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Bonjour et bienvenue à la présentation des résultats semestriels 2026 du groupe Solutions 30. La conférence sera animée par Monsieur Gianbeppi Fortis, président du directoire, et Monsieur Amaury Boilot, secrétaire général.
Je passe maintenant la parole à Monsieur Gianbeppi Fortis.
Gianbeppi Fortis
Merci. Bonsoir à toutes et à tous et merci d'être avec nous pour cette présentation des résultats du premier semestre 2026 de Solutions 30.
Cette conférence se déroulera en français et comme à chaque fois, une retransmission sera ensuite disponible sur notre site internet. Amaury Boilot, notre secrétaire général, m'accompagne aujourd'hui pour commenter ces résultats semestriels.
Le principal fait marquant du premier semestre est notre décision de sortir d'un contrat-cadre majeur dans les télécommunications en France. Ce contrat avait généré 117 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, soit 38 % de notre activité française et 13 % de celle du groupe.
Étant déficitaire, il représentait notre principal foyer de pertes. Sa sortie sera finalisée d'ici la fin d'année.
Il ne contribuera donc plus au chiffre d'affaires du groupe à compter de 2027. Ce retrait assumé de ce qui a constitué l'un de plus gros marchés pendant plusieurs années nous permettra d'éliminer ces pertes, d'améliorer la rentabilité du groupe et de recentrer nos activités françaises sur l'énergie et la technologie.
Les résultats du semestre portent directement la marque de ce désengagement ainsi que de toutes dernières mesures de transformation qui ont été mises en œuvre. Le chiffre d'affaires s'établit à 400,3 millions d'euros, en recul de 11,1 % et de 13,6 % en organique.
L'EBITDA ajusté ressort à 17 millions d'euros, soit une marge de 4,2 %, qui baisse sous l'effet des impacts transitoires de la sortie du contrat dans les télécoms en France, mais également du repositionnement de notre base clients en Allemagne, qui nous a conduits à sortir d'un contrat avec une FiberCo, donc une société qui déploie de la fibre, tout en montant en puissance auprès des opérateurs historiques. 2026 marquera la dernière étape de la transformation du groupe, et d'ici la fin d'année, nous aurons achevé la sortie du contrat français et les importantes mesures de redimensionnement de notre structure qui en découlent.
En Allemagne, les impacts du repositionnement ayant été concentrés sur le premier semestre, notre marge devrait rebondir dans le deuxième semestre. Nous pourrons ainsi aborder 2027 avec un périmètre plus resserré, mais un mix d'activités plus favorable et un profil de marge nettement meilleur.
2026 sera donc l'aboutissement de la transformation du groupe engagée il y a 3 ans. En 2024, face à l'arrivée à maturité de certains marchés, la sélectivité est devenue notre règle de conduite.
Nous avons privilégié les marges aux volumes, entamé une réduction de notre exposition au marché de la connectivité en France et en Espagne, et accéléré le développement de l'énergie et des télécommunications en Allemagne. Avec un premier recul assumé du chiffre d'affaires, la marge du groupe avait ainsi progressé de 40 points de base sur cet exercice.
En 2025, nous avons profondément rationalisé notre portefeuille dans nos petits pays où le niveau de marge était insuffisant. Nous avons cédé les activités télécoms en Espagne, quitté le Royaume-Uni, achevé le redressement de l'Italie et diversifié la Pologne dans l'énergie avec l'acquisition d'Elektrat.
Ces actions ont permis un redressement très fort de la marge du segment Autres Pays, qui a progressé de 620 points de base entre 2023 et 2025, sur une base de chiffre d'affaires plus petite, mais mieux positionnée. C'est la preuve que notre méthode fonctionne.
En 2026, nous achevons cette transformation avec une dernière action majeure et décisive : la sortie de ce contrat majeur dans les télécoms en France et le redimensionnement de nos structures françaises qui doit en découler. Par ailleurs, et comme évoqué, nous repositionnons notre base de clients en Allemagne, et tous ces chantiers seront finalisés d'ici la fin d'année, et nous pourrons ainsi aborder 2027 sur des bonnes bases.
Je laisse maintenant la parole à Amaury pour le détail des résultats.
Amaury Boilot
Merci Gianbeppi. Bonsoir à toutes et à tous.
Je vais vous présenter l'évolution des principaux agrégats du compte de résultat consolidé. Alors conformément à la norme IFRS 5, les données comparatives du premier semestre 2025 ont été retraitées pour présenter le Royaume-Uni et l'activité télécoms cédée en Espagne en activités non poursuivies.
