Franck
Bonjour à tous. Bienvenue sur cette conférence.
Donc, on va laisser quelques secondes pour que tout le monde puisse rentrer dans la conférence. On a pas mal d'inscrits.
On a prévu un créneau maximum d'1 heure, ce qui devrait être suffisant. Et donc, on va bientôt pouvoir démarrer.
Je vais vous décrire un petit peu le déroulé de cette présentation, la structure de la présentation. Voilà, on peut démarrer.
Donc, bonjour à tous. Bienvenue sur cette conférence Arcure.
Donc, c'est la conférence qui est destinée aux individuels, hein, les investisseurs individuels en langue française. Et donc, que nous faisons à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires de l'exercice 2025.
Nous avons publié ce matin un communiqué de presse qui, non seulement donc décrit le chiffre d'affaires de l'exercice 2025, mais donne des éléments de stratégie sur lesquels, bien entendu, je vais revenir maintenant. Donc, la présentation va se dérouler en deux parties.
D'abord, donc on a ces quelques planches que je vais dérouler qui parlent à la fois de l'activité de 2025 et de la stratégie. Et puis ensuite, donc on ouvrira la possibilité pour chacun des participants de poser des questions dans le module qui s'appelle Q&R.
Donc, normalement dans Teams, vous l'avez en haut. Donc, vous allez dans Q&R, vous posez vos questions par écrit.
Donc, il n'y aura pas de possibilité de prendre la parole, hein, comme à chaque fois, mais par contre d'écrire des questions. Alors, essayez d'être assez concis parce qu'il risque d'y en avoir beaucoup.
Et on y répondra donc dans cette deuxième partie. Je serai aidé en cela par Kiara et Virginie pour un petit peu trier les questions, essayer de regrouper les réponses.
Voilà, on commence le déroulé de la présentation à proprement parler maintenant. Donc là, la première partie, je vais décrire un petit peu ce qui s'est passé au deuxième semestre avec, bon, d'une part la constitution du chiffre d'affaires, un petit peu de détails sur ce qui s'est passé du point de vue de la top line, ensuite des éléments sur lesquels on avait communiqué déjà en septembre, qui correspondent au plan d'économies qui a été déroulé, et puis les accomplissements de l'année et donc, bien sûr, pas mal de travaux autour de l'activité OEM, hein, qui est essentielle pour nous.
Donc, je commence par la décomposition du chiffre d'affaires. Donc, on a réalisé lors de l'exercice 2025 un chiffre d'affaires total de 12,6 millions d'euros.
Donc, qui est finalement le signe que on a fait au deuxième semestre exactement le même chiffre d'affaires qu'au premier semestre. Donc, ce chiffre d'affaires de 12,6 millions d'euros est en net recul par rapport à l'exercice précédent, hein.
Donc, bien sûr, la contraction d'activité observée au premier semestre s'est confirmée au deuxième semestre, hein. Donc, bien entendu, c'est pas un motif de satisfaction, hein, et notre analyse de la situation, c'est que c'est un phénomène qui est temporaire, qui correspond à deux éléments principaux : d'une part, la fin de notre contrat OEM principal avec Liebherr, qui, comme c'est indiqué dans le communiqué de presse, générait l'an dernier de la classe de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, hein.
Donc forcément, ça, c'est une baisse significative. Et le nouveau contrat OEM que nous avons avec Jungheinrich n'ayant pas encore pris le relais, on va y revenir, hein, mais du coup, ça a un impact direct, ce qu'on appelle un effet de base.
L'autre élément, il est conjoncturel, un petit peu de contraction économique sur nos territoires de prédilection. Au premier semestre, c'était beaucoup en Europe, au deuxième semestre, c'était plutôt en Amérique du Nord.
Et donc, globalement sur l'année, voilà, sur tous nos territoires de prédilection, un retard systématique de tous les projets d'investissement qui se combine avec la présence d'une compétition low cost agressive qui fait que, par endroit, on peut aussi perdre des marchés face au low cost. Et on va y revenir puisque maintenant on a une réponse à ça, on a un produit qui adresse ce segment du marché.
Concernant donc le split géographique, finalement la France a conservé un très bon chiffre d'affaires puisqu'on a, en euros, quasiment le même chiffre d'affaires que l'exercice précédent. Et donc là, bien sûr, en pourcentage, ça remonte très nettement avec 27% du chiffre d'affaires en domestique, en France.
La grosse déception, c'est l'Amérique du Nord qui se contracte à 21% maintenant du chiffre d'affaires. Donc, c'est vraiment faible.
Et on reviendra sur les éléments d'explication de cette contre-performance. Et puis ensuite, donc bien sûr, on garde une activité importante dans le reste de l'Europe, en particulier en Grande-Bretagne, en Espagne, en Allemagne.
Voilà, donc ça, on a des bureaux commerciaux dans ces territoires-là qui font que on a une certaine présence. La partie distribution, bon ben le phénomène principal, c'est ce que je disais, donc la fin du contrat Liebherr fait que la portion OEM monté usine est réduite maintenant à 6%, hein, puisqu'on a commencé à recevoir quand même les premières commandes de Jungheinrich, donc il y a un peu d'activité, mais on n'a pas encore eu la montée en puissance de ce contrat qui se passera sur l'exercice 2026.
Donc du coup, la moitié des ventes, 46%, se fait au travers du réseau de distribution des OEM, hein, donc les concessionnaires locaux des différentes marques de chariots ou d'engins de construction, 1/4 ensuite du chiffre d'affaires en vente directe, et puis 1/4 au travers de nos partenaires de distribution. D'ailleurs, je vois là qu'il y a certains d'entre eux qui participent à la conférence, donc je les salue, notamment à l'international.
Donc, on a, bien sûr, donc une répartition globale hors OEM qui est à peu près équivalente à ce que c'était précédemment, mais bon, voilà, la portion OEM étant beaucoup plus faible, ça change complètement toutes ces proportions, sachant que, on va en parler dans la stratégie, la part distributeur, normalement, devrait croître dans le futur puisqu'on va maintenant, à partir du début 2026, démultiplier notre réseau de distribution, y compris sur les territoires où on a une présence directe. On va y revenir parce qu'il y a vraiment une explosion de la demande sur notre marché.
Et ayant désormais une gamme complète qui va de l'entrée de gamme jusqu'au haut de gamme, il est très important que, bah, tout utilisateur final qui a besoin d'une technologie Blaxtair puisse recevoir une offre. Et donc, pour couvrir cette demande très importante du terrain, on ne va pas pouvoir démultiplier notre force de vente directe, donc on est obligé de renforcer notre réseau de distribution.
Donc, sur l'année 2025 et notamment au deuxième semestre, donc on a procédé à des choix douloureux entre guillemets, puisqu'on a fait un plan d'économies, c'est jamais simple pour un industriel de faire un plan d'économies. On mesure donc, au début de l'exercice 2026, une baisse complète de nos coûts fixes de l'ordre de 1,7 million d'euros, ce qui correspond à des économies faites d'une part sur les achats et d'autre part sur le staff.
Comme vous le savez, on a fait une réduction d'effectifs au mois de septembre qui a touché significativement à la fois la France et les États-Unis. Et donc, c'est comme ça qu'on arrive à cette réduction de nos coûts pour préserver notre profitabilité et préserver la trésorerie de la société.
