Franck
Bonjour à tous. Bienvenue dans cette conférence de présentation du chiffre d'affaires du premier semestre 2026 pour le groupe Arcure.
Donc il s'agit d'une conférence ouverte donc à tout le public, investisseurs, actionnaires ou non, et dans laquelle on va aborder donc tous les sujets relatifs à cette publication qui a eu lieu vendredi matin. Donc on a annoncé un chiffre d'affaires semestriel de 6,5 millions d'euros pour le premier semestre 2026 en progression de 3% par rapport au premier semestre 2025.
Donc au cours de cette présentation, on va aborder bien sûr cette publication, un petit peu la constitution de ce chiffre d'affaires, les tendances qu'on observe, le redressement de la société, on va bien sûr en parler, les challenges qui restent face à nous, et la stratégie de l'entreprise pour les semestres qui viennent. Tout au long de la conférence, vous pouvez poser des questions par écrit dans le module Q et R donc qui est normalement dans votre interface Teams.
Et donc on laissera un moment à la fin de cette conférence, qui en tout doit durer 1 heure. Donc on laissera une demi-heure ou 25 minutes à la fin pour pouvoir adresser toutes les questions puisque l'un des objectifs de cette conférence, c'est d'installer un échange aussi transparent que possible suivant les habitudes et la tradition du groupe Arcure.
Voilà, donc j'avance sur la présentation. Donc pour ceux qui découvrent le sujet, Arcure est un groupe international spécialiste en IA appliquée au traitement d'images en particulier et pour le secteur industriel.
Donc chez Arcure, on fait de l'IA depuis 17 ans maintenant, depuis la création de la société. Bien sûr, les premiers produits Arcure utilisaient une IA qui était beaucoup plus rudimentaire qu'aujourd'hui.
Mais on a toujours travaillé dans ce domaine-là de l'IA et toujours dans ce secteur des véhicules en dehors de la route. Notre gamme de produits clés s'appelle Blaxtair.
D'ailleurs, c'est sous ce nom que nous sommes connus commercialement. La gamme Blaxtair, c'est une gamme de solutions intelligentes à l'origine de détection de piétons pour véhicules industriels, donc pour véhicules utilisés en dehors de la route.
Et désormais bien sûr, c'est une gamme très étendue donc qui va de la fonction de base, qu'on appelle nous de base, de détection des piétons autour des véhicules industriels, jusqu'à des fonctions plus avancées, donc détection d'autres véhicules, localisation du véhicule dans les zones de danger, connectivité de nos solutions, un dashboard que nos clients peuvent consulter pour faire un petit peu des actions de prévention en matière de sécurité, analyser la sécurité sur leur site. Donc on a aujourd'hui toute une gamme, toute une palette de produits qui va d'un produit d'entrée de gamme qui a la performance de Blaxtair, mais qui est accessible en prix, jusqu'à une version très haut de gamme connectée qui offre beaucoup de fonctionnalités et qui est évolutive.
Donc notre mission, c'est de devenir le leader mondial des algorithmes de perception intégrés pour la sécurité et la productivité industrielle. Donc à ce jour, nous avons une base installée de produits de l'ordre de 25 000, hein, installés dans une cinquantaine de pays.
Nous sommes présents historiquement bien sûr en Europe, mais également en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, et puis une présence également en Asie-Pacifique. Notre présence géographique, elle est soit directe, donc ça c'est la France, l'Espagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis.
Et puis elle est indirecte dans tous les autres pays au travers d'un réseau de distribution, et nous allons y revenir puisque ce réseau de distribution est une composante essentielle de notre stratégie. Le client typique de Blaxtair, donc c'est un grand groupe industriel mondial en général.
Et donc parmi les 500 plus grands groupes mondiaux, 50 sont des clients Blaxtair. L'équipe de direction, donc vous avez les deux co-fondateurs à l'image ici, et puis notre CFO, Virginie.
Donc Patrick et moi, nous nous partageons la direction de l'entreprise. Donc nous sommes actifs sur l'ensemble du périmètre de management de la société.
Ce que nous partageons, ce que nous faisons ensemble, on va dire, c'est la partie stratégique, relations investisseurs, l'analyse stratégique et partenariale, les négociations stratégiques. Et ensuite donc on a des spécialités.
Moi, je me spécialise un petit peu dans la partie développement commercial, la finance également, et puis Patrick plus dans la partie industrielle, recherche et développement. Virginie, notre CFO par intérim, donc elle n'est pas à temps plein chez nous, et elle intervient chez nous depuis notre introduction en bourse en 2019.
