Solutions 30 SE

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Q4 FY2025 · Earnings Call TranscriptMarch 30, 2026

Operator

Bonjour et bienvenue à la présentation des résultats annuels 2025 du groupe Solutions 30. La conférence sera animée par monsieur Gianbeppi Fortis, président du directoire, et monsieur Amaury Boilot, secrétaire général.

Vous pouvez poser une question en utilisant le formulaire situé en bas de la page. Nous y répondrons à la fin de la présentation.

Je passe maintenant la parole à monsieur Gianbeppi Fortis pour commencer cette réunion. Monsieur, c'est à vous.

Gianbeppi Fortis

Merci beaucoup. Bonsoir à toutes et à tous et merci de vous joindre à ce webcast sur les résultats 2025 de Solutions 30.

Cette conférence se tiendra en français. Comme d'habitude, un transcript sera disponible par la suite sur notre site internet.

Amaury, notre secrétaire général, se joint à moi pour commenter ces résultats. À l'issue de notre présentation, nous répondrons à vos questions posées via la messagerie du webcast.

Les résultats 2025 de Solutions 30 sont contrastés, à l'image de l'environnement de marché dans lequel nous évoluons. Dans ce contexte, le groupe a poursuivi en 2025 de façon particulièrement soutenue un travail de rationalisation et de recentrage de son portefeuille d'activités.

Le premier point à souligner, c'est le succès de cette démarche dans le segment Autres Pays. Les actions engagées depuis 2 ans ont produit des effets très visibles.

En 2025, nous nous sommes retirés du Royaume-Uni et du marché des télécoms en Espagne, deux marchés sur lesquels nos perspectives de marge étaient insuffisantes. Nous avons redéployé nos ressources vers des activités plus porteuses, notamment en Pologne avec l'acquisition de la société Elektra dans les réseaux électriques.

Et enfin, la performance en Italie a continué de s'améliorer suite aux négociations menées en 2024 avec Telecom Italia. Ces actions structurantes ont permis une amélioration très nette du profil croissance et de marge du segment avec notamment une hausse de marge de plus de 600 points de base en 2 ans.

C'est cette méthodologie que nous appliquons en ce moment dans les télécoms en France. Le marché du déploiement de la fibre s'est dégradé plus fortement qu'anticipé et notre activité Connectivity a fortement pesé sur la performance du groupe en 2025.

Face à cela, nous avons engagé un travail de transformation de même nature : adaptation du modèle opérationnel, réduction sélective de l'exposition aux activités les moins rentables et actions plus structurantes sur certains périmètres. Ce travail est en cours et nous en attendons les premiers effets visibles au second semestre de cette année.

Ce que montrent déjà très clairement ces résultats, c'est que ce travail de repositionnement a certes un coût à court terme, mais lorsqu'il est mené à bien, il se traduit par une amélioration tangible du profil de croissance et de rentabilité des activités concernées. C'est avec cette démarche que nous devons continuer à mener avec lucidité et discipline pour, à terme, pouvoir améliorer durablement la performance du groupe.

Comme je le disais à l'instant, l'activité Connectivity en France, qui représente 15% du chiffre d'affaires du groupe, a pesé sur les résultats. Le chiffre d'affaires de cette activité recule de près de 35% sur l'exercice, ce qui a entraîné une détérioration de marge d'EBITDA ajusté de la France qui ressort à 4,8%.

De l'autre côté, les 85% restants du groupe affichent une performance d'ensemble robuste qui confirme la pertinence de notre modèle et de notre diversification à la fois sectorielle et géographique. Le chiffre d'affaires du groupe hors Connectivity France progresse ainsi de 2,9% en 2025.

En France, l'activité Energy a poursuivi sa forte croissance à 32% à des bons niveaux de marge et représente désormais 1/3 de notre chiffre d'affaires en France. Au Benelux, la marge a fortement progressé de 260 points de base et la situation dans la fibre en Belgique est nettement plus normalisée et notre activité Connectivity a renoué avec la croissance au T4.

En Allemagne, nous avons poursuivi notre développement avec une croissance de 13,5% dans un marché qui continue de se structurer, mais où notre positionnement est solide. Enfin, dans les Autres Pays, nous avons, comme je le disais, significativement amélioré notre performance.

Au total, on voit donc bien que la principale zone de difficulté se situe dans la Connectivity en France. En dehors de cette activité, le groupe affiche une trajectoire robuste avec plusieurs moteurs de croissance et d'amélioration de la rentabilité.

Si on regarde maintenant plus concrètement ce qui soutient la dynamique dans les 85% du groupe, cette slide donne quelques exemples de projets illustrant nos relais de croissance. En Belgique, le contrat dans la signalisation ferroviaire remporté auprès de l'opérateur national montre notre capacité à nous diversifier sur des infrastructures critiques où la qualité d'exécution est déterminante.

