Seche Environnement SA

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Q1 FY2026 · Earnings Call TranscriptApril 23, 2026

Baptiste

Bonjour à toutes et à tous, je vous propose qu'on commence. Merci de vous être connectés pour la conférence de présentation de l'activité du premier trimestre 2026 de Séché Environnement.

Je vais vous présenter tout d'abord les grands faits marquants et puis ensuite Manuel vous présentera les éléments constitutifs du chiffre d'affaires sur ce premier trimestre 2026. Tout d'abord, donc nous affichons un chiffre d'affaires en hausse de +5,4% avec au sein de cette hausse un effet de périmètre de 16 millions d'euros composé de 10,7 millions d'euros d'activité liée à Hidronor et 5,3 millions d'euros sur La Filippa en Italie.

Ces deux acquisitions ont été réalisées, closées en début 2026 et donc on a un effet plein sur le premier trimestre 2026. Ces deux contributions sont solides et robustes sur ce premier trimestre.

Une fois qu'on a retraité cet effet de périmètre, on affiche une croissance organique stable, flat avec un chiffre d'affaires contributif en hausse de +0,1% avec des évolutions très différentes sur la France et sur l'international. Une activité française qui était globalement marquée par une conjoncture française défavorable, une activité qui était plutôt atone sur ce premier trimestre 2026 avec pour mémoire une base de comparaison forte au premier trimestre 2025 et une évolution globale des tendances du deuxième semestre 2025 qui se sont poursuivies sur ce premier trimestre 2026 avec un impact notamment sur les métiers d'économie circulaire et sur les services.

Donc un chiffre d'affaires en France par rapport au premier trimestre 2025 qui est en baisse de 7,6%. À l'international, exactement la dynamique inverse avec une activité qui était très forte globalement, +14,5% dans l'ensemble de nos géographies.

On va revenir avec Manuel dessus mais l'ensemble de nos géographies ont été très bien orientées sur ce premier trimestre 2026 en dehors de l'Afrique du Sud qui avait été très dynamique sur la partie SpillTech urgence intervention. Ceci globalement nous permet de confirmer nos objectifs de chiffre d'affaires sur 2026 sur l'ensemble de l'année.

On reviendra sur ces éléments en conclusion. Je passe tout de suite la parole à Manuel sur...

Manuel

Bonjour à toutes et à tous, merci Baptiste. Donc effectivement quelques éléments de détails et précisions sur la construction de ce chiffre d'affaires.

Donc un chiffre d'affaires publié qui s'établit à 311,3 millions d'euros qui se compare à un chiffre d'affaires du T1 2025 295,8 millions d'euros. Alors avec un petit précision technique à ce niveau, nous avons retraité le chiffre d'affaires de l'année dernière que nous avions publié l'année dernière qui était à 296,5 du périmètre SEM Tredi qui est une filiale mexicaine qui a été sortie du périmètre de consolidation en 2000 en 2026.

SEM est spécialisée dans la gestion des PCB sur les activités de services, avait réalisé un chiffre d'affaires on va dire relativement marginal à l'échelle du groupe en 2025 qui était de l'ordre de 2 millions 2. Voilà.

Donc cette petite précision étant dite, revenons donc sur la constitution de ce chiffre d'affaires 2000 de 2026 du 31 mars 2026. Donc elle a été constituée donc vous avez l'habitude d'un chiffre d'affaires non contributif assez proche du chiffre d'affaires non contributif de l'an passé, 16 16,7 millions contre 16,2.

La différence étant essentiellement le montant des investissements IFRIC 12 qui sont liés à nos DSP, en particulier celle de Valo Loire à Nantes. Le chiffre d'affaires contributif, oui donc s'inscrit en hausse de 5,4% à 294,6 millions.

Il a inclus donc un effet périmètre de 16 millions, on l'a dit, une belle contribution d'Hidronor à hauteur de 10,7 millions et de La Filippa pour 5,7 millions. Le chiffre d'affaires en organique ressort stable à +0,1% donc hors effet de change et à périmètre constant.

Bien sûr cette variation reflète un effet de base qui était sensible en particulier en France au T1 de 2025, mais également comme l'a souligné Baptiste, une dynamique à l'international qui est assez parfaitement contrebalancée par une conjoncture moins porteuse en France dans le prolongement d'ailleurs des tendances du S2 2000 2025. Donc si on regarde le détail par périmètre géographique, niveau donc d'activité très contrasté entre la France et l'international avec un international qui progresse facialement de 29,4%.