Au 30 juin 2026, le chiffre d'affaires s'établit à 400,3 millions d'euros contre 450 millions un an plus tôt. Il recule de 11,1 % et de 13,6 % en organique.
Les effets de périmètre contribuent à hauteur de +2,6 % avec la consolidation de Sotech en intégration globale depuis avril 2025. Les coûts opérationnels diminuent de 8,7 % à 348,2 millions d'euros.
Ils doivent encore s'abaisser en France suite à la sortie en cours du contrat-cadre dans les télécoms. Et les coûts de structure baissent de 9,1 % à 35 millions d'euros et restent stables en proportion du chiffre d'affaires à 8,8 %.
L'EBITDA ajusté ressort ainsi à 17 millions d'euros, soit une marge de 4,2 %, en baisse de 280 points de base. Cette contraction reflète principalement les effets du désengagement du contrat télécoms français et, dans une moindre mesure, des impacts ponctuels liés au repositionnement de la base clients en Allemagne, avec en particulier la sortie d'un contrat avec une FiberCo.
Les amortissements opérationnels diminuent de 12 % à 23,2 millions d'euros. L'EBIT ajusté s'établit ainsi à -6,3 millions d'euros contre 5,2 millions au premier semestre 2025.
Passons maintenant au détail par zone géographique. Commençons par le Benelux, qui reste notre première zone d'activité avec 42 % du chiffre d'affaires du groupe.
C'est aussi là que nous réalisons nos meilleures marges, restées supérieures à 11 % au premier semestre. Le poids du Benelux est amené à augmenter davantage du fait de la réduction de la contribution de la France, ce qui aura donc un effet relutif immédiat sur la marge du groupe.
Le chiffre d'affaires s'établit à 169,2 millions d'euros au premier semestre, en baisse organique de 6,7 %. Ce recul provient de l'achèvement programmé du déploiement des compteurs digitaux en Belgique, partiellement compensé par la bonne performance des services aux réseaux électriques.
Dans la connectivité, qui représente 82 % du chiffre d'affaires de la zone, l'activité progresse légèrement de 1,4 %. Un élément important pour ce secteur est d'ailleurs intervenu en juillet de cette année : l'Autorité belge de la concurrence a autorisé la mutualisation de certains programmes de déploiement de la fibre entre opérateurs.
Nous attendons ainsi une accélération progressive du marché, notamment avec la montée en puissance de nos activités auprès de notre client Wyre. L'EBITDA ajusté s'établit à 19 millions d'euros, soit une marge de 11,2 % contre 11,8 % un an plus tôt.
Le Benelux absorbe donc la fin programmée du déploiement des compteurs digitaux tout en maintenant une marge supérieure à 11 %. Il confirme ainsi son rôle de socle de rentabilité pour le groupe.
En France, le chiffre d'affaires s'établit à 120,6 millions d'euros, en recul de 21,9 % et de 28,7 % en organique. L'essentiel de la baisse vient de la connectivité, en recul de 41,6 % avec la sortie du contrat-cadre déficitaire dans les télécoms.
Je rappelle que ce contrat devenu structurellement déficitaire représentait 38 % de notre chiffre d'affaires en France en 2025 et 33 % au premier semestre 2026. Le segment énergie recule lui de 10,7 %.
La réorganisation majeure des entités françaises imposée par la sortie du contrat télécoms a indirectement pesé sur le profil financier et la base de revenus de notre activité énergie. Nous avons engagé des mesures spécifiques pour la réorganiser et rétablir sa croissance sur des marchés qui restent solides, notamment les réseaux électriques, le photovoltaïque et les infrastructures de recharge.
La technologie progresse pour sa part de 4,5 % et conserve un niveau de marge à deux chiffres. L'EBITDA ajusté de la France ressort à -1,2 million d'euros, soit une marge de -1 % contre 4,5 % un an plus tôt.
Cette performance reflète les impacts transitoires de la sortie en cours du contrat télécoms et les mesures d'adaptation structurelle encore en cours. Sotech, désormais consolidée en intégration globale, affiche pour sa part une marge à deux chiffres et a vocation à devenir notre principal véhicule dans les énergies renouvelables en France.
À partir de 2027, la France aura donc un tout autre profil : une base d'activité redimensionnée, tournée vers l'énergie et la technologie, et une rentabilité améliorée. Passons à l'Allemagne.