En France, le photovoltaïque reste un puissant moteur de croissance. Les projets de Guégon et de Mont-Royal illustrent notre montée en gamme dans ce domaine avec des projets plus complets, plus techniques et une offre de plus en plus intégrée, notamment grâce aux synergies avec Sotech que nous avions racheté en mai 2025.

Dans la fibre en Allemagne, le projet de déploiement de Kempten pour Netze BW montre que nous continuons à gagner de nouveaux chantiers dans un marché qui reste porteur à moyen terme. En Espagne, où nous nous sommes recentrés sur l'énergie et la technologie, le projet Fastned confirme notre positionnement dans les infrastructures de recharge ultra-rapide pour véhicules électriques.

En Pologne, j'ai évoqué à l'instant l'acquisition d'Elektra qui a marqué une étape structurante dans notre diversification vers les services énergétiques après les succès qui ont été enregistrés dans la fibre. En Italie, le renouvellement du contrat FiberCop pour plus de 125 millions d'euros sur 3 ans montre que le redressement engagé s'accompagne d'un retour à une croissance de qualité plus sélective et plus rentable.

Enfin, l'expansion de notre partenariat avec Spirii montre que nous continuons à nous renforcer dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques dans la plupart de nos pays d'implantation. Ces relais de croissance sont bien réels et reposent sur des expertises que nous continuons à élargir et c'est ce qui nous permet de faire évoluer progressivement le profil du groupe vers des activités plus diversifiées et plus porteuses de rentabilité.

Passons maintenant à l'évolution du chiffre d'affaires du groupe. En 2025, le chiffre d'affaires s'établit à 892,4 millions d'euros, un recul limité de 5,4% par rapport à 2024, retraité des activités non poursuivies au Royaume-Uni et dans les télécoms en Espagne.

Conformément à la norme IFRS 5, la contribution de ces activités a été isolée mais n'est donc pas reflétée dans l'évolution du chiffre d'affaires et de l'EBITDA ajusté du groupe. Comme on le voit sur le bridge à gauche, la baisse provient très largement de la Connectivity qui recule de 70,3 millions d'euros soit 10,3%.

C'est donc bien cette activité, et plus particulièrement en France, qui explique l'essentiel de la contraction du chiffre d'affaires du groupe sur l'exercice. À l'inverse, l'Energy continue de croître rapidement à +17,7% en 2025.

La technologie recule de façon modérée de 7,4 millions d'euros, soit -6,7%, principalement du fait d'une base de comparaison élevée liée aux Jeux olympiques de Paris en 2024. Vous voyez sur la droite de la slide que le profil du groupe a continué d'évoluer avec un mix progressivement moins dépendant de la Connectivity et davantage orienté vers l'Energy qui représente désormais 20% du chiffre d'affaires contre 16% l'année précédente.

S'agissant des marges d'EBITDA, l'EBITDA ajusté du groupe représente 7,3% du chiffre d'affaires en 2025. Nous avions publié 7,5% en 2024 mais comme je le disais à l'instant, les données 2024 ont été retraitées afin d'exclure la contribution du Royaume-Uni et de l'activité télécoms cédée en Espagne, classées en activités non poursuivies dans nos comptes 2025.

Le désengagement de ces activités a eu un effet relutif, c'est-à-dire positif sur la marge, ce qui est logique puisque leur profitabilité était insuffisante et c'est précisément la raison pour laquelle nous en sommes sortis. Ainsi, au périmètre actuel, notre marge de 7,3% se compare à 7,9% en 2024.

Cette évolution reflète une progression au Benelux et un redressement marqué dans le segment Autres Pays qui n'ont que partiellement compensé la baisse observée en France. Je laisse maintenant la parole à Amaury qui va rentrer plus en détail dans les résultats de l'exercice.

Amaury Boilot

Merci Gianbeppi et bonsoir à toutes et tous. Commençons par les principaux éléments de notre compte de résultat 2025.

Le chiffre d'affaires du groupe s'établit à 892,4 millions d'euros, en baisse de 5,4% par rapport à 2024, retraité de la contribution des activités non poursuivies. Cela inclut une décroissance organique de 6,9% et l'impact des acquisitions pour +1,5%.

Les coûts opérationnels s'élèvent à 750 millions d'euros, en baisse de 3,7%. Ils représentent 84% du chiffre d'affaires contre 82,6% en 2024 retraité.

Les coûts centraux reculent de manière plus marquée de 14% à 77,2 millions d'euros. Ils représentent 8,7% du chiffre d'affaires contre 9,5% en 2024 retraité.

