Verimatrix SA

Verimatrix SA

0.27
EUR
0.00
(0.00%)
22.90MMarket Cap
Mar 10Next Earn

Q2 FY2026 · Earnings Call TranscriptJuly 24, 2026

Laurent Dechaux

Verimatrix. Je suis Laurent Dechaux, directeur général de Verimatrix, et je suis accompagné de Jean-François Labadie, notre directeur financier.

Alors, pour ouvrir cette conférence, je suis ravi de vous dire que pour le deuxième trimestre consécutif, nos résultats sont conformes à notre plan de marche, ce qui me semble être un signal fort de la solidité et de la constance de notre trajectoire. Durant cette conférence, nous allons également vous présenter les faits marquants stratégiques de la période, ainsi, bien sûr, que nos perspectives pour la suite de l'année, avant d'éventuellement répondre à vos questions.

Alors, comme on vous l'a présenté précédemment, un des mouvements stratégiques du premier semestre a été la finalisation de la cession de nos actifs Extidious à GuardSquare qui s'est clôturée en février 2026. Donc Extidious est désormais déconsolidée de notre périmètre, et sa contribution au chiffre d'affaires consolidé du premier trimestre 2026 s'est limitée à un mois.

Pour rappel, cette opération nous permet de nous concentrer entièrement sur notre cœur de métier : l'antipiratage et la protection vidéo. Nous protégeons les revenus des distributeurs de contenu, opérateurs TV, plateformes OTT, live et la VOD, et de plus en plus ce qu'on appelle l'e-sport ou le streaming sportif, et ce grâce à une approche hybride, on-premise et SaaS, ce qui permet de tracer, dégrader, neutraliser le piratage à grande échelle dont sont victimes nos clients.

Bien, je vais maintenant vous donner plus de couleurs sur la performance du deuxième trimestre et sur ce qu'elle nous dit pour la suite de l'année. Sur les bookings, je ne vous communiquerai pas de chiffres précis lors de cette conférence, mais je peux vous dire avec beaucoup de satisfaction qu'ils continuent de bien se tenir, aussi bien en SaaS qu'en on-premise.

Dans le SaaS, Streamkeeper demeure le principal moteur de notre dynamique et représente environ 70% de notre booking SaaS. C'est une part qui est restée stable sur l'ensemble du semestre.

Le non-récurrent, on-premise et les services professionnels ont également bien performé. Un mot maintenant sur le chiffre d'affaires du deuxième trimestre, car je sais que c'est un point qui va attirer votre attention : il est en décroissance par rapport au deuxième trimestre 2025.

Alors, je veux être très clair sur la raison : cet écart s'explique intégralement par une commande exceptionnelle enregistrée l'an dernier, qui ne s'est pas reproduite cette année au deuxième trimestre. Il ne s'agit en aucun cas d'un ralentissement de notre activité sous-jacente, bien au contraire, parce que comme je viens de le montrer avec les bookings, cet effet de base sera entièrement gobé à la fin du troisième trimestre, et nous nous attendons à un retour à une comparaison en année pleine plus représentative de notre trajectoire réelle.

L'autre motif de satisfaction, c'est notre EBITDA — Jean-François en parlera dans quelques minutes — qui se situe au-dessus de notre plan de marche. Donc en résumé, c'est une dynamique commerciale saine, un effet de base ponctuel et déjà identifié sur le chiffre d'affaires du deuxième trimestre en comparaison du deuxième trimestre 2025, et une rentabilité qui dépasse nos objectifs.

Je voulais également mettre en avant quatre succès commerciaux qui illustrent ces résultats dont je viens de parler, ainsi que la diversité géographique de ce recentrage autour de l'antipiratage que j'ai évoqué en introduction. Au Mexique, par exemple, izzi, un grand diffuseur majeur de contenu, a choisi notre suite Streamkeeper pour accompagner sa transition d'un modèle de licence vers une offre OTT par abonnement, avec en parallèle un succès sur la solution Counterspy.

En Inde, un opérateur télécom majeur, Dish TV, a étendu son partenariat avec nous via un nouveau contrat d'abonnement VCAS on-premise cette fois, dont les premières livraisons ont déjà été réalisées au premier trimestre. Toujours au Mexique, Totalplay, le seul opérateur ou pratiquement le seul opérateur du pays à proposer un haut débit fixe, télévision payante et téléphonie fixe sur son propre réseau de fibre optique, a renouvelé son contrat avec nous pour quatre années supplémentaires.