Les besoins de déploiement de la fibre y restent considérables, mais le marché change. Les investisseurs spécialisés sont plus sélectifs, tandis que les opérateurs historiques, eux, sont financièrement plus solides et attribuent des programmes plus importants avec davantage de visibilité.
Nous adaptons donc notre base de clients à cette nouvelle donne. Nous réduisons notre exposition aux FiberCos et montons en charge sur les contrats signés avec Deutsche Telekom et Vodafone.
Cette transition a pesé sur le semestre. Le chiffre d'affaires s'établit à 40,7 millions d'euros, en recul organique de 14 %.
La sortie d'un contrat avec une FiberCo explique cette baisse, partiellement compensée par la montée en puissance des activités avec Deutsche Telekom et Vodafone. Toutes les mesures d'adaptation liées à cette sortie ont été finalisées au premier semestre.
Nous avons également comptabilisé l'ensemble des pertes opérationnelles et des coûts correspondants. L'EBITDA ajusté ressort donc à -0,8 million d'euros, soit -1,9 % du chiffre d'affaires contre 3,7 millions et 7,9 % un an plus tôt.
Cette phase est maintenant derrière nous, ce qui nous permet d'attendre une nette amélioration de la marge allemande au second semestre. Enfin, le principe de notre indemnisation au titre de ce contrat est acquis.
Son montant reste en discussion avec le client et nous n'avons donc comptabilisé aucun produit à ce titre au premier semestre. Sous réserve de la finalisation de ces discussions, l'indemnité devrait avoir une incidence positive sur les résultats du groupe au second semestre.
Dans les autres pays, les résultats du semestre confirment le redressement opéré ces dernières années et la trajectoire de croissance rentable avec laquelle le segment a renoué. Le chiffre d'affaires atteint 69,9 millions d'euros, en progression de 4 %, tiré par l'Italie.
L'EBITDA ajusté progresse de 13,6 % à 5 millions d'euros. La marge gagne encore 60 points de base pour atteindre 7,1 % du chiffre d'affaires, grâce à l'amélioration du mix d'activités en faveur des services énergétiques dans chacun des trois pays.
Passons maintenant à la partie basse du compte de résultat. À partir de l'EBIT ajusté, nous comptabilisons 5,1 millions d'euros d'amortissement de relations clientèle contre 6,1 millions un an plus tôt.
Il s'agit d'une charge purement comptable, liée aux acquisitions passées et sans impact sur la trésorerie. Le résultat financier s'établit à -5,2 millions d'euros contre -6,5 millions d'euros au premier semestre 2025.
Cette amélioration reflète notamment la baisse du coût de la dette bancaire à 3,3 millions d'euros contre 3,9 millions un an plus tôt, et les intérêts de la dette locative IFRS 16 qui baissent de 1,5 million d'euros sur le premier semestre 2025 à 1,2 million d'euros sur ce semestre. Les éléments non récurrents représentent une charge nette de 2,2 millions d'euros sur ce semestre contre 7,7 millions un an plus tôt.
Parmi ces éléments non récurrents, il faut distinguer deux éléments : d'un côté, un produit comptable de 7,1 millions d'euros qui est lié à la déconsolidation des entités qui opéraient le contrat français qui a été arrêté ; et de l'autre, 9,3 millions d'euros de charges de restructuration et de réduction d'effectifs, principalement en France et en Allemagne. Après une charge d'impôt nette de 3,9 millions d'euros et sans contribution des activités non poursuivies ce semestre, le résultat net consolidé ressort à -22,6 millions d'euros contre -16,4 millions un an plus tôt.
Après prise en compte des intérêts minoritaires à hauteur de 1,9 million d'euros, le résultat net part du groupe s'établit à -24,5 millions d'euros contre -16,8 millions au premier semestre 2025. Passons maintenant à la trésorerie.
Les dernières mesures de transformation en France ont logiquement pesé sur la trésorerie du groupe. La trésorerie brute passe de 73,2 millions d'euros à fin décembre à 46,3 millions à fin juin.
La capacité d'autofinancement s'établit à 7 millions d'euros contre 20 millions un an plus tôt, une évolution qui est globalement cohérente avec celle de l'EBITDA ajusté. La variation du besoin en fonds de roulement représente un décaissement de 28,3 millions d'euros.