Cela illustre les efforts de discipline engagés sur les frais de structure. Au total, l'EBITDA ajusté s'établit à 65,2 millions d'euros, en baisse de 12,7% par rapport à 2024 retraité.

Les dotations aux amortissements et provisions opérationnelles s'élèvent à 57,9 millions d'euros, en hausse sensible par rapport à 2024 retraité du fait notamment des provisions liées aux opérations de rationalisation engagées par le groupe. Ainsi, l'EBIT ajusté ressort à 7,3 millions d'euros contre 29,5 millions d'euros en 2024 retraité.

En synthèse, la pression sur la rentabilité est concentrée sur la Connectivity en France, tandis que le groupe a appliqué une discipline stricte sur ses coûts de structure. Passons maintenant à l'analyse par zone géographique.

Commençons par le Benelux. Le chiffre d'affaires s'établit à 352,6 millions d'euros en 2025, en baisse organique de 5,1%.

Cette évolution reste marquée par la situation de la fibre en Belgique où les déploiements ont été fortement ralentis pendant une grande partie de l'année par les discussions entre opérateurs sur la mutualisation de leurs investissements. Cela étant dit, le point important est que l'activité Connectivity a renoué avec la croissance au 4e trimestre à +5%.

Et à ce stade, nous anticipons une bonne performance de cette activité en 2026. Dans l'Energy, la baisse de 6,2% reflète avant tout l'arrivée à maturité des activités de déploiement des compteurs digitaux.

Cette évolution a été en partie compensée par la montée en charge des services aux réseaux électriques dans le cadre notamment du contrat avec Fluvius. La rentabilité au Benelux progresse très fortement.

L'EBITDA ajusté s'établit à 44,4 millions d'euros, en hausse de 19,7% et la marge atteint 12,6% contre 10% en 2024, soit une progression de 260 points de base. Cette performance reflète la qualité d'exécution opérationnelle du groupe dans la zone.

Elle confirme aussi que le Benelux reste un socle de rentabilité très solide pour Solutions 30 avec un niveau de marge solidement ancré en territoire à deux chiffres. Passons à la France.

Le chiffre d'affaires s'établit à 305,3 millions d'euros en 2025, en recul de 15,4% par rapport à l'an dernier. Comme l'évoquait Gianbeppi, on le voit bien sur le premier graphique, cette baisse provient quasi exclusivement de la Connectivity dont le chiffre d'affaires recule de près de 35% dans un marché du déploiement de la fibre fortement dégradé.

À l'inverse, l'Energy poursuit sa forte croissance à +32,3% et représente désormais 34% du chiffre d'affaires de la France. Dans le photovoltaïque qui bénéficie toujours de tendances porteuses, notre bon positionnement nous permet d'accompagner de plus en plus nos clients au travers de projets de type EPC à plus forte valeur ajoutée et qui mettent en œuvre une palette de compétences élargies.

À ce titre, nous sommes désormais majoritaires au capital de la société Sotech, constructeur de structures pour centrales photovoltaïques avec laquelle nous avons développé d'importantes synergies. La technologie recule de 11,8%, principalement en raison d'une base de comparaison élevée liée au surplus exceptionnel d'activité dont nous avions bénéficié en 2024 dans le cadre des Jeux olympiques de Paris.

L'EBITDA ajusté de la France ressort ainsi à 14,5 millions d'euros, soit une marge de 4,7% contre 9,5% en 2024. Cette forte baisse traduit la pression dans la Connectivity face à laquelle nous avons engagé en 2025 un plan d'adaptation d'ampleur qui se poursuivra de façon renforcée en 2026.

L'objectif est double : réduire davantage notre exposition aux activités les moins rentables et achever la transformation de notre modèle opérationnel. Ce travail est en cours.

Il est exigeant mais il est nécessaire et nous en attendons les premiers effets sur les marges au second semestre 2026. Donc si je résume, la France reste aujourd'hui la principale zone de pression du groupe, mais avec d'un côté une activité Energy très dynamique et de l'autre un plan de transformation clairement engagé dans la Connectivity pour redresser progressivement le profil de rentabilité.

En Allemagne, le chiffre d'affaires ressort à 95,9 millions d'euros en 2025, en croissance organique de 13,5%. Nous y avons poursuivi nos montées en charge tout au long de l'année dans un marché qui a néanmoins été marqué par un rythme de déploiement de la fibre plus irrégulier qu'anticipé.

Cela reflète à la fois des délais administratifs plus longs que prévu pour l'obtention des permis locaux nécessaires pour déployer la fibre optique, ainsi qu'une approche plus sélective des opérateurs et des investisseurs dans le lancement de nouveaux projets. Si le potentiel du marché allemand reste très fort, le rythme de montée en charge y est moins linéaire que ce que l'on pouvait envisager il y a encore quelques mois.