Donc évidemment retraité de l'effet de périmètre et de l'effet de change, la progression ressort quand même à un niveau élevé à 14,5% pour un chiffre d'affaires donc de 110,6 millions d'euros. L'effet de change est légèrement négatif, 1,1 million d'euros.

On était positif il y a 1 an. C'est essentiellement la dégradation du dollar singapourien et plus marginalement des devises sud-américaines qui sont reflétées dans cet effet de change négatif.

Si on regarde par zone, effectivement la plupart des zones affichent une très forte croissance à commencer par l'Europe avec un chiffre d'affaires qui progresse de plus de 13% à près de 48 millions qui illustre donc la bonne orientation des marchés, notamment en Italie et également une belle performance de Solarcat, notre filiale espagnole spécialiste du nettoyage chimique au regard, il est vrai, d'un début d'exercice de l'année passée qui était plutôt faible. Enfin néanmoins, on a un très bon carnet de commandes chez Solarcat qui devrait donc faire une belle année, toute chose égale par ailleurs, 2000 2026.

En Afrique du Sud, on enregistre un recul de 8 de 8,5%, important de comprendre qu'il s'agit essentiellement du recul des activités de SpillTech spécialiste de l'urgence environnementale, donc des marchés spot. Le début de l'année dernière avait été fort, cette année n'est que on va qualifier de normale.

Voilà, un recul de l'activité qui est assez sensible. Les autres filiales, notamment la première d'entre elles Interwaste et puis à moindre mesure la filiale namibienne Rent-A-Drum poursuivent leur croissance.

L'Amérique latine extériorise un très fort taux également de progression, +38,3%. Illustre la bonne tenue de ces marchés, la dynamique notamment de nos clientèles mines, énergie dans ces pays-là.

Donc une conjoncture très bien orientée sur l'Amérique latine. Et puis pour finir, ECO en Asie, à Singapour, +35% là aussi une très forte progression par rapport à l'année dernière qui est liée à la fois à la bonne tenue des marchés évidemment, à la contribution du nouvel incinérateur et puis d'un spot donc il faut pas multiplier non plus ce chiffre d'affaires par 4, une opération de dépollution qui a compté pour à peu près 3 millions 3 millions d'euros sur ce trimestre.

Donc voilà, une très belle performance à l'international, une performance en retrait en France de 7,6% avec un chiffre d'affaires qui s'établit à 168 millions d'euros. Je l'ai dit, une base élevée qui était notamment dans les services en dépollution, en urgence, en intervention d'urgence, mais pas seulement, c'est aussi une conjoncture qui est plutôt moins porteuse qu'il y a 1 an dans le prolongement des tendances du S2 2025 avec certaines activités d'économie circulaire en particulier la purification chimique, la régénération de solvants qui sont en retrait et puis des activités de gestion de la dangerosité en particulier dans la filière déchets non dangereux qui sont moins dynamiques.

On va regarder ça de plus près. Petite photographie de la répartition du chiffre d'affaires, je trouvais intéressant de voir que l'international représente déjà j'allais dire 43% du chiffre d'affaires avec une belle répartition des activités.

Bien sûr l'Europe notre principal pôle, c'est évidemment l'Italie à l'intérieur de l'Europe qui est la principale zone géographique et puis un équilibre entre l'Afrique du Sud et l'Afrique australe, l'Amérique latine et puis ECO Singapour. Donc voilà pour ce petit aparté sur la répartition des activités, répartition géographique des activités.

L'évolution du mix activité : donc on voit facialement à périmètre réel que c'est la gestion de la dangerosité qui porte la croissance mais c'est aussi là que l'effet de périmètre est le plus important. On voit bien qu'à périmètre constant la stabilité de la contribution de la gestion de la dangerosité.

On voit que la hausse dans les activités déchets dangereux est absorbée par le recul de ces mêmes activités au sein de la filière DND et ce qui concerne d'ailleurs assez essentiellement le périmètre France. Je parlais tout à l'heure des activités de stockage des déchets non dangereux qui restent assez atones.

Les activités d'économie circulaire qui concernent d'ailleurs essentiellement le périmètre France et l'Espagne donc s'affichent en retrait, un petit peu dans le prolongement des activités de ce qu'on a vu sur le second semestre avec des activités de valorisation matière donc qui restent affectées par une conjoncture peu porteuse notamment auprès des clientèles de la chimie. On enregistre une décroissance toujours assez sensible du chiffre d'affaires de ces activités-là sur la France et l'Espagne, 3 millions de moins environ entre les deux trimestres.

