact sur le second semestre qu'on vous précisera.

Sur le taux d'IS normatif, aujourd'hui compte tenu des variations de périmètre, on n'a pas de variation significative du taux d'IS. On a intégré sur le S1 un taux normatif qui est très proche du taux qu'on avait en 2025, donc c'est 26, pour ne pas dire de bêtises, c'est pour ça que je regarde mes notes, 26,5%.

Et Capex, oui, il n'y a pas de saisonnalité attendue sur les Capex, donc le S2 devrait être représentatif bah d'à peu près dans les mêmes ordres de grandeur que le S1. Je reviens sur une question à laquelle je n'ai pas répondu, c'est la question de la saisonnalité sur La Filippa, excusez-moi.

Il n'y a pas de saisonnalité particulière sur La Filippa. Il y a des autorisations globales annuelles et donc là ce que je vous ai indiqué c'est que il y avait une utilisation sur le S1 qui avait été un peu supérieure à ce qu'on observera sur le S2.

Il n'y a pas d'énormes différences, mais probablement c'est à peu près le même ordre de grandeur. Il y a un peu plus au S1 qu'on observera en S2.

Il n'y a pas de saisonnalité particulière, c'est vraiment une question d'opportunité de demande de stockage et donc d'activité industrielle. Les Capex, j'ai dit le S2 sera à peu près en ligne avec le S1.

Manuel Andersen

Alors nous avons une question qui a été posée sur la boîte mail, quelqu'un qui suit les procédures, Monsieur Belanger de La Financière de l'Échiquier, concernant l'EBE, nous avons mentionné un contrat ayant un impact sur l'effet prix, est-ce qu'on peut revenir dessus un petit peu plus clair ? Merci.

Baptiste

Au S1 2025 on a eu un contrat de dépollution de lithium avec un client. C'est un contrat qui faisait à peu près €20 millions de chiffre d'affaires.

Cette dépollution a été classée dans l'urgence intervention. On a dépollué la terre contenant du lithium suite à un sinistre et on a incinéré ces terres.

Donc c'est un impact à la fois sur le service et sur le traitement. Dans le cadre de l'incinération de ces terres polluées, étant donné que c'était du lithium et étant donné que c'était pas prévu, il y a eu un prix qui était supérieur au prix classique qu'on peut trouver dans le cadre de traitement.

Et donc globalement il y a un effet volume lié au fait que ce contrat-là globalement n'a pas été reconduit, en tout cas il n'y a pas de contrat similaire pour S1 2026, et il y a un effet prix parce que globalement ce contrat-là venait améliorer artificiellement ou visuellement le prix moyen sur 2025. Et donc ce que j'indiquais c'est que on a un effet prix qui est négatif qui vient finalement du mix déchets et donc du prix moyen de l'ensemble des déchets qui était artificiellement gonflé par ce contrat spécifique.

Ce que j'indiquais également c'est qu'aujourd'hui il faut pas avoir une mauvaise lecture de cet effet prix négatif, c'est-à-dire que sur le traitement, que ce soit du dangereux ou du non dangereux, il n'y a pas de prix négatif. On continue à avoir des prix qui ont augmenté faiblement ou, en fonction des filières, soit sont flat, soit ont augmenté faiblement sur ce premier semestre 2026.

Donc il n'y a pas de rupture de tendance, il n'y a pas d'effet prix structurellement négatif. J'espère que j'ai été plus clair.

Manuel Andersen

Merci, bah c'est tout de mon côté.

Baptiste

Il y a quelqu'un qui veut... Alain Hourvois.

On va autoriser le micro et on va voir si ça marche à nouveau.

Alain Hourvois

Oui, bonsoir ?

Baptiste

Oui.

Alain Hourvois

Oui, bonsoir. Trois petites questions.

La première, un point de détail, une précision pour bien comprendre la guidance annuelle. Donc de rebond de rentabilité au deuxième semestre intègre les effets d'assurance ou de couverture de sinistre, etc.

? C'est une question, c'est pour être certain d'avoir bien compris.

Deuxième question : vous avez indiqué une certaine, entre guillemets, stabilisation dans la valorisation matière au deuxième trimestre. Est-ce que c'est un des premiers effets de la réorientation de la clientèle vers notamment le secteur de la pharmacie plutôt que de la chimie ?

Et dernier point : concernant la valorisation énergétique, est-ce qu'on peut avoir un début d'effet prix lié ce qui se passe dans le monde sur le deuxième semestre ou c'est quelque chose qu'il faut plutôt attendre pour l'année prochaine ?