Alors, les choix qui ont été faits pour faire ces économies, ils sont guidés par les orientations stratégiques de la société et donc avec deux piliers principaux qu'on va avoir l'occasion de développer au cours de cette présentation : d'une part, la focalisation sur les algorithmes, donc ça veut dire que, voilà, les réductions de capacité se sont faites surtout sur la partie hardware, hein, on va dire, hein, qui concerne le développement du hardware, et puis une intensification des moyens que nous mettons dans les relations avec les OEM, donc que ce soit des fabricants de machines ou des équipementiers de rang 1. Donc, on a intensifié, bien entendu, l'effort et préservé les ressources qui concernent donc la distribution OEM.
Et puis également, donc comme je l'ai dit, comme on veut développer la distribution dans le futur, bien entendu, on a maintenu et renforcé nos relations avec nos distributeurs mondiaux. Donc, les succès de l'année, bien entendu, au premier rang de ces succès, il y a Jungheinrich qui a annoncé donc la mise en production de Blaxtair option d'usine sur l'ensemble de ses gammes de chariots.
Donc, c'est un contrat qui est très important. Jungheinrich, 3e acteur mondial du chariot élévateur, qui donc produit, de la classe, 45 000 chariots par an.
Donc, ça veut dire que c'est un partenaire qui est essentiel pour nous. On a déjà commencé donc à faire des livraisons de Blaxtair pour du montage usine chez Jungheinrich, et on va avoir donc progressivement une montée en puissance de ce partenariat tout au long de l'exercice 2026.
On vise des pénétrations normalement supérieures à 20%, hein, c'est ce qu'on observe dans le temps quand un constructeur choisit de monter une option d'usine, et avec l'ambition, bien sûr, d'avoir des pénétrations bien plus importantes puisque si la technologie se généralise et si les utilisateurs finaux généralisent ça dans leurs opérations, normalement on devrait avoir des taux de pénétration au-delà du 50%. C'est notre ambition en tout cas pour le moyen terme.
En parallèle, donc tout au long de l'année, nous avons eu des échanges avec tous les grands OEM. Ils ont tous une feuille de route dans l'IA et donc nous sommes positionnés sur tous ces appels d'offres, que ce soit pour de la fourniture donc de caméras intelligentes, d'architecture centralisée, de logiciels purs.
Voilà, on est présent sur tous les segments du marché OEM. Et donc, j'aurai l'occasion d'y revenir, mais on a, nous, le projet de remporter certains de ces marchés dès le premier semestre 2026.
L'année 2025, normalement, aurait dû correspondre à un certain nombre de succès dans le domaine. Beaucoup de décisions ont été retardées.
Donc, on a, nous aujourd'hui, dans nos prévisions, des nouveaux contrats OEM qui tombent dès le début de l'année 2026, sachant qu'entre le moment de la contractualisation et le moment où ça génère du revenu de façon significative, il peut se passer quand même 12 mois. Donc, ça veut dire que il faut avoir ces victoires-là en 2026 pour avoir du revenu et des marges en 2027, à partir de 2027, sur la partie OEM.
Le dernier volet, bien sûr, c'est le déploiement du Blaxtair Ax3D. Donc, conscient du fait que, désormais, nous avons une concurrence qui arrive par l'entrée de gamme et par le low cost, nous avons mis sur le marché une version d'entrée de gamme donc qui s'appelle Blaxtair Ax3D, qui correspond donc à un produit Blaxtair qui offre la fonction de base qui est la détection de piétons, mais avec un excellent niveau de performance.
Notre approche avec Ax3D, c'est de dire : pour les gens qui veulent de la pure détection de piétons, il faut qu'ils puissent avoir accès à l'excellence technologique de Blaxtair avec donc notre capacité à faire un produit qui est très fiable, qui est robuste, qui a une très bonne performance de détection, qui n'a pas de fausses alarmes, donc avec tous les acquis de 16 ans de recherche en technologie pour avoir cette performance-là, qui est inégalée aujourd'hui sur le marché. Il n'y a personne qui est capable de proposer le niveau de performance du Blaxtair, en particulier dans les solutions low cost.
Et donc, avec Ax3D, on a une offre qui est abordable, donc qui n'est pas en compétition avec le très peu cher et les caméras qui tombent en panne au bout de 15 jours, mais on est capable d'offrir quand même une performance sérieuse à un budget vraiment serré. Et donc, notamment pour tous les industriels internationaux qui sont en recherche de solutions qui marchent, on va dire, hein, qui sont assez robustes, c'est une bonne solution, voilà, à condition de ne pas avoir besoin de la connectivité, de détecter d'autres choses, etc.
Si on a besoin de la fonction de sécurité de base, voilà, Blaxtair Ax3D est la bonne réponse. Donc, on a mis sur le marché en Europe au milieu du premier semestre et on a fini aussi par le mettre sur le marché en Amérique du Nord à la fin du deuxième semestre, ce qui fait que maintenant donc il est déployé commercialement sur l'ensemble du monde.
Et il a d'ores et déjà pris la première place dans le portefeuille produit de la société devant le Blaxtair Origin. Et voilà, et donc au cours de l'année 2026, nous, notre analyse, c'est que le succès de Blaxtair Ax3D va être confirmé et on va donc, nous, renforcer notre déploiement commercial dans le monde entier avec ce produit-là.
À la fin de l'année 2025, nous avons annoncé une réorganisation de la société qui fait suite, bon voilà, au plan d'économies, au plan de réduction d'effectifs. En parallèle, au cours du deuxième semestre, le conseil d'administration a réfléchi à la gouvernance, a fait des choix.
Et donc, voilà, pour faire suite au départ de Jean-Gabriel, Patrick Mansuy, co-fondateur de la société, est revenu donc dans l'opérationnel, après 2 ans où il était allé faire autre chose. Donc, il redevient en tant que directeur général délégué, basé en France et donc il va partager avec moi la direction de la société.
Ça nous a semblé essentiel de reconstituer l'équipe dirigeante d'origine pour pouvoir faire les transformations très importantes, dont je vais parler dans la suite de la présentation, qui nécessitent quand même une très grande homogénéité de l'équipe de direction et qui nécessitent bien sûr une légitimité. Donc voilà, on a pensé que c'était la bonne personne pour faire ces transformations majeures.
On va maintenant passer sur la partie stratégie. On a annoncé mi-décembre 2025 une transformation en profondeur de la société qui correspond à l'analyse stratégique qui est faite de notre marché.
On a créé il y a 16 ans à la fois la technologie Blaxtair, le marché, on l'a créé aussi, à une époque où, bah, faire ce qu'on fait aujourd'hui, faire de la détection, notamment de la détection de piétons de façon fiable en utilisant des algorithmes d'intelligence artificielle, ça nécessitait un matériel très spécifique, très cher, et donc à l'époque on développait notre matériel, on le commercialisait, on l'industrialisait, on le fabriquait. Depuis, de l'eau a passé sous les ponts et en particulier le secteur automobile a embrassé l'IA, ce qui fait que on peut désormais disposer de composants électroniques venus du secteur automobile pour faire de l'IA embarquée avec des bonnes puissances de calcul.
Et donc, fort de cette analyse, nous avons décidé, depuis les générations précédentes du Blaxtair, de commencer à utiliser les composants du secteur automobile, ce qui nous a permis, bien sûr, de rendre le produit plus abordable, d'améliorer notre profitabilité également, de rendre le produit plus compact et plus performant également. Et donc, cette tendance-là n'est qu'au début.