En plus des effets de saisonnalité habituelle, elle reflète les impacts de la sortie du contrat télécoms français ainsi qu'une réduction de 16 millions du recours à l'affacturage. Elle intègre également le reclassement de 14,1 millions d'euros de dettes d'exploitation en autres passifs non courants, sans effet sur la trésorerie.
En dehors de ces deux effets, de l'impact lié à l'affacturage et de l'impact lié à ce reclassement comptable, la variation du besoin en fonds de roulement est légèrement positive. Les investissements opérationnels nets, eux, restent limités à 3,9 millions d'euros, soit 1 % du chiffre d'affaires, en ligne avec nos niveaux normatifs.
Le free cash-flow s'établit ainsi à -25,5 millions d'euros contre -29,1 millions d'euros un an plus tôt. Après 16 millions de remboursement de la dette locative IFRS 16 et des intérêts associés, le free cash-flow net ressort à -41 millions d'euros contre -45 millions au premier semestre 2025.
Enfin, les flux de financement apportent 14,8 millions d'euros. Ils comprennent le reclassement des 14,1 millions d'euros que j'ai évoqué à la slide précédente il y a quelques secondes, et incluent également les 3,1 millions d'intérêts payés à nos partenaires financiers.
Les compléments de prix représentent 0,3 million d'euros et l'effet de change est globalement négligeable. Regardons maintenant la structure financière du groupe.
Sur la base de la trésorerie brute de 46,3 millions d'euros à fin juin et d'une dette bancaire brute de 113,4 millions, la dette bancaire nette ressort à 67,1 millions d'euros contre 36,3 millions d'euros à fin décembre 2025 et 56,1 millions à fin juin 2025. Comme je le disais précédemment, cette évolution intègre la réduction de 16 millions d'euros de l'encours de créances cédées dans le cadre de notre programme d'affacturage sans recours.
Cet encours s'établit à 45 millions d'euros à fin juin contre 61 millions d'euros à fin décembre. En ajoutant 46,5 millions d'euros de dette locative IFRS 16 et 5,5 millions d'euros au titre des compléments de prix et options de vente future, la dette nette totale atteint 119 millions d'euros.
Elle reste néanmoins inférieure de 8,4 millions d'euros aux 127,4 millions enregistrés à fin juin 2025. La dette locative a notamment diminué de 19,5 millions d'euros sur un an, sous l'effet de la rationalisation de la flotte de véhicules et du parc immobilier consécutive à la réduction du périmètre d'activité en France.
Voilà pour le détail des résultats. Je repasse désormais la parole à Gianbeppi pour évoquer les perspectives.
Gianbeppi Fortis
Merci Amaury. Pour conclure, je voudrais revenir sur le point d'arrivée de la transformation du groupe et sur son profil à partir de 2027.
À la fin de l'année 2026, la France sera sortie des activités télécoms déficitaires et recentrée sur l'énergie et la technologie, avec une structure de coûts adaptée. L'Allemagne s'appuiera sur une base de clients plus solide et plus durable.
Le Benelux restera notre principal socle de rentabilité, et les autres pays poursuivront leur développement rentable. Solutions 30 aura un périmètre d'activité plus réduit, mais aussi plus concentré et nettement plus rentable.
Trois facteurs vont soutenir cette amélioration dès 2027 : la disparition des pertes du contrat français, le redressement de la marge en Allemagne et le poids accru du Benelux dans le mix du groupe. Nous pourrons parallèlement réallouer nos ressources aux marchés porteurs de l'énergie et de la technologie : réseaux électriques basse et moyenne tension, photovoltaïque, stockage d'énergie par batterie, services aux data centers, infrastructures ferroviaires, pour en citer quelques-uns.
Ces marchés ont en commun des besoins importants d'intervention sur site, une pénurie de compétences techniques et un recours croissant à l'externalisation. Ils correspondent donc directement aux savoir-faire opérationnels de Solutions 30.
À titre exceptionnel, il n'y aura pas de séance de questions-réponses aujourd'hui car nous allons tenir très bientôt un webinar stratégique début octobre, à une date que nous préciserons très rapidement. À cette occasion, nous présenterons en détail la nouvelle trajectoire de Solutions 30 et prendrons le temps de répondre à toutes vos questions.
Nous reviendrons sur les derniers chantiers en cours de la transformation du groupe, et notamment en France. Nous détaillerons également les opportunités de marché sur lesquelles nous avons commencé à redéployer notre modèle et nous comptons accélérer.
Je vous remercie de votre attention et vous donne donc rendez-vous début octobre.
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