En revanche, il est important de souligner que nos activités historiques sur le réseau national coaxial demeurent bien orientées. Elles illustrent la qualité d'exécution du groupe sur ce marché qui reste encore important en Allemagne.

Dans ce contexte, l'EBITDA ajusté de l'Allemagne s'établit à 6,1 millions d'euros contre 9,4 millions d'euros en 2024 et la marge ressort à 6,3% contre 11,2% l'an dernier. L'Allemagne est un marché à fort potentiel pour Solutions 30, mais qui a encore besoin de se structurer.

Dans ce contexte, nous poursuivons le renforcement de nos positions avec une approche disciplinée. Passons enfin au segment Autres Pays qui constitue l'une des très bonnes réalisations de l'exercice.

Comme évoqué précédemment, nous avons mené à bien les actions de rationalisation et de recentrage engagées conformément à notre feuille de route. Et ce travail a clairement porté ses fruits.

Nous nous sommes totalement désengagés du Royaume-Uni et avons cédé notre activité Connectivity en Espagne. Ces choix stratégiques nous ont permis de sortir d'activités dont le profil de marge n'était pas satisfaisant.

Notre filiale espagnole est désormais recentrée sur l'énergie et la technologie et affiche une croissance de près de 22% sur l'exercice. Parallèlement, la dynamique reste positive en Pologne où nous avons renforcé notre présence dans l'énergie avec l'acquisition d'une participation majoritaire dans la société Elektra, spécialisée dans le déploiement des réseaux énergétiques.

Enfin, l'Italie affiche une croissance de plus de 11% avec de bonnes tendances dans la fibre. Gianbeppi évoquait notamment le renouvellement du contrat avec FiberCop.

Le travail réalisé en 2024 sur les conditions contractuelles produit désormais des effets durables. Notre filiale a en plus engagé le contrat pour le démantèlement du réseau cuivre dans la région du Piémont qui va démarrer en 2026.

Ainsi, le segment affiche un profil de croissance et de marge nettement amélioré par rapport à 2024. Le chiffre d'affaires progresse de 9,9% en 2025 en base retraitée à 138,7 millions d'euros.

L'amélioration est encore plus marquée au niveau de la rentabilité puisque l'EBITDA ajusté progresse de 65,5% à 9,6 millions d'euros et la marge atteint 6,9% contre 4,6% en 2024. Cette performance montre très bien ce que peuvent produire nos actions sur un périmètre d'activités sous-performantes avec à la clé un portefeuille plus resserré, recentré sur des activités porteuses et une rentabilité nettement redressée.

Passons maintenant à la partie basse du compte de résultat. L'EBIT ajusté ressort à 7,3 millions d'euros en 2025 contre 29,5 millions d'euros en 2024 retraité.

À partir de là, trois éléments principaux expliquent l'évolution du résultat net. Les amortissements d'actifs incorporels ressortent à 11,6 millions d'euros, un niveau globalement en ligne avec celui de 2024.

Je rappelle qu'il s'agit d'une charge purement comptable liée à la valorisation des relations clients dans le cadre des acquisitions. Cette valorisation est ensuite amortie de manière linéaire dans nos comptes consolidés sans impact sur la trésorerie ni lien avec un quelconque actif tangible.

Le résultat financier s'améliore légèrement à -13,9 millions d'euros du fait d'une variation plus favorable de la valeur des compléments de prix, promesses d'achat et options de vente. Un point important concerne les éléments non récurrents qui représentent une charge de 13,1 millions d'euros en 2025.

Il s'agit principalement de coûts de restructuration liés d'une part au redressement du segment Autres Pays et d'autre part aux mesures d'adaptation engagées dans la Connectivity en France. Autrement dit, ils reflètent le coût du travail de rationalisation et de recentrage que nous menons actuellement dans plusieurs parties du groupe.

Le deuxième point important concerne les activités non poursuivies au Royaume-Uni et en Espagne qui génèrent une perte de 17,1 millions d'euros sur l'exercice. Ce montant est isolé dans nos comptes conformément à la norme IFRS 5.

Il inclut à la fois le résultat courant de ces activités sur la période et les impacts financiers liés à leur sortie du périmètre. Naturellement, cet élément disparaîtra totalement en 2026.

Au total, le résultat net part du groupe ressort à -60,7 millions d'euros. Le résultat net ajusté part du groupe, qui exclut les activités non poursuivies ainsi que l'amortissement des relations clientèles après l'impôt, s'établit à -35,7 millions d'euros.

Ce niveau de résultat reflète à la fois le poids de l'environnement de marché sur certaines activités, mais aussi le coût du repositionnement en cours du groupe. Ce repositionnement est indispensable pour, à terme, pouvoir améliorer durablement notre rentabilité.