Enfin en Allemagne, un des principaux groupes télécoms intégrés au monde a étendu son partenariat avec nous via un support élargi autour de la solution VCAS. Donc ces succès couvrent l'Amérique latine, l'Asie-Pacifique, l'Europe, et combinent nouveaux clients, extensions et renouvellements.

Je crois que c'est exactement l'équilibre que nous recherchons, aussi bien en SaaS qu'en modèle on-premise. Les autres faits marquants de ce premier semestre 2026, ce sont les nouveaux partenariats stratégiques.

Comme vous le savez, on y reviendra dans la conclusion, c'est un des axes majeurs que nous souhaitons développer, et nous avons également renforcé trois partenariats stratégiques ce semestre : Agile TV, qui est un acteur majeur de l'OTT et de la diffusion vidéo, qui sert plus de 120 clients et 50 millions de foyers dans le monde, et intègre notre protection dans son offre de bout en bout ; Rakuten TV, une des plateformes de streaming leaders en Europe et présente dans plus de 43 pays ; enfin KT Altimedia, le grand opérateur national coréen du Sud, qui fournit une plateforme multi-écrans à plus de 30 opérateurs et 50 millions de terminaux dans plus de 14 pays. Là aussi, nous avons étendu et renforcé notre partenariat avec cet opérateur TV en Corée du Sud.

Alors, ces partenariats sont importants, non seulement pour être plus présents sur les marchés sur lesquels nous voulons être plus présents, notamment en Europe, aux États-Unis ou en Asie, mais ils sont également importants financièrement, parce qu'ils démultiplient notre portée sans effort commercial direct proportionnel. Donc ils constituent un véritable levier pour notre développement commercial.

Je voudrais aussi saluer le travail de nos équipes, car ce sont elles qui rendent ces résultats possibles : d'abord les opérations, qui ont nettement amélioré l'efficacité opérationnelle de nos process, donc une exécution solide sur les renouvellements d'abonnements, accélération des livraisons dans les services professionnels également, qui contribuent à la satisfaction client, et une amélioration continue de la qualité du support et de la satisfaction client que l'on constate au quotidien. La Coupe du Monde, dont on ne pouvait pas se passer de parler, qui nous a beaucoup occupés pendant ce dernier mois, que je vais redétailler dans un instant, en est la meilleure démonstration.

L'Amérique latine montre des signes de redressement. Après un démarrage retardé au premier trimestre, la région devient l'une de nos plus solides régions au deuxième trimestre, avec des licences perpétuelles, comme je l'ai dit précédemment, mais aussi des renouvellements et la suite Streamkeeper chez izzi.

Ce sont des belles illustrations de la vigueur de notre activité. Enfin, l'Asie-Pacifique, qui confirme une excellence durable, qui était déjà notre meilleure région au premier trimestre et qui continue de performer au deuxième trimestre.

Voilà, alors la Coupe du Monde de football, comme je le disais, évidemment nous étions au cœur de la diffusion de la Coupe du Monde auprès de nos clients. Ça a constitué finalement un véritable test de charge en conditions réelles pour Verimatrix, et le résultat a dépassé nos attentes.

Nous avons enregistré, comme c'est indiqué sur ce transparent, un pic de 46 000 requêtes par minute sur la solution, soit une hausse de 600%. Ce pic, pour faire simple, c'est le nombre de demandes de connexion au début des matches.

Tout le monde 3 à 5 minutes avant le match se connecte. Normalement, on est autour de 8 000, et dans le cadre de la Coupe du Monde, évidemment on est monté jusqu'à 46 000.

Évidemment dans ce cas de figure, il ne faut avoir aucune latence. Les consommateurs doivent avoir accès aux matches de football immédiatement, à l'instant où ils se connectent.

Également, pour vous donner un grand ordre de grandeur, nous avons traité 4,5 milliards de requêtes sur l'ensemble de l'événement, sur le mois de la Coupe du Monde de football, en hausse de 300%, sans aucune disruption, aucun arrêt de service, et à un taux de satisfaction client de 100% sur le niveau de service délivré par Verimatrix et ses équipes. Je crois que ces chiffres montrent la robustesse de nos solutions et de nos infrastructures, et bien sûr de nos applications à la plus grande échelle.

Voilà, je vais maintenant passer la parole à Jean-François, qui va nous parler plus en détail des résultats de notre deuxième trimestre et du premier semestre 2026, et je reviendrai pour vous parler de la conclusion et de nos perspectives de l'année. Jean-François ?

Jean-François Labadie

Merci, merci Laurent. Bonjour à toutes et à tous.