On va continuer à avoir des progrès dans le secteur des composants. Et donc, ça, le corollaire de ça, bon ben d'une part c'est ça nous permet nous d'être plus profitables et de vendre des produits plus abordables, mais ça occasionne aussi quand même une transformation de notre marché puisque ça a permis l'émergence de concurrents et notamment de concurrents low cost qui sont une partie de l'explication quand même de la baisse de notre chiffre d'affaires.
Donc, il est très important pour nous de comprendre les éléments fondamentaux de cette évolution du marché et d'en tirer les conséquences. Et la conséquence pour nous, c'est que, face à du hardware qui devient de plus en plus une commodité, notre meilleure réponse, c'est de nous spécialiser dans ce qui fait la différence entre un produit qui se vend cher, un produit qui a de la valeur, un produit haut de gamme et un produit d'entrée de gamme, et la différence, elle est sur l'algorithme.
Et c'est là, il se trouve que c'est là que nous sommes les meilleurs. On est reconnu pour la performance du produit, on est reconnu parce que c'est un produit qui a peu de fausses alarmes, voire pas de fausses alarmes.
C'est-à-dire que le client ou le concessionnaire, il est assez à l'aise pour relier le Blaxtair avec un système de ralentissement automatique, chose qui est infaisable avec des produits peu fiables. Et donc, cette force sur la performance, cette force qui est liée à l'ancienneté de la technologie et au fait qu'on a une base de données qui est unique au monde, bah il faut qu'on l'exploite à fond, notamment dans un contexte de généralisation de l'IA sur le marché off-road.
Il faut absolument qu'on puisse concentrer tous nos moyens, toutes nos ressources sur la portion algorithmique de notre activité et que on laisse la partie hardware à des gens dont c'est le métier, qui sauront scaler les volumes en hardware et qui seront mieux équipés pour conduire la bataille des prix, on va dire, sur le hardware. Si nous, on reste sur le segment hardware, on va juste avoir nos marges qui seront écrasées dans le cadre de cette concurrence-là et on aura moins de moyens pour nous différencier sur la partie algorithme.
Donc ça, c'est l'analyse fondamentale qui a été faite pour décider de nous recentrer et donc d'avoir une bascule de nos activités vers l'IA avec, bien sûr en ligne de mire, le véhicule autonome. Donc, il y a bien sûr depuis des années des projets de véhicules autonomes, il y a des véhicules autonomes partiels, on va dire, notamment les AGV, des gens qui ont essayé de se lancer dans le full autonome trop tôt, on va dire, hein.
Notre analyse, c'est que c'est le bon moment maintenant pour se mettre en route vers le véhicule autonome et aider les constructeurs à faire l'IA du véhicule autonome. Et donc, je vais y revenir, hein, mais donc voilà, cette transformation vers du pur algorithmique, elle va dans un premier temps servir le marché de la perception intelligente autour des engins, qui se généralise, hein, il faut vraiment être clair là-dessus, tous les constructeurs ont une feuille de route sur l'IA et la perception intelligente, tous les utilisateurs finaux veulent aujourd'hui des technologies comme Blaxtair, mais de plus en plus, on va pouvoir rajouter des fonctionnalités de perception qui amènent plus de valeur, que ce soit pour la sécurité ou pour les moyens de production de la société, en allant vers l'autonomie partielle puis totale de ces véhicules, que ce soit des véhicules de chantier ou des chariots élévateurs.
Donc, on voit que tous les constructeurs, au-delà de leurs projets en IA et en perception intelligente, ont l'objectif d'avoir des véhicules autonomes dans leur gamme, tout simplement parce qu'ils ont une pression énorme de leurs clients autour de ça pour faire face à la pénurie de conducteurs, hein, qui touche absolument tous les secteurs et tous les territoires. Donc, la transformation de l'entreprise pour aller vers un modèle où on fait exclusivement, on va dire, de l'IA et des algorithmes, bah c'est une transformation qui va se faire sur plusieurs années, hein, et donc, comme le dit Patrick là dans le communiqué de presse de ce matin, on ne va pas avoir en 2026 tout notre revenu qui vient des algorithmes.
Non, ça va prendre plusieurs années, ça va se faire au travers de différents partenariats qui vont se nouer au fil des années, mais on pense que d'ici la fin de la décennie, la grande majorité de notre revenu viendra des algorithmes. C'est clairement la route que nous traçons aujourd'hui.
Alors, comment on fait cette transformation ? Ben, on commence par aligner l'organisation sur ces objectifs-là.
On l'a fait malheureusement quand il a fallu choisir où faire les économies, mais de façon générale, à partir de maintenant où on est dans un contexte où on n'est pas en train d'essayer de faire des nouvelles économies, on est en train juste d'essayer d'aligner l'organisation vers les choix stratégiques qui ont été décidés, et bien on va transformer toute l'entreprise, service par service, fonction par fonction, pour orienter les investissements, les ressources, les compétences, les formations, les outils vers une société qui va de plus en plus fournir des algorithmes, développer des algorithmes, vendre du logiciel. Donc, même si on ne va pas devenir un éditeur de logiciels, mais la valeur ajoutée étant dans l'algorithme, l'algorithme il se traduit par un logiciel, et donc c'est sûrement ça qu'on va vendre de plus en plus.
Ensuite, il y a le ramp-up commercial des différents contrats OEM qui portent sur du pur logiciel ou sur du logiciel pur plus matériel. Ça, c'est ce qui va normalement nous permettre quand même de retrouver la croissance et la rentabilité dès cette année, hein, puisque il y a le ramp-up de Jungheinrich, mais comme je le disais, on pense nous remporter d'autres marchés OEM.
Et puis donc l'expansion de notre réseau de distribution, comme j'ai dit tout à l'heure, face à une explosion du marché, il est essentiel qu'il y ait beaucoup plus de vendeurs et donc je vais y revenir. Et tout ça dans un cadre où on défend toujours nous le sérieux budgétaire et donc on n'a pas l'intention de se mettre en risque sur le plan financier.
C'est pour ça qu'on a fait un plan d'économies en 2025 et on va rechercher, exercice après exercice, toujours un bon niveau de profitabilité et de génération de cash. Donc, en synthèse, là, il y a les différents aspects de la feuille de route et les milestones de la feuille de route 26-27.
Je vais commencer par la fin, le développement du réseau, c'est vraiment quelque chose qui va nous occuper et on s'est fixé l'objectif dès l'année 2026 de décupler notre réseau de distribution. Donc, ça veut dire que aujourd'hui on a un certain nombre de vendeurs et qu'on pense qu'à la fin de l'année on pourrait avoir multiplié par 10 le nombre de vendeurs.
Donc ça, ça veut dire qu'il faut beaucoup plus de réseaux de distribution dans tous les territoires, y compris les territoires où on est déjà présent, aider nos distributeurs actuels à se développer en leur fournissant le bon niveau de formation, les outils marketing, etc. Voilà, donc on a un gros travail qui est prévu sur le volet distribution et tous nos vendeurs petit à petit vont devenir, eux aussi, des animateurs d'un réseau de distribution.
On a un volet protection IP. Historiquement, on n'a pas souvent déposé des brevets.
Notre analyse, c'est que l'évolution de la technologie rend possible aujourd'hui le fait de déposer des brevets. Et donc, voilà, on va avoir sûrement au cours de l'année 2026 pas mal de travaux sur ces sujets-là et peut-être un changement de paradigme sur la politique IP du groupe Arcure.