Cette slide présente ensuite l'évolution de la trésorerie brute sur l'exercice. Elle passe de 96,3 millions d'euros à fin 2024 à 73,2 millions d'euros à fin 2025, soit une baisse de 23 millions d'euros.

Le point de départ est une capacité d'autofinancement de 45 millions d'euros. La principale variation vient ensuite du besoin en fonds de roulement avec un impact négatif de 18,1 millions d'euros.

Cela reflète principalement deux éléments. D'abord, l'évolution du mix d'activités dans l'Energy vers une part plus importante de projets EPC qui sont plus rémunérateurs mais s'accompagnent de cycles de facturation plus longs.

Ensuite, une baisse du recours à l'affacturage de 7,3 millions d'euros sur l'exercice. Après 11,9 millions d'euros de Capex, le free cash flow s'élève à 15 millions d'euros.

En incluant le paiement des loyers IFRS 16 à hauteur de 36,4 millions d'euros, le free cash flow net ressort à -21,4 millions d'euros. À cela s'ajoutent ensuite plusieurs éléments plus limités : -4,3 millions d'euros liés aux earn-out et aux acquisitions nettes de la période, un flux de financement net positif de 5,3 millions d'euros qui comprend 12,3 millions d'euros de tirages nets sur les lignes bancaires et 7 millions d'euros d'intérêts payés au cours de l'exercice, et enfin -2,6 millions d'euros d'autres effets liés aux minoritaires et aux changes.

Pour finir, un mot sur le bilan. En termes de liquidités, le groupe dispose d'une trésorerie brute de 73,2 millions d'euros à fin décembre 2025 et de lignes de crédit disponibles non tirées pour 12 millions d'euros.

La dette bancaire ressort à 36,3 millions d'euros à fin 2025. Cela représente 0,6 fois l'EBITDA ajusté, ce qui reste un niveau très modéré.

Si l'on adopte une vision plus large de l'endettement incluant la dette locative IFRS 16 ainsi que les compléments de prix et options de vente, la dette nette IFRS du groupe s'élève à 99,6 millions d'euros, soit 1,5 fois l'EBITDA ajusté. Nous abordons ainsi 2026 avec un bilan qui demeure sain.

Voilà pour le détail des résultats. Je vais maintenant évoquer rapidement la performance RSE du groupe en 2025.

En matière RSE, nous avons poursuivi l'exécution de notre feuille de route avec discipline et régularité. Sur le volet environnemental, l'étape la plus importante a été la validation par le SBTi de nos objectifs climatiques à horizon 2030.

En parallèle, nous avons réduit significativement nos émissions en 2025 avec une baisse de 17% par rapport à 2024 pour les Scope 1 et 2 et de 11% pour l'ensemble des 3 Scope. La part des activités alignées avec la taxonomie représente désormais 18% du chiffre d'affaires du groupe contre 11% en 2024.

Sur le volet social, nous continuons d'améliorer nos indicateurs de sécurité avec un taux de gravité des accidents qui poursuit sa baisse, tout en renforçant la formation et la sensibilisation des équipes avec 28 heures de formation par collaborateur. Enfin, je mentionnerai que 99% des sous-traitants actifs du groupe sont désormais enregistrés sur Mysuplace, notre outil de gestion des partenaires.

Ainsi, 2025 a été une année de progression concrète sur l'ensemble des axes de notre stratégie ESG. En 2026, nous voulons naturellement continuer à faire progresser notre performance RSE de façon concrète, mesurable et pilotée.

Vous voyez sur cette slide l'ensemble de nos objectifs RSE pour 2026. Je ne les commenterai pas tous dans le détail, mais retiendrai simplement trois priorités.

D'abord, poursuivre la réduction de notre empreinte carbone et continuer à faire progresser la part du chiffre d'affaires alignée avec la taxonomie verte européenne. Ensuite, maintenir un haut niveau d'exigence sur la sécurité et la formation avec un taux de gravité en dessous de 0,65 et au moins 25 heures de formation par collaborateur.

Enfin, continuer à renforcer nos bonnes pratiques de gouvernance avec notamment un déploiement à 90% de notre cadre de gestion des risques dans l'ensemble de nos implantations dans l'Union européenne. J'en ai terminé.

Je vous remercie pour votre attention et repasse maintenant la parole à Gianbeppi pour la conclusion.

Gianbeppi Fortis

Merci Amaury. Pour conclure, je voudrais être très clair.

2025 n'a pas été une année satisfaisante. Nos résultats restent pénalisés par la Connectivity en France dans un marché de la fibre très compliqué.

Il serait inutile de chercher à minimiser cette réalité. C'est aujourd'hui le principal point de pression du groupe et nous le traitons comme tel.