Donc on va passer maintenant sur les chiffres, sur les résultats financiers. Évidemment, on va regarder comment toute cette dynamique expliquée par Laurent se traduit dans le chiffre d'affaires, dans l'EBITDA de l'entreprise.

Laurent l'a déjà fait, mais je vais réinsister, si on regarde Q2 froidement, on se dit, bah il y a une baisse de 20% du chiffre d'affaires, mais encore une fois, il faut intégrer que dans le chiffre d'affaires non récurrent du deuxième trimestre, il y a un, voire deux deals majeurs qui représentent plus de $3 millions de chiffre d'affaires qui sont venus un petit peu booster la performance de l'année dernière. Donc en fait, l'important, c'est de se concentrer sur notre deuxième trimestre et regarder un petit peu quels sont les éléments de satisfaction.

Et ben il y en a plusieurs. Le premier, c'est quand on regarde nos revenus récurrents, on est en train d'assister à un inversement de tendance par rapport à ce qu'on a pu observer sur l'année 2025.

On est stable par rapport au Q2 2025, ce qui est une très bonne performance, puisque avant nous étions en déficit de revenus récurrents comparé au trimestre précédent. Alors, pourquoi est-ce que on commence à stabiliser le chiffre d'affaires récurrent ?

Et ben c'est simple, si vous regardez en bas les ARR, vous voyez que les ARR, après avoir baissé sur toute l'année 2025 — j'y reviendrai après — sont en train de retrouver de la croissance trimestre après trimestre. On a comblé notre retard à fin juin et on a une bonne dynamique qui va nous permettre de continuer à faire croître ces ARR.

La croissance de cet ARR, c'est la garantie de continuer à faire de la croissance de revenus récurrents sur les trimestres à venir. Donc un premier élément de satisfaction très important.

Et sur le non-récurrent, $3,5 millions sur le trimestre, une très belle performance. Et comme l'a expliqué Laurent, c'est je dirais la démonstration de deux choses.

La première, c'est la qualité de notre base installée de clients historiques en Inde, au Mexique, mais aussi dans certains pays d'Europe, clients qui continuent à nous commander soit des licences perpétuelles, soit des upgrades, donc d'avoir des licences avec des meilleurs droits et des meilleures fonctionnalités, et bien ça, ça nous permet d'être résilients sur les revenus de licences perpétuelles. Et puis l'autre élément, c'est des équipes je dirais d'intégration clients qui sont beaucoup plus performantes et qui ont permis d'accélérer la production du revenu ce qu'on appelle les professional services sur la période.

Donc voilà, donc des éléments très très satisfaisants, aussi bien sur le non-récurrent que sur le récurrent. Maintenant, une autre façon de regarder la performance du deuxième trimestre et du premier semestre, c'est de regarder la séquence entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

Ben on voit très clairement une accélération du revenu. Et comme je vous l'ai expliqué, on voit une augmentation du revenu récurrent sur le deuxième trimestre par rapport au premier trimestre, et on voit que notre retard par rapport à l'année dernière n'est plus que de 2%.

Voilà, donc avec des ARR qui montent, qui continuent de croître, et bien on va combler complètement ce retard sur les trimestres à venir. On est évidemment sur le non-récurrent, encore une fois, négatif par rapport au premier semestre de l'année dernière, lié à ces deux grosses opérations dont nous vous avons parlé précédemment.

Voilà, donc $27,5 millions, c'est le niveau de nos revenus récurrents embarqués annualisés à fin juin. Donc on a récupéré le retard par rapport à l'année dernière.

On insiste évidemment beaucoup sur la valeur annualisée des revenus embarqués, parce qu'encore une fois c'est la meilleure visibilité qu'on peut avoir sur nos revenus récurrents futurs. On vous a dit déjà que la dynamique de croissance de ces revenus récurrents, elle était portée par les abonnements, les abonnements qui sont liés aux nouvelles solutions, Streamkeeper par exemple, et bien là vous voyez qu'en fait on n'a pas cessé de croître sur les abonnements trimestre après trimestre.

Et si vous regardez les trimestres récents, et ben sur le deuxième trimestre, nous avons rajouté encore $600 000 de revenus annuels liés aux abonnements, et cette tendance va continuer à se confirmer. Un élément également important, on est en train de voir des clients historiques, qui sont toujours actifs sur les licences perpétuelles, qui par ailleurs commencent à nous placer des commandes sur des solutions SaaS pour bénéficier des fonctionnalités de notre offre Streamkeeper.