Comme j'en parlais tout à l'heure, l'autonomie qui est clairement en ligne de mire pour tous les constructeurs avec lesquels on travaille, hein, ils ont tous cet objectif-là, en tout cas les majeurs, hein, les 20 premiers mondiaux. Et donc, notre travail, c'est d'être l'acteur de référence de l'IA pour l'autonomie off-road.
Et donc, on souhaite, nous, dès 2026, avoir des premières preuves de concept de l'utilisation de notre technologie d'intelligence artificielle dans un cadre qui vise l'autonomie des véhicules. Donc, on aura l'occasion de recommuniquer sur cet axe-là, mais nous on a prévu dans le budget 2026 de dédier des efforts spécifiques à ces projets-là.
Parce que sinon, le risque c'est finalement de se faire corneriser à un moment donné à cause de la concurrence excessive, de la plus grande disponibilité du matériel, et de rater finalement ce qui est l'upside évident de notre marché, de nos technologies, qui est l'autonomie dans le véhicule en dehors de la route. Donc, il y aura des actions et des projets concrets dès cette année sur le thème de l'autonomie.
Et donc enfin, les partenariats, bon ben c'est vraiment le travail du quotidien qui, bien sûr, est engagé depuis des années. Donc, la signature de nouveaux contrats OEM, que ce soit avec des constructeurs de machines ou que ce soit avec des Tier 1, avec des équipementiers de rang 1, puisque dans le cadre d'une stratégie où nous on vise d'être l'acteur dominant en matière d'algorithmique, on n'a aucun problème, on va dire, à faire en sorte que des équipementiers de rang 1 utilisent notre technologie dans leurs propres équipements.
Et donc, on parle là de gens qui fournissent du matériel d'IA pour les engins off-road ou des caméras intelligentes. L'idée, c'est que ils puissent offrir aussi du Blaxtair inside dans leurs produits dans les mois et les années qui viennent.
Et donc, ça fait partie des discussions en cours également. Voilà, donc j'ai fini cette présentation.
Avant d'ouvrir les questions, je vous rappelle donc premièrement qu'on publiera les résultats le 8 avril. C'est ce qui est prévu dans notre calendrier aujourd'hui, les résultats de l'exercice 2025.
Donc, calendrier un peu habituel. Si vous avez des questions en dehors de ces échanges directs dans le cadre des conférences, il y a toujours l'e-mail [email protected] dans lequel vous pouvez poser des questions et on essaie de répondre dans la limite de ce que la loi nous autorise, hein, comme vous le savez.
Et puis, vous pouvez suivre notre actualité sur notre site web. On est assez actifs, on publie des articles de blog assez régulièrement sur nos applications, notre savoir-faire.
Pour les gens qui nous suivent et qui suivent ce qui se passe dans notre écosystème, ça a beaucoup de valeur. C'est des choses qu'on déploie après au travers de nos réseaux sociaux, y compris en format audio, hein, pour ceux qui veulent passer le temps dans les bouchons ou ceux qui conduisent une voiture.
Voilà, et puis donc sinon, pour nous suivre au quotidien, c'est LinkedIn pour l'actualité produits et clients, et c'est X pour l'actualité corporate et communication financière. Voilà, j'en ai fini avec cette présentation.
On va maintenant donc permettre à chacun d'entre vous de poser des questions dans le module Q&R. Et donc, je vais essayer d'y répondre.
Je pense que ça a commencé. Oui, je vois que ça a commencé.
Donc ben, je vous laisse me transmettre les questions et je vais y répondre.
On a déjà une question plutôt pratique, Franck, concernant la présentation parce qu'on a diffusé une présentation en anglais à l'écran, il était question de savoir s'il existait une présentation en français sur ce support.
Franck
Alors, celle-ci n'existe pas en français, hein. Donc, c'est pas une erreur malheureusement.
Il n'est pas prévu qu'elle soit faite en français. Les prochaines, on fera sûrement en français.
Là, comme on fait, il y a une partie en anglais, hein, qui arrive juste après cette conférence-là, on refait la même en anglais. Et comme, malheureusement, dans le cadre du plan d'économies, on n'a plus de responsable communication corporate, on n'a pas fait le travail de traduction, on a fait dans une seule langue.
J'espère que pour la conférence du mois d'avril, on aura les moyens de faire dans les deux langues à nouveau comme on l'a fait toujours jusqu'ici.
Alors, on va passer à des questions plus ciblées. Alors, notamment par rapport à ce qu'on a pu exposer au fil des différentes présentations concernant une augmentation, une forte augmentation, voire une explosion de la demande pour des produits Blaxtair.
Donc, avec des questions sur la traduction de cette demande dans le chiffre d'affaires Blaxtair de manière générale. Et on a des questions un petit peu plus ciblées sur le contrat avec Burel Material Handling pour voir si cela a généré du chiffre d'affaires sur le semestre et si cela correspond au niveau attendu.
Et de la même manière, sur les discussions qui sont en cours, alors avec Liebherr et les OEM, sur quel horizon et comment cela va se concrétiser sur le chiffre d'affaires dans les mois qui viennent.
Franck
Alors, ça fait beaucoup. Pardon, beaucoup.
Donc, je vais commencer par les OEM, hein. Donc, il y a des discussions avec Liebherr, mais on discute avec 20, hein.
Donc, on discute avec tous les acteurs, toutes les grandes marques que vous connaissez. On a des discussions pour l'intégration en option d'usine du Blaxtair ou du logiciel Blaxtair dans un hardware qui aurait déjà été choisi préalablement.
Donc ça, ces discussions, elles sont vraiment actives, hein. C'est pas des vagues discussions, c'est pour des projets concrets avec des spécifications, des échéanciers, des quantités, des discussions qui sont très techniques souvent.
Et donc, comme je l'indiquais un peu plus tôt, nous, on pense que on aura au moins deux annonces dans le premier semestre. Alors, sachant que c'est assez particulier parce que entre le moment où on a un accord et le moment où on a le droit d'en parler, il peut se passer 6 mois des fois, hein.
Donc là, bon, on a le cas en ce moment. Finaliser une discussion et puis où on ne peut pas vraiment l'annoncer parce que c'est des grands groupes qui ont besoin de validation de toute la hiérarchie avant de faire un communiqué de presse.
Et donc, c'est très long, lourd pour nous pour communiquer des éléments comme ça. Mais donc, on est assez confiant que, en premier semestre 2026, on annoncera des nouveaux accords OEM.
Donc, il y avait Burel ? C'est ça ?
Donc, il y avait Burel sur la traduction dans le chiffre d'affaires du deuxième semestre.
Franck
Donc, pas grand-chose, hein. Il y a eu un peu de chiffre d'affaires Burel, mais je dirais que la montée en cadence chez eux est longue.
Donc clairement, et c'est à l'image de tout ce qu'on a fait sur l'Amérique du Nord, c'est une déception, hein. L'Amérique du Nord a été une grosse déception en 2025 pour plein de raisons, hein.
Il y a eu le débat sur les tarifs, il y a un attentisme des industriels. Après, on ne va pas dire que l'économie va mal parce qu'il y a une croissance en Amérique du Nord qui est bien supérieure à celle de l'Union européenne, hein, mais qui se concentre sur certaines poches comme les grandes infrastructures d'IA, etc.
Et pour les industriels, c'est un peu plus atone, on va dire, hein, l'ambiance économique. Donc, c'est un peu ça qu'on a subi avec, on l'avait dit, hein, pour le premier semestre, des baisses de prises de commandes très importantes des constructeurs et des distributeurs de chariots notamment, mais aussi dans le secteur de la construction.