Par ailleurs, dans un environnement de marché beaucoup plus exigeant qu'anticipé à l'époque, l'atteinte des objectifs présentés lors du Capital Markets Day de septembre 2024 suivra un calendrier plus progressif que initialement envisagé. Mais ce que montrent aussi très clairement ces résultats 2025, c'est que notre méthode fonctionne et parce que là où nous avons mené jusqu'au bout les actions de recentrage, de rationalisation et de transformation, nous avons su redresser le profil de croissance et de marge.

Le segment Autres Pays en fournit la démonstration incontestable. Nos priorités pour 2026 sont donc claires : poursuivre l'exécution de notre feuille de route avec discipline et aller au bout du travail engagé dans la Connectivity en France, continuer à nous diversifier, et tout ceci pour, à terme, améliorer durablement notre rentabilité et notre génération de trésorerie.

Nous n'avons pas besoin de changer de cap. Nous avons besoin d'aller au bout de ce que nous avons commencé et c'est exactement ça que nous allons faire.

Je vous remercie et nous pouvons maintenant passer aux questions.

Operator

Mesdames et messieurs, pour rappel, vous pouvez poser une question en utilisant le formulaire situé en bas de la page.

Gianbeppi Fortis

Alors, j'ai une première question. Elle est pour toi, Amaury.

L'amortissement des relations clients est encore de 11,6 millions en 2025. Connaît-on les montants pour 2026 et 2027 ?

Quand cet amortissement sera-t-il achevé ?

Amaury Boilot

Oui, très bonne question. Alors, je vous rappelle que les relations clients correspondent à un exercice obligatoire, cette reconnaissance au moment de la réalisation des acquisitions.

Donc ces amortissements ont une réalité qui est non-cash et qui est purement comptable. Et il faut prévoir pour les deux prochaines années des niveaux d'amortissement qui vont rester aux alentours de 11 millions d'euros, puis ensuite une baisse progressive jusqu'à 2031.

Gianbeppi Fortis

Autre question : comment s'explique la baisse de la marge en Allemagne ? Ça, je peux répondre.

En fait, nous étions au départ vraiment persuadés que les Allemands auraient mené le projet fibre du pays mieux que dans d'autres pays. Et en fait, en réalité, il se passe en Allemagne ce qu'on a déjà vu en Belgique où finalement le déploiement a été ralenti par les négociations entre les opérateurs.

En Italie, il y a eu des allers-retours avec TIM qui nous a créé pas mal de problèmes. Et en Allemagne, ce n'est pas la même chose, mais on voit que le déploiement finalement va moins vite que prévu à beaucoup d'endroits parce qu'il y a des contraintes administratives beaucoup plus lourdes au niveau des villes.

Et donc du coup, la machine ne fonctionne pas comme elle devrait. Mais si je peux le dire de façon synthétique, c'est des projets qui sont d'une taille très importante et malheureusement ils ne se déroulent pas de façon linéaire.

Il y a des périodes d'ajustement et c'est ce que nous avons vu en 2025 en Allemagne. 2026 devrait mieux se dérouler.

Autre question : quand pensez-vous avoir un résultat net positif ? Amaury.

Amaury Boilot

Alors, il est un petit peu trop tôt pour s'engager sur un timing, surtout compte tenu de l'environnement macroéconomique actuel. Mais je dirais qu'on connaît la feuille de route, on connaît la méthode, que les opérations de transformation, de rationalisation qui ont été menées par le groupe dans différentes géographies et en particulier en Italie et en Espagne ont porté leur fruit.

Et donc aujourd'hui, il faut qu'on achève cette phase de transformation et de rationalisation. Et on voit déjà que si on exclut l'impact des activités non poursuivies, le résultat net ajusté, celui qui représente la performance nette économique du groupe, aurait été légèrement positif en 2024.

Donc il faut qu'on continue à employer les mêmes recettes, notamment sur le segment Connectivity en France.

Gianbeppi Fortis

La sortie des activités UK et Spain a entraîné une perte de 17,1 millions d'euros en 2025. Ces coûts sont-ils achevés ou aurons-nous un reliquat de coûts sur 2026 et 2027 ?

Amaury Boilot

Non, aujourd'hui l'intégralité des coûts liés à ces opérations de mise à l'arrêt des activités, que ce soit au UK ou dans le secteur de la Connectivity en Espagne, sont décaissés. Donc il n'y a plus de coût ou d'impact à attendre sur ces deux géographies.

Gianbeppi Fortis

Quel est le niveau de marge sur le périmètre Energy ?

Amaury Boilot

Alors, les niveaux de marge sur les périmètres Energy sont à des niveaux conformes aux attentes du groupe. Aujourd'hui dans l'ensemble des géographies, on voit un apport positif des activités Energy sur la marge des pays.