Voilà, donc une tendance très encourageante. Je vous ai parlé aussi d'inversement de tendance des ARR qui sont abonnements, et maintenant, si ici vous avez la totalité des ARR de Verimatrix, et bien vous voyez la séquence, elle est très claire : à partir de Q4 2024, Verimatrix rentre dans une situation très compliquée, qui est une baisse trimestre après trimestre de ses ARR, et puis depuis le premier trimestre 2026, on réamorce de la croissance.

Voilà, donc on a retrouvé notre niveau de juin 2025, et évidemment notre objectif c'est de continuer à faire progresser ces ARR et de combler complètement le déficit que l'on a généré à partir de la fin de l'année 2024. Alors, on va passer maintenant à la rentabilité.

Autre élément de satisfaction pour Verimatrix. Donc plusieurs niveaux de mesure.

Vous voyez qu'en pourcentage, on a un niveau de marge brute qui a été maintenu. Donc là encore, excellente performance de la part de Verimatrix dans un contexte de chiffre d'affaires inférieur à celui du premier semestre 2025.

Donc de maintenir le pourcentage, ça veut dire qu'on a réussi à faire quoi ? On a réussi à optimiser nos dépenses, on a réussi à être beaucoup plus efficaces dans le support client, dans la gestion de nos coûts liés à nos activités SaaS, qui nous ont permis de variabiliser complètement notre structure de coûts et de protéger ce fort niveau de marge brute qui est essentiel chez Verimatrix.

Mais on ne s'est pas arrêté là. Vous regardez maintenant les dépenses opérationnelles, vous voyez que les dépenses opérationnelles en parallèle ont diminué sur la période de 10,3%.

Alors, on vous avait expliqué que en termes de priorité, on voulait redonner de la dynamique sur les dépenses de vente et de marketing pour rebooster le moteur de croissance de Verimatrix, et bien c'est tout à fait ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire que cette baisse de dépenses opérationnelles ne vient pas au détriment de nos choix stratégiques que nous avons faits : on fait croître les dépenses de vente et de marketing de presque 10%, d'accord ?

Et ces 10%, ils sont financés comment ? Ben ils sont financés par de l'optimisation, de l'efficience meilleure que l'on a sur nos coûts de support et sur nos coûts de développement.

Alors sur nos coûts de développement, on maintient notre capacité évidemment d'innovation, mais on a considérablement optimisé l'ensemble des coûts de développement qui sont liés ou les coûts de support qui sont liés aux anciens produits. Donc il y a une rationalisation de la roadmap produit des versions qui sont disponibles chez nos clients, qui nous permet d'optimiser la structure des coûts de recherche et développement sans altérer notre capacité d'innovation.

Bon, donc au final, la conclusion la plus intéressante, c'est laquelle ? C'est qu'on voit qu'on a généré un EBITDA de $1,9 million sur le premier semestre 2026, donc ce qui est un élément de satisfaction très important pour nous.

Ce $1,9 million, je vous invite à le comparer à l'ensemble de l'EBITDA généré par Verimatrix sur les activités antipiratage sur l'ensemble de l'année 2025. Sur l'ensemble de l'année 2025, l'activité antipiratage chez Verimatrix a généré $1,1 million d'EBITDA.

À la fin du premier semestre, on est déjà à $1,9 million. Donc on a des effets combinés entre une très bonne résilience du chiffre d'affaires et une adaptation et une efficience de nos opérations qui nous permet d'améliorer considérablement la productivité.

On est à 9% de taux d'EBITDA sur le chiffre d'affaires. Alors, on a un résultat EBIT ajusté qui est quasi à l'équilibre, ce qui est assez remarquable.

On a des résultats financiers qui sont à zéro. Alors là, c'est une performance contrastée entre des ajustements IFRS favorables et un coût de la dette certes réduit mais qui est là, le net faisant zéro, des dépenses de taxes à peu près stables, et on arrive avec un résultat net ajusté en amélioration significative par rapport au premier semestre 2025.

Alors, j'ai parlé de dette, et on avait évoqué au cours de nos derniers calls le fait que l'on était en renégociation avec l'ensemble de nos partenaires de dette pour aligner finalement les conditions d'endettement de Verimatrix avec notre stratégie. Cette négociation, elle est terminée.

Elle s'est terminée pendant le deuxième trimestre de l'année 2026, et je vous donne un petit peu les résultats qui sont très satisfaisants pour nous. Le premier, vous vous souvenez, on avait évidemment une maturité court terme à fin décembre au bilan, et bien cette maturité court terme, elle est étendue à juin 2029.