Donc, Burel pour l'instant est encore en phase, on va dire, d'apprentissage. Mais ça illustre aussi le fait qu'il n'est pas question de s'appuyer sur un seul distributeur, ce n'est pas raisonnable.
Et donc, que ce soit sur ce territoire-là ou sur les autres, on va avoir beaucoup plus de partenariats de distribution dans les mois qui viennent parce que on ne peut pas être dépendant de quelques-uns qui sont pas forcément hyper rapides pour monter en cadence et pour se former et pour obtenir déjà des bons résultats. Voilà.
Donc, on avait une question sur Liebherr et la fourniture de licences, la question est de savoir comment cela va se concrétiser, enfin sur ce nouveau type de chiffre d'affaires, si on a de la visibilité là-dessus.
Franck
Alors, la fourniture de licences, c'est pas forcément pour Liebherr, hein, ça peut être pour n'importe quel constructeur ou pour des équipementiers de rang 1 des constructeurs également, hein, donc des gens qui leur fournissent des calculateurs ou des caméras. Et donc, en fait, la vente de licences, ce n'est pas un modèle SaaS, hein, parce que c'est peut-être la question qui est derrière, hein.
Donc là, les constructeurs, ils n'aiment pas du tout le mode SaaS. Donc, ça ne va pas être ça, ça va être des ventes de licences one-shot.
Donc, en gros, au moment de la fabrication du véhicule, on nous achète une licence logicielle qui va coûter quelques centaines d'euros et qui est ensuite valable pour toute la vie du produit, hein, toute la vie du véhicule. Ça va être ça le modèle, hein.
Un peu comme ça se fait dans le secteur automobile, hein. En fait, souvent on réplique les modèles économiques du secteur automobile et donc ça va être un peu ça.
Et en tout cas, les discussions que nous avons actuellement, elles sont articulées comme ça et en aucun cas sur du SaaS.
Alors, ensuite sur la baisse de chiffre d'affaires, est-ce qu'il est possible de distinguer la baisse qui serait attribuée à la baisse de dynamique économique et celle qui pourrait être attribuée à celle de la concurrence ?
Franck
Oui, il y a un troisième volet qui est la fin du contrat Liebherr. Donc, en fait, on a fait l'an dernier 18,7 millions d'euros de chiffre d'affaires, c'était le record historique pour la société.
On fait cette année 12,6. Donc, en gros, on a une baisse de 6 millions.
Sur les 6 millions, il y a 4 millions qui sont en gros ce qu'on avait dans le contrat Liebherr l'an dernier, hein, le last buy order. Et après les 2 millions qui restent, c'est pour moi alors après ça va être difficile quand même de dire qu'est-ce qui est lié à la concurrence et qu'est-ce qui est lié à la contraction économique, mais voilà, nous dans l'idée, on va dire que la contraction économique explique ces 2 millions, on va dire, et la concurrence explique qu'on n'ait pas pris les nouveaux marchés.
C'est plutôt comme ça que je le vois, c'est-à-dire que maintenant il y a une explosion de la demande, mais c'est aussi parce que les technologies étant plus accessibles, il y a des gens qui ne pouvaient pas se le payer hier et qui peuvent maintenant se le payer. Alors, on a une réponse face à ça, hein, qui est Ax3D, mais on vient à peine de la mettre sur le marché.
Et donc moi, bon, je vais un petit peu chez des clients et c'est quand même assez fréquent que quand j'arrive, on est connu, mais on est connu comme le produit à 5 000 € ou à 7 000 €. Alors qu'aujourd'hui, on a dans la gamme un produit qui est à 3 000 €, voire même moins si on prend vraiment l'entrée de gamme d'entrée de gamme.
Et donc, c'est pas parce qu'on l'a mis sur le marché au milieu du premier semestre que tout le monde est au courant qu'on a une offre d'entrée de gamme. Il y a des gens qui ne nous consultent même pas, notamment dans les réseaux de distribution.
Donc, notre travail, il est aussi en marketing de faire connaître le fait que maintenant, quand on achète Blaxtair, on a accès à toute une gamme, y compris des produits beaucoup plus accessibles que précédemment, puisqu'en gros on parle d'une gamme qui est deux fois moins chère que nos tarifs historiques. Donc cette concurrence par l'entrée de gamme a probablement grignoté notre potentiel de croissance vers l'accès, quoi, vers les gens qui ne pouvaient pas s'en payer hier et qui peuvent maintenant se payer des produits comme ça, mais qui sont pas encore au courant que chez nous aussi on peut acheter des produits abordables.
Donc voilà, c'est une façon de présenter, de répondre, on va dire, qui est un peu tordue, on va dire, hein, mais c'est comme ça que je vois les choses. Parce que c'est quand même toujours compliqué d'expliquer que nous, on perd 6 millions d'euros de chiffre d'affaires dans un contexte où notre marché progresse.
Voilà, c'est quand même pas intuitif du tout. Donc voilà, c'est l'explication que je donne.
Je pense que la contraction économique explique ces 2 millions de baisse, hein, clairement, et surtout au premier semestre. Pour le reste, c'est plutôt des opportunités de croissance ratées parce que notre produit d'entrée de gamme n'est pas encore suffisamment connu.
Très bien. Nous avons une question sur l'impact des droits de douane US sur notre activité.
Franck
Alors, donc l'impact, c'est un impact sur la marge parce que nous, notre politique, ça a été de ne pas traduire ça dans les prix parce que ça restait quand même des montants assez raisonnables, hein. C'est pas un impact gigantesque, hein, puisque notre marge brute, hein, au premier semestre a été de 57%.
Et donc, comme les droits de douane s'appliquent sur le coût de production, bon ben voilà, l'impact c'est quelques points de marge, hein. Donc, on a, nous, dans un premier temps, en attendant d'y voir clair parce qu'au début on n'y voyait quand même pas très clair et c'est peut-être pas fini encore les discussions, mais en attendant d'y voir clair et compte tenu des montants et des chiffres qui circulent et qu'on a vus, on s'est dit que la bonne stratégie c'était de ne rien changer à notre politique tarifaire et de voir comment ça se développait.
Donc, l'impact a été sur la marge réalisée par la filiale américaine qui va être moindre que ce qu'elle aurait été sans les droits de douane. Mais compte tenu que, nous, nos coûts de production baissent de façon très significative, il se peut que la marge brute réalisée par la filiale soit supérieure à celle de l'an dernier quand même, parce que on a une telle progression de notre profitabilité que ça fait plus que compenser les droits de douane sur le territoire américain.
Voilà.
Alors, justement par rapport à la marge, une question nous est posée sur l'impact de la baisse de ce chiffre d'affaires sur la marge brute 2025.
Franck
Alors, ça aura un impact sur le résultat net et sur l'EBITDA, enfin tout ce qui est en dessous de la marge brute. Mais sur la marge brute, ça n'a pas d'impact, c'est vraiment neutre puisque la marge brute, on la calcule, nous, de façon assez classique, hein, c'est la différence entre le chiffre d'affaires et le coût de la production vendue.
Donc, le coût de la production qui n'est pas vendue, il n'impacte pas la marge brute. Donc, l'impact strict de cette baisse de chiffre d'affaires sur la marge brute, il est zéro, il est nul.