Gianbeppi Fortis

Autre question : est-ce que la détérioration récente de l'environnement géopolitique et donc macroéconomique crée de l'incertitude sur vos marchés ou sont-ils immunes ? Moi, je dirais que on n'a pas de sujet à court terme.

On est dans un marché qui n'est pas impacté par la guerre au Moyen-Orient. Je pense que ce que tout le monde redoute, c'est une augmentation de l'inflation.

Mais bon, voilà, ça je pense que ce sera un problème pour tout le monde. Et je pense qu'à court-moyen terme, nos activités Energy devaient avoir un impact positif de ces effets parce que les pays européens sont de plus en plus sensibles à leur indépendance énergétique et donc du coup, normalement les investissements dans le renouvelable devraient augmenter.

Quelles sont les perspectives au Benelux en 2026 ? Les perspectives sont bonnes.

On a une géographie sur laquelle nous sommes implantés de façon forte, qui a délivré un très bon niveau de marge. En 2026, en revanche, au Benelux aussi comme dans toutes les géographies, la priorité est vraiment marge et rentabilité.

En fait, dans l'ensemble du groupe, nous avons mis en tête la marge, la rentabilité, la génération de cash et le sujet de la croissance devient un sujet secondaire. On est vraiment concentrés sur délivrer marge et cash.

En France, pouvez-vous détailler les mesures lancées en 2025, la façon dont vous allez les renforcer en 2026 et les impacts qu'il faut en attendre sur la marge France en 2026 ? Alors oui, en France, on a déjà entamé pas mal de choses comme on l'a dit lors de la présentation.

Déjà, on a embauché un nouveau patron pays qui est arrivé au 1er trimestre de l'année et qui a commencé à faire beaucoup de choses. Nous avons opéré une restructuration importante sur notre filiale du Sud-Ouest où nous avons baissé la base de coûts de façon significative.

Et après, globalement en France, comme dans toutes les géographies, on a bien baissé la structure de coûts centraux. Et d'ailleurs, vous l'avez vu dans la présentation d'Amaury, on a quand même baissé nos coûts centraux de 13 millions d'euros sur 2025 et nous allons continuer.

Alors, est-ce qu'on a d'autres questions ? Oui.

On voit dans les commentaires que le recours à l'affacturage s'est arrêté. Quel sera l'impact sur la trésorerie 2026 et cela peut-il entraîner une nécessité de recapitalisation ?

Amaury Boilot

Alors, je me permet de corriger un petit peu. En fait, l'utilisation de l'affacturage a un petit peu baissé, mais du fait de l'évolution de nos besoins.

Mais nous conservons cet outil pour financer notre BFR à plusieurs endroits du groupe. Néanmoins, et c'est un petit peu ce qu'on expliquait tout à l'heure, l'évolution de nos activités dans le domaine de l'énergie et notamment notre orientation sur les métiers de l'EPC dans le domaine des énergies renouvelables, en fait, font évoluer un petit peu nos cycles de facturation, rallongent un petit peu les cycles de facturation et l'affacturage n'est pas forcément un outil adapté à ce type d'activité.

Mais ça reste un outil puissant utilisé par le groupe pour le financement de son BFR.

Gianbeppi Fortis

Et peut-être je vais rajouter un mot sur la partie recapitalisation. Pour l'instant, c'est vraiment pas à l'ordre du jour.

Donc on est en train de traverser une période difficile où il faut qu'on fasse très attention à nos marges et à notre cash. Mais on pense pouvoir mener ce qu'on doit mener sans avoir besoin de faire une recapitalisation.

En tout cas, c'est pas à l'ordre du jour. Autre question : bonjour, le plan d'électrification présenté par le gouvernement courant de la semaine sera-t-il une bonne nouvelle pour Solutions 30 ?

Qu'attendez-vous à propos de ce plan ? Bah, je dirais que c'est tout le sujet des réseaux de distribution d'électricité en Europe.

C'est comme ça en France, mais c'est comme ça dans l'ensemble des pays. On l'avait déjà dit dans les autres présentations.

Là, on a la chance d'avoir un filon d'investissement qui est vraiment très solide, très stable avec beaucoup de visibilité. Et vous l'avez bien vu, notre mix d'activité voit bien une Energy qui passe globalement de 16% de l'ensemble à 20% de l'ensemble et on va continuer.

C'est vraiment le secteur dans lequel on voit des investissements avec des clients qui sont solides et un secteur dans lequel nous allons certainement continuer à investir. Autre question : quelles sont les leçons à tirer pour le groupe des problèmes dans la Connectivity en France ?

Ne faut-il pas s'inquiéter pour l'avenir de ces mêmes activités de connectivité dans d'autres pays ? Ça, c'est une très bonne question.