Donc en fait, nous n'avons plus de dettes à court terme chez Verimatrix, à part quelques reliquats d'IFRS qui traînent, mais la grande, grande majorité de la dette est maintenant classée en long terme, et la prochaine échéance de refinancement est fin juin 2029. Donc l'objectif est atteint.

Le deuxième objectif, c'était de faire baisser le coût de la dette, notamment la dette privée, qui était avec un taux d'intérêt à 12%, et qui est ramené à 6% suite à la négociation, et ceci jusqu'au mois de juin 2029, donc autre élément de satisfaction important. Alors, dans le cadre de cette négociation, on a aussi décidé de faire baisser la dette brute de Verimatrix et d'utiliser finalement $5 millions qui sont issus de la vente de la ligne de produits Extidious pour venir rembourser une partie de cette dette privée.

On a des nouveaux covenants qui sont en place, qui sont liés à des niveaux d'EBITDA cumulés sur les 12 derniers mois et un niveau de trésorerie minimum, qui est complètement aligné avec notre plan de marche stratégique. Et enfin, tout ça, ça se traduit comment ?

Ben ça se traduit par une économie d'un minimum de $1 million par an, une économie cash sur le coût de la dette de Verimatrix. Voilà, écoutez, sur le bilan, je ne vais pas beaucoup m'étendre.

Vous avez juste en rouge les éléments significatifs de variation par rapport au 31 décembre, qui sont essentiellement un transfert de dettes court terme, qui étaient de $20 557 000 et qui sont maintenant de $1,9 million, transfert vers des dettes long terme, qui étaient de $11,5 millions et qui sont maintenant de $23,9 millions. Donc on a une structure de bilan considérablement renforcée, beaucoup plus saine, avec une dynamique de profitabilité qui devrait continuer à renforcer ce bilan.

Très bien. On va parler un peu de cash, parce qu'on a consommé un petit peu de cash sur la période sur les 6 premiers mois de l'année.

Encore une fois, une situation qui est sous contrôle, puisque quand vous regardez les free cash flows opérationnels, on a une génération de free cash flow opérationnel de $2,5 millions, et ceci malgré une petite perte liée au mois d'activité de Extidious, mais malgré ça, on a généré $2,5 millions de cash flow opérationnel, ce qui vous donne la capacité d'absorber les intérêts et les coûts de loyers et une partie des taxes. Donc on n'est pas très loin d'arriver à une situation de stabilisation du montant des cash flows et de commencer à régénérer des cash flows.

Ce qui a pesé lourd sur l'activité, c'est des coûts liés à la restructuration, à la cession de Extidious, des coûts cash, ainsi que la renégociation de la dette. Vous avez à peu près $1,7 million qui sont venus peser sur la première partie de l'année sur la production des cash flows.

Donc quand vous reneutralisez cet élément, on revient quasiment au niveau de cash flow à l'ouverture de l'exercice. Donc là encore une fois, des signaux qui sont très encourageants pour nous.

Voilà, j'en ai terminé pour la partie de l'activité du premier semestre, et je repasse la parole à Laurent, qui va vous parler des perspectives pour les trimestres à venir.

Laurent Dechaux

OK. Merci, Jean-François.

Donc avant de parler des perspectives 2026, on voulait juste vous rappeler que notre stratégie n'a pas changé, elle repose sur trois priorités : recentrer notre activité sur notre cœur de métier — ça c'est fait, on en a parlé au début de cette conférence téléphonique, on l'avait déjà fait il y a quelques mois —, innover dans des segments adjacents — on y reviendra dans le courant de l'année, quelles sont les innovations sur lesquelles nous travaillons à l'heure actuelle —, et étendre nos géographies au travers de nouveaux partenariats, et bien sûr faire croître notre chiffre d'affaires au travers de ces nouveaux partenariats. Donc je crois que vous venez de voir des preuves concrètes que ces trois axes dans les faits marquants qu'on vient de vous présenter se réalisent.

Notre ambition à 3 ans, elle non plus n'a pas changé : ça reste de devenir une entreprise SaaS emblématique, un retour à la croissance du chiffre d'affaires, une hausse de l'EBITDA avec un cash flow positif, et bien sûr une part de revenus récurrents qui continue de croître et qui atteindra 80% d'ici 2028. Voilà, donc nous souhaitons toujours rester les leaders du marché de l'antipiratage et être reconnus par nos clients et nos collaborateurs ainsi que nos partenaires comme une entreprise emblématique du SaaS sur l'antipiratage.

En ce qui concerne les perspectives 2026 maintenant, et bien elles sont alignées avec notre feuille de route 2028. Pour l'année complète, nous confirmons des perspectives cohérentes et un retour à la croissance du chiffre d'affaires, une croissance significative de l'EBITDA, qui sera au minimum de $3 millions, et bien entendu une poursuite de la croissance des revenus récurrents.