Sur la partie valorisation énergétique, alors là il n'y a pas d'évolution significative par rapport au premier trimestre 2025 et je dirais en particulier sur l'électricité qui ne bénéficie pas à ce stade du renchérissement des prix des hydrocarbures. Enfin les services, on a une légère croissance malgré la base forte 2000 de 2025, le T1 2025 et là c'est essentiellement la contribution du périmètre international, de nouveaux contrats en Amérique latine, ECO qui ont bien contribué, ce malgré le recul des activités de SpillTech.

Si on regarde maintenant l'évolution des chiffres d'affaires trimestriels, donc on voit ce graphique qui illustre assez parfaitement le différentiel de conjoncture en France et l'international. On voit également la base très forte à franchir du deuxième trimestre notamment en France qui laisse en tout cas au moins sur le périmètre France et encore une fois toute chose égale par ailleurs anticiper qu'on ne retrouvera de la croissance plutôt sur le second semestre sur la France.

Voilà ce qu'on voulait dire en détail. Je repasse la parole à Baptiste pour la conclusion.

Baptiste

Merci Manuel. En conclusion, une conclusion très rapide puisque les messages principaux ont été donnés.

Globalement, on est en ligne avec nos attentes à la fois en France et à l'international. Côté France, on avait été prudent sur les perspectives 2026 compte tenu de la conjoncture.

Donc on continue à s'attendre à un rebond sur la deuxième partie de l'année en sachant que le deuxième trimestre était une base de comparaison également forte comme l'a dit Manuel. D'un point de vue économie circulaire, de la même manière, on s'attend plutôt à des éléments positifs sur la deuxième partie de l'année et évidemment concernant la partie gestion de la dangerosité, continue à s'attendre à une résilience de ces activités.

Sur l'international, globalement les tendances qu'on observe lorsqu'on exclut les éléments non récurrents doivent se poursuivre sur l'année. On a plutôt des marchés bien orientés comme ça a été dit côté Solarcat et on a plutôt une bonne visibilité sur l'année.

Ça c'est pour la partie européenne. L'Amérique latine et globalement montre la confirmation de la pertinence de notre stratégie avec une dynamique au Chili qui est particulièrement forte et la combinaison de nos actifs existants historiques et du nouveau périmètre permet d'accentuer cette croissance sur 2026.

En Asie, en ligne avec deux éléments importants : la montée en puissance de l'incinérateur de sulfure de carbone et également la possibilité à un moment de capter des marchés de dépollution avec du traitement qui est réalisé sur nos installations. L'Afrique australe, une dynamique globalement positive qui se poursuit même si en effet sur SpillTech c'était plutôt une base de comparaison forte sur le premier trimestre 2025.

Donc tout ceci nous amène à confirmer l'objectif de chiffre d'affaires sur 2026 entre 1 milliard 230 et 1 milliard 260 pour l'ensemble de l'année. Voilà, nous sommes maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions.

On a dû être particulièrement clairs.

Manuel

On vous voit.

Baptiste

On t'entend pas, vous avez pas de micro...

Manuel

Ou c'est pas...

Ouais, normalement ça doit être bon cette fois.

Baptiste

C'est bon.

Manuel

Parfait.

Baptiste

On t'entend.

Ouais, parfait, merci. J'avais juste une question sur ECO, je comprends qu'il y a eu un contrat un peu spot sur le premier trimestre.

Est-ce que c'est un contrat qui se prolonge un petit peu sur le T2 et j'imagine qu'en terme de marge c'est pas sur les niveaux de marge habituels de ce que fait ECO et qu'il faut donc peut-être pas projeter la marge d'EBITDA attendue sur ce niveau de chiffre d'affaires ? Et peut-être une question un peu plus générale toujours sur la rentabilité, est-ce que ce premier trimestre et le début du deuxième vous conforte également dans vos attentes de rentabilité sur l'ensemble de l'année ?

Baptiste

Donc pour la première question. Donc d'abord est-ce qu'il va se poursuivre sur le second trimestre ?

Assez peu, c'est-à-dire qu'on avait réalisé les deux tiers de ce contrat sur le premier trimestre, donc il y a encore une petite queue de contrat qui existera sur le T2. Est-ce que c'est sur des niveaux de profitabilité différente ?

Non, on est toujours sur ces des niveaux de profitabilité qui sont les niveaux de profitabilité historiques et standard. Il y a une marge standard qui existe sur ECO et donc du coup c'est la marge standard qui s'applique.