Donc on passe maintenant sur le chiffre d'affaires du premier semestre. Donc on affiche un chiffre d'affaires de 6,5 [millions d'euros?]
, donc en progression de 3% par rapport au premier semestre 2025. Donc je rappelle que l'année 2025 est une année difficile du point de vue du chiffre d'affaires, et on va y revenir, puisqu'il y avait un effet de base d'une part qui était lié à la fin d'un contrat historique avec Liebherr qui n'avait pas encore été remplacé par des nouvelles ventes OEM, et puis un marasme économique, surtout au premier semestre, sur nos territoires de prédilection que sont l'Europe et l'Amérique du Nord.
Là, donc au premier semestre 2026, la situation s'améliore avec une composition du chiffre d'affaires un petit peu différente. On va entrer un petit peu plus dans le détail.
Et donc on a plus de ventes en Asie-Pacifique, hein. Alors on est présent en Asie-Pacifique depuis assez longtemps avec plusieurs partenaires et dont un partenaire qui a souvent fait des ventes de flotte qui est en Australie.
Donc on a équipé plusieurs grands chantiers australiens et donc on continue de le faire là, et toujours avec ces mêmes partenaires. Et donc bien sûr le chiffre d'affaires sur ces territoires-là, il est plus fluctuant que sur les territoires où on a une présence directe comme en Europe.
Néanmoins, on compte bien sûr sur l'Asie-Pacifique pour notre développement futur. Donc là, on observe une croissance importante par rapport au premier semestre 2025.
L'autre tendance de fond, c'est la montée en puissance des canaux indirects. On a annoncé il y a un peu moins d'un an donc une réorientation stratégique dont l'un des axes était le développement des ventes indirectes au travers d'un réseau de distribution mondial.
Et donc on déploie petit à petit cette stratégie en contractant des nouveaux distributeurs, en développant les ventes de certains distributeurs historiques, en les aidant et les intégrant à notre dispositif marketing aussi. C'est un énorme travail qu'on fait puisque aujourd'hui le marketing dans notre secteur, c'est du marketing digital pour l'essentiel.
Et donc on a développé toute une plateforme de marketing digital à laquelle désormais on est capable d'intégrer nos distributeurs principaux. Et donc ça va participer à la croissance des mois et des années qui viennent.
Et enfin donc bien sûr notre présence à l'international confirmée. Mais ça, ça fait plusieurs années pour ceux qui nous connaissent.
La France avait bien résisté en 2025, d'ailleurs. Là, pour l'instant, au premier semestre, on a un chiffre d'affaires qui est réalisé à 17% en France, donc à 83% à l'export.
Donc justement en termes de répartition géographique, la France plus le reste de l'Europe reste très largement majoritaire à 57%. On a donc l'Asie-Pacifique qui est montée à 20%, l'Amérique du Nord à 20%.
Donc ça, c'est la déception, on va dire, à la fois qui était une déception au deuxième semestre 2025 et qui reste une déception aujourd'hui. Donc on va y travailler.
On a d'ailleurs, dans les questions préalables à cette conférence, on avait reçu une question sur ce sujet. Donc je vais l'adresser maintenant.
On a clairement une contre-performance en Amérique du Nord qui pour nous est liée à deux facteurs principaux. On a cherché à développer notre distribution depuis plusieurs années.
On a trouvé un partenaire qui s'appelle Bewell qu'on a formé, qui a commencé à faire des ventes, mais clairement sa performance commerciale est extrêmement décevante aujourd'hui. Donc on n'a pas la performance attendue.
Et d'autre part, le deuxième facteur, c'est que l'équipe, suite au plan d'économie de 2025, l'équipe a été très nettement réduite en Amérique du Nord. Et aujourd'hui, elle n'a pas la performance qu'on souhaiterait.
Donc on est en train de complètement réorganiser notre dispositif en Amérique du Nord, en particulier aux États-Unis, avec la recherche de nouveaux partenaires de distribution, avec le remplacement du management commercial de la filiale également, et le remplacement de l'équipe. Donc on est en train de recruter plutôt des personnes expérimentées dans notre équipe commerciale, chose qui n'était pas possible jusqu'à présent parce qu'on était peu visible, peu connu et assez petit finalement.
Aujourd'hui, la marque Blaxtair aux États-Unis, elle est vraiment très largement connue. C'est-à-dire que quand je vais chez un nouveau prospect aux États-Unis, il y a une chance sur deux pour qu'il connaisse la marque Blaxtair.
Quand on a créé la filiale il y a 6 ans, c'était pas du tout le cas. Personne ne nous connaissait, personne ne connaissait la technologie.