Je pense que la première partie de la réponse, la partie la plus importante, c'est qu'il faut être diversifié, vraiment être très diversifié. Je pense que la connectivité en soi n'est pas un problème.

Le problème peut être la fin d'un macrocycle si vous êtes trop dépendant de ce macrocycle à un endroit. Voilà, donc il faut essayer de se diversifier.

Et après également, je ne pense pas qu'il y a des problèmes liés à une activité plutôt qu'une autre. Après, ça dépend des relations avec les clients, de leur stratégie au niveau de la gestion de leurs fournisseurs et des contrats.

Et c'est là qu'on peut avoir plus ou moins de difficultés à un endroit plutôt que l'autre. Mais je pense que la vraie réponse, c'est la diversification, à la fois en termes de clientèle et également en termes d'activité.

Il faut qu'on continue à faire progresser l'Energy et il faut qu'on ait le plus possible de diversification dans notre mix d'activité. Pourquoi ne pas abandonner la connectivité en France non rentable ?

Alors, en fait, on sera très pragmatiques en 2026. Voilà, donc notre approche est très simple : une activité, elle est rentable, on voit qu'on peut la faire de façon rentable, on y reste ; une activité n'est pas rentable, on n'arrive pas à négocier des conditions correctes avec les clients, et bien, on va l'arrêter.

Voilà, c'est ce qu'on a fait déjà dans les autres géographies et c'est ce qu'on a fait également en Italie et en Espagne et finalement ça a plutôt bien réussi. C'est vraiment le chantier 2026 de la France.

Allez-vous participer au démantèlement du cuivre par Orange et si oui, peut-il attendre un impact positif en 2026 ou en 2027 ? Oui, on fait des activités de démantèlement du cuivre en France, on le fait en Allemagne, on a gagné un contrat intéressant en Italie dans le nord du pays.

Donc on fait ces activités partout. C'est là que je dis que on ne pense pas sortir de la connectivité et c'est juste que il faut gérer cette activité de façon pragmatique en étant présent sur les segments qui sont intéressants et en fermant les segments qui ne sont pas intéressants.

Sous quelle échéance pensez-vous pouvoir répliquer en France le redressement réalisé dans les autres pays ? Bah c'est en cours.

C'est vraiment le chantier 2026. Donc ça sera le chantier France 2026.

C'est quelque chose qu'on fera là dans l'année 2026. Doit-on s'attendre en 2026 à une poursuite de la décroissance et une amélioration des marges ?

Je vais laisser Amaury également répondre, mais pour moi c'est la priorité absolue, les marges et le cash comme je l'ai dit tout à l'heure. La croissance passe pour moi en deuxième plan.

2026, on sera extrêmement pragmatiques avec comme boussole vraiment le cash et les marges. Amaury.

Amaury Boilot

Oui, absolument. Donc la priorité absolue de l'exercice ce sont les marges du groupe.

Alors on a une très forte visibilité dans plusieurs géographies sur nos volumes d'activité. Le Benelux est de nouveau dans une phase de déploiement industriel de la fibre et donc on va maintenir des marges à un très bon niveau comme on l'a publié sur ce segment en 2025.

Les opérations de transformation en Italie et en Espagne sont désormais achevées. Là aujourd'hui, on démarre des activités plus rentables avec une organisation resserrée, donc qui permettent d'avoir une très bonne visibilité.

On a également une bonne visibilité bien évidemment dans les autres pays comme la Pologne notamment. Et puis tous nos efforts de transformation vont porter sur la France pour redresser les marges puisque c'est ce segment de la Connectivity en France qui nous a pénalisé au cours de l'exercice 2025.

Gianbeppi Fortis

Autre question : quels sont les relais de croissance sur lesquels vous comptez le plus pour tirer la croissance à court terme ? C'est l'Energy.

Voilà, comme on a dit tout à l'heure, au niveau du mix groupe, l'Energy qui passe de 16 à 20% et ça va continuer. Et on a également démarré des activités intéressantes dans le ferroviaire.

Elles sont liées au projet de déploiement de la nouvelle signalisation qui a été approuvée par l'Europe et qui est en train d'être déployée dans tous les pays. Donc c'est les différents chemins de fer qui mettent en place des nouveaux équipements de signalisation.

Donc ça implique du câblage, la mise en place d'équipements électroniques différents. Donc ça c'est intéressant.

Et on a également commencé à faire des réalisations dans le secteur des data centers parce que il y a pas mal de choses qui se passent dans ce secteur-là et ça peut être ça aussi un relais de croissance intéressant pour nous à court-moyen terme. Il n'y a plus de questions.

Je remercie tout le monde pour votre participation. L'année 2025 a été une année difficile, mais je vous assure que nous restons pleinement engagés pour redresser la barre en 2026.

Merci de votre patience et de votre participation ce soir.