Sur la rentabilité, globalement nous on n'a pas d'évolution par rapport à ce qu'on vous avait indiqué et signalé. Pourquoi ?

Parce que la faible activité en France avait été anticipée lors de la présentation des résultats annuels et des guidances 2026. Comme on vous l'a indiqué à ce moment-là, la mise en place d'un plan de performance sur principalement la partie française dans un premier temps et touchant des mesures d'économie sur les holdings, sur les business units qui étaient plus en difficulté dans le cadre de la deuxième partie de 2025, ce plan de performance a débuté et vient de fait contrebalancer la faible activité qu'on peut observer.

N'ayant pas plus aujourd'hui de visibilité sur les perspectives 2026 et sur la conjoncture économique en France, évidemment on va poursuivre ce plan de performance qui viendra de fait contrebalancer ces effets sur l'activité. Sur le reste du périmètre, on est sur la partie internationale, il y a des choses qui se compensent dans le sens où on a une activité qui est globalement sur le premier trimestre un peu plus forte que ce qui était attendu dans nos prévisions.

Il y a quelques éléments comme je vous l'ai indiqué qui sont un peu plus dynamiques : Solarcat qui est plus dynamique qu'attendu, il y a ce contrat sur ECO qui n'était pas dans le budget. Donc globalement il y a une rentabilité qui soutient bien sur la partie internationale.

Manuel

Des autres questions ?

Baptiste

Arnaud Palliez. C'est Arnaud...

Manuel

On peut donner le micro à Arnaud.

Arnaud Palliez

C'est bon, j'ai le micro je pense, vous m'entendez bien ? Bonsoir Baptiste, bonsoir Manuel.

J'avais un premier groupe de questions pour essayer de voir un peu pour vous quel était l'impact de la crise actuelle au Moyen-Orient. Donc d'abord sur les prix de l'énergie, quand auront lieu les prochaines révisions tarifaires avec vos clients acheteurs de vapeur ?

Et sur quelle base de prix se feront ces prochaines révisions ? Et ensuite, on a vu quand même pas mal de destructions d'infrastructures pétrolières et gazières et je voulais voir si cela est susceptible d'aller générer des contrats d'urgence environnementale pour votre entité spécialisée dans ce domaine des urgences environnementales, des contrats de dépollution, etc.

Est-ce que pour vous c'est une perspective que vous considérez ? Ça c'est le premier groupe de questions en gros dans les grandes lignes, comment vous êtes impactés par cette crise au Moyen-Orient.

Et puis sinon je voulais aussi avoir un petit point sur l'acquisition de Groupe Flam. Est-ce que le calendrier, vous nous aviez je crois annoncé que ce serait normalement à la fin du premier semestre de cette année que vous auriez obtenu toutes les autorisations, donc je voulais savoir si ce calendrier était toujours d'actualité.

Baptiste

OK. Sur la première partie, donc il y a plusieurs éléments.

Donc sur la partie prix de l'énergie, très clairement l'impact donc vous parliez de la vapeur en particulier qui est en effet la partie qui est aujourd'hui la plus importante et qui peut potentiellement être la plus impactée d'un point de vue vente d'énergie. Les contrats sont principalement annuels, donc ce qui veut dire que il y aura une révision qui prendra effet le 1er janvier 2027.

Cette révision sera basée sur des moyennes de cours annuels, donc des moyennes de cours journaliers et on calcule une moyenne annuelle. Donc de fait, on ne bénéficie d'une hausse que si il y a des agrégats, les principaux agrégats de prix de l'énergie fossile, que s'il y a une hausse durable puisque le calcul se fait sur une moyenne annuelle.

Donc c'est ça l'effet. Donc il n'y a pas à attendre globalement d'impact en terme de P&L sur 2026.

Sur beaucoup d'activités, typiquement les sujets de carburant qui sont aujourd'hui là où on est le plus impactés, on a des clauses d'indexation avec les clients qui sont en général des clauses d'indexation mensuelles. Donc là normalement on ne devrait pas avoir de surcoût impactant directement le P&L puisque il y a quelque part un effet de transfert de coût qui a lieu avec des indices qui sont plus ou moins adaptés mais en tout cas qui permettent de couvrir ce risque-là.

Sur votre deuxième question sur la destruction d'infrastructures gazières. Alors, pour l'instant je suis absolument incapable de vous dire parce que comme vous le savez on sait pas du tout quel est le Aujourd'hui évidemment qu'il y a des destructions d'infrastructures et qu'il y a des pollutions environnementales, mais comme les gens se tirent dessus, c'est évidemment la priorité n'est pas d'aller dépolluer l'océan.