Donc ça, c'est un très net progrès. Maintenant, il faut en tirer tous les bénéfices.
Et pour ça, donc on va s'appuyer d'une part sur des vendeurs plus expérimentés qu'on est en train de recruter, et d'autre part sur des partenaires de distribution qui restent à établir, à former, à onboarder. Donc c'est un travail qui commence maintenant en ce milieu d'année 2026, et dont on espère qu'il va porter des fruits assez rapidement parce qu'on est maintenant sur un marché qui est un peu plus mature qu'il y a quelques années.
Et donc normalement, le résultat de l'investissement commercial est plus court qu'il y a quelques années. Donc on espère que dès le deuxième semestre 2026, les chiffres en Amérique du Nord seront nettement meilleurs.
Voilà. Concernant les canaux de distribution, bon, on a maintenant la part indirecte qui constitue une part écrasante du chiffre d'affaires, c'est-à-dire 87%.
Donc aujourd'hui, on vend en indirect pour l'essentiel de ce qu'on vend, et la vente directe, elle est limitée soit aux phases initiales de développement des affaires, où là le client veut nous acheter directement une ou deux unités pour tester la solution, soit sur certaines flottes particulières, notamment sur nos secteurs de la construction où certains clients cherchent encore à acheter en direct. Mais donc notre stratégie, c'est de pousser la vente indirecte soit au travers de concessionnaires, donc les représentants locaux des grandes marques d'engins off-road, soit des distributeurs, donc ce sont des entreprises qui nous représentent sur certains territoires.
Et donc comme on cherche à le faire depuis maintenant presque 1 an, ces distributeurs, on va aussi chercher à les développer sur les territoires où nous sommes déjà présents. Ça, c'est la nouveauté.
Jusqu'ici, on prenait des partenaires de distribution uniquement dans les pays où nous n'étions pas présents. Désormais, comme le marché est en train de grandir, on ne peut pas mettre un vendeur en face de chaque prospect Blaxtair.
Et donc il est nécessaire de développer des partenariats de distribution. Donc ces distributeurs, ça va être des distributeurs d'équipements pour le secteur des engins de construction ou des chariots élévateurs, des gens qui vendent des produits donc qui s'intègrent sur ces véhicules et qui ont une appétence pour la technologie.
Donc on y travaille aujourd'hui. On est au tout début de ce développement de la distribution, mais pour nous, ça sera un relais de croissance essentiel.
Enfin les OEM, donc pour ceux qui se rappellent, en 2025 la part OEM était inférieure à 5%. Aujourd'hui, on est à 10% grâce donc essentiellement au partenariat avec Jungheinrich, donc qui est au tout début de sa phase de déploiement, de montée en puissance.
La part OEM au deuxième semestre devrait être significativement supérieure. Et donc on va petit à petit retourner vers une part OEM plus conséquente qui, à terme, donc d'ici 3 ans, on pense sera majoritaire dans notre chiffre d'affaires grâce aux différents partenariats OEM qui sont soit déjà annoncés, donc on a annoncé Jungheinrich il y a un peu plus d'un an, [leader?]
mondial des compacteurs donc qui a choisi Blaxtair pour du montage usine, et on a aujourd'hui donc une vingtaine de négociations en cours avec des OEM pour du montage usine de Blaxtair. Donc ces partenariats-là vont aboutir.
Nous, on pense que d'ici la fin de l'exercice 2026, on va pouvoir annoncer un nouveau contrat OEM avec un constructeur de machines majeur, d'une part, et d'autre part, on pense également signer plusieurs contrats OEM avec des équipementiers de rang 1 de notre secteur. Donc on a des négociations aussi importantes dans ce domaine-là.
Et donc ce qui est intéressant, c'est que on a annoncé, et on va y revenir, il y a un an un changement stratégique pour aller de plus en plus vers de l'algorithme et du logiciel. Dans un premier temps, ces ventes de logiciels se feront vers des équipementiers de rang 1.
Et donc c'est pour ça que ces futurs partenariats avec des équipementiers de rang 1 sont de la première importance et devraient contribuer très significativement à faire croître la part OEM dans le chiffre d'affaires des mois et des années qui viennent. Alors justement, on passe sur la partie stratégie et feuille de route.
Donc là, je me concentre beaucoup sur la partie logicielle, hein. Donc on l'a annoncé, on veut aller vers de plus en plus de logiciels.