Donc pour résumer, le deuxième trimestre, de façon consécutive, nous avons délivré des résultats conformes à notre plan de marche. Les bookings et la prise de commandes continuent de bien se tenir en SaaS comme en on-premise, notamment portés par Streamkeeper et puis portés par le non-récurrent et les services professionnels.

Encore une fois, on en a parlé à plusieurs reprises, le recul du chiffre d'affaires du deuxième trimestre s'explique uniquement par un effet de base qui va s'effacer au troisième trimestre. Par ailleurs, on vous l'a indiqué également, notre EBITDA dépasse notre plan de marche, et donc je voudrais remercier l'ensemble des équipes de Verimatrix pour leurs efforts sur le premier semestre, et je suis très fier de ce que nous avons réalisé au deuxième trimestre et au premier semestre.

Voilà, merci de votre écoute. Jean-François et moi-même sommes maintenant à votre disposition pour répondre à l'ensemble de vos questions, s'il y en a.

Jean-François Labadie

Voilà, et puis juste avant de passer aux questions, je vous rappelle que nous allons communiquer notre revenu du troisième trimestre le 26 octobre après la fermeture du marché. Voilà, donc on va passer maintenant aux questions, s'il y en a.

Laurent Dechaux

Oui, ben il y en a dans le Q&A, donc il y a une première question. Je ne sais pas dans quel ordre ça s'est fait ça.

Oui, c'est du bas...

Jean-François Labadie

Ça doit être possible en effet. 11 minutes, 13 minutes, on va commencer par celle qui a été posée au début.

Laurent Dechaux

Alors il y a 20 minutes, donc : « Y a pas de communiqué de presse lors des contrats ? » Parce qu'en règle générale, les clients ne nous y autorisent pas.

Mais dans certains cas de figure, on obtient de la part des clients une communication plus large. Il se trouve que là, des clients que j'ai cités ont accepté qu'on les cite pour la communication des résultats, mais ça ne va pas au-delà.

Jean-François Labadie

Oui, on pourrait dire, Laurent, qu'on a même signé une très belle affaire avec un grand propriétaire de droits télé de foot en Europe. On adorerait pouvoir communiquer sur le nom, mais voilà, on ne peut pas le faire, mais ça fait partie des succès de l'ARR, par exemple, que vous avez dans nos chiffres à la fin du deuxième trimestre.

Voilà. Donc ce n'est pas une volonté de Verimatrix de ne pas communiquer, c'est plutôt parfois des clients qui ne souhaitent pas communiquer, en particulier quand on s'adresse à des sujets de sécurité.

Voilà.

Laurent Dechaux

Alors : « Starlink, est-ce qu'on a des solutions pour aider à la transmission satellitaire comme Starlink ? » Pas encore.

On peut, bien sûr, puisque la télévision est broadcastée au travers de satellites, les solutions de Verimatrix sont utilisées pour sécuriser la transmission des vidéos au travers du satellite, l'IPTV notamment, mais pas avec Starlink en tout cas, pas pour le moment. « Secteur de la défense ?

» Oui et non. En fait, on a quelques clients sur lesquels on espère avoir de bonnes nouvelles au cours de la fin de cette année dans le secteur de la défense, mais plutôt en Amérique du Nord, pas trop en Europe.

« Les clients qui ont utilisé Verimatrix pour les matches de la Coupe du Monde ? » Tous.

Tous les clients de Verimatrix ont utilisé les solutions de Verimatrix pour diffuser les matches de la Coupe du Monde dans toutes les zones géographiques que j'ai citées : donc en Europe, en Amérique latine, en Asie et notamment en Inde, pas trop en Amérique du Nord, un peu en Amérique du Nord, mais un peu moins en Amérique du Nord que dans les zones géographiques que j'ai citées, mais oui tous les clients de Verimatrix ont utilisé nos solutions. C'est ce que j'ai indiqué tout à l'heure, les clients que j'ai cités ont utilisé les solutions de Verimatrix.

« Le marché de l'IoT est-il rentable ? » Je ne suis pas sûr de comprendre la question.

En tout cas, nous ne sommes pas vraiment dans le marché de l'IoT, donc je ne sais pas trop quel est le sens de cette question.

Jean-François Labadie

C'est peut-être l'OTT.

Laurent Dechaux

Je ne sais pas. Si c'est oui alors le marché de l'OTT est rentable, on est dedans, c'est la nouvelle façon de diffuser les contenus médias et la vidéo.