Après, on pourrait se dire : « Ah oui, mais vous avez acheté moins de volume, donc vous avez fait moins d'effet d'échelle. » Mais bon, c'est pas suffisant, je dirais, pour avoir un impact vraiment sur nos coûts d'achat.
Donc voilà, au premier ordre, pas d'impact. Par contre, on aura probablement en 2025 une progression de notre marge brute liée à la baisse de nos coûts de prod, liée juste au mix produit parce que n'ayant plus de Blaxtair 3 quasiment dans le mix de vente, on a mécaniquement une amélioration de la marge produit.
Donc, par contre, ce que je disais au début, la baisse du chiffre d'affaires va faire baisser la marge brute en euros, c'est-à-dire le taux de marge brute, lui, il est pas impacté, mais la marge brute totale en euros, elle va baisser, ce qui fait que on va être moins capable de financer nos coûts fixes et donc on va avoir un résultat net probablement négatif. On a eu un résultat net négatif au premier semestre.
Le deuxième semestre étant quasiment identique en chiffre d'affaires et le plan d'économies étant totalement réalisé uniquement à partir de début 2026, et bien il faut s'attendre à un résultat net du deuxième semestre qui va ressembler au résultat net du premier semestre.
Alors ensuite, nous avons une question sur l'absence de données communiquées sur un chiffre d'affaires prévisionnel 2026 et de savoir pourquoi on ne fait pas de communication sur ce point.
Franck
Oui, ça, c'est une question qui revient et notamment qui revient de la part des analystes, hein. Et donc, jusqu'ici, la réponse qui était donnée, c'était que il y avait trop d'incertitudes là sur le court et moyen terme à cause de justement du marasme économique.
Donc, on avait quand même un peu de mal. C'est vrai que historiquement on avait donné une guidance.
Donc, est-ce qu'on va redonner une guidance pour 26 et la suite ? C'est pas sûr, c'est possible.
On y travaille pour avril. Mais la raison principale qui fait qu'on donnerait une guidance, c'est plutôt la transformation du modèle économique.
Comme on annonce que la nature des revenus va changer, qu'on va être de plus en plus sur des revenus générés par des ventes de licences logicielles pour lesquelles la marge brute est très proche de 100%, forcément ça va changer un peu les équilibres et donc c'est important de donner de la visibilité sur une trajectoire de chiffre d'affaires et sur une trajectoire de ce mix produit. Mais on ne va pas la donner pour juste le court terme.
Si on donne une trajectoire, on aura un objectif pour la fin de la décennie, quelque chose comme ça. Et donc, on y travaille.
J'ai pas de réponse totalement définitive parce que c'est toujours un piège, les guidances. Je comprends très bien que les gens qui font une modélisation et un Excel pour voir quelle est la valeur de l'entreprise, ils ont besoin de ces éléments-là et que quand on ne communique rien du tout, ils sont complètement dans le flou.
Donc, je comprends tout à fait la demande, hein. Maintenant, de la part de l'entreprise, quand on fait ce genre de prévisions, on prend le risque d'être trop optimiste ou trop pessimiste.
Donc, c'est pas qu'on n'a pas de prévisions, comme tous les industriels on a un plan à moyen terme, on a une prévision année par année qui concerne à la fois la top line, la rentabilité, les investissements, le cash. Mais c'est une prévision.
Voilà, la réalité ne se déroule pas forcément toujours comme ça. Donc voilà, il y a toujours un risque à donner une guidance.
Donc, on a bien en tête le besoin. Compte tenu du changement de business model, c'est probable qu'on fasse quelque chose quand même, hein, qu'on redonne une guidance.
J'ai pas plus d'éléments que ça à ce stade et si on donne quelque chose, ça sera à l'occasion de la publication des résultats, donc autour du 8 avril.
Alors ensuite, une personne souhaite savoir si nous envisageons de nouer des échanges avec des acteurs spécialisés dans les tracteurs à bagages, est-ce que c'est quelque chose qui est envisagé, étudié pour l'avenir ?
Franck
Alors aujourd'hui, pour être très transparent, on n'a aucune discussion avec ces acteurs-là. De façon générale, le handling aéroportuaire est un segment très intéressant dans lequel on a fait des ventes et on continue d'ailleurs à en faire de temps en temps, mais par l'aftermarket, pas par les constructeurs.
Et on n'a pas beaucoup d'échanges avec les constructeurs. On a quelques échanges avec les constructeurs qui sont actifs sur le handling aéroportuaire, mais pas spécialement sur ce type de véhicule dont vous parlez.
Sachant que premièrement, il y a beaucoup de choses à faire parce que c'est typiquement un milieu avec beaucoup de coactivité. C'est très scalable parce qu'il y a beaucoup d'aéroports dans le monde et les opérations et les risques sur les aéroports se ressemblent toujours un petit peu.
Donc ça, c'est le côté, je dirais, intéressant de ce business. Le côté inconvénient, j'en vois deux : il y a premièrement, c'est morcelé les acteurs qui fournissent ces petits véhicules, hein, c'est vraiment très très morcelé, donc c'est difficile de parler à un acteur un peu dominant.
Alors c'est possible, vraiment c'est des niches comme les tracteurs par exemple, quelque chose comme ça. Et ensuite, il y a un autre problème qui est la problématique technique, c'est-à-dire que bon, l'IA ne peut quand même pas tout.
Donc, il y a des choses qu'on pourra faire dans ces secteurs-là, des protections qu'on pourra amener avec l'IA. Il y a d'autres protections qui devront attendre le véhicule autonome sûrement et donc par exemple sur ces petits trains là, oui on peut protéger dans une certaine mesure, mais nous dans notre analyse, c'est que protéger quand il y a une chaîne de petits wagons comme ça sur les côtés, ça commence à être compliqué parce que ça veut dire qu'il faut du câblage jusqu'au bout sur des éléments qui sont sans arrêt assemblés, désassemblés, etc.
Donc, il y a un petit enjeu technique qui n'est pas évident, donc c'est pas le use case évident qu'on va adresser au début. On aura plus tendance à aller adresser d'autres véhicules plus simples à équiper et où la technologie sera applicable immédiatement.
Ensuite, nous avons une question qui concerne le niveau de barrière à l'entrée sur la partie algorithme. Donc, est-ce que Arcure considère posséder ce niveau de barrière à l'entrée, justement sur le marché, et est-ce que finalement la concurrence pourrait accéder rapidement ou pas à notre niveau et au niveau que nous avons actuellement ?
Franck
Alors aujourd'hui, il n'y a personne qui arrive à notre niveau, mais vraiment personne. Ça, je suis sûr de ça.
Et en particulier sur certains aspects de la performance qui sont les fausses détections et la localisation. Là-dessus, la technologie Blaxtair est imbattable et c'est reconnu par tous les acteurs qui ont un peu étudié la question.
Donc, est-ce que pour autant ça veut dire qu'on gagne tous les business ? Ben non, parce que quand on est face à de la caméra en plastique qui coûte 5 fois moins cher et que c'est un acteur qui est nouveau sur le domaine, donc il ne sait pas forcément bien comparer les produits, on peut se faire avoir et on peut perdre une vente.
Et donc, ça nous arrive, ça nous est arrivé clairement. Et donc, notre travail, c'est bien entendu de communiquer sur le fait que monter une caméra qui a des fausses alarmes, ça sert à rien en gros, hein.