Néanmoins, aujourd'hui, le marché sur lequel nous nous trouvons, c'est un marché qui demande encore du matériel. Donc dans un premier temps, ce que nous cherchons à faire, c'est de complètement externaliser la partie matérielle et de concentrer tous nos efforts et toute notre recherche et développement uniquement sur le développement de logiciels, sur le développement des algorithmes, qui sont les segments sur lesquels on a vraiment de la valeur ajoutée, où on peut faire une différence.
Sur le matériel, historiquement, il était nécessaire de nous positionner. Aujourd'hui, nous bénéficions des avancées technologiques dans le hardware issues essentiellement du secteur automobile.
Et donc il n'est plus nécessaire d'investir dans le développement de matériel. On peut bénéficier du matériel disponible pour l'automobile dans nos secteurs d'application.
Et donc c'était vrai jusqu'ici pour les composants électroniques depuis quelques années. Désormais, c'est même vrai aussi pour des caméras entières, caméras intelligentes, qui sont disponibles sur le marché et sur lesquelles nous, il est tout à fait possible d'intégrer nos algorithmes et notre logiciel.
Aujourd'hui, notre estimation, c'est que il y a 50% à peu près du secteur industriel qui est soit client, soit en recherche d'une solution d'IA pour la protection périmétrique autour des véhicules. C'est considérable.
Beaucoup de ces gens-là sont en recherche. Certains achètent du Blaxtair, certains achètent des solutions low-cost venues d'Asie qui aujourd'hui sont complètement sous-performantes, mais c'est une façon d'accéder à ce marché à moindre coût, mais pour l'instant, ça ne résout pas du tout les problèmes de sécurité.
Et le potentiel de marché, si on considère que sur les territoires considérés, il y a 1,3 et 2 millions de véhicules par an, ça fait une profondeur de marché totale de la classe 500 millions d'euros pour la part logicielle uniquement, sans parler du matériel. Sachant qu'aujourd'hui 100% de ce que nous vendons comporte une composante matérielle, mais nous pensons que cela devrait changer dans les années qui viennent, en particulier avec les premiers contrats OEM vers les Tier 1.
La flotte installée de Blaxtair est donc de 25 000 unités. Ça reste petit par rapport au potentiel de marché, hein, j'en parlais tout à l'heure.
Et donc aujourd'hui, bien entendu, une grosse différence par rapport à la situation que on a pu connaître historiquement et ne serait-ce qu'il y a 4 ans, c'est qu'aujourd'hui, il y a une concurrence pour nous. Nous faisons face à une concurrence assez agressive de produits low-cost venus d'Asie, venus de Chine, hein, pour être très clair.
Et cette concurrence-là prend des parts de marché sur les nouveaux clients, on va dire, sur les gens qui sont les nouveaux adopteurs de cette technologie-là. L'inconvénient, bah c'est que c'est pas du business pour Blaxtair, notamment pour notre partie entrée de gamme.
L'avantage par contre, c'est qu'on n'est plus tout seul à évangéliser le marché et donc ça ouvre quand même le marché à beaucoup plus d'acteurs et ça nous permet à nous de nous positionner vis-à-vis des gens qui ont vraiment besoin de quelque chose qui fonctionne, c'est-à-dire qui sauve des vies. Et pour l'instant, sur le marché, il n'y a que Blaxtair qui sauve des vies, hein.
Le reste, ce sont des gadgets. Bien sûr, vous pouvez dire que je suis pas objectif dans ce jugement-là, mais on peut le prouver.
On peut prouver qu'on a un taux de détection et un taux de fausse alarme qui sont les seuls compatibles avec un accroissement significatif de la sécurité autour des véhicules. Et donc ça bon bien sûr tout ça s'appuie sur tout le marketing que nous faisons, toute la communication que nous faisons.
Et donc ça fait partie désormais de l'évangélisation du marché, en particulier vers les constructeurs. Notre travail, c'est d'expliquer en quoi une performance minimum est requise pour vraiment améliorer la sécurité autour des véhicules.
Donc nous considérons cet avènement de la concurrence comme plutôt un bon signe. Maintenant, c'est à nous de rester en avance du point de vue technologique et de saisir ces opportunités.
Alors on a annoncé ce changement stratégique il y a un peu moins d'un an. Donc je rappelle les deux piliers de valeur d'Arcure.
Le logiciel, donc nous souhaitons offrir des algorithmes d'IA de haute performance, pas seulement pour la détection de piétons comme nous l'avons fait historiquement, mais nous faisons beaucoup plus aujourd'hui. C'est bien sûr une détection des personnes, mais une détection aussi des autres véhicules, et donc nous appelons ça la perception du risque à laquelle nous associons une communication vers le véhicule pour permettre au véhicule d'avoir une réaction adaptée en fonction du niveau de risque estimé par l'IA.