Après l'IPTV, maintenant c'est l'OTT, le streaming. Donc oui, c'est rentable.

La preuve, on y travaille, et il y a une demande assez forte, notamment pour le sport. Mais donc si c'est ça, oui l'OTT est rentable.

L'IoT, je pense qu'il l'est, mais Verimatrix n'est pas un spécialiste de l'IoT.

Jean-François Labadie

Oui, je rajouterais juste que notre chiffre d'affaires SaaS est en croissance, et vous voyez que ce n'est pas venu au détriment de la performance de la marge brute, par exemple, qui se maintient plutôt à un niveau élevé. Et dans cette marge brute, on a notamment les coûts d'hébergement dans le cloud, puisqu'on travaille avec AWS.

Donc oui, c'est une activité qui est rentable effectivement.

Laurent Dechaux

« Vendre une nouvelle division après Extidious ? » Non, je ne crois pas, parce que sinon ça veut dire vendre Verimatrix.

Donc peut-être, mais ce ne sera pas une division, dans ce cas ce serait la totalité de Verimatrix, puisqu'on n'a plus qu'une division : l'antipiratage. « Optimiste pour une fusion avant la fin de l'année ?

» Je ne pense pas avant la fin de l'année. On travaille bien sûr avec un certain nombre d'acteurs pour regarder qu'est-ce qui ferait sens pour Verimatrix, soit de racheter, soit de fusionner, mais je ne crois pas que ça puisse se faire avant la fin de l'année.

« Oui, on a abandonné la cybersécurité des voitures », puisque c'était l'activité Extidious qu'on a vendue à GuardSquare, donc on n'est plus sur cette activité de cybersécurité des voitures. « Et un chiffre d'affaires de $50 millions en 2026 vous paraît-il réalisable ?

» $50 millions, non, ça ne me paraît pas réalisable compte tenu du point de départ qui était de 41, 41,7, mais probablement que c'est une cible atteignable en 2027, on va dire. Mais pas en 2026.

Ce sera de la croissance, mais pas à hauteur de $50 millions.

Jean-François Labadie

Alors, question sur les cash flows : « Avez-vous une ambition sur le passage à une génération positive de cash flows ? » Alors, écoutez, vous l'avez vu, on a une consommation de cash qui est essentiellement liée à des coûts de restructuration.

Sans vous dévoiler de secret, on a passé la plus grosse vague d'impact de restructuration sur le premier semestre, puisque c'est là où les événements les plus importants se sont passés. Donc on ne s'attend pas sur le deuxième semestre à avoir le même niveau de coûts de restructuration.

On sera peut-être un peu court pour repasser à une génération positive de cash flow, mais Laurent a commencé à vous donner un petit teaser là sur 2027, mais on voit bien que entre la renégociation de la dette, l'optimisation des coûts que l'on a, et vous rajoutez là évidemment la dynamique de revenus que l'on observe aujourd'hui, et encore une fois on s'engage sur une croissance en 2026, vous imaginez bien que les cash flows vont repasser positifs en toute vraisemblance sur l'exercice 2027.

Laurent Dechaux

« Est-ce le point bas ? » J'imagine que les coûts opérationnels peuvent toujours être améliorés, donc on ne peut pas dire que ce soit le point bas.

Ça dépendra un peu de comment les choses évoluent dans les mois qui viennent ou les années qui viennent. Ce qui est sûr, c'est que on a largement déployé au sein de Verimatrix depuis le deuxième trimestre des solutions d'intelligence artificielle qui nous permettent de développer des solutions beaucoup plus rapidement que précédemment et d'optimiser nos processus opérationnels, qu'il s'agisse des processus de support, qu'il s'agisse des processus de vente, des processus de back office en général.

Donc on peut imaginer que les coûts opérationnels continueront de s'améliorer, mais encore une fois ça dépendra un peu de comment vont évoluer les choses dans les mois qui viennent. « Développement des partenariats ?

» Ben j'en ai parlé : on a renforcé trois partenariats, comme je le disais, Agile TV, Rakuten ou KT Altimedia. Il se trouve que ce sont plutôt des partenariats qui vont dans le sens de la croissance du chiffre d'affaires, puisque c'est des partenariats de revente.

On n'a pas cité les partenariats technologiques que nous avons également au sein de Verimatrix : on a un partenariat avec JScrambler, qui est la protection des données sur le web, qui viennent renforcer les solutions de Verimatrix. Et puis bien sûr GuardSquare reste un partenariat stratégique pour nous, puisque Extidious, anciennement Verimatrix, est largement intégrée à nos solutions d'antipiratage.