Arnaud Palliez

Non, c'était pas la question.

Baptiste

Donc pour l'instant évidemment il n'y a pas de contrat spot à attendre tant que ça se calmera pas. Après évidemment nous on est capable de répondre à ces sujets de pollution.

On n'est pas spécialement pesants dans le Moyen-Orient comme vous le savez mais on a des équipes qui sont mobiles et qui peuvent faire des offres. Je cite cela parce que SpillTech typiquement l'année dernière a eu un contrat pour de la pollution marine au large de l'Inde et donc on a cette capacité à opérer dans des géographies assez différentes.

Aujourd'hui, il y a voilà, c'est pas le quart d'heure mais en tout cas on répondra présent s'il y a des opportunités. Sur la question de l'acquisition de Flam, je me permets de reformuler ce que vous avez dit dans le sens où notre scénario central c'est d'avoir les autorisations d'ici l'été.

Aujourd'hui, on n'a pas encore notifié puisqu'on est toujours en échange fourni avec l'autorité de la concurrence. Après une fois qu'on aura notifié, plusieurs options : nous on espère avoir toutes les autorisations sans ajustement de périmètre et dans ce cas-là en effet on serait en mesure de pouvoir réaliser cette acquisition en juin ou en juillet compte tenu du calendrier actuel.

Si il y a des ajustements de périmètre qui sont demandés, là on est sur un calendrier qui est plus long. Et donc du coup n'oublions pas que dans ce cas de figure tout dépend ce qui est demandé comme ajustement de périmètre.

Aujourd'hui c'est pas sur la table, c'est pas discuté, donc c'est pas dans nos mains.

Arnaud Palliez

D'accord. Merci.

Mais en aucun cas ça peut être un projet qui soit abandonné ? Il n'y avait pas des conditions suspensives, etc.

qui annuleraient totalement le...

Baptiste

Si, comme vous l'avez compris, ce qui nous intéresse de façon très significative et stratégique c'est l'incinération de déchets dangereux. Si on nous demande de céder les deux incinérateurs de déchets dangereux, on ne réalisera pas la transaction.

Arnaud Palliez

Bien sûr. D'accord.

Baptiste

C'est pas ce qui est discuté, c'est pas du tout notre scénario central et objectivement on a des arguments qui sont extrêmement solides, notre but c'est de les convaincre que il n'y a pas d'ajustement à faire. Donc c'est bien ça notre scénario central et que s'il n'y a pas d'ajustement à faire, eh bien naturellement on pourra réaliser cette opération en juin ou en juillet.

Je vous dis juste que aujourd'hui tant qu'on n'aura pas notifié, on ne sait absolument pas quelle sera la décision.

Arnaud Palliez

Merci beaucoup.

Baptiste

Je vous en prie. Alors, est-ce qu'il y a d'autres questions ?

Arnaud il lève la main encore ou pas ?

Manuel

Bonjour Alain.

Baptiste

On peut donner le micro à Alain, on vous voit.

Alain

Vous m'entendez ?

Baptiste

Oui, très bien.

Manuel

Très bien. Bonsoir Alain.

Alain

Bonsoir messieurs. Deux petites questions.

La première sur ce que vous aviez évoqué à la réunion annuelle sur la réorientation de certaines activités vers le secteur de la pharmacie. Bon j'imagine que il n'y a peut-être pas encore d'effets sur le chiffre d'affaires du premier trimestre, mais peut-être que oui, donc c'est une partie de la question.

Et si la démarche commerciale commence vous sentez qu'il y a des effets positifs qui se verront dans les trimestres qui viennent ? Ça c'est le premier point.

Et deuxième point, un peu pour boucler avec les interrogations d'Arnaud sur et nous tous d'ailleurs sur la crise actuelle, la guerre crée des ruptures d'approvisionnement qui peut-être peuvent être positives pour justement la régénération ou le recyclage au sens large de certains produits chimiques. Est-ce que vous sentez ce genre de choses et je pense notamment au brome ?

Voilà, je voulais savoir si il y a un peu d'effets positifs qui pourraient apparaître pour vous en conséquence des résultats de cette guerre.

Baptiste

Donc merci de la question d'abord parce que c'est très intéressant comme question. Comme on vous l'avait dit, il y a tout d'abord un constat qui est que aujourd'hui sur la base d'une chimie européenne qui est déprimée, il y a un effet de rebalancement de notre portefeuille vers des clientèles qui sont sur cette partie régénération de solvants et distillation vers une clientèle orientée pharmacie et cosmétique.