Donc c'est vraiment très très différent, je dirais, d'une fonction basique de piéton/pas piéton. On est bien en avance par rapport à ça aujourd'hui.
Notre modèle jusqu'ici c'était de vendre un équipement qui intégrait du logiciel avec nos algorithmes. Ça reste le cas aujourd'hui, mais petit à petit la part logicielle, la part algorithme va grandir dans les mois et les années qui viennent, au départ avec les équipementiers de rang 1, ensuite vers les constructeurs également puisque les constructeurs vont intégrer de la puissance de calcul dans leurs machines, donc il sera possible de leur vendre des licences logicielles également.
Et puis accentuer la distribution puisqu'il est impossible d'adresser l'ensemble du marché tel qu'il se présente aujourd'hui avec une équipe, on a aujourd'hui à peu près 20 personnes dans l'équipe commerciale, c'est impossible avec 20 personnes. Donc ces 20 personnes vont plutôt être des animateurs de distributeurs, des animateurs de réseaux et ces réseaux vont vendre nos produits.
Ça va être essentiellement ça notre façon de travailler. Sachant que sur l'aftermarket, donc nous avons quand même une offre complète comme je disais, qui va de l'entrée de gamme, un produit performant mais accessible, jusqu'à une version très haut de gamme qui a tout un tas de fonctionnalités, qui est connectée, qui offre des fonctions de détection avancée, les fonctions d'analyse pour les clients.
Et nous sommes qu'au début de ça puisqu'il y a encore bien des caractéristiques techniques qui vont s'enrichir au fil du temps. Voilà.
Alors je rappelle la feuille de route 26-27 avec quelques jalons clés. Signer des nouveaux partenariats OEM.
Donc au premier semestre, on a commencé à délivrer là-dessus puisqu'on a annoncé le grand partenariat BOMAG. Nous avons dit dans le communiqué de presse que nous pensions annoncer un autre accord OEM majeur, donc avec un constructeur, au cours du deuxième semestre 2026, sachant qu'il y en a une vingtaine d'autres qui sont en négociation à l'heure actuelle.
Et puis nous pensons également pouvoir annoncer plusieurs accords OEM avec des Tier 1, avec des équipementiers de rang 1, dans les mois qui viennent. Ce sont des accords pour lesquels nous ferions essentiellement de la vente de logiciels.
Nous avons également annoncé en début d'année mettre des efforts sur un projet dans l'autonomie. Notre analyse est que aujourd'hui la technologie LLM permet enfin d'envisager de l'IA pour l'autonomie des véhicules off-road dans une approche qu'on appelle end-to-end, c'est-à-dire une approche dans laquelle il n'est pas nécessaire de fixer des règles de pilotage du véhicule, c'est-à-dire c'est le véhicule lui-même qui est capable de prendre des décisions avec une IA qui est capable de raisonner, hein.
Donc pour ceux qui sont familiers avec le monde des LLM, ils comprennent le concept. Et donc ça, c'est une nouveauté.
Ça n'existait pas ne serait-ce qu'il y a 2 ans. Et d'ailleurs, ça n'existe toujours pas, mais la technologie permet d'envisager aujourd'hui d'utiliser ces approches-là pour faire du véhicule autonome.
Donc notre idée, c'est de dire, avec premièrement notre base installée de Blaxtair, 25 25 000 Blaxtair dans le monde, donc une capacité de captation de données, etc., avec notre savoir-faire en IA développé au cours des 17 dernières années, nous pensons avoir des atouts décisifs pour être un acteur incontournable de l'autonomie du véhicule off-road dans les années qui viennent. Et donc pour ça, nous faisons un effort tout au long de l'année 2026 pour lancer un projet.
Forcément, nous ne serons pas seuls dans ce projet, nous n'avons pas les moyens financiers de le financer entièrement, donc nous allons nous appuyer sur des partenariats, partenariats avec certains constructeurs, partenariats avec des utilisateurs finaux, mais partenariats technologiques également, pour lancer un projet d'autonomie donc qui sera annoncé, nous pensons, avant la fin de cette année. C'est quoi l'intérêt pour Blaxtair ?
Premièrement, c'est la mise en valeur de notre savoir-faire technologique. Deuxièmement, c'est qu'il y a une opportunité considérable, hein, puisque aujourd'hui tous les utilisateurs d'engins sont absolument en recherche de solutions d'autonomie pour plein de raisons.