Baptiste

Merci de ces questions. Vous avez raison et il faut être précis, c'est-à-dire que l'ensemble de nos guidances s'appuie sur des résultats qui sont embarqués sur le S1.

C'est pour ça qu'on maintient nos guidances. Donc sur la base des contrats aujourd'hui, notre base de contrats, ce que je vous indiquais c'est qu'on a globalement une perspective d'amélioration sur le S2 par rapport à l'année dernière et ceci a été conforté, confirmé sur le début de ce troisième trimestre.

Deuxièmement, l'amélioration de la rentabilité viendra principalement du plan de performance qui a été embarqué, sécurisé au S1 et qui produira des effets au S2. J'indiquais de façon accessoire que on a quand même un premier semestre qui a été pénalisé lié à des éléments qui sont non récurrents, le sujet de sinistralité.

Aujourd'hui on n'a pas pris en compte dans le guidance d'effets matériels significatifs sur les avenants ou sur les primes d'assurance. Néanmoins, c'est des éléments qui peuvent venir bonifier le deuxième semestre.

On ne va pas s'appuyer sur ces éléments pour tenir nos guidances, néanmoins c'est des éléments qui peuvent intervenir et qui seraient légitimes en tout cas par rapport à ce qui s'est passé au S1 et par rapport à tout ce que je vous avais indiqué lors de la présentation des résultats annuels, c'est-à-dire des impacts sur notre performance en France significative liée dans les délégations de service public, dans l'économie circulaire liée à ces effets de bouteilles de protoxyde d'azote. Ça a eu un impact significatif en 2025.

Naturellement on va vous dire ce qui s'est passé en 2026, le S1 2026, c'est la même tendance, il y a un impact qui est significatif et on n'a toujours pas intégré quelconque bénéfice lié à des avenants. On espère pouvoir en bénéficier sur le S2.

Si c'est le cas, évidemment on vous disclosera ce qui est de nature à compenser l'exercice 2026 ou de compenser le passé puisque, comme je vous l'indiquais, le passé a été impacté. Sur le deuxième élément, sur la valorisation matière, je pense qu'on verra globalement un léger effet sur le T4 compte tenu des différents contrats qui ont pu être négociés sur la partie régénération de solvants.

Donc on devrait avoir plutôt plus de visibilité sur le T4 2026, mais l'effet qui devrait se voir dans nos comptes et qui devrait plutôt être matériel, c'est sur 2027. Ne pas s'attendre à un effet significatif sur 2026.

Néanmoins, l'élément positif c'est que cette stratégie est en train de payer dans le sens où on a quand même des discussions et des avancées dans l'ensemble des protocoles puisque ça prend du temps d'aller sur les protocoles avec l'industrie pharmaceutique, on a des avancées qui sont positives. Sur la valorisation énergétique, c'est très clair, on aura un impact en 2027 si on continue à avoir des indices en hausse comme Séché, l'indice gaz a un impact direct sur nos formules d'indexation.

La plupart de ce qui peut être significatif, c'est avec une formule qui s'applique sur l'année suivante, donc on est en train d'engranger une indexation gaz qui est positive et qui aura un impact en 2027. J'espère que j'ai répondu à votre question.

Manuel Andersen

Alors une dernière question de Jean-François Grandjean.

Baptiste

Oui, Jean-François.

Jean-François Grandjean

Vous m'entendez ? Est-ce que vous m'entendez ?

Baptiste

Oui, c'est bon.

Jean-François Grandjean

Ok, ouais c'est vraiment un point de détail concernant le CMD que vous aviez évoqué qui a été décalé. Bon j'imagine que c'est aussi un petit peu lié en fonction de ce qui va se passer sur Flam.

Est-ce que vous pensez toujours maintenir en fin d'année ou pour probablement le décaler si l'opération Flam prend plus de temps que prévu ? Quand est-ce qu'on peut se positionner par rapport à ça ?

Baptiste

C'est exactement ce que vous dites, c'est que globalement si on arrive à passer en phase 1 sur Flam et donc si on a une autorisation pour closer au T3, je pense que ce sera important pour tout le monde qu'on puisse vous updater sur le périmètre au T4 et donc en fin d'année. Si l'opération prend plus de temps, dans ce cas-là, naturellement on décalera le CMD.

Jean-François Grandjean

Ok, merci beaucoup.

Manuel Andersen

Merci à tous. Je reste à votre disposition si vous avez des questions complémentaires.

Vous avez mon mail, mon téléphone. Je vous souhaite une excellente soirée.

Baptiste

Merci de votre écoute. Au revoir à toutes et à tous.