On continue à avoir des discussions intéressantes et on continue à avancer avec des clients. Donc on continue à être positif dans le rebalancement de ce portefeuille en sachant que comme on vous l'a indiqué, on verra plutôt des tendances positives sur le deuxième semestre.

Est-ce que ça se traduira par une augmentation significative du chiffre d'affaires ? On verra parce que à l'inverse on a toujours une chimie déprimée, une Europe déprimée et donc typiquement alors c'est pas sur la partie chimique mais je reprends votre exemple sur la partie brome, aujourd'hui BASF qui est un grand client pour nous du brome, les productions de BASF baissent très fortement et donc du coup de fait même s'il y a un intérêt à aller sur du brome recyclé et de la même façon sur les solvants même s'il y a plus d'intérêt d'aller sur des solvants recyclés, malheureusement la demande globale européenne est plutôt en berne et donc du coup on n'a pas d'impact aujourd'hui sur notre partie chiffre d'affaires.

Le dernier point est très important, c'est que théoriquement vous avez parfaitement raison sur des produits raffinés type acétone par exemple, maintenant que les prix sont très élevés, notre production d'éléments recyclés type acétonitrile devrait être très compétitive par rapport à des produits non recyclés. Donc on s'attend globalement à être compétitifs.

Aujourd'hui, on n'a pas d'accélération des ordres vers nos solvants recyclés plutôt que des solvants non recyclés et ça je pense réellement que c'est lié à la conjoncture et au fait que les chimistes européens aujourd'hui sont très méfiants ou très précautionneux par rapport à la conjoncture et donc produisent moins qu'auparavant et donc déstockent ce qui avait été produit précédemment. Il y a un moment si on se retrouve face à des produits raffinés qui continuent à être sur des prix élevés, évidemment cette logique s'inversera et on devrait revoir des effets positifs.

C'est pas le cas actuellement. Évidemment je tenais à préciser compte tenu des investissements qu'on a réalisés dans cette filière-là, si on observe un rebond des demandes de la chimie européenne et donc avec des prix compétitifs sur la partie solvants recyclés et si parallèlement on est capable d'adresser la clientèle pharmaceutique sur lesquels aujourd'hui il y a des vraies barrières à l'entrée puisque il y a une qualité qui est demandée qui est pas du tout accessible à la plupart de nos concurrents, dans ce cas-là il y aura un vrai rebond sur cette partie économie circulaire et régénération de solvants.

Alain

Merci beaucoup.

Baptiste

Je vous en prie. C'est d'autres questions ?

Manuel

Non, c'est plus de question... Nicolas...

Baptiste

On va donner le micro à Nicolas Royot.

Nicolas Royot

Oui, juste peut-être une petite question sur les deux acquisitions. Est-ce qu'il y a une saisonnalité particulière parce que j'ai l'impression que pour celle en Italie le T1 semble assez élevé par rapport au chiffre d'affaires annuel que j'avais en tête qui était autour de 13-14 millions d'euros ?

Voilà, je voulais savoir si sur l'une comme sur l'autre il fallait s'attendre à des trimestres relativement similaires tout au long de l'année ou si il y avait un début d'année ou une fin d'année qui historiquement était plus forte ou plus faible ?

Baptiste

Non, il n'y a pas de saisonnalité particulière tout simplement parce que dans les deux cas c'est des activités de stockage. En effet La Filippa est très dynamique et a plutôt un horizon qui est plutôt positif sur 2026.

Donc aujourd'hui en tout cas on n'a pas d'éléments qui nous laissent penser que le chiffre d'affaires devrait baisser dans les trimestres qui viennent. Sur la partie Hidronor, on est plutôt en ligne, vous avez raison, mais globalement on voit que sur la partie périmètre historique on a une dynamique extrêmement forte, ça a été mentionné par Manuel et donc quelque part dans les deux cas on va avoir si on agrège la partie Chili, on devrait avoir une croissance globale du chiffre d'affaires qui est forte et qui encore une fois correspond parfaitement à notre stratégie de combinaison et de réalisation de synergies entre nos actifs au Chili.

Nicolas Royot

Très bien, merci.

Baptiste

Très bien, ben on vous remercie pour votre écoute, on reste évidemment à votre disposition si vous avez d'autres questions et on vous souhaite une bonne soirée.

Manuel

Bonne soirée, merci. Au revoir.

Nicolas Royot

Merci, bonne soirée.