La première raison, c'est qu'il y a une pénurie de compétences de conducteurs. La deuxième raison, c'est que ça permet d'envisager des gains de fiabilité, de compétitivité considérables pour tous les opérationnels.
Donc dès que un acteur sera capable d'avoir cette solution totalement autonome, hein, contrairement à tout ce qui a été exploré les 10 dernières années, là on parle de solutions qui ne nécessitent pas d'infrastructure, qui ne nécessitent rien de particulier, le premier acteur qui proposera ça, bien entendu, il aura une avance décisive. Troisième point qui avait été évoqué en début d'année donc pour la feuille de route 26-27, c'est de procéder à des dépôts de brevets.
Jusqu'ici, on ne l'avait pas fait, on pensait que ce n'était pas utile et stratégiquement pas intéressant. Notre analyse, c'est qu'aujourd'hui ça devient intéressant dans nos secteurs traditionnels de la gamme Blaxtair.
Et ensuite donc l'expansion sur nos marchés secondaires. En fait, notre couverture géographique n'est pas suffisante aujourd'hui.
Donc nous essayons de mettre une bonne partie de nos moyens commerciaux dans un effort spécifique d'identification, de formation, de développement des distributeurs. C'est incontournable si on veut avoir la croissance recherchée dans les années qui viennent.
Voilà, donc une page de conclusion très rapidement pour rappeler ce qui arrive. Donc les résultats, cette fois-ci, du premier semestre 2026 seront publiés le vendredi 25 septembre 2026 et donc ils seront suivis également d'un webinaire, hein, probablement le 25 après-midi, ça reste à confirmer.
On publiera les liens d'inscription. Comme je disais, on pense pouvoir annoncer un accord de partenariat OEM avec un constructeur majeur avant la fin du semestre.
Voilà. Et puis donc cette publication d'aujourd'hui n'est pas dédiée aux résultats.
Néanmoins, on communique sur le fait que le plan d'économie qui a été lancé mi-2025 a bien porté ses pleins effets à partir du 1er avril 2026. Donc on avait annoncé des économies annuelles de la classe 1,7 million d'euros.
Donc avril 2026, donc c'est important pour ceux qui essaient de comprendre, on va dire, l'équation de rentabilité de la société. C'est une période de transition, on passe par un point bas de chiffre d'affaires.
On est passé par un point bas de chiffre d'affaires en 2025. On pense qu'on va retrouver un niveau de croissance.
Néanmoins, il est important de rester rentable même pendant la période où le chiffre d'affaires est plus bas. C'était l'objectif de ce plan d'économie, et donc ce plan d'économie a porté entièrement ses fruits.
Voilà, donc je vais arrêter le partage et on va pouvoir répondre aux questions qui ont été posées.
Chiara
Tout à fait, il y en a quelques-unes. Du coup, une des premières questions se porterait sur la montée de l'Asie-Pacifique à 1,3 million de chiffre d'affaires.
Et la demande, ça serait : est-ce dû à un important contrat ? Est-ce plus diffus, diversifié ?
Et est-ce que c'est pérenne ? Est-ce que ça peut être considéré comme une chose récurrente sur les prochains trimestres, voire sur 2027 ?
Franck
Alors clairement, il y a un gros contrat qui est alors il est pas pérenne, mais il est quand même sur plusieurs semestres, qui s'est présenté. Alors il faut savoir ce phénomène où on a des gros contrats, il se produit tout le temps.
Tout le temps des contrats qui pèsent assez lourd dans le chiffre d'affaires. Donc là, il n'y a pas que ça dans l'Asie-Pacifique, mais ça fait partie.
J'ai parlé donc de l'Australie, on a gagné un contrat important en Australie qui va amener du chiffre d'affaires sur plusieurs semestres. Mais il y en a d'autres sur d'autres territoires également.
Donc oui, c'est vrai que il y a un deal majeur qui affecte le chiffre d'affaires du premier semestre. Mais quand on analyse les différents semestres, ça se passe toujours comme ça.
Il y a toujours des deals plus importants que d'autres, ce qui explique aussi que il est difficile d'analyser la répartition géographique sur des périodes trop courtes. Et nous, on pense que l'analyse à l'année, c'est la maille la plus étroite qui est pertinente.
L'analyser au semestre, c'est pas forcément ultra pertinent. Voilà.
Chiara
D'accord. En parlant de gros contrats, il y a une question sur le partenariat avec Liebherr.
Comme on évoque régulièrement une arrivée potentielle de nouveaux partenariats stratégiques, Liebherr par contre, le dernier achat significatif a été effectué en 2024. Est-ce qu'on peut indiquer où en sont aujourd'hui les relations commerciales ?