Ça sert à rien parce que quand il y a des fausses alarmes, ça veut dire que, premièrement, on distrait le conducteur et que au bout d'un moment il ne fait plus attention du tout aux alarmes. Et si pire que ça, on installe ça avec une action sur le ralentissement du véhicule, on va avoir beaucoup de ralentissements intempestifs qui font que le système sera démonté en 2 jours et donc c'est un achat inutile dans ce cas-là.
Donc, on va dire qu'on est dans cette phase de maturation du marché où les acteurs qui rentrent par l'entrée de gamme, bah il va falloir le temps qu'ils réalisent que ils ont acheté un truc qui marche pas bien. Donc ça, c'est l'état actuel de la situation.
C'est-à-dire que pourquoi on a une détection qui est bien meilleure et très peu de fausses alarmes ? Parce qu'on a une base de données qu'on a acquise au cours des 16 dernières années, qui est unique au monde, et que tous les concurrents qu'on voit, ils utilisent des bases de données qu'on peut acheter et qui sont des bases de données de piétons dans la rue.
Et dans la base de données de piétons dans la rue, quand on entraîne un algorithme et qu'on l'utilise ensuite dans le secteur industriel, la performance n'est pas très bonne. Et donc, comme un détecteur c'est toujours un compromis entre le taux de détection et le taux de fausses alarmes, pour avoir un taux de détection suffisant, il faut monter le taux de fausses alarmes.
Et du coup, ça fait que on a des systèmes concurrents qui ont une fausse alarme toutes les 20 minutes ou toutes les 30 minutes, chose que nous on a pu avoir dans le passé avec les versions low-tech, il y avait moins de puissance de calcul, mais chose qu'on n'a plus du tout aujourd'hui. Aujourd'hui, on a une excellente détection, très peu de fausses alarmes.
Donc, ça c'est le volet fausses alarmes, qui est déjà un killer. Et il y a le volet localisation où là on est les seuls à le faire.
Toutes les solutions concurrentes font la localisation dans l'écran. C'est-à-dire que comment ils savent si le piéton est à 2 m ?
C'est-à-dire qu'ils projettent sur l'écran où sont les pieds du piéton et ils en déduisent par géométrie basique la distance du piéton. Le problème, c'est que si la caméra est montée sur une pièce mobile comme le mât du chariot, dès que le chariot bouge, hein, ils passent leur temps à bouger, ben vous perdez complètement la localisation.
On pense qu'il était à 2 m, en réalité il est à 4 m ou inversement. Ou si vous opérez votre véhicule sur un sol non plat, ben pareil, la projection sur l'écran ne vaut plus rien puisque le sol n'est pas plat.
Si vous avez un petit talus ou un creux, ben du coup l'analyse de la profondeur ne fonctionne plus. Chez Blaxtair, on mesure la distance avec un réseau de neurones.
C'est-à-dire qu'on a entraîné notre algorithme à déterminer le X et le Y qui positionnent le piéton. Et ça, on est les seuls à le faire.
Et pour pouvoir faire ça, il faut avoir une base de données avec des piétons sur des chantiers, sur des endroits pas plats, etc. Donc chose que personne n'a pris le temps de développer jusqu'ici parce que ça représente des millions d'euros d'investissement.
Donc, sur ces deux aspects-là, aujourd'hui on est imbattable. Après, est-ce que demain avec les puissances de calcul accrues, les réseaux de neurones, on peut mettre 10 TOPS dans une petite caméra, est-ce que ça va être possible de nous battre là-dessus ou de s'approcher de notre performance ?
Probablement que oui. Je serais malhonnête si je disais que jamais personne n'y arrivera.
Mais ça voudra dire que nous, entre-temps, on aura développé d'autres différentiateurs, notamment le filtrage des piétons qui ne sont pas en danger parce qu'ils sont assis dans un chariot derrière une barrière, hein, chose que nous on commence à déployer. Donc voilà, donc notre travail, c'est de développer les algorithmes.
Et ça rejoint complètement la stratégie qui a été annoncée. Si on veut se battre efficacement sur ce marché-là, c'est pas en sortant des caméras qui sont moins chères tous les ans.
C'est en ayant des features qui nous différencient et qui font que le client, il va pouvoir aller en confiance vers toujours plus d'autonomie. Alors, le premier step de l'autonomie, c'est le freinage automatique en cas de détection.
En tout cas, le ralentissement, il faut pas parler de freinage, mais en tout cas, c'est on stoppe l'accélération en cas de détection. Donc ça, les clients le font, hein.
Nous, c'est pas nous qui le faisons, c'est nos clients, les distributeurs qui décident de le faire. C'est leurs propres décisions, c'est des politiques corporate.
Mais pour faire ça, il faut avoir une IA qui est bien fiable. Donc ça, c'est la première étape.
Mais si on va vers plus d'automatisation, il faudra encore plus de sophistication dans l'analyse périphérique du véhicule et dans l'évaluation des risques, notamment les risques de collision avec un objet ou avec une personne. Et donc là aussi, voilà, si on est capable de maintenir une avance d'avoir toujours plus de performance et de features de détection, on pourra se positionner sur ces fonctions d'autonomie avancée.
Donc, c'est clairement ça l'avenir. On ne peut pas s'endormir sur nos lauriers et se dire que dans 10 ans il y aura toujours personne capable de faire ce qu'on fait aujourd'hui.
Alors ensuite, une personne pose la question de l'approvisionnement en terres rares. Alors, est-ce que c'est une problématique qui nous concerne directement ?
Franck
Oui, c'est une problématique qui pourrait nous concerner, mais elle concernerait bien sûr toutes les économies du bloc auquel on appartient. Donc moi, je sais pas dans quelle direction tout ça va partir.
C'est évident que c'est un enjeu essentiel pour notre industrie, c'est évident. Il n'y a pas que les terres rares, mais il y a d'autres enjeux comme ça.
Il y a aussi l'accès aux technologies, hein, parce que maintenant on voit que certaines technologies sont bloquées. Donc, les technologies américaines bloquées en Chine et technologies chinoises bloquées aux États-Unis.
Donc ça, c'est la petite guéguerre, hein, qui se mène en parallèle de la guéguerre sur les ressources également. Donc là-dedans, nous on est clairement dans le bloc occidental, hein, quoi qu'on en dise.
Pour l'instant, on n'est pas dans un autre bloc. Donc, on suivra tout le temps pour l'instant ce que font les États-Unis.
Et donc, on va suivre de près ces évolutions qui concernent ouais, pas seulement la partie accès aux ressources rares, aux terres rares, mais aussi les blocages technologiques, les brevets, et puis peut-être les politiques douanières qui vont peut-être devenir à un moment donné écrasantes, hein, dans les choix que vont faire les différents blocs. Donc, c'est tout ça, hein.
Donc, c'est un peu lié à la géopolitique et tout ça va nous influencer, nous, en tant qu'acteur du secteur électronique, acteur occidental, hein. Voilà, il faut être très clair, on n'est pas un acteur chinois, on n'est pas un acteur brésilien.
Bon, on est un acteur d'un pays européen aligné sur les États-Unis. Donc, il faut voir si cette petite guerre industrielle et stratégique prend de l'ampleur ou si ça se calme.
Moi, j'ai pas de prévisions, hein, je sais pas. Ce que je vois, ce que j'observe, hein, c'est que les acteurs se préparent quand même pour des temps plus difficiles puisque, par exemple moi je donne que quelques exemples, mais tous les constructeurs, on va dire, positionnés sur le haut de gamme nous demandent d'avoir une offre China-free.