Donc et on continue de regarder quels autres types de partenariats technologiques on pourrait avoir.

Jean-François Labadie

Bon, je te laisse la dernière, Laurent ?

Laurent Dechaux

Je ne la vois pas. C'est quoi la dernière ?

Jean-François Labadie

« Merci pour vos explications et bravo pour la restructuration en cours et bon courage. »

Laurent Dechaux

Ben ça fait plaisir. Merci beaucoup, Carl, j'apprécie le commentaire.

Jean-François Labadie

Je crois qu'on n'a plus de questions. On n'a plus de questions, donc Laurent, je te laisse peut-être...

Si. New post.

Laurent Dechaux

« Netflix, c'est ça ? »

Jean-François Labadie

Ouais.

Laurent Dechaux

Oui alors je ne sais pas ce que ça veut dire « vos tests », mais Netflix oui, c'est une des cibles que nous avons. Bon, ce serait un peu long à expliquer là dans la conférence, mais Netflix a une approche de l'antipiratage qui est un peu particulière, donc on discute et on n'est pas encore dans un partenariat stratégique avec Netflix, on va dire.

Voilà. Mais Netflix est une des grandes entreprises de diffusion vidéo, médias, avec lesquelles on travaille, ouais.

« La faiblesse de la valorisation ne pose pas problème ? » Pas vraiment, mais Jean-François, tu peux en dire quelques mots peut-être ?

Jean-François Labadie

Non non, non. Alors ça évidemment on aimerait bien que la valorisation soit plus élevée, hein, on ne va pas se mentir, mais à ce jour ça ne pose pas de problème, on n'est pas dans une phase avec un besoin de faire une augmentation de capital.

Je pense que nous on est 100% focalisés sur l'exécution du plan avec l'ensemble des équipes, et c'est à travers le déroulement de ce plan, de retrouver de la croissance, de retrouver des cash flows positifs, de confirmer notre rôle de leader comme société de logiciels encore une fois en SaaS et on-premise, et c'est ça qui va faire que la valeur de l'entreprise et la valeur de Verimatrix sera reconnue. Donc je dirais nous c'est notre seul objectif.

Laurent Dechaux

« Reprise des acquisitions ? » Oui, on prévoit faire une acquisition, c'est surtout laquelle.

Voilà. C'est surtout quel est le marché sur lequel Verimatrix peut rebondir dans les années futures.

Mais il faut quand même s'assurer que ce que l'on acquiert va dans le bon sens pour Verimatrix. « Le contrat de conseil entre Verimatrix et Amedeo D'Angelo existe toujours ?

» Surtout parce qu'il est chairman du board de Verimatrix. Voilà.

Je ne sais pas s'il faut en dire plus, mais...

Jean-François Labadie

Oui, mais c'est un contrat qui va s'arrêter au mois d'août.

Laurent Dechaux

OK.

Jean-François Labadie

C'est un contrat qui avait été mis en place début août et qui va s'arrêter au mois d'août. Et monsieur Amedeo restera évidemment président du conseil d'administration non exécutif.

Voilà, mais ce contrat, qui était un contrat de transition par rapport à la stratégie et aussi par rapport à la cession de la ligne de produits Extidious, va s'arrêter dans un petit mois. Voilà.

Laurent Dechaux

« Laurent Dehaut est-il actionnaire ? » Alors c'est Dechaux, mais je ne vous en veux pas.

J'imagine que c'est de moi dont on parle. Oui, je suis actionnaire de Verimatrix, bien sûr.

Oui, c'est bien Laurent Dechaux.

Jean-François Labadie

OK.

Laurent Dechaux

OK. Ben écoutez, si on a terminé avec les questions et donc les réponses, à nouveau je vous remercie de votre présence à cette conférence téléphonique.

Je vous dirais à nouveau que moi je suis très confiant pour la suite de l'année 2026 et bien sûr 2027 et 2028 et plus loin encore. On va continuer d'exécuter comme on l'a fait jusque-là sur ces deux premiers trimestres, et on est assez confiant sur la reprise de la croissance du chiffre d'affaires, voire très confiant, et un EBITDA qui sera très positif pour la fin de l'année.

Voilà, on vous en dira plus au troisième trimestre, et j'espère que vous nous suivrez autant au troisième trimestre qu'au deuxième trimestre.

Jean-François Labadie

Merci.

Laurent Dechaux

Merci beaucoup. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, un très bon week-end, et on se reparle au mois d'octobre donc.

Jean-François Labadie

Merci.