Franck
Alors Liebherr continue à acheter un petit peu du Blaxtair, continue à le vendre, hein. Moi, je vais sur tous les salons, notamment à CONEXPO qui est le gros salon en Amérique du Nord dédié aux engins de travaux.
Et donc Liebherr présentait une chargeuse avec un Blaxtair dessus. Donc ils continuent à vendre du Blaxtair.
Ils nous en achètent un petit peu mais très peu. Ça, c'est sur les générations d'avant.
Sur les générations futures, on a une discussion avec eux en cours puisque eux, ils ont annoncé que ils avaient leur propre solution, sauf que personne ne l'a encore vue, hein, toujours pas finalisée, ce qui crée finalement une situation très originale pour Liebherr qui a été le premier acteur de ce domaine-là à proposer une solution d'IA pour détecter les personnes avec Blaxtair, et qui se retrouve aujourd'hui parmi les leaders mondiaux un des seuls à ne rien avoir. [Rires] Donc c'est quand même une situation intéressante.
Et donc nous, on est bien sûr en discussion avec eux pour les aider avec nos nouvelles générations de produits. Mais aujourd'hui, on n'est qu'au stade de la négociation.
Il y a rien qui est annoncé pour le moment.
Chiara
Prochaine question se porterait plutôt sur les communiqués de presse qui signalent l'impact notamment de la réduction des coûts qui est attendu sur les 3 derniers trimestres. Faut-il comprendre en fait entre les lignes que le semestre 1 restera en perte de façon significative ?
Je sais que tu as commencé à en parler effectivement dans la présentation, peut-être plus en détail.
Franck
Alors non, ça sera quand même pas le cas. Le premier semestre ne sera plus en perte significative, ça non.
C'est vrai que l'année 2025 correspondait à des pertes significatives, c'est incontestable. Non, on a quand même enregistré l'essentiel des économies à la fin de l'année 2025.
C'est juste qu'il restait encore quelques coûts résiduels pour atteindre le total des économies lors du premier trimestre. Mais le résultat net du premier semestre ne sera absolument pas aussi catastrophique, on va dire, que l'a été celui du deuxième semestre 2025.
Non.
Chiara
Du coup, dans cette optique-là, les questions suivantes portent sur la croissance séquentielle de la contribution des OEM au S2 2026. Est-ce que c'est envisageable ?
Est-ce que c'est quelque chose qui pourra être maintenu durablement dans sa rentabilité ?
Franck
Alors oui, en tout cas bien sûr le semestre commence à peine, mais notre analyse, c'est que la part OEM dans le chiffre d'affaires du deuxième semestre 2026 va être beaucoup plus importante grâce à la montée en puissance du contrat Jungheinrich, grâce aux premières ventes avec BOMAG, plus les autres contrats OEM qu'on n'a pas le droit d'annoncer pour l'instant, hein, mais qui sont quand même en discussion très avancée. Et donc on a aujourd'hui un chiffre d'affaires OEM qui devrait grandir très très significativement en euros au deuxième semestre, sachant que le chiffre d'affaires au global, aussi hein, dans notre analyse, le chiffre d'affaires global doit croître significativement au deuxième semestre 2026.
Chiara
Aurais-tu un horizon estimé pour cette stratégie qui permettrait à Arcure d'atteindre une croissance organique à deux chiffres maintenant que tout est stabilisé ?
Franck
Oui, ben on ne donne pas de guidance. Néanmoins, on avait communiqué, donc on maintient ça, hein, en début d'année, on avait communiqué sur le fait qu'on aurait une croissance à deux chiffres sur l'exercice 2026.
Et donc on maintient ça. On maintient le fait que sur l'exercice 2026, il y aura une croissance à deux chiffres.
Chiara
Une nouvelle question vient d'apparaître aussi sur un sujet différent. Mais quelle est la part du CA sur les solutions d'entrée de gamme ?
Franck
Alors ça reste minoritaire. Néanmoins, ça commence à peser assez lourd.
Alors j'ai pas le chiffre exact. Je l'ai plutôt en nombre.
Mais en nombre de Blaxtair, donc sachant que c'est des Blaxtair qui en moyenne se vendent 50 à 70% 30 à 50% moins cher. Et donc en nombre, il se vend à peu près autant de Blaxtair d'entrée de gamme que de Blaxtair haut de gamme, hein.