Donc, c'est pour ça que notamment, nous, on va remplacer le Blaxtair Origin par un Blaxtair nouvelle génération fabriqué en Europe, donc China-free, parce que ça nous est demandé par tous les OEM haut de gamme. Ça, c'est quand même un signe.
Les gens demandent ça. Pourquoi ils nous demandent ça alors qu'aujourd'hui ils n'ont aucune restriction concrète, hein ?
Bon, c'est peut-être qu'ils anticipent des choses. Mais après, la bataille se jouera peut-être tarifs douaniers contre terres rares, contre énergie, contre brevets, etc.
Donc, il y aura des négociations et donc nous on sera forcément pas des acteurs de ça, on prendra les contraintes telles qu'elles se présentent. Ce qui fait que je ne suis pas trop inquiet là-dessus, c'est que on les aura tous ces contraintes, notamment le secteur automobile les aura, le secteur de la défense les aura, le grand public les aura aussi.
Donc en gros, s'il y a une pénurie de terres rares, des blocages liés aux brevets et des tarifs, toutes ces industries vont le subir et donc du coup ça sera entre les mains des décideurs publics pour faire leurs choix dans les négociations et voilà de décliner ça vers le consommateur final ou vers l'industriel. Et c'est pour ça que j'imagine que les industriels font un lobbying considérable auprès des décideurs publics pour avoir des conditions de business favorables, c'est-à-dire en gros continuer la mondialisation comme on l'avait faite les 30 dernières années.
Voilà.
Et peut-être en conclusion avec une dernière question, comme nous arrivons à la fin de ce webinaire, une personne demande de faire un retour sur le salon de Las Vegas auquel nous avons participé.
Franck
Donc, c'était une première effectivement. C'est la première année où on avait une opportunité d'être présents, et présents sur le pavillon France qui était dans le hall dédié à l'automobile, hein.
Donc, enfin mobilité, on va dire. C'est pas le hall phare avec tous les robots humanoïdes et tout ça, hein, mais c'était intéressant parce qu'on était au milieu de notre écosystème, il y avait Caterpillar, il y avait John Deere, il y avait des concurrents aussi, des équipementiers de rang 1.
Et ça nous a permis donc, nous, bah d'être visibles de tout cet écosystème-là, de faire venir pas mal de gens de tous les OEM pour montrer notre technologie. Donc, c'est des retombées en termes de réputation et d'image, hein.
C'est pas un salon où on prend des commandes, hein, clairement, c'était pas ça, mais ça nous a permis de rendre notre technologie visible de pas mal de gens de cet écosystème-là, d'une part. D'autre part, de voir comment ces gens-là proposent la techno et présentent leurs avancées sur l'IA, sur l'automatisation et tout ça.
Donc, c'était quand même ça aussi c'était intéressant. Et bon, après donc les retombées concrètes, bah c'est bon, je peux pas donner de noms, mais il y a clairement quelques nouvelles relations OEM qui se sont nouées lors de ces quelques jours.
Moi, j'y étais présent personnellement, hein, donc j'ai participé à ces discussions. Donc voilà.
Donc voilà, j'ai trouvé que c'était une expérience intéressante et on va sûrement essayer de le refaire les années prochaines si Business France nous en donne de nouveau l'opportunité. Parce qu'on ira pas en direct, à ce stade-là c'est des salons qui sont très chers, mais voilà, au travers du pavillon Business France, c'est tout à fait intéressant.
Très bien. Et on a une dernière question qui vient d'arriver : est-ce que nous réfléchissons à une application défense de la technologie Blaxtair ?
Franck
Alors, on a une fenêtre qui a été ouverte puisqu'on a été approché par le ministère des Armées, je crois que ça s'appelle comme ça. On les a rencontrés au mois de juin et ils ont des projets concrets justement dans l'autonomie à nous proposer.
Donc oui, on y pense, on discute avec eux. Alors que côté français pour l'instant.
Et il y a des choses très concrètes. Maintenant, on n'a pas démarré de projet, on est encore dans la phase où on montre ce qu'on sait faire et on essaie de voir si on peut se positionner sur un projet structurant.
L'avantage, c'est que notre technologie peut apporter des avantages décisifs si notamment les acteurs veulent une technologie qui est purement française ou purement européenne. Clairement, nous, nos algos, ils sont européens, on dépend de personne, on dépend d'aucun brevet étranger.
On a notre propre technologie, on a nos bases de données et on a aussi notre framework qui permet de développer une application d'IA en quelques mois très rapidement. Donc ça, c'est ce qui a séduit les gens qu'on a vus au ministère des Armées.
Bon maintenant, voilà, il n'y a rien de concret qui a démarré, mais ça fait partie des sujets qu'on a sur la table en 2026. Et la nouveauté, parce que bon, moi je viens de ce secteur-là, avant de créer Arcure, j'étais chez Safran dans le secteur militaire, à l'époque c'était des projets très très très longs.
La nouveauté, de ce que j'ai compris, c'est que là ils sont sur des boucles beaucoup plus courtes, ils ont l'idée de déployer des technos très rapidement en allant prendre ce qui existe autant que possible. Donc, si on leur dit qu'on a nous déjà une preuve de concept dans l'autonomie pour, je sais pas, les chariots élévateurs ou les engins de carrières, ils vont juste nous poser la question : est-ce qu'on peut le prendre tel quel, matériel, logiciel, le mettre sur un véhicule dans notre domaine et l'utiliser ?
Voilà, ça va être ça l'approche. Ce qui fait que ça peut déboucher sur du chiffre d'affaires à assez court terme.
Voilà. Donc nous, on espère que ces discussions vont aboutir favorablement en 2026.
Néanmoins, je l'ai pas mis, moi, dans le prévisionnel, hein. J'ai mis 0, j'ai pris l'hypothèse que si ça faisait du chiffre, ça serait plutôt à partir de 2027.
Voilà.
Merci Franck. Et nous avons une dernière question concernant le calendrier pour ce qui est de la date de l'assemblée générale.
Franck
Alors, je crois que j'ai la réponse. Bon déjà, on publie les comptes de la société le 8 avril par un communiqué de presse le 8 avril et dans la quinzaine les comptes complets sont publiés.
L'assemblée générale a lieu au mois de juin et c'est le 10. Alors c'est pas officiel, hein, parce qu'il faudra qu'on fasse les convocations et tout ça.
Mais aujourd'hui, dans notre prévision, on l'a calée au 10 juin à 16h, l'assemblée générale à Paris.
En sachant que nous avons prévu dans quelques semaines de communiquer un petit peu plus formellement sur le calendrier, des échéances à venir sur l'exercice 2026.
Franck
Exactement. Très bien.
D'autres questions ?
On est arrivé au bout des questions qui nous ont été adressées.
Franck
Entendu. Et bien, je vous remercie tous pour votre fidélité, pour votre attention, pour l'intérêt que vous portez à la société.
J'avais présenté à la dernière page le fait qu'on était présents sur les réseaux sociaux. Donc, n'hésitez pas à nous suivre sur LinkedIn, sur X.
On est assez actifs, on publie pas mal de choses. Cette conférence sera disponible aussi sur notre chaîne YouTube, hein, je pense, sous quelques jours.
En général, on les publie assez rapidement. Voilà.
Et puis donc, je vous souhaite à tous une excellente année 2026 et je vous donne rendez-vous pour les prochaines conférences dans quelques mois. Merci, bonne soirée.
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