Donc nous en interne, on appelle ça le Blaxtair AHD, la version d'entrée de gamme, qui est une version donc analogique AHD, et la version haut de gamme, on l'appelle Blaxtair 5 en interne. Donc voilà, en quantité, on arrive à peu près sur les mêmes ordres de grandeur avec un différentiel de prix de 30 à 50% en fonction des versions.
Voilà.
Chiara
Nous avons une autre question qui vient d'apparaître aussi sur les projets d'autonomie des véhicules. Est-ce plutôt prévisible dans un secteur professionnel ou particulier ?
Franck
C'est uniquement secteur professionnel, hein. C'est vraiment on reste dans notre domaine habituel du chariot élévateur et de l'engin de construction.
Aujourd'hui, on n'a pas décidé dans quel secteur nous lancerions ce projet, mais il sera lancé dans l'un des deux secteurs, pas les deux, hein, probablement pas les deux. Et on n'ira jamais sur le secteur routier qui est déjà occupé par tout un tas de gens, et c'est le red ocean le secteur automobile, donc on n'a pas du tout envie d'aller là, alors que dans le secteur des chariots élévateurs, il y a un vrai besoin qui est exprimé.
Tous les acteurs ont des projets internes, mais ils n'ont pas le savoir-faire en IA pour le faire. Donc pour l'instant, personne n'a lancé de projet end-to-end.
Donc nous on se dit il y a un boulevard, il faut vraiment qu'on y aille, et maintenant. Faut pas attendre 2 ans pour le faire.
Donc c'est vraiment le secteur off-road, hein, c'est pas du tout sur la route.
Chiara
Eh bien actuellement, ça conclut les questions posées. Si jamais il y a des questions de dernière minute, je vous invite à les écrire incessamment sous peu dans le channel de questions-réponses.
Et sinon, nous avons toujours à disposition l'adresse [email protected] qui permet de poser des questions après coup et notre équipe vous répondra dans les meilleurs délais.
Franck
Ensuite, pour compléter votre information, moi je vous invite à nous suivre sur LinkedIn puisqu'on publie régulièrement des choses qui concernent nos produits. Notre site web est assez fourni et il y aura une refonte du site web au cours du semestre.
C'est un gros travail à l'heure actuelle de l'équipe marketing. Donc j'invite également à suivre notre site web pour voir la refonte du site web.
Il va être assez innovant, assez intéressant, et ça permettra justement d'avoir pas mal d'informations pour les gens qui veulent en savoir plus sur nos solutions. Voilà, ben écoutez, s'il n'y a pas d'autres questions, donc on va conclure ici.
Comme l'a dit Chiara, vous pouvez poser des questions en dehors de cette réunion sur l'adresse [email protected]. On essaie de répondre en général dans la limite de ce que nous impose la publication des informations sensibles, hein, donc on ne peut pas donner à une personne accès à une information qui n'est pas publique, hein, mais on donne quand même pas mal d'informations aux gens qui ont besoin de contexte et de comprendre les drivers de performance ou la stratégie de la société.
Voilà, donc cela conclut ce webinaire. Donc je vous remercie
Chiara
Excuse-moi Franck, deux questions viennent d'apparaître. Une question demandant plus d'informations sur le deal avec ACTIA, et quel est le coût estimé du POC ?
Du POC.
Franck
Le deal avec qui ? ACTIA ?
Chiara
ACTIA. A-C-T-I-A.
Franck
ACTIA, oui. ACTIA, il n'y a pas de deal avec ACTIA.
C'est des gens avec qui on discute bien sûr, on se connaît bien. Ils ont des produits intéressants, on pense qu'on peut faire quelque chose avec eux.
Pour l'instant, on n'a aucun deal avec ACTIA qui est annoncé, hein, aujourd'hui. Et la deuxième question ?
Chiara
C'est le coût estimé du POC.
Franck
Du POC, j'imagine que ça parle de ACTIA également, mais il n'y a pas de POC. Donc je sais pas trop répondre à cette question du coup.
Chiara
Je n'ai malheureusement pas plus d'informations que cette question. Mais la personne
Franck
Ouais, les accords avec les Tier 1, pour l'instant, il n'y en a aucun qui est annoncé, clairement. On a plusieurs discussions assez avancées avec plusieurs équipementiers de rang 1, mais quand il y aura un deal signé officiellement, on fera un communiqué de presse.
Et on pense qu'il y en aura au deuxième semestre 2026.
Chiara
Ceci devrait conclure normalement les questions.
Franck
Très bien. Donc merci beaucoup.
Rendez-vous fin septembre pour le prochain communiqué de presse relatif aux résultats S1 26 et le webinaire qui suivra. Merci et bon été